• Calamity Gwenn

    François Beaune

    Gwenn a 30 ans. Elle est belle, libre, aussi drôle que désespérée. Elle a toujours rêvé d'être Isabelle Huppert mais pour le moment elle travaille dans un sex-shop à Pigalle, parfait poste d'observation de ses semblables qu'elle saisit avec humour et tendresse dans son journal intime où elle raconte, entre autres, sa vie nocturne, ses virées, ses amours.Personnage haut en couleur, bouleversante égérie, inapaisée, inapaisable, Gwenn est une Calamity Jane des temps modernes. À la lisière de la fiction et du documentaire, l'art de François Beaune, l'auteur entre autres d'Un homme louche et d'Omar et Greg (prix du Réel 2019), en fait une foudroyante héroïne.

  • Entre 2011 et 2014, l'auteur a collecté des histoires vraies autour du bassin méditerranéen. Des inconnus et des artistes lui ont confié leur talent de conteur ; une force évocatrice qui rappelle que, depuis Homère et Les Mille et Une Nuits, l'épique est toujours d'actualité. La lune dans le puits dessine ainsi l'odyssée insolite, populaire et iconoclaste de celles et ceux qui portent les légendes contemporaines du berceau de l'humanité.

  • "'Faites ce que vous dites, pas ce que vous faites', m'avait dit Jean-Daniel lors de notre première rencontre. Maintenant qu'il est mort, je m'aperçois qu'il a tenu parole." François Beaune. Un homme louche se partage en deux cahiers, deux époques de la brève existence de Jean-Daniel Dugommier : l'histoire d'un adolescent précocement interné puis, après une ellipse de vingt-cinq ans, celle d'un adulte quasi normal portant un regard brutalement distancié sur son passé, son entourage et l'insolite du quotidien. Dans ce roman, diversité des registres et humour noir louchent assurément du côté de la liberté déjantée et foisonnante de la littérature anglo-saxonne.

  • "Ça va Aman ? Je te fatigue pas trop, avec ma vie de Monsieur Tout le Monde ? Tu reprends une bière ?" À Saint-Jean-des-Oies, une bourgade imaginaire de Vendée, c'est l'heure de l'apéritif chez Gérard Airaudeau. En veine de confidences, le voilà qui retrace son parcours d'ouvrier en milieu rural et d'autres histoires vécues par ses proches, voisins et collègues. Face à lui, Aman, un réfugié érythréen accueilli depuis peu, qui se demande, comme le lecteur, jusqu'où vont le mener ces digressions tragicomiques... et surtout quand vont arriver les autres convives de ce banquet organisé pour permettre à Marianne, la députée locale, de rencontrer enfin des "vrais gens".

  • « J'ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique. » Journal de cavale, carnet de métamorphose ou confessions d un antihéros, Un ange noir se joue des genres littéraires, du polar sans flic au roman métaphysique. Brouillant progressivement les pistes, François Beaune nous entraîne dans la logique implacable d un homme a priori sans histoires, qui vient tout juste d entrouvrir les portes de sa nature profonde.

  • Sortie d'usine

    François Bon

    'C´est d´abord un livre, Sortie d´usine, qui, en 1982, « s´impose comme un coup de force » selon le mot de Pierre Bergounioux. Le roman faisait en quatre semaines le tour d´une aliénation vécue de l´intérieur, évoquant le plus terrible - accident, mutilation, aliénation au travail - et surtout le plus profond des existences ouvrières : mort à soi-même, enfermement dans une vie parallèle qui ne croise jamais le chemin de son destin. François Bon dressait ainsi, dans une langue rare, heurtée, l´inventaire des abandons et des oublis, au premier rang desquels celui de vivre. Il affichait la mécanisation de l´homme amputé de ses sensations, rendu sourd, indifférent au monde par l´agression trop forte d´un univers réglé, minuté, totalitaire. (Dominique Viart, François Bon. Étude de l'oeuvre, Bordas, 2008).

  • Qui est Homo sapiens ? Quand est-il apparu ? Comment vivait-il ? Quels ont été ses rapports avec ses contemporains dont Néandertal ? Pourquoi cet hominidé, dont nous sommes les seuls représentants, a-t-il survécu jusqu'aujourd'hui quand les autres se sont tous progressivement éteints ?

    Descendant d'Erectus, né en Afrique, Homo sapiens a commencé à migrer vers le Proche-Orient il y a plus de 100 000 ans pour essaimer vers l'Europe et l'Asie, jusqu'à atteindre l'Australie vers - 50 000 ans et très rapidement l'ensemble de la planète. Mais que sait-on d'autre sur lui ?

    En dix chapitres qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres, et qui mettent en scène le travail de l'archéologue, François Bon répond à toutes ces questions et à bien d'autres encore en nous plongeant en des temps préhistoriques pour mieux saisir la spécificité de l'espèce Sapiens au sein de la lignée des hominidés et les raisons de son succès.

  • Des chansons qui nous poursuivent. Une figure qu'on dirait inaltérable. Et derrière le portrait de légende, un homme complexe, hésitant parfois, plutôt contradictoire. On connaît les grandes étapes : naissance à Duluth, au pays des mines de fer, père petit commerçant, enfance banale et groupes de rock amateurs. Puis l'épopée du folk, la découverte de Woody Guthrie, le départ pour New York : à tout juste vingt et un ans, celui qui n'est qu'un gratteur de guitare parmi d'autres incarne le basculement d'une époque. Quatre ans plus tard pourtant, à bout de lui-même, incompris et hué, il arrête brusquement sa carrière et s'isole à Woodstock.

    À observer son balancement entre chanson et écriture, à explorer son rapport à Ginsberg, Brecht et Rimbaud, c'est un fragment de l'histoire du monde qu'on rejoint. Et, à tenter de reconstituer comment il s'efforce de surmonter obstacles et pannes, à refuser systématiquement d'endosser le rôle de star qu'on lui assigne, c'est une part de nous-mêmes, de notre imaginaire peut-être, qu'on décrypte.

    François Bon poursuit avec Bob Dylan, artiste considérable et énigme parfaite, le chemin entrepris avec Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002).

  • Aux deux extrémités du marais poitevin, deux mondes : l'un qui serait celui de la terre et des livres, l'autre celui de la mer et de la mécanique. Ma vie s'est construite autour des objets qui peuplaient ces mondes.

  • Il y a longtemps que la Préhistoire est entrée dans notre imaginaire collectif. Entre mythe et réalité, elle incarne un passé lointain, plus ou moins sauvage, parfois émouvant ou cruel, où l'homme est libre ou, au contraire, selon les récits, subit une nature à laquelle il appartient.Que savons-nous de ce temps, où des peuples de chasseurs nomades occupaient le monde sans partage ? Souvent, son évocation cède à la caricature : on rassemble plusieurs centaines de milliers d'années, unifiant en un seul portrait des milliers d'hommes. Et l'on décrit ces premiers âges comme la lente gestation d'un monde devant, inéluctablement, parvenir au nôtre. Rarement, la Préhistoire est abordée comme une période à part entière, mettant en scène des hommes et des sociétés complexes et largement différenciés. C'est cette voie qui est ici privilégiée, au travers d'une interrogation centrée sur les sociétés d'Homo sapiens.En analysant l'avènement de l'art, la construction sociale de ces peuples ou encore leur relation à la nature qui les entoure, à la mort aussi, cet ouvrage tente de montrer que ce monde préhistorique, à la fois proche et lointain, participe pleinement aux réflexions que l'on peut mener sur la définition d'une société humaine.François Bon est maître de conférences en archéologie préhistorique à l'université de Toulouse-Le Mirail (UMR 5608 - TRACES).

  • Tout comme nous aujourdhui, Marcel Proust a vécu une période de grande mutation technologique. La voiture automobile permet de parcourir le territoire à sa guise et transforme le rapport espace-temps ; lavion aussi ; la photographie inonde limaginaire ; le téléphone relie miraculeusement les êtres séparés. Lélectricité modifie les pratiques quotidiennes. La Recherche du temps perdu se fait écho de ces innovations, et Proust est un contemporain attentif.François Bon fait parler les témoins et la volumineuse correspondance, nous renseigne sur lépoque. Relisant ses gros volumes en papier, exploitant les possibilités de recherche, notamment lexicales, offertes par le numérique, il fait affleurer des thèmes, des obsessions, explore les techniques romanesques, prend la mesure de l'indémodable modernité de l'univers proustien. Mais il va aussi plus loin. En romancier, il se libère des réalités chronologiques pour faire dialoguer Proust et Baudelaire, dans une complicité stimulante et doublement révélatrice. Il nous rappelle aussi quelques grands lecteurs posthumes, notamment Beckett et Koltès.En fin de compte, et à chaque ligne de ce livre, François Bon nous dit en quoi la lecture de Proust a été déterminante pour lui, et combien cette uvre continue de retentir dans nos vies et de les éclairer.

  • Plus fort que les Beatles, plus haut que les Stones. La décennie 70 est celle de Led Zep, dont le groupe anglais est l'exact marqueur : entre 1968 et 1980, deux musiciens de studio aguerris, deux amateurs d'à peine vingt ans et un producteur ancien catcheur dynamitent les canons de la pop music tout en brisant les derniers tabous d'une société déjà sens dessus dessous - sexe, drogue, alcool. Douze années, neuf albums, et le mystère à percer : que s'est- il joué alors pour que, quarante ans après, l'icône soit intacte?
    Après le succès de Rolling Stones et de Bob Dylan, François Bon prolonge sa fresque aux années 70, en prenant cette fois pour point d'appui le symbole culturel de tous les excès.


  • Intégrer la fonction publique, la collection de votre réussite !

    Cet ouvrage s'adresse aux candidats au concours externe : Sous-officier de la gendarmerie.

    - un test-diagnostic pour vous évaluer, personnaliser votre préparation, corriger vos points faibles et faire de vos points forts des atouts.
    - une préparation efficace : les connaissances indispensables, des exercices corrigés et commentés, des sujets de concours.
    - toutes les épreuves écrites et orales pour franchir toutes les étapes de la sélection.
    - l'expérience des auteurs : leurs conseils pour le jour J, les erreurs les plus fréquentes, les pièges à éviter.

  • Fragments du dedans

    François Bon

    • Grasset
    • 15 Octobre 2014

    Quand François Bon s´attaque à l´exercice de l´abécédaire, il l´ouvre par un « Abandon » et le signe, du bout de son clavier, d´un « Z ». Entre les deux, il affronte, et déconstruit, et explore les 26 lettres pour délivrer au total 154 entrées. C´est l´avancée par prolifération. La pensée qui, confrontée à chaque nouveau terme, se déploie. Attente, Bord, Cheval, Cri, Double, Escalier, Futur, Je, Koala, Lire, Machines, Musique, Réalité, Roue, Sandwich, Table sont autant d´entrées sur la planète Bon. Les mots apparaissent comme les pièces d´un puzzle tentaculaire : vue plongeante sur le monde enfoui de l´auteur. Avec le courage de l´écrivain et l´honnêteté de l´homme, François Bon pose pierre à pierre les fondements de son édifice. Au fil de cette quête littéraire et intime, transparaît une audace à jauger les frontières du réel. En nourrissant le conscient de l´inconscient, François Bon s´aventure dans la lumière et ses ombres. Car cette exploration, cette façon de se frotter aux extrêmes, passent par l´expérience confondue de la rêverie et de la littérature. Entrer en soi et lâcher prise pour saisir sur le vif ce qui s´y offre.
    A l´aveugle, et pourtant dans une forme de clairvoyance, l´auteur joue sans compromis le jeu des lettres. Il éprouve la langue, tire à la lumière, à la force des mots, le plus obscurément retiré. François Bon lui-même s´éprouve et livre, sous nos yeux de lecteur, son cosmos du dedans.

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