• Parti et démocratie : histoire d'une légitimité fragile Nouv.

    Les partis sont les mal-aimés de la vie politique. On leur reproche de diviser les nations; de n'être que des agences électorales au service de l'ambition de quelques entrepreneurs politiques; de ne plus entretenir qu'un lien distendu avec la réalité de la société civile; et enfin de mal représenter le peuple et de ne plus organiser le débat public.
    Mais la démocratie peut-elle se passer des partis?
    Pour répondre à cette question, Piero Ignazi explique, dans ce livre référence, comment les partis politiques ont façonné le paysage de nos démocraties, des premiers clubs jacobins jusqu'aux agences électorales contemporaines en passant par la grande époque des partis de masse d'après-guerre. Dans une postface inédite, il analyse le relatif échec des nouveaux partis politiques apparus dans l'horizon des réseaux sociaux: Podemos en Espagne, Cinq Étoiles en Italie, LREM en France.
    Il montre ainsi les conditions et la nécessité pour les démocraties de rénover le système de leurs partis politiques si elles veulent pouvoir répondre effi cacement à la menace populiste.

  • Découvrez la nouvelle édition de cet atlas remis à jour, accompagné de cartes originales et de fiches thématiques.
    5ème édition du seul atlas complet de l'Union européenne et de ses Etats membres. Un outil de référence, par les meilleurs spécialistes.
    Une édition revue et augmentée de l'Atlas permanent de l'Union européenne. Une source d'apprentissage et de découvertes géographique sur l'Europe.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.
    Jean-Dominique Giuliani est président de la Fondation Robert Schuman.

  • Le recours aux liens juridiques prend dans nos sociétés une importance grandissante. Il existe pourtant peu d'études empiriques sur la fabrique quotidienne du droit. Alors que la très grande technicité de la matière juridique réserve le droit aux juristes de profession, la sociologie l'explique trop rapidement par les rapports de forces qu'il ne ferait que dissimuler. La méthode ethnographique se trouve donc particulièrement bien ajustée à l'analyse du droit. C'est toute l'originalité de cette étude du Conseil d'État que propose Bruno Latour. Il porte une grande attention aux actes d'écriture, à la fabrication et à la manipulation des dossiers, aux interactions entre les membres, aux particularités du corps des conseillers d'État, et surtout à la diversité des ressorts qui permettent de bien juger. Par une grande qualité de style, l'auteur sait rendre compte de la technicité des jugements et renouer les nombreux liens entre le droit et cette société qui le nourrit et à laquelle il sert, en même temps, de garant. Après l'étude des laboratoires scientifiques, du discours religieux, de la parole politique, Bruno Latour continue, avec le droit, son programme d'anthropologie systématique des formes contemporaines de véridiction.

  • Face à la critique du système représentatif, la démocratie délibérative est de plus en plus fréquemment invoquée. Cet ouvrage revient, grâce aux contributions d'une quinzaine de spécialistes français et internationaux, sur les manières multiples de penser la démocratie délibérative mais aussi ses limites.

    Loïc Blondiaux est professeur de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, EHESS-Paris-1-CNRS).

    Bernard Manin est philosophe, directeur d'études à l'EHESS et professeur de science politique à New York University.

  • Depuis mars 2020, la pandémie bouleverse la vie des Européens.
    Tout en luttant contre le virus, les Européens ont su retrouver le sens de la vie commune. La coordination européenne s'est concrétisée notamment d'une manière spectaculaire avec un plan de relance inédit, adopté par le Conseil européen le 21 juillet 2020. Cette année décisive a démontré, une fois de plus, le principe de Robert Schuman selon lequel l'Europe se fait « par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait ».
    Le Rapport Schuman sur l'Europe, l'état de l'Union 2021, ouvrage de référence pour les décideurs européens, propose un bilan des réalisations européennes et des nouvelles formes de solidarité, se concentrant avec rigueur sur les profondes transformations politiques et économiques. Une section complète est consacrée au rôle de l'Europe dans le monde.
    L'ouvrage propose également des cartes originales qui synthétisent les principaux enjeux européens et mondiaux, ainsi qu'un ensemble inédit de statistiques commentées, utiles pour mesurer les forces et les faiblesses de l'Union.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.

  • Si la crise de 2008 a généré un contexte budgétaire, financier et monétaire plus contraint, l'après-2008 a été l'occasion d'une politisation croissante des enjeux budgétaires et financiers notamment au niveau européen. La continuité a souvent prévalu au niveau national sur les politiques financières, mais aussi de défense, environnementales, de santé, etc. Partout, pourtant, l'emprise des acteurs financiers sur des questions budgétaires a demeuré.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Patrick Hassenteufel est professeur de science politique à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • " Des "conférences de consensus" danoises au conseil de quartier lancée en 1992 dans le 20° arrondissement de Paris, du budget participatifau sondage délibératif, Yves Sintomer montre la portée de toute une "floraison d'expériences" qui pourrait "renouveler" nos démocraties fatiguées, qui risquent sinon de glisser du pouvoir du peuple à celui des people, de la communauté des citoyens aux dieux de l'Olympe méditiaco-politique. " Le Monde de L'éducation
    Alors que l'idéal démocratique progresse dans le monde, les " vieilles démocraties " sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l'échelle internationale. Les critiques déplorent une dérive " populiste " : leurs réactions ne témoignent-elles pas plutôt d'une certaine peur de la démocratie ? Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l'une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athènes, longtemps consubstantiel à la tradition républicaine, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d'assises après les révolutions française et américaine ? Pourquoi fait-il son retour aujourd'hui, et quelle peut être sa légitimité dans le monde contemporain ? À quelles conditions peut-il contribuer à rénover la démocratie, à la rendre plus participative et plus délibérative ? Les mini-publics tirés au sort peuvent-ils s'articuler aux mouvements sociaux ? Une comparaison historique fait-elle sens ? Yves Sintomer montre dans ce livre incisif que des logiques politiques nouvelles sont en train d'émerger. La démocratie des modernes, qui se pensait seulement à travers l'élection, laisse la place à des dynamiques plus complexes. Si la politique retrouvait sa crédibilité, ne pourrait-elle pas regagner du poids face aux forces du marché et aux pesanteurs bureaucratiques ? Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d'expérimenter.

  • Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d'étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l'oeuvre. En faisant dialoguer les courants, en s'ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l'action publique.

  • 26 fiches pour maîtriser l'essentiel des institutions administratives :les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ;des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances ;des repères bibliographiques pour aller plus loin ;1 index.

  • Organisé en dates clés, des premières communautés jusqu’au Brexit, en passant par la crise de l’euro, les dernières élections européennes et le renouvellement récent des institutions. Cet ouvrage est conçu comme un outil efficace de compréhension et de mémorisation de la construction européenne.Le lecteur devient ici familier avec les circonstances de sa création, ses institutions et leurs évolutions, les hommes indissociables de l’œuvre communautaire, le traité de Lisbonne, droit positif de l’Union et ses politiques communes, l’euro, le pacte budgétaire, le Brexit et le nouveau départ de l’UE après les élections de 2019.Cet ouvrage est le support permettant aux lecteurs de disposer de connaissances immédiatement disponibles et mises à jour, exposées simplement et dont les enjeux et le choix des orientations sont clairement identifiables.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

    Martial Foucault est professeur des universités à Sciences Po et directeur du CEVIPOF. Spécialiste des questions de comportement politique, d'opinion publique et de décision électorale, il est l'auteur de Villes de gauche, villes de droite (Presses de Sciences Po, 2018) et plus récemment co-auteur de Les origines du populisme. Histoire d'un schisme politique et social (Le Seuil, 2019).

  • L'accès aux espaces publics d'une personne en fauteuil roulant a beau être inscrit dans la loi, là où la rampe fait défaut, ce droit reste lettre morte. L'école a beau se dire inclusive, si elle ne fournit pas à un élève non voyant les aménagements adaptés, elle ne l'est pas dans les faits.

    Au fil des ans et des mobilisations, une multitude de droits ont été reconnus aux personnes handicapées. En quoi ont-ils changé leur vie quotidienne ? À partir de récits biographiques recueillis auprès d'individus ayant des incapacités motrices ou visuelles, l'auteure montre que les droits associés au handicap, souvent imprécis dans les textes, souffrent de défauts majeurs de mise en oeuvre.

    Pourtant, face à ces droits vulnérables, les individus sont actifs, dotés d'esprit critique et porteurs d'innovations. À l'école, dans l'entreprise, auprès des administrations ou dans les transports publics, ils protestent, négocient, bricolent et aménagent leurs droits, pour rompre avec la citoyenneté de seconde zone qui leur reste assignée.

    Anne Revillard est professeure associée (HDR) en sociologie à Sciences Po, membre de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et directrice du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP).

    Anne Revillard est professeure associée en sociologie à Sciences Po, membre de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Ses recherches récentes portent sur les évolutions et la réception des politiques du handicap en France.

  • En s'appuyant sur les résultats des municipales et les données exclusives du Cevipof (Centre de recherches sur la vie politique en France de Sciences Po Paris), l'auteur souligne le double mouvement contradictoire que subissent les maires, à la fois de hiérarchisation accrue des collectivités locales (communes et structures intercommunales, départements, régions) et de demande de proximité de la part de leurs administrés. Il revient sur la construction historique de la figure du maire, sur les logiques politiques des élections municipales (nationalisation des questions en débat), sur le profil sociologique des maires, sur la relation des Français à leurs maires (confiance et démocratie locale) et sur les raisons profondes de la crise."

  • Au xxie siècle, les échelles mondiales et locales disputeront à la dimension nationale la suprématie que celle-ci a imposée aux xixe et xxe siècles. Dès lors, les collectivités territoriales, institutionnalisation de la réalité locale, vont devoir relever le défi :
    o Quelles sont leurs modalités de fonctionnement et de financement et permettent-elles de faire face à ces nouvelles responsabilités ?
    o Les nouvelles techniques de communication accroîtront-elles la démocratie participative et amélioreront-elles la démocratie représentative ?
    o Comment les collectivités territoriales vont-elles prendre place dans la mondialisation et l'intégration européenne ?
    o Faut-il modifier leur nombre et leur ressort territorial ?
    o Les réformes en cours, l'acte III de la décentralisation après l'acte I et l'acte II, apportent-elles les réponses à ces interrogations ?
    Ce livre donne des pistes de réflexions par une approche institutionnelle mais aussi territoriale, économique et financière de la réalité des collectivités territoriales.
    Cette synthèse s'adresse aux étudiants en droit, science politique, géographie, aménagement ainsi, bien sûr, qu'aux élus et administrateurs locaux.

  • Devenue 101ème département français, Mayotte évolue pourtant en marge de la République et s'enfonce dans le sous-développement à cause du mépris des administrations d'État et de l'avidité des grands groupes. Après avoir fait de la SIM (Société Immobilière de Mayotte) une société prospère et en plein essor, l'auteur fut débarqué de sa direction générale par la volonté du ministre des Finances et des Comptes publics et de la ministre des Outre-mer. Sa faute ? Avoir mis l'intérêt général devant les intérêts particuliers et avoir "défié" la toute-puissance des maîtres du jeu du cercle de l'entre-soi.

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Cet ouvrage a été spécialement conçu pour les étudiants (Droit, IEP, AES) et les candidats aux concours administratifs. Mais il s'adresse également à tous ceux qui veulent connaître l'essentiel sur les institutions politiques françaises.
    o Comment s'exerce le contrôle du Parlement sur le Gouvernement ?
    o Quels sont les pouvoirs du Premier ministre et du chef de l'État ?
    o Quel est le rôle du Conseil constitutionnel ?
    o À quoi sert le Conseil supérieur de la magistrature ?
    o Quelles sont les fonctions du Conseil économique, social et environnemental ?
    o Quelles sont les réformes proposées en ce qui concerne le mode de scrutin législatif et la procédure législative ?
    o Faut-il réduire le nombre de parlementaires ?
    Toutes ces questions - et bien d'autres - sont abordées par l'auteur à partir de nombreux exemples pris dans la pratique constitutionnelle de la Ve République.

  • L'évolution des modes de vie, le progrès technique et numérique contribuent à modifier considérablement les comportements en matière de consommation au cours des dernières décennies. Ces changements engendrent une diversification de nouveaux modes de consommation : vente directe, e-commerce, consommation collaborative ou circulaire... Comment les politiques publiques accompagnent-elles cette transformation ? La consommation est-elle en train de devenir plus responsable et équitable ?
    Les autres rubriques traitent de la fraude aux prélèvements obligatoires, du nombre de fonctionnaires et France et du projet de bibliothèque numérique Gallica.

  • Les XIIe Rencontres Internationales Francophones de la Ville de Gourdon, dont les échanges sont retranscrits dans ce livre, soulignent l'originalité que confère à la Région Guyane sa position unique de terre française en Amérique du Sud. Ce contexte global polyphone oblige la langue française à soutenir dans cette partie du continent le combat de la spécificité et de la diversité culturelle.

  • Mayotte, département français d'outre-mer depuis 2011, reste pourtant revendiqué par l'Union des Comores depuis les années 70. Le combat départementaliste trouve alors ses origines dans l'aspiration légitime des Mahorais à la sécurité et à la liberté. Devant la revendication comorienne, la transformation de l'île en département était-elle devenue, avec le temps, un enjeu de sécurité nationale ? Cette évolution statutaire était-elle rendue nécessaire eu égard aux enjeux de puissance à l'oeuvre dans l'océan indien ?

  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher à ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe.Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent dès lors sous un jour nouveau : états particuliers des systèmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs.Paru en 1986, réédité dès 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisième édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales."Ce livre est la preuve qu'une réflexion exigeante sur la société n'a que faire des conflits d'école opposant artificiellement l'individu et les structures, le sujet et la totalité sociale." (Revue française de science politique)"A major contribution to the study of political crises." (Acta Sociologica)"Ce livre a l'immense mérite de restituer au phénomène de crise politique son statut de normalité." (La Quinzaine littéraire)

  • L'Union européenne fait-elle société ? Ni État, ni fédération d'États, elle est un espace producteur de normes juridiques et économiques qui organisent toujours davantage la vie de ses 28 États membres et de leurs citoyens. L'Union européenne se voulait la preuve qu'une autre mondialisation que celle de la finance est possible, mais elle n'apporte pas cette preuve. La monnaie unique ne peut créer un peuple européen, ni une citoyenneté européenne.

  • Lyon et Turin... Deux eurocités séparées par l'imposant Massif alpin exposé à la pollution des trafics routiers. Par la volonté de l'Europe, de l'Italie et de la France, le « Lyon-Turin » est un chantier mobilisant entre 500 et 600 emplois pour la construction d'une ligne ferroviaire mixte, marchandises et voyageurs, remplissant des conditions inégalées de performance et de sécurité. Maillon-clé d'un des 9 grands corridors projetés pour structurer l'espace européen, ce chantier suscite des interrogations : selon quelles modalités ce grand projet a-t-il été défini ? Quelle est la réalité de son coût ?...

  • De quelles gouvernances traite cet ouvrage ? De la gouvernance non normative : celle qui n'est pas une somme d'injonctions, de règles administratives ou de périmètres institutionnels, mais d'abord un ensemble complexe de pratiques sociales, de consensus transitoires et d'équilibres labiles à l'échelle d'un territoire.
    Cet ouvrage se propose donc d'interroger des gouvernances territoriales en situation, à partir de cas aussi variés que ceux liés aux différents services urbains (transport, décharge publique, eau et assainisse­ ment) d'une grande métropole, ou à la planification territoriale.
    Comment une coordination territoriale de l'action publique et collective peut-elle émerger de processus de déconcentration encore très centripètes, de décentralisations souvent inachevées, d'un « urbanisme de projets » dispersé ? L'efficacité de l'action publique se cherche dans des champs politiques souvent fragmentés et marqués par une multiplicité d'acteurs publics et privés. Elle demande d'analyser les processus conflictuels, décisionnels et politiques dans leur capacité à produire des consensus viables.
    À cet égard, que nous disent les expériences ayant débouché sur une action publique coordonnée localement par un acteur ayant acquis une certaine légitimité politique ? Dans cette perspective, les contributeurs à cet ouvrage analysent l'intimité systémique de onze contextes très diversifiés, allant de l'Afrique subsaharienne (Bénin, Congo­ Brazzaville, Mali) à ceux de pays d'Europe occidentale (Italie, France) en passant par des pays d'Amérique latine (Mexique), du Maghreb (Maroc) ou du Moyen Orient (Liban).

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