• Grande couronne

    Pascal Licari

    Ce texte court se déroule tout entier, comme son titre peut le laisser supposer, en grande banlieue. Le narrateur y atterrit chez les parents d'une amie qui, très gentiment, lui louent une chambre pour le dépanner. Il n'a pas de travail et va peu à peu vivre la vie de cette famille simple et heureuse, généreuse. «Paolo était comptable. Paule gardait des enfants à domicile, Clara était leur fille unique. Ils habitaient là depuis vingt-deux ans, elle y était née. Paule était d'Orléans, Paolo de Lyon. Je leur ai dit que j'étais de Toulon. Au café, Paule m'a demandé quels étaient mes projets. Je n'en savais rien.» Tout va se dérouler sur ce mode discret. Les jours se suivent, tranquilles, confiants. Beaucoup de sentiments vont cependant circuler entre les personnages. Mais rien ne sera dit qui pourrait rompre une harmonie apparemment indestructible. Au moins jusqu'au final tragique, que nous avait annoncé l'auteur. Et que nous avions oublié, bien sûr.

  • Trois récits. Dans chacun de ces récits, la même manière de décrire la vie, les êtres et leurs rapports, avec cette minutie rêveuse, cet étonnement devant tant de simplicité et de mystère. Des histoires d'aujourd'hui, d'une incroyable banalité, encore que, si l'on fouille on puisse découvrir, non pas des drames, mais la vie palpitante, irremplaçable. Pas de révolte, pas d'acceptation non plus, mais la conscience d'une condition commune.

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