Histoire

  • « Ce ne sont pas les guides de Rome qui manquent ! Mais je ne rivalise pas avec eux : quel intérêt pourrait présenter un « dictionnaire amoureux » s´il était le catalogue des opinions d´autrui, un défilé de dates ou le carrefour des idées reçues ? Je propose tout simplement d´évoquer ce qui me touche, m´étonne ou m´enchante dans l´Antiquité romaine. J´ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature... sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins,mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos moeurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde. »X. D.Xavier Darcos est membre de l´Institut. Ancien maire et sénateur, il a été plusieurs fois ministre, inspecteur général de l´Education nationale et ambassadeur (auprès de l´OCDE, et actuellement pour la culture française à l´étranger). Il a publié de nombreux ouvrages (notamment sur Tacite et Ovide).

  • En 1881, Jules Ferry institue l´école laïque, gratuite et obligatoire. Une démocratisation qui passe par un recrutement massif d´instituteurs. Bons élèves issus de milieux populaires, souvent fils de paysans, les « hussards noirs » bénéficient d´une ascension sociale qui fait d´eux de véritables « notables du savoir ». Les femmes ne sont pas en reste, avec la création d´écoles de garçons et de filles, ce qui féminise largement le corps enseignant. Bientôt, les instituteurs s´imposent comme un groupe social fortement attaché à une République qui leur a donné leur « chance », en rivalité avec les prêtres dans la formation des enfants. La loi de 1905 établissant la séparation des Églises et de l´État signe la victoire des instituteurs, renforçant encore leur identité. Du recrutement des maîtres à leur formation dans les écoles normales ; de la discipline à la « leçon de choses » ou à l´instruction civique ; du tableau noir à la distribution des prix ; Xavier Darcos dresse un tableau pittoresque du quotidien des instituteurs à l´époque de Jules Ferry. Riche de témoignages et d´anecdotes, L´École de Jules Ferry ne néglige pas la réflexion sur l´école et la laïcité aujourd´hui, thèmes de la loi du 3 mars 2004, dont l´auteur, alors ministre, fut l´un des principaux promoteurs.

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