• Nathaniel Wingate Peaslee, professeur à l'université Miskatonic, connait une période d'amnésie grave entre 1908 et 1913. Peaslee semble être « habité », durant cette période, par une autre personnalité, dotée de connaissances approfondies sur le passé et le futur de l'humanité. Dans un premier temps, cette entité parasite tente de camoufler ses connaissances et son étrangeté, mais le corps du professeur Peaslee commence à provoquer l'effroi et la peur chez les gens qui l'entourent. Et, l'entité parasite passe ces cinq années à en apprendre le plus possible sur la société qui l'entoure, les coutumes, l'histoire, les pratiques et les langues. Elle construit également une machine étrange dans son bureau, que seuls quelques observateurs, peu intéressés, ont pu apercevoir. Lorsque le professeur Peaslee réintègre son corps en 1913, il a quelques difficultés à reprendre sa vie antérieure. Chaque nuit il rêve et se souvient avoir été entrainé dans un passé très lointain, dans une cité à l'architecture cyclopéenne où vit une peuplade d'êtres fantasmagoriques, qu'il nomme la Grand-Race de Yith. Ces êtres, pourvus d'un corps conique et de tentacules, doués d'une espérance de vie très longue et de peu de besoins matériels, ont l'étonnante faculté de se projeter dans d'autres entités loin dans le passé ou le futur. Ces voyageurs temporels échangent leurs corps avec leurs hôtes le temps du séjour...

  • Innsmouth... C'est le hasard qui m'y conduisit, durant cet été où je fêtais ma majorité en parcourant la Nouvelle-Angleterre. Je voulais me rendre à Arkham, mais le prix du billet de train me fit hésiter. C'est alors que l'employé des chemins de fer me parla de ce vieil autobus, que presque personne n'empruntait parce qu'il passait par Innsmouth... Mais pourquoi les gens évitaient-ils cet ancien port de pêche, comme si ses habitants avaient la peste ? Après cette horrible nuit que je passai là-bas, je compris. Je réussis pourtant à m'échapper, de justesse. Était-ce vraiment une chance ? J'ignorais alors que le cauchemar ne faisait que commencer...

  • La terreur, l'horreur, l'informe du rêve, Lovecraft ne les éveille pas pour jouer. Il sait seulement que tout cela nous en disposons déjà, depuis l'enfance, ou dans l'inquiétude du quotidien. Il en est juste un formidable amplificateur.Et c'est ainsi qu'il est temps de le lire : parce que s'y joue définitivement une bascule majeure de la littérature. François BonNé aux États-Unis en 1890 et mort en 1937, Howard Phillips Lovecraft est considéré aujourd'hui comme l'un des écrivains d'horreur et de science-fiction les plus importants du XXe siècle.« Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent apprendre à rater leur vie, et éventuellement à réussir leur oeuvre. » Michel Houellebecq

  • Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers du XVIIIè siècle, Joseph Curwen vint s'établir à Providence où il mourut en 1771.
    La découverte de sa tombe par son descendant, Charles Dexter Ward, va être le début d'un drame au cours duquel le jeune homme perdra l'esprit.
    Un vieil ami de sa famille, le Dr Willett, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas en avant dans la découverte de la vérité révèle des horreurs innombrables.
    Pourquoi, par exemple, l'écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier ?

  • "C'était le reflet vampirique de la pourriture, des temps disparus et de la désolation ; le phantasme, putride et gras d'égouttures, d'une révélation pernicieuse dont la terre pitoyable aurait dû pour toujours masquer l'apparence nue. Dieu sait que cette chose n'était plus de ce monde - et pourtant au sein de mon effroi, je pus reconnaître dans sa matière rongée, rognée, où transparaissaient des os, comme un grotesque et ricanant travesti de la forme humaine. Il y avait, dans cet appareil pourrissant et décomposé, une sorte de qualité innommable qui me glaça encore plus."

  • Les récits qui composent « Démons et merveilles » sont autant de voyages fantastiques, hallucinants et angoissés à travers l'inconnu ; Kadath, la grande cité, le nécronomicon et autres êtres venus des temps anciens vous plongeront dans un monde fait de rêves et de réalités mêlées...

  • Au cours d'une expédition en antarctique, deux scientifiques mettent au jour, derrière une chaîne de montagnes en apparence infranchissable, les vestiges d'une ancienne cité aux proportions gigantesques. Pendant cinq ans, un vénérable professeur d'université devient la proie d'étranges visions. Cherchant à comprendre ce qui l'a " possédé ", il découvre en Australie des ruines plus qu'antédiluviennes cachées au regard des hommes. En visitant les dédales et recoins de ces lieux maudits, tous vont observer des fresques évoquant l'arrivée sur terre d'entités d'outre-espace. Et constater que la menace de les voir reprendre le contrôle de la planète existe toujours...

  • " Dagon et autres nouvelles de terrcur est un livre précieux, car il représente en quelque sorte la pierre sur laquelle repose en équilibre instable la pyramide inversée des autres oeuvres ! Il contient la première et la dernière nouvelle écrite par Lovecraft : La bête de la caverne et Le clergyman maudit, c'est-à-dire l'alpha et l'oméga de la création lovecraftienne, en passant par ces fragments sauvés par chance de la destruction, fragments de la mémoire, du sommeil, des rêves, bref, de l'univers fantastique par excellence... Voici enfin venu le moment de lire ce recueil de nouvelles, allant de 1905 à 1937, le temps d'une vie, le temps d'une création, d'un univers. Elles nous semblent, par leur brièveté, leur force, comme la confession la plus intime de leur auteur, comme le témoignage ultime de celui qui les a engendrées. "

  • Des cadavres réanimés par le Professeur West, par un procédé scientifique mystérieux, deviennent des créatures violentes, taciturnes et incontrôlables... Cette histoire est la première à faire mention de la Miskatonic University.

  • Des accents connus résonnèrent aux oreilles de la rêveuse. C'était le Cygne d'Avon, autrefois dieu parmi les hommes, aujourd'hui dieu parmi les dieux...

  • Il en est qui pensent que les choses et les lieux ont une âme et d'autres qui pensent qu'ils n'en ont pas. Quant à moi, je ne saurais dire, mais je vous ai parlé de la Rue...

  • L'horreur, vieille comme le monde, est comme une hydre aux mille têtes, et les cultes de la nuit sont enracinés profondément. L'âme de la bête est omniprésente. Les habitants de Red Hook, aux yeux rougis, aux visages grêlés, chantent, jurent et hurlent encore tandis qu'ils se faufilent de gouffre en gouffre. Personne ne sait ni d'où ils viennent ni où ils vont. Comme auparavant, il entre plus de gens à Red Hook qu'il n'en sort. On murmure que de nouveaux canaux conduisent sous terre à certains centres de trafic d'alcool, et d'autres choses moins faciles à mentionner.

  • Ils ont déclaré, je ne sais pourquoi, que je n'avais jamais eu d'ami. Que seuls l'art, la philosophie, le vice avaient rempli ma vie tragique. Cette nuit-là, les voisins et les policiers s'occupèrent de moi, et le médecin m'administra un calmant. Personne ne comprit quel genre de cauchemar venait d'avoir lieu. Mon ami terrassé ne leur inspira non plus aucune pitié, mais ce qu'ils trouvèrent sur le lit de notre studio les émerveilla au point qu'ils se mirent à chanter mes louanges. Maintenant, j'ai une réputation que je ne mérite pas, que je méprise même, tandis que je reste assis des heures durant, désespéré. Je suis chauve aujourd'hui, ratatiné, ma barbe est devenue grise. Je me sens paralysé, les drogues ont fini par me désaxer, me briser. Le temps qu'il me reste à vivre, je le consacre à l'adoration et à la contemplation de l'objet découvert.

  • J'avais beau savoir que ce n'était qu'un rêve, cela me fut infiniment désagréable. Depuis cette nuit d'épouvanté, je n'ai cessé de prier pour me réveiller. En vain !

  • Parfois, les jours d'automne, vers 2 heures du matin, lorsque le hurlement du vent et des bêtes prend d'inquiétantes résonances, il monte en moi, des profondeurs insondables de mon être, le souvenir d'un rythme que je connais.

  • Lord Northam était le dix-neuvième baron d'une lignée dont les origines se perdaient très loin dans le passé. On disait, dans sa famille, qu'elle remontait à l'époque d'avant les Saxons, jusqu'à un certain Luneus Gabinius Capito, tribun militaire dans la troisième légion d'Auguste, stationnée à Lindum, en Grande-Bretagne romaine, qui avait été sommairement cassé de son commandement pour avoir participé à certains rites n'appartenant à aucune religion connue.

  • A l'hôpital, on me dit qu'on m'avait trouvé à moitié gelé à l'aube dans le port de Kingsport, cramponné à un bout de mât que le hasard avait heureusement placé sur mon chemin. On me dit que j'avais pris la mauvaise direction sur la route de la colline la nuit précédente, et que j'étais tombé de la falaise à Orange Point.

  • Je me souviens d'une nuit où je fis cinq cercles de feu concentriques sur le sol, et où, debout dans celui du milieu, je récitai l'une des monstrueuses litanies apportées par le messager de Tartarie.

  • L'homme qui me découvrit me dit que j'avais dû ramper un bon moment malgré mes fractures, car des traces de sang s'étendaient aussi loin qu'il avait eu le courage de regarder. La pluie les effaça bientôt, et les rapports ne mentionnèrent rien d'autre que ma découverte dans un endroit inconnu, à l'entrée d'une petite cour noire derrière Perry Street.

  • L'endroit était sombre, et les colonnes projetaient de l'ombre. Tandis que toute cette foule cauchemardesque était en extase, il me serait peut-être possible de me faufiler jusqu'à l'extrémité de l'un des escaliers. M'en remettant au destin et à mon habileté, j'essayai de m'échapper. Je n'avais aucune idée de l'endroit où je pouvais me trouver, et pendant un moment je trouvai comique de songer à m'évader de ce que je savais être un rêve. Etais-je dans l'un des royaumes cachés et insoupçonnés du temple de Khéphren, ce temple qui depuis des générations s'appelle le Temple du Sphinx?

  • Dagon, dieu terrifiant parmis la cohorte des démons de l'enfer des grands anciens ; des dieux aveugles et sourds gémissants dans le chaos. Herbert West réanimateur de cadavres et bien d'autres personnages créés par Lovecraft vous plongeront dans l'effroi. Dagon renferme tous les grands textes de Lovecraft... à découvrir si ce n'est déjà fait...

  • En examinant les plans du labyrinthe, on ne peut s'empêcher d'être impressionné non seulement par l'ironie du sort de Dwight, mais par celui de Stanfield également : en essayant d'atteindre le corps à partir du squelette, nous ne pûmes trouver aucun accès sur la droite, mais Markheim trouva un passage à quatre mètres cinquante de Dwight, et à un mètre cinquante de Stanfield.

  • Toute la nuit, à Kingsport, on observa la falaise élevée chaque fois que la tempête et les brumes le permettaient. Lorsque, vers l'aube, les petites fenêtres s'assombrirent, on parla à voix basse de malheur et de désastre. Et les enfants et la femme corpulente d'Olney adressèrent leurs implorations au dieu des Baptistes, et prièrent pour que le voyageur trouvât à emprunter un parapluie et des caoutchoucs, à moins que la pluie ne s'arrêtât d'ici le matin. Puis l'aurore sortit de la mer, dégoulinante d'eau et couronnée de brume, et les balises tintèrent solennellement dans les tourbillons de l'éther blanc.

  • « La princesse, disait cette légende, devint la femme d'un dieu blanc venu de l'ouest. Après avoir régné longtemps ensemble, ils quittèrent la ville après la naissance de leur fils et n'y revinrent que plusieurs années après. »

empty