• " C'est une vie, c'est une claque, c'est inoubliable. " ​Olivia de Lamberterie, Elle​

    " C'était la mort et non le sexe, le secret dont les grandes personnes parlaient en chuchotant, et sur lequel on aurait bien voulu en apprendre davantage. "

    Juive, Ruth Klüger est née à Vienne, en 1931. À onze ans, elle fut déportée avec sa mère à Theresienstadt, puis à Auschwitz où cette dernière lui proposa le suicide en se lançant contre les barbelés électrifiés. " Par miracle ", toutes deux furent expédiées à Christianstadt, d'où elles réussirent à s'échapper avant de débarquer à New-York.

    La jeune fille se maria, eut deux enfants, puis divorça. Elle devint une germaniste émérite.

    À soixante et un ans, un accident survenu à Göttingen la convainquint qu'il était nécessaire de témoigner.

    Continuer à vivre ? Comment y parvenir tout en récusant aussi bien l'oubli qu'on veut vous imposer que l'apitoiement ou la muséification de cet épisode de l'Histoire ?

    Peut-on refuser de témoigner et de fournir un récit taillé comme l'autre l'attend, selon le bon patron, dans le bon tissu, cousu avec le bon fil ?

    Refus de témoigner a été écrit en allemand et l'auteur l'a dédié à " mes amis allemands ".

    Ce livre a reçu le prix Mémoire de La Shoah 1998.

  • " Dès son titre, le livre annonce les pertes de cette vie. Ce qu'elle n'a pas perdu en chemin, c'est la conviction que rien n'est plus évident que de défendre ses droits. C'est en cela que réside le triomphe de Ruth Klüger. " Frankfurter Allgemeine Zeitung

    "
    À mesure qu'on vieillit, les fantômes s'éloignent. Des années durant, ils nous suivent d'une démarche incertaine et nous ralentissent, car il est impossible de presser le pas pour fuir ou dépasser le grand frère assassiné à dix-sept ans, alors qu'on en avait tout juste onze. "

    Déportée et rescapée d'Auschwitz, Ruth Klüger nous racontait, avec
    Refus de témoigner (éditions Viviane Hamy, prix Mémoire de la Shoah 1998), sa jeunesse et son exil à seize ans aux États-Unis.

    Dans
    Perdu en chemin, nous la découvrons adulte, confrontée au quotidien des années cinquante, en pleine lutte pour obtenir dignité, respect et reconnaissance de soi. Devenue une germaniste réputée, nommée docteur
    honoris causa de l'université de Göttingen, elle poursuit le débat avec elle-même : quels sont les mécanismes de la mémoire individuelle et collective vis-à-vis des horreurs du passé, de leurs victimes, auteurs et témoins ? Le fil du récit est la discrimination intimement ressentie et constante, mais aussi celui d'une double émancipation : celle d'une Juive et celle d'une femme. Nous sommes submergés par sa sincérité, sa générosité et son intelligence souveraine.

  • Ruth Kluger is one of the child-survivors of the Holocaust. In 1942, at the age of eleven, she was deported to the Nazi 'family camp' Theresienstadt with her mother. They would move to two other camps (including Auschwitz-Birkenau) before the war ended. LANDSCAPES OF MEMORY is the story of Ruth's life. Of a childhood spent in the Nazi camps and her refusal to forget the past as an adult in America. 'It is not in our power to forgive: memory does that for us,' says Kluger. Not erasing a single detail, not even the inconvenient ones, she writes frankly about the troubled relationship with her mother even through their years of internment, and of her determination not to forgive and absolve the past. It is this memory, pure and harsh, this anger, savage and profound, that makes Kluger's memoir so unforgettable. A gripping narrative and a superb meditation on the relationship between private memory and history, on forgiveness and redemption, LANDSCAPES OF MEMORY will become a classic of our times.

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