• Les satrapes du IIIe Reich. La personnalité d'Hitler et le caractère absolu de son pouvoir conduisent le plus souvent à occulter le rôle et le poids des hommes qui ont favorisé son ascension au pouvoir et/ou ont été ses principaux lieutenants civils ou militaires dans son entreprise démoniaque. Connu et reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'Allemagne, le professeur Jean-Paul Bled dresse les biographies de vingt-trois principaux d'entre eux. D'où viennent-ils ? Qui étaient-ils ? Quel a été leur rôle précis ? Quelle était la nature exacte de leur rapport avec Hitler et comment celui-ci a-t-il évolué avec le temps ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles il répond dans cet ouvrage novateur, puisant aux meilleures sources, notamment allemandes.
    En voici le sommaire :
    - Les Idiots utiles (Papen, Blomberg, Schacht)
    - Le Premier Cercle (Gring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer)
    - Les Civils (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach)
    - Les Militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dnitz)
    - Les Artistes (Hoffmann, Riefenstahl)
    - Les Victimes (Roehm, Strasser)

  • Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d'avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d'être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Élevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l'Allemagne, il n'a jamais répugné à tomber dans l'excès voire l'extrémisme.

    Couvert de gloire (largement usurpée) au début de la Grande Guerre alors même qu'il était déjà à la retraite, Hindenburg a ensuite constamment abusé de son image pour exercer le commandement suprême et surtout s'immiscer dans les affaires politiques, quitte à desservir les institutions et les personnes qu'il révérait pourtant le plus, rompant avec ses amis les plus proches et plaçant l'empereur Guillaume II lui-même dans des impasses. Pur produit de la caste des Junkers, il intrigue pour pousser les chefs militaires et politiques à la démission. Il impose la guerre sous-marine à outrance et refuse toute paix de compromis. Hindenburg a pris une large part aux malheurs de l'Allemagne et a été, après la guerre, le grand champion de la fiction du « coup de poignard dans le dos », l'argument massue des nazis pour fanatiser les foules allemandes. À partir d'une documentation de première main, le grand spécialiste des mondes germaniques qu'est Jean-Paul Bled donne ici la première grande biographie en français de cet homme largement néfaste.

  • Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent.
    C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves (Tchèques, Polonais, Slovènes, Croates, etc.) de Roumains et d'Italiens - lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.
    C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. En Autriche même, devenue un État croupion, le jeune empereur Charles Ier (qui avait succédé à François-Joseph en 1916) dut renoncer.
    Jean-Paul Bled, qui est le meilleur spécialiste français de l'Autriche-Hongrie, retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait. Cette page capitale de l'histoire de l'Europe n'a jamais été racontée dans son ensemble.

  • Bismarck

    Jean-Paul Bled

    Le portrait tout en nuances d'un homme politique d'exception qui a forgé l'Allemagne moderne et dominé la scène européenne.
    Bismarck domine par sa stature et ses succès l'histoire européenne du XIXe siècle. Après avoir vaincu l'Autriche-Hongrie en 1866, il défait la France du Second Empire en 1870, ce qui lui permet de proclamer l'Empire allemand, sous la prééminence de la Prusse, dont il est le chancelier. Pour mieux dominer le continent, ce pragmatique oriente les puissances adverses vers la colonisation au congrès de Berlin, tandis qu'il pose en Allemagne les jalons d'une politique sociale d'envergure pour contrer la montée du socialisme. Afin de contenir la volonté de revanche de la France amputée de l'Alsace et de la Lorraine, il inaugure l'entente des trois empereurs, qui ne survivra pas à sa chute. En reniant son héritage, Guillaume II précipitera l'Allemagne à sa perte.

  • L'existence tumultueuse et passionnée d'une actrice de légende.
    Actrice, chanteuse, musicienne et muse de nombreux cinéastes - en particulier de Josef von Sternberg avec qui elle tourne notamment
    L'Ange bleu -, Marlène Dietrich (1901-1992) incarne la femme fatale, sensuelle, sophistiquée et libre - une liberté dont témoignent ses multiples expériences artistiques comme ses nombreuses relations avec les hommes et les femmes qui ont traversé sa vie.
    L'immense artiste se métamorphose en symbole politique. Née à Berlin, farouche opposante au nazisme, elle devient citoyenne américaine en 1939 et soutient indéfectiblement les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, donnant notamment près de soixante concerts en Europe pendant la campagne de libération. Son interprétation de "
    Lili Marleen ", chanson culte du régime nazi, devient alors un symbole de la résistance à celui-ci.
    " J'ai encore une valise à Berlin ", chante-t-elle, mais c'est en France, à Paris, que cette Vénus intemporelle choisira de finir sa vie, à l'abri des regards - et c'est en français qu'elle exprimera sa joie à l'annonce de la chute du mur de Berlin en novembre 1989.
    Une biographie totale, nourrie d'archives inédites, qui éclaire la femme et ausculte le mythe.

  • L'archiduchesse Sophie de Habsbourg ou la belle-mère de Sissi.Épouse de l'archiduc François-Charles, deuxième dans l'ordre de la succession, Sophie de Habsbourg occupe une position centrale à la cour de Vienne dès son arrivée en Autriche, en 1824. Son mari étant incapable de régner, elle reporte ses ambitions sur son fils aîné, le jeune François-Joseph qui, grâce à son soutien, monte sur le trône en 1848. Figure centrale de la décennie néoabsolutiste - François-Joseph ne prend pas de décisions majeures sans en avoir discuté avec sa mère -, Sophie est étroitement associée à la restauration du pouvoir monarchique. Cependant, dans les années 1860, son influence politique décroît. Elle assiste en spectatrice affligée à l'entrée de l'Autriche dans l'ère constitutionnelle et au compromis austro-hongrois. Sur le plan personnel, cette impératrice de l'ombre entre en conflit avec l'impératrice officielle, Élisabeth - la célèbre Sissi -, les deux femmes incarnant une conception antinomique de leur rôle. Foudroyée par la mort tragique de son fils cadet Maximilien, fusillé en 1867, en tant qu'empereur du Mexique, minée par le chagrin, elle meurt en 1872. Une biographie magistrale appuyée sur des sources inédites.

  • Impératrice d'Autriche (1740-1780), reine de Hongrie en 1741 et de Bohême en 1743, Marie-Thérèse a été considérée de son vivant comme "la mère de l'Autriche". D'une part, parce qu'elle donne le jour, entre 1737 et 1756, à seize enfants parmi lesquels deux futurs empereurs - Joseph II et Léopold II - et la future Marie-Antoinette.
    Mais surtout parce que cette despote éclairée invente un art de gouverner conciliant tradition et modernité, elle procède avec pragmatisme et fait confiance à son intuition. Sa foi catholique va de pair avec une politique inspirée des Lumières. Tout en assouplissant les règles austères qui régissent la cour des Habsbourg, elle pose les fondements de l'Etat moderne et mène à bien de nombreuses réformes pour affirmer l'autorité de l'Etat sur les particularismes locaux : elle institue un Conseil d'Etat qui traite des grandes affaires de l'Empire, unifie la législation et ouvre plusieurs instituts pour former des fonctionnaires civils et militaires.
    Dans le même temps, il lui faut se battre à l'extérieur. Dès les débuts de son règne, elle a dû faire face à la coalition des grands Etats européens qui, la France en tête, menacèrent son héritage quand son père mourut (guerre de succession d'Autriche). En fin de compte, Frédéric II lui enlève la Silésie, mais elle consolide la position de l'Autriche par l'acquisition d'autres territoires, tout en nouant de savants mariages pour ses enfants.
    Jean-Paul Bled, auteur de François Joseph (Fayard, 1987) et d'Histoire de Vienne (Fayard, 1998), est professeur à Paris-IV et directeur du Centre d'études danubiennes à l'université de Strasbourg.

  • Dimanche 28 juin 1914 : l'archiduc François-Ferdinand, en visite officielle à Saravejo, est abattu d'un coup de feu. L'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie par un nationaliste serbe, prêt à tout pour déstabiliser la région, ne tarde pas à embraser le monde ; 34 jours plus tard, l'Europe entre en guerre.
    François-Ferdinand est devenu l'héritier de François-Joseph, sans y avoir été préparé, en quelque sorte par accident ou plus exactement dans des circonstances dramatiques : la mort de son cousin Rodolphe à Mayerling en 1889, puis celle de son père en 1896.
    Mort sans avoir eu l'occasion de donner sa mesure et de régner, François-Ferdinand se révèle une personnalité plus complexe qu'il n'y paraît. Connu pour ses coups de sang, l'homme est doté d'une incroyable énergie, affectionnant la vie familiale - il s'est en outre mis au ban de la dynastie en épousant une jeune femme bien au-dessous de sa condition. Catholique conservateur, méfiant à l'égard des Hongrois et des Italiens, il s'est souvent prononcé en faveur de la paix, a tâché de moderniser l'armée et a suivi avec sympathie le renouveau artistique de l'époque. Enfin, il est convaincu de la nécessité de réformer la monarchie : François-Ferdinand, « l'homme qui aurait pu sauver l'Autriche » ?
    De multiples sources inédites ou mal connues du public français nourrissent ce portrait nuancé et équilibré dressé par Jean-Paul Bled, spécialiste incontesté des Habsbourg et de l'Autriche-Hongrie.

  • Parmi les reines de Prusse, il n'en est aucune qui puisse prétendre au statut de Marie-Thérèse en Autriche ou de Catherine II en Russie. En plus de leur fonction génitrice, destinée à assurer la continuité de la dynastie, elles sont tenues à un rôle de représentation auprès de leur époux. Puis, ce parcours achevé, le silence s'installe progressivement autour de leur mémoire. Seule Sophie-Charlotte, la première épouse de Frédéric Ier, qui donna son nom au château de Charlottenburg et qui, modèle d'une princesse éclairée, fut à l'origine de la fondation de l'Académie des sciences, échappe à cette règle, mais sans jamais rivaliser, dans la mémoire collective, avec la reine Louise.
    Il s'agit ici d'un autre registre. Formé, comme toujours, de la rencontre d'une personnalité et des circonstances, un mythe a rapidement pris corps autour de la reine Louise (1776-1810). Que la nature l'ait dotée de l'atout de la beauté n'y est pas étranger ; qu'elle ait cultivé les valeurs familiales y a certainement contribué ; mais surtout sa confrontation avec Napoléon fit d'elle l'héroïne de la résistance prussienne et l'âme de la renaissance qui conduisit à la « guerre de libération » de 1813 ; sa mort avant ce terme, dans l'éclat de son âge, a encore ajouté à sa légende. Ce mythe a traversé tout le xixe siècle et ses effets se sont manifestés jusqu'au tournant de 1933. On aurait pu le croire disparu après la naissance d'une nouvelle Allemagne des cendres de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, en parallèle au regain d'intérêt porté à la Prusse, une série de travaux en allemand consacrés à la reine Louise depuis 1989 en annonce peut-être une nouvelle vie.
    Jean-Paul Bled est le meilleur des historiens français spécialisés dans l'histoire de l'Allemagne et de l'Autriche des xviiie et xixe siècles. Le succès de ses biographies sur François-Joseph, Frédéric II ou Marie-Thérèse, ou son Histoire de Vienne et son Histoire de la Prusse le montrent surabondamment.

  • Point d'orgue de son voyage au Québec, le « Vive le Québec libre ! » lancé le 24 juillet 1967 par le général de Gaulle du haut du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal est un acte mûri, l'aboutissement d'un processus engagé depuis 1960 après l'enclenchement de la « Révolution tranquille ». C'est aussi le rappel fort d'un principe gaullien par excellence : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le fondateur de la Ve République a jeté les bases d'une coopération dynamique entre la France et le Québec, véritable agent actif de la francophonie. Les contributions réunies dans cet ouvrage éclairent les diverses problématiques et soulignent la profondeur des liens.

  • La Prusse serait-elle un objet historique difficile à identifier ? Sa singularité tient d'abord à ce que son identité change au cours de son histoire. Son nom commence par s'appliquer au territoire conquis, dans la première moitié du XIIIe siècle, par les chevaliers Teutoniques entre la Vistule et le Niémen, puis au duché dont l'érection suit la conversion du grand-maître de l'Ordre au protestantisme.
    Scellée en 1618 sous l'égide des Hohenzollern, l'union de la Prusse et du Brandebourg n'est d'abord que personnelle. La véritable rupture intervient en 1701, quand le prince électeur de Brandebourg, Frédéric III, ceint la couronne royale de Prusse à Knigsberg ; le roi de Prusse ne tarde pas à se substituer au margrave de Brandebourg.
    Rien ne disposait donc cet agrégat de territoires disparates à devenir le berceau d'un Etat capable de jouer les premiers rôles en Allemagne, a fortiori en Europe. Construction d'abord politique, la Prusse est l'oeuvre d'une dynastie au service de l'Etat appuyé sur deux piliers : une administration et une armée. Après que trois souverains eurent posé le socle, il revient à Frédéric II d'exploiter cet acquis et de fonder la grandeur de la Prusse, et à Bismarck de réaliser l'unité de l'Allemagne.
    Depuis des décennies, on s'interroge : son histoire la prédestinait-elle à devenir une matrice du national-socialisme ? Il est certes aisé de trouver une inspiration conservatrice à maints aspects de la politique prussienne, mais ceux-ci ne la résument pas et ils cohabitent avec des tendances résolument progressistes, qu'illustre particulièrement le règne de Frédéric II, souverain éclairé, ami de Voltaire. Il ne suffit pas que les nazis aient proclamé cette filiation pour qu'elle soit une réalité ; la ligne conduisant de la Prusse à l'hitlérisme est bien une ligne brisée. Aujourd'hui, l'Allemagne entretient avec l'héritage prussien une relation apaisée : en 2002, le Bundestag a voté, sur la base d'une souscription nationale, la reconstrucion in situ du château royal de Berlin.
    Le temps où la vérité de l'histoire se lisait en noir et blanc est clos et Jean-Paul Bled, dans cette belle synthèse, restitue à la Prusse les couleurs de son riche passé.

  • Pour le centenaire de la naissance et le cinquantenaire de la mort du Général, l'historien Jean-Paul Bled a réuni les meilleurs spécialistes de la vie, de la pensée, de l'action et de l'héritage de l'homme qui n'aura cessé d'incarner une certaine idée de la France. Un monument.
    Jean-Paul Bled, Jean-Pierre Chevènement, Matthias Fekl, Hervé Gaymard, Jacques Godfrain, Éric Anceau, Jean-Pierre Arrignon, Dominique Barjot, Éric Bédard, David Chanteranne, Michèle Cointet, Philippe Delorme, Jean-François Figeac, Frédéric Fogacci, Olivier Germain-Thomas, Edmond Jouve, Alain Laquièze, Renaud Meltz, Alexandre Najjar, Gaël Nofri, Christophe Réveillard, Philippe de Saint-Robert, Jean-Marc Simon, Arnaud Teyssier.
    Tous ont voulu, en ce cinquantenaire de la mort du Général, dire en quoi il reste vivant. Chacun d'entre eux s'est saisi d'une facette de son destin et de sa pensée, de son action et de son oeuvre, de sa vie publique et de son existence personnelle, pour en démontrer l'actualité.
    À l'heure où le monde est en crise et où la France s'interroge, voici un guide indispensable pour comprendre ce que résister a signifié hier, signifie aujourd'hui et signifiera demain. Un livre monumental pour un monument humain.

  • Quand la guerre éclate, chacun des belligérants est convaincu que le conflit sera court. Mais après la bataille de la Marne, la guerre s'enfonce. En quelques mois, de nouveaux belligérants entrent dans le conflit et les fronts s'étendent : la guerre n'est plus seulement européenne mais mondiale et même totale, nécessitant un véritable effort de guerre pour tous les pays.

  • L'attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, contre François-Ferdinand, archiduc héritier d'Autriche-Hongrie, allume la mèche. Vienne y trouve aussitôt l'occasion de régler son différend avec la Serbie. Cette guerre restera-t-elle limitée ou va-t-elle s'internationaliser ? Voici une approche résolument historique sans négliger une certaine pluridisciplinarité avec des éclairages diplomatique, géographique, politique et littéraire. Ces travaux constituent un apport exceptionnel et novateur dans l'approche des prémices immédiates de la Guerre de 1914-1918.

  • Au printemps 1917, la France achève le troisième hiver d'une guerre censée courte qui joue les prolongations. Figés depuis des mois dans les tranchées, les soldats comptent de lourdes pertes tandis que la Révolution russe semble libérer le front en faveur de l'Allemagne, mais les États-Unis entrent en guerre aux côtés des alliés. C'est alors que Nivelle, qui a remplacé Joffre, lance une offensive. Quel est le développement du front occidental ? Quels sont les effets de la crise révolutionnaire russe sur le front oriental ? Où en est le front balkanique ? Dans quelle situation se trouve le front méditerranéen ?

  • Au moment où l'Allemagne capitula le 11 novembre 1918, la solidarité des Alliés était déjà compromise. Les privations, les souffrances, les nombreuses pertes humaines, les destructions matérielles avaient épuisé l'Europe. Reconstruire devenait la priorité, ce qui portait au premier plan les solutions politiques, parfois idéologiques. Voulant dépasser l'affrontement fratricide des peuples, le " pacte de la Société des Nations " posa, sous l'influence de Wilson, les principes d'un ordre international nouveau. La paix comme but de guerre ! Cette paix retrouvée à Versailles s'avérait-elle avantageuse ? Devait-elle prôner la simple coexistence entre les nations ? La paix révolutionnaire constituait-elle une solution possible ? Comment célébrer ce moment tant attendu par tous les belligérants ?

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