• " Que te faut-il François pour te satisfaire ?
    Je n'ose dire.
    Dis quand même !
    Un trône de pharaon !
    Dieu resta sans voix (..) - Je vois. Tu ne voudrais pas mon fauteuil par hasard ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi est née cette guerre du Vietnam alors qu'étaient encore chaudes les cendres du deuxième conflit mondial ? Comment a-t-elle pu durer plus de vingt-sept années, toute une génération ? Jacques Suant remonte le temps pour déceler ses origines, éclaire les faits pour dévoiler les mécanismes, examine les formes particulières de lutte pour expliquer des résultats inattendus, fait la synthèse des jeux de la politique et de la guerre pour suivre l'évolution des événements. Le conflit aura-t-il été celui de deux idéologies et l'Indochine le champ de bataille permettant l'affrontement - par États satellites ou clients - des très grandes puissances du monde ? A ne considérer que cet aspect des choses, on négligerait l'essentiel. La guerre du Vietnam c'est d'abord la lutte d'un peuple qui, contre vent et marée, veut assurer son indépendance, retrouver ses traditions nationales parfois millénaires et reprendre en main sa destinée. La vérité a souvent été fardée. Pour secouer des préjugés enracinés depuis longtemps, il fallait peut-être qu'un ancien officier du Corps expéditionnaire français en Indochine le dit à haute voix.

  • Le caporal de la Coloniale gouvernait le village en seigneur. Les Sénégalais mouraient au matin dans la casemate assiégée sans avoir osé toucher aux vivres de réserve. Les briscards se tiraient des embuscades, dégoulinant de sang, mais le sourire aux lèvres. Et parce qu'ils s'étaient battus et parfois étaient morts auprès de moi, je voulais les faire revivre et raconter la vie du petit poste dans la rizière embrumée. J'allais me mettre à l'ouvrage lorsque les hasards de la vie militaire me renvoyèrent à Seno au Laos, où la France conservait une base, et où, dix ans après Dien-Bien-Phu, je retrouvai là, à ma grande joie, un petit Vietnam : ils y étaient plus de trois mille, les anciens militaires tonkinois et leurs femmes et leurs enfants qui, contre vents et marées, se collaient à nous ; mes fonctions me conduisirent à les administrer, à m'occuper d'eux ; j'en vins à passer dans les familles la plupart de mes soirées, à parler du passé ou des nouveaux combats ou du sort de tous ces gens qui s'ouvraient à moi comme si j'étais de la maison. Et j'ai senti au cours des mois que je changeais insensiblement de héros. C'était de moins en moins l'armée où j'avais déjà servi près de vingt-cinq ans : mon héros, désormais, c'était ce peuple que je revoyais émerger du pays des eaux, le Vietnamien et avant tout le paysan, le cul-terreux, le nhac-que. Et je me mis à écrire. J. S.

  • L'établissement d'européens en Afrique du Sud dès le XVIIème siècle a provoqué la maturation d'une société africaine qui, depuis plus de quatre-vingts ans, n'a cessé de revendiquer les droits du citoyen refusés par l'ordre colonial, puis par sa survivance, l'apartheid. L'obtention de ces droits répond à une exigence de principe. Toutefois leur application, sans autre vision politique, et sans garde-fous contre des bouleversements inconsidérés, conduirait à la situation de trop de pays africains.

  • Le chérubin surgit, scrutant l'avenir de ses yeux interrogateurs...
    - Vieil homme, est-ce bien en toi que je vais vivre ma fin ?
    Il me tend un bâton de craie, et m'invite à écrire un mot, un seul mot au tableau noir... Je dessine de hauts jambages, et me recule pour mieux lire... NEANT ! NEANT est gravé partout, sur les murs, au plafond, dans le ciel...

  • Il serait indécent et sacrilège de modifier si peu que ce soit le témoignage des survivants de la Shoah sur leur passage à travers les épreuves infernales. Aussi cet ouvrage a-t-il été écrit d'après des lettres de Ben, adressées à un vieil ami, un demi-siècle après le grand crime. Sauf que l'identité de Ben et de sa famille a été camouflée par déférence, tout est authentique: les noms des personnes et des lieux, les dates et les époques, bien que parfois approximative, les événements relatés.

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