• C'est l'histoire et la trajectoire d'un homme. Cette histoire et cette trajectoire épousent celles du plus grand syndicat de la santé du Sénégal mais aussi celles de celui qui en a tenu le gouvernail ces dernières années, contre vents et marée. Cet ouvrage raconte ce qu'a été le SUTSAS mais aussi les mutations récentes et profondes de la vie syndicale et politique sénégalaises.

  • « À la fin de son roman, Seydi Sow fait dire au narrateur, sur qui Cendeela Camdaga exerce une véritable fascination : "Mais j'imagine Nethio heureux. Le musicien qu'il est a rencontré ses fans. Pourrai-je avoir le même bonheur ? Vais-je à mon tour rencontrer mes lecteurs ?" Ce parallèle entre le musicien et le narrateur est du plus heureux effet car l'écrivain n'ignore pas que son oeuvre a besoin d'une conscience pour s'accomplir. À l'arrière-plan des mots du narrateur, se trouve esquissée la référence à une esthétique de la réception. » (Extrait de la préface)

  • "Voici les résultats de vos analyses. Prenez-les et lisez." D'une main tremblante, Guily se saisit des feuilles. Elle se mit à lire leur contenu. Docteur Sanokho n'eut guère le temps d'analyser les réactions de Guily. Celle-ci avait déjà lâché les papiers comme si elle eût tenu entre les mains des braises incandescentes. "Quoi, docteur ? Qu'est-ce que je lis ?" cria-t-elle dans un désarroi total. "Séropositif. Oui madame. Je regrette de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes frappée par le destin. Vous avez, hélas, dans le sang, le virus du SIDA..."

  • Seydi Sow est un romancier sénégalais. Avec la Reine des Sorciers, son deuxième roman, il nous introduit dans un monde merveilleux où le réel et le surréel se mêlent inextricablement. Il a choisi la vallée du fleuve Sénégal, la terre de ses ancêtres, pour nous peindre le premier volet d'une véritable saga africaine. Ce Roman a obtenu le Grand Prix du Président de la République pour les lettres en 1998.

  • Nous aurions souhaité confirmer ici, l'existence d'un remède contre le sida. Hélas, il n'en existe pas. L'histoire de Guily n'est que de la pure fiction. Aussi, importe-t-il de se protéger contre ce fléau, en observant scrupuleusement les règles de prévention, vulgarisées par la communauté scientifique. Notre survie dépend d'elles.

  • Soudain, j'entendis le bruit effroyable d'un verre qui se brisait avec violence sur les carreaux. Fresque aussitôt, la voix rocailleuse et pleine d'invectives d'Alain vint s'écraser douloureusement dans mes tympans et me cloua sur le lit. L'effroi me recouvrit ainsi qu'une lame qui emporte un noyé. Alain était de retour! Le monstre était de nouveau là et j'étais dramatiquement seule avec lui. À sa totale merci. Je jetai un rapide coup d'oeil à ma montre-bracelet, cadeau de Monsieur. Je m'aperçus qu'il faisait à peine vingt-deux heures, c'est-à-dire loin de tout retour probable de mes employeurs. Prise en panique, je me ruai sur la porte pour la cadenasser, et je me sentis défaillir. J'avais oublié que depuis ce matin, j'avais perdu de vue mes clefs : mes multiples tâches domestiques m'avaient empêchée de m'occuper à les retrouver. J'avais oublié aussi d'en parler à Madame.

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