• " Si Proust avait été " taxi russe " dans le Paris des années 30... " L'Express

    Gazdanov, ainsi que des milliers de Russes en 1920, s'exile et devient l'observateur fasciné de ses compatriotes et des bas-fonds parisiens. Au volant de son taxi, toutes les nuits, il parcourt le labyrinthe des rues de la capitale et de sa banlieue, en même temps que celui de sa mémoire. Cette conduite nocturne accuse les ombres et les lumières des âmes. Le regard, qui se voudrait cynique, exprime une nostalgie et une espérance ample comme un printemps russe.

  • " On entre dans ce livre comme dans une vieille pièce meublée de toiles d'araignée, l'horizon est aussi bas que celui d'un terrier. On en sort par miracle les poumons oxygénés, ragaillardi par un doux zéphir. " Le Matricule des anges

    Quand sa mère meurt, Pierre Fauré quitte Paris pour passer quelque temps en Provence. La rencontre avec la forêt, son immuabilité et son silence vivants, lui fait pressentir un royaume insoupçonné où le temps, l'espace et les sensations sont souverains. Marie, surgie sur le pas de sa porte, achève de le convaincre que sa vie est ailleurs : depuis ce jour de l'été 1940 où on l'a ramassée inanimée sur le bord d'une route, la jeune femme a rompu avec l'humain et n'est plus qu'un " pauvre animal malade ". Des mois durant, Pierre s'acharne pour la sortir des limbes où elle a sombré. Une écriture ascétique rend au plus juste le lent éveil de deux êtres l'un par l'autre, fait irradier une histoire d'amour qui ne dit jamais son nom.

    Les Éditions Viviane Hamy poursuivent leur travail sur l'œuvre de Gaïto Gazdanov (1903-1970), un grand écrivain russe trop méconnu en France, où il a vécu.

  • " Lire Gazdanov, c'est se prendre de passion pour ses personnages "surréalistes', pour ses allers-retours incessants entre rêve et réalité, pour sa peinture des bas-fonds parisiens (digne d'un Francis Carco), pour sa philosophie de l'errance. " L'Alsace

    Dans les années 30, à Paris, un étudiant russe sans le sous se lie d'amitié avec un clochard qui devient milliardaire grâce à un héritage inattendu. Le " miracle " ne modifie en rien leur relation, chaque semaine ils se rencontrent dans le luxueux appartement du vieillard... jusqu'au jour où il y est retrouvé assassiné. Le jeune homme, naturellement suspecté, est arrêté... Il ne devra son salut qu'à une statuette du bouddha mystérieusement disparue de la scène du crime. Qu'on la retrouve, et elle révèlera l'identité du meurtrier !

    Des portraits de la diaspora russe drôles, émouvants, inoubliables, ponctuent cette quête " policière " qui sert de toile de fond aux interrogations de l'auteur sur les déchirures de l'exil et les impostures du réel.

  • " Gazdanov, c'est Proust et Camus en cyrillique, Bounine et Boulgakov réunis, bref, exactement ce qu'il faut aux adeptes du bronzage intelligent qui ne détestent pas méditer sur l'âme russe. " Le Point

    Tout l'art de Gazdanov consiste à observer sans a priori ses frères humains, particulièrement les exilés, les déracinés en quête d'identité, pour les fixer d'un trait et en faire des personnages inoubliables... La révolution bolchevique gronde et des cohortes de Russes blancs ont rejoint la France, où leur sort a basculé. Les protagonistes des quatre nouvelles inédites rassemblées dans
    Cygnes noirs incarnent magnifiquement le tragique, l'absurde et le hasard des destinées. Les souvenirs, les portraits, les intrigues nous sont contés entre rêve et réalité mais dans un Paris minutieusement détaillé, un contraste qui marque au fer rouge. Subjugué, le lecteur découvrira les réflexions d'un homme sur sa propre fin, l'amitié fulgurante d'un jeune Russe pour le Tigre, le chant d'adieu de compagnons d'infortune à un ami, mais aussi les lettres d'Ivanov à d'étranges destinataires !

    Depuis 1990, les Éditions Viviane Hamy poursuivent la traduction de l'œuvre de ce grand écrivain russe, souvent comparée à celle de Proust ou de Camus ; s'en dévoile ici une facette inconnue.

  • " Ce très beau texte classique, publié en 1930, est le premier du grand Gaïto Gazdanov, qui s'exila en France en 1923 et figure parmi les plus beaux écrivains de l'immigration russe. " Télérama

    Nikolaï a seize ans lorsqu'il s'engage dans l'Armée blanche.

    En 1920, il quitte la Russie pour toujours. Des années plus tard, à Paris, les retrouvailles avec Claire, piquante et insaisissable, font resurgir les souvenirs les plus douloureux – la mort terrible du père tant aimé – comme les ravissements ténus de l'enfance ou les longues conversations avec l'oncle Vitali sur le sens de la vie.

    " ... j'étais censé avoir accompli plusieurs voyages autour du monde, découvert une île inconnue dont j'étais devenu le gouverneur, avoir construit une ligne de chemin de fer qui traversait la mer afin d'amener maman sur l'île, parce qu'elle avait très peur de l'eau et n'en avait même pas honte. Mes voyages imaginaires, j'avais l'habitude de les écouter chaque soir, et leur récit m'était tellement familier que, les rares fois où il s'interrompait – lorsque mon père était absent, par exemple –, le chagrin m'étreignait et j'en aurais pleuré. En revanche, quand il reprenait et que, assis sur les genoux paternels, je pouvais observer le visage de ma mère, j'éprouvais un réel bonheur, accessible uniquement à un enfant, ou à un adulte doué d'une extraordinaire force d'âme. "

    Traduit du russe par Françoise Godet-Konovalov et S.C.

  • " Le Spectre d'Alexandre Wolf est avant tout un roman diablement et doublement... romanesque ! [...] Quelque chose de très russe et pourtant universel. " Philosophie Magazine

    Le narrateur, Russe émigré à Paris, révèle le secret qui consume son existence. Son adolescence fut profondément marquée par la révolution de 1917. À seize ans, alors qu'il combattait les bolchéviques aux côtés des blancs, il a tué un homme. Le souvenir de cet acte, si anodin en temps de conflit, le hante.

    Un jour, dans un recueil de nouvelles anglaises, il lit cet épisode conté du point de vue de sa victime. Dès lors, son " spectre " ressurgit derrière toutes ses rencontres dans le Paris nocturne et interlope qu'il arpente. Celui qu'il a vu mourir serait-il vivant ? Par quel hasard improbable son meurtre peut-il ne pas avoir eu lieu ? Sa rencontre avec Elena, une mystérieuse compatriote, dont il tombe éperdument amoureux, lui fournira peut-être le fin mot de l'énigme...

    Le Spectre d'Alexandre Wolf entremêle miraculeusement fantastique, métaphysique et roman noir. On pense à Dostoïevski ou à Pouchkine, mais aussi à Camus. Publié à l'origine dans une revue new yorkaise, traduit en français au début des années 50, il tomba dans l'oubli... Avant d'être enfin redécouvert.

  • An Irish Times Book of the Year 'It will stay with you for the rest of your life' - Nicholas Lezard, Guardian 'This is an original at work' - George Szirtes, The Times 'Quick-paced, taut prose ... rendered beautifully in Karetnyk's accomplished new translation' - Ivan Juritz, Independent on Sunday 'Elegantly eerie ... devastatingly atmospheric ... cool, wonderfully fraught' - Eileen Battersby, Irish Times 'A mesmerising work of literature' - Antony Beevor 'Truly troubling, a weird meditation on death, war, and sex... Bryan Karetnyk's new translation makes you believe in the power of the original' - Lorin Stein, Paris Review 'Coincidence, fate, guilt, redemption, love, death and melodrama are thrillingly interwoven with irresistible style and elegance' - Val Hennessy, Daily Mail 'Of all my memories, of all my life's innumerable sensations, the most onerous was that of the single murder I had committed.' A man comes across a short story which recounts in minute detail his killing of a soldier, long ago - from the victim's point of view. It's a story that should not exist, and whose author can only be a dead man. So begins the strange quest for the elusive writer 'Alexander Wolf'. A singular classic, The Spectre of Alexander Wolf is a psychological thriller and existential inquiry into guilt and redemption, coincidence and fate, love and death. Gaito Gazdanov (Georgi Ivanovich Gazdanov, 1903-1971), son of an Ossetian forester, was born in St Petersburg and brought up in Siberia and Ukraine, he joined Baron Wrangel's White Army in 1919 aged just sixteen, and fought in the Russian Civil War until the Army's evacuation from the Krimea in 1920. After a brief sojo

  • A millionaire is killed. A golden statuette of a Buddha goes missing. A penniless student, who is afflicted by dream-like fits, is arrested and accused of murder.Slipping between the menacing dream world of the student's fevered imagination, and the dark back alleys of the Paris underworld, The Buddha's Return is part detective novel, part philosophical thriller, and part love story.In typically crisp, unfussy prose, Gazdanov's delicately balanced novel is an irresistibly hypnotic masterpiece from one of Russia's most talented émigré writers.Gaito Gazdanov (1903-1971) joined the White Army aged just sixteen and fought in the Russian Civil War. Exiled in Paris from the 1920s onwards, he eventually became a nocturnal taxi-driver and quickly gained prominence on the literary scene as a novelist, essayist, critic and short-story writer, and was greatly admired by Maxim Gorky, among others. His 1949 novel The Spectre of Alexander Wolf was published by Pushkin Press to great acclaim in 2013.

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