• " L'Egyptienne Mona Eltahawy veut secouer le monde. Les mots jaillissent de sa bouche comme une canonnade. Précis, puissants, parfois obscènes. " Annick Cojean - Le Monde
    Mona Eltahawy, figure iconoclaste du féminisme arabe, livre ici son enseignement. Elle signe un manifeste provocateur et non-conformiste. L'autrice développe les sept péchés - ou vertus féministes - que les femmes doivent commettre pour faire éclater le règne du patriarcat. Elle nous invite à nous libérer de l'image de la " gentille petite fille sage " et nous donne des moyens pour le faire : la colère, l'attention, l'obscénité, l'ambition, le pouvoir, la violence et la luxure.
    Son appel à l'action est illustré par les histoires de militantes célèbres (bell hooks, June Jordan...) et par celles de femmes ordinaires du monde entier - de l'Afrique du Sud à la Chine, du Nigeria à l'Inde, de la Bosnie à l'Égypte. Toutes franchissent les lignes de race, de classe, de foi et de sexe pour se faire entendre. Toutes puisent dans leur fureur intérieure pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles d'un patriarcat hétéronormatif tyrannique.
    Plutôt que d'apprendre aux femmes et aux filles à survivre au patriarcat, Mona Eltahawy donne les armes pour le démanteler et oser être libre. Et avoir l'audace de dire Fuck au patriarcat !

  • Essai coup-de-poing sur le calvaire vécu par les femmes dans le monde arabe, état des lieux accablant de la misogynie ambiante dans un Moyen-Orient travaillé par les extrémismes, Foulards et hymens est un document choc, brillant et nécessaire. Nous, les femmes arabes, vivons dans une culture qui nous est fondamentalement hostile.
    Face à ce constat, la journaliste égyptienne Mona Eltahawy, elle-même emprisonnée, battue, sexuellement agressée sur la place Tahrir en 2011, a décidé de prendre la parole.
    Dire la difficulté de vivre dans une société patriarcale qui diabolise la femme, la cache, la rejette.
    Dire la situation de ces femmes forcées de porter le hijab et le niqab, embarquées en pleine rue pour un " test de virginité ", battues, violées, excisées, mutilées.
    Dire que si le monde arabe hait ses femmes, c'est parce qu'il les craint. Qu'il craint ce qui se trouve sous le voile, le nie, piétine son existence, sous prétexte de mieux le préserver.
    Parler pour libérer la parole féminine. Car comme nous le rappelle Mona Eltahawy : l'acte le plus subversif qu'une femme puisse commettre est de parler de sa vie comme si elle importait réellement.

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