• « La jeunesse, dit Duèze, tout le monde en parle : les moralistes, les sociologues, les psychiatres... Personne en fait ne la connaît. Pour les commerçants c'est un "marketing", pour d'autres une masse amorphe, ou une masse d'énergie, mais sans emploi, détachée de tout. Il faudrait se méfier de ce détachement, il pourrait rapidement se transformer en contestation violente de notre Société... » Pour les officiels du S.D.E.C.E. en tout cas, cela n'est que phrases creuses, calembredaines et billevesées, surtout à propos d'une très banale affaire, de celles que l'on nomme habituellement : vol et communication à une puissance étrangère de documents intéressant la Défense Nationale. Ce qui est moins habituel cependant c'est que l'auteur de cette communication est une toute jeune fille, une brillante étudiante en sociologie, issue de la meilleure - ou de la pire - bourgeoisie, une privilégiée en quelque sorte profitant justement de tous les avantages de cette société... Cela pose un problème... Mais il y a la tradition, la routine sacro-sainte, le poids de l'administration, la lenteur des Services Secrets, et aussi la mauvaise ambiance qui y règne entre les tenants inconditionnels du régime, et ceux qui prévoient, escomptent, préparent sa chute et les lendemains. Pour beaucoup les émeutes d'Amsterdam et de Berlin n'annoncent pas celles de Paris...

  • Eh oui, Philippe Larsan et Michel Carnal sont de retour, l'un écrivant les histoires de l'autre, à moins, ma foi, que ce ne soit le contraire... Ils sont rentrés bien sagement, ou presque, au pays natal après de longues virées buissonnières dans les pays du soleil, où l'on entend le ressac claquer contre les récifs de corail et où les pélicans plongent sans fin dans les mers de cartes postales. On y entend parfois d'autres bruits, entre Bogota et Caracas, entre Trinidad et Curaçao. La sonorité sourde d'un monde en train de naître. Et pourquoi pas, parfois, quelques coups de feu ? Philippe Larsan vous en parlera.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • ... Les Sectes... Personne ne s'en préoccupe vraiment et pourtant il existe en cette fin de XXe siècle des groupes mystiques qui profitent de l'ébranlement de notre vieille civilisation pour s'étendre tentaculairement dans tous les pays du monde, même à l'Est... Elles ne dissimulent même pas leur but : transformer l'homme afin d'en faire un robot docile à je ne sais quelles suggestions... Ces Sectes-là sont puissantes. L'une d'elles compte plus de deux millions d'adeptes dans une centaine de pays et ses ressources financières sont fabuleuses... Rendez-vous compte, Larsan, ce que représenterait, pour ces organisations, de disposer de moyens thérapeutiques capables de modifier les impulsions fondamentales de l'individu ?... D'en faire à volonté un abruti, un sadique, ou un monstre ?...

  • « La jeunesse, dit Duèze, tout le monde en parle : les moralistes, les sociologues, les psychiatres... Personne en fait ne la connaît. Pour les commerçants c'est un "marketing", pour d'autres une masse amorphe, ou une masse d'énergie, mais sans emploi, détachée de tout. Il faudrait se méfier de ce détachement, il pourrait rapidement se transformer en contestation violente de notre Société... » Pour les officiels du S.D.E.C.E. en tout cas, cela n'est que phrases creuses, calembredaines et billevesées, surtout à propos d'une très banale affaire, de celles que l'on nomme habituellement : vol et communication à une puissance étrangère de documents intéressant la Défense Nationale. Ce qui est moins habituel cependant c'est que l'auteur de cette communication est une toute jeune fille, une brillante étudiante en sociologie, issue de la meilleure - ou de la pire - bourgeoisie, une privilégiée en quelque sorte profitant justement de tous les avantages de cette société... Cela pose un problème... Mais il y a la tradition, la routine sacro-sainte, le poids de l'administration, la lenteur des Services Secrets, et aussi la mauvaise ambiance qui y règne entre les tenants inconditionnels du régime, et ceux qui prévoient, escomptent, préparent sa chute et les lendemains. Pour beaucoup les émeutes d'Amsterdam et de Berlin n'annoncent pas celles de Paris...

  • Eh oui, Philippe Larsan et Michel Carnal sont de retour, l'un écrivant les histoires de l'autre, à moins, ma foi, que ce ne soit le contraire... Ils sont rentrés bien sagement, ou presque, au pays natal après de longues virées buissonnières dans les pays du soleil, où l'on entend le ressac claquer contre les récifs de corail et où les pélicans plongent sans fin dans les mers de cartes postales. On y entend parfois d'autres bruits, entre Bogota et Caracas, entre Trinidad et Curaçao. La sonorité sourde d'un monde en train de naître. Et pourquoi pas, parfois, quelques coups de feu ? Philippe Larsan vous en parlera.

  • Jorg bondit par dessus la balustrade de bois sculpté : le plancher vibra et résonna sourdement sous son poids. L'homme qui lisait se redressa d'un brusque mouvement et fouilla dans sa veste. Jorg, en une fraction de seconde, enregistra l'image de son crâne chauve et de son regard incrédule qui s'affolait. Il le saisit à bras le corps, l'empêchant de saisir son arme, et lui enfonça sa lame sous les côtes. L'homme poussa un cri. Jorg le lâcha. Il trébucha, ses mains se crispèrent sur le manche du poignard... Puis il s'effondra sur le côté comme une masse.

  • Il était trop tard, maintenant, avec un moteur qui déraillait, pour qu'il pût suivre son plan primitif. Il se pencha sur l'acoustique. - Zaco, monte un peu. Lorsque le mécanicien l'eut rejoint, Librak désigna un cadran sur le tableau de bord. - Regarde. Zaco se pencha. Alors, Librak, d'un geste froidement calculé, abattit une lourde clé anglaise sur la tête offerte. Crâne défoncé, Zaco s'écroula. Du sang et des débris de cervelle avaient jailli sur la vitre du compas. Sans émotion, Librak les essuya avec un chiffon sale. Puis, tirant le cadavre par les pieds, il l'approcha de la lisse, le poussa du pied. Devant lui, la côte devenait distincte. Librak repéra une minuscule crique sablonneuse, gouverna droit dessus. Lorsque le bruit du ressac l'avertit du manque de fond, il coupa le moteur. Le brusque silence le surprit. Courant sur son erre, entraînée par la violence des lames, la vedette fila vers la berge. Il y eut un long froissement, puis un choc rude.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • D'après nos informations, un directeur en tournée d'inspection - venant de Fort-Polignac et se rendant à Hassi-Messaoud - s'arrêtera prochainement au camp de Zarzaïtine. Il doit être en possession d'un dossier - couverture portant l'inscription manuscrite "SONDAGES EL DJERID" - enfermé dans une serviette de cuir brun. C'est un homme intelligent, courageux, mais impulsif et très sûr de soi. Vous devrez faire le nécessaire pour photographier, ou à défaut prendre connaissance des pièces constituant le dossier.

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  • ... Les Sectes... Personne ne s'en préoccupe vraiment et pourtant il existe en cette fin de XXe siècle des groupes mystiques qui profitent de l'ébranlement de notre vieille civilisation pour s'étendre tentaculairement dans tous les pays du monde, même à l'Est... Elles ne dissimulent même pas leur but : transformer l'homme afin d'en faire un robot docile à je ne sais quelles suggestions... Ces Sectes-là sont puissantes. L'une d'elles compte plus de deux millions d'adeptes dans une centaine de pays et ses ressources financières sont fabuleuses... Rendez-vous compte, Larsan, ce que représenterait, pour ces organisations, de disposer de moyens thérapeutiques capables de modifier les impulsions fondamentales de l'individu ?... D'en faire à volonté un abruti, un sadique, ou un monstre ?...

  • Jorg bondit par dessus la balustrade de bois sculpté : le plancher vibra et résonna sourdement sous son poids. L'homme qui lisait se redressa d'un brusque mouvement et fouilla dans sa veste. Jorg, en une fraction de seconde, enregistra l'image de son crâne chauve et de son regard incrédule qui s'affolait. Il le saisit à bras le corps, l'empêchant de saisir son arme, et lui enfonça sa lame sous les côtes. L'homme poussa un cri. Jorg le lâcha. Il trébucha, ses mains se crispèrent sur le manche du poignard... Puis il s'effondra sur le côté comme une masse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un homme bondit du fossé où il se tenait caché et se dressa en hurlant. Le temps d'un battement de paupières, Philippe Larsan distingua le visage grimaçant, masque de boue grasse, les dents laquées, la lame brandie... et écrasa la détente de son arme. L'homme, bloqué en pleine course, lâcha son coupe-coupe et, sur sa lancée, boula comme un lièvre. Une rafale tirée de l'autre côté de la piste ricocha sur les arbres et hacha les feuillages. Larsan tomba sur les genoux, puis roula sur lui-même, Une détonation claqua encore, isolée, suivie d'un cri qui brusquement s'étrangla ; puis le silence retomba, un silence encore bruissant d'échos et plus angoissant que le fracas des armes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un homme bondit du fossé où il se tenait caché et se dressa en hurlant. Le temps d'un battement de paupières, Philippe Larsan distingua le visage grimaçant, masque de boue grasse, les dents laquées, la lame brandie... et écrasa la détente de son arme. L'homme, bloqué en pleine course, lâcha son coupe-coupe et, sur sa lancée, boula comme un lièvre. Une rafale tirée de l'autre côté de la piste ricocha sur les arbres et hacha les feuillages. Larsan tomba sur les genoux, puis roula sur lui-même, Une détonation claqua encore, isolée, suivie d'un cri qui brusquement s'étrangla ; puis le silence retomba, un silence encore bruissant d'échos et plus angoissant que le fracas des armes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il était trop tard, maintenant, avec un moteur qui déraillait, pour qu'il pût suivre son plan primitif. Il se pencha sur l'acoustique. - Zaco, monte un peu. Lorsque le mécanicien l'eut rejoint, Librak désigna un cadran sur le tableau de bord. - Regarde. Zaco se pencha. Alors, Librak, d'un geste froidement calculé, abattit une lourde clé anglaise sur la tête offerte. Crâne défoncé, Zaco s'écroula. Du sang et des débris de cervelle avaient jailli sur la vitre du compas. Sans émotion, Librak les essuya avec un chiffon sale. Puis, tirant le cadavre par les pieds, il l'approcha de la lisse, le poussa du pied. Devant lui, la côte devenait distincte. Librak repéra une minuscule crique sablonneuse, gouverna droit dessus. Lorsque le bruit du ressac l'avertit du manque de fond, il coupa le moteur. Le brusque silence le surprit. Courant sur son erre, entraînée par la violence des lames, la vedette fila vers la berge. Il y eut un long froissement, puis un choc rude.

  • D'après nos informations, un directeur en tournée d'inspection - venant de Fort-Polignac et se rendant à Hassi-Messaoud - s'arrêtera prochainement au camp de Zarzaïtine. Il doit être en possession d'un dossier - couverture portant l'inscription manuscrite "SONDAGES EL DJERID" - enfermé dans une serviette de cuir brun. C'est un homme intelligent, courageux, mais impulsif et très sûr de soi. Vous devrez faire le nécessaire pour photographier, ou à défaut prendre connaissance des pièces constituant le dossier.

  • L'homme est depuis longtemps dissimulé dans un angle du mur et bondit dès qu'il s'imagine surpris. Zulbekian a à peine le temps d'entrevoir sa silhouette déformée par les plis d'une djebella brunâtre et l'éclair luisant d'une lame courbe... En une fraction de seconde, il songe au revolver coincé dans sa ceinture, mais la panique, la certitude qu'il a de son destin, le paralysent. Quelque chose dans ses prunelles comme une lumière trop crue et il veut hurler sa terreur... Mais il est déjà trop tard. L'homme lui plaque la main sur la touche et lui tranche la gorge.

  • L'homme est depuis longtemps dissimulé dans un angle du mur et bondit dès qu'il s'imagine surpris. Zulbekian a à peine le temps d'entrevoir sa silhouette déformée par les plis d'une djebella brunâtre et l'éclair luisant d'une lame courbe... En une fraction de seconde, il songe au revolver coincé dans sa ceinture, mais la panique, la certitude qu'il a de son destin, le paralysent. Quelque chose dans ses prunelles comme une lumière trop crue et il veut hurler sa terreur... Mais il est déjà trop tard. L'homme lui plaque la main sur la touche et lui tranche la gorge.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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