Sciences humaines & sociales

  • Aux États-Unis, le French bath c'est : peu d'eau, beaucoup de parfum ! À Naples, un garçon mignard et un peu snob est traité de francioso... Mais en Norvège, on qualifie de « Française » une femme élégante. Et le « baiser français » séduit le monde entier. Ouf !Ainsi, le Français serait sale, magouilleur et vaniteux. Oui, mais aussi romantique, gourmet et diablement raffiné... Tout de même !Au fil des siècles, en Europe et bien au-delà, on a taillé aux Français une réputation pour le moins contrastée. Et, pour le faire savoir, on a imaginé une litanie de mots cocasses et de tournures curieuses inspirés de la langue de Molière. Les voici, consensuels ou inattendus, admiratifs ou irrévérencieux, recueillis par Marie Treps avec le talent et l'humour qu'on lui connaît.

  • « Chichi », « Petit Papa Lionel », « Zapatera », « Le Che », « Tonton », « Calamity MAM », « La Porsche tranquille », « Bayroudoudou », « Courage Fillon », « Copé-collé » Vous les aurez reconnus. Les politiques sont aujourdhui aux premières loges quand il sagit de se faire épingler dun surnom.
    Attribués à ceux qui pèsent ou ont pesé sur notre destin, ces surnoms, des plus aimables aux plus féroces, reflètent des courants de sympathie ou cristallisent des conflits dopinion, des querelles intestines, voire des haines.
    Aussi fantaisiste soit-il, le surnom ne doit rien au hasard. Il peut être inspiré par une particularité physique, un trait de caractère, ou imaginé en mémoire de tel ou tel événement marquant dune carrière une simple anecdote peut parfois suffire à sceller un sobriquet.
    Pour Marie Treps, la réjouissante pratique du surnom révèle le besoin, humain trop humain, de ramener ceux que nous avons placés sur le piédestal de la célébrité dans notre petite sphère, celle des gens comme tout le monde.

empty