Langue française

  • Un voyage, un conflit, ce récit permet de comprendre toutes les étapes qui mènent de la grève à la solution en savourant le parcours presque initiatique de l'auteur qui nous plonge au coeur même d'une négociation et qui nous permet de découvrir la partie immergée des rapports sociaux. Etre muté à Saint-Pierre-et-Miquelon est vécu comme une punition par ces « mayoux » contraints. Ce n'est pas pour autant que des facilités sont accordées aux Saint-Pierrais et aux MiquelUn voyage, un conflit, ce récit permet de comprendre toutes les étapes qui mènent de la grève à la solution en savourant le parcours presque initiatique de l'auteur qui nous plonge au coeur même d'une négociation et qui nous permet de découvrir la partie immergée des rapports sociaux. Être muté à Saint-Pierre-et-Miquelon est vécu comme une punition par ces « mayoux » contraints. Ce n'est pas pour autant que des facilités sont accordées aux Saint-Pierrais et aux Miquelonnais à hauteur des contraintes qui sont les leurs. Ceci peut expliquer en partie les façons très particulières de déclencher un conflit et de le gérer. Accumulant les expériences les plus diverses dans le domaine de conflits du travail, de leur organisation à leur réalisation, ayant participé à de nombreuses négociations pour améliorer au quotidien les conditions de travail des salariés ou permettre la signature (ou la non signature) d'accords nationaux, l'auteur ne pouvait s'imaginer se retrouver un jour dans les circonstances présentes. Ni sociologue, ni psychologue mais témoin averti d'un monde du travail en crise, l'expérience acquise permet à l'auteur de comprendre et de traiter ce conflit dans lequel il fut plongé bien malgré lui. Il nous invite au voyage dans un archipel méconnu du plus grand nombre. onnais à hauteur des contraintes qui sont les leurs. Ceci peut expliquer en partie les façons très particulières de déclencher un conflit et de le gérer. Accumulant les expériences les plus diverses dans le domaine de conflits du travail, de leur organisation à leur réalisation, ayant participé à de nombreuses négociations pour améliorer au quotidien les conditions de travail des salariés ou permettre la signature (ou la non signature) d'accords nationaux, l'auteur ne pouvait s'imaginer se retrouver un jour dans les circonstances présentes. Ni sociologue, ni psychologue mais témoin averti d'un monde du travail en crise, l'expérience acquise permet à l'auteur de comprendre et de traiter ce conflit dans lequel il fut plongé bien malgré lui. Il nous invite au voyag

  • Quel enjeu recouvre la priorité accordée depuis quelques années par les instances officielles à l'amélioration du « cadre de vie », à l'aménagement « qualitatif » de l'espace urbain, à la restauration de la « démocratie locale » et à la promotion de l'« autogestion du quotidien » ? Quelle visée stratégique guide cette Nouvelle Politique Urbaine « libérale avancée » dont les innovations spatiales et institutionnelles s'inspirent très largement de la thématique « contestataire » qui mobilisa jadis les militants du « droit à la ville » ? La scène politique traditionnelle connaît la désaffection du public. La représentation parlementaire ou partisane ne fait plus recette. Pour remédier à cette crise des mécanismes de délégation de pouvoir - dont témoigne la multiplication des mouvements de lutte extra-institutionnels -, les dirigeants bourgeois en sont venus à proposer une nouvelle mise en scène des rapports sociaux prenant la ville pour théâtre et où le « citadin » sera le personnage principal. La « Cité sans classe », en effet, n'est autre que ce lieu mythique où, par le biais d'un changement de décor approprié et grâce à la programmation d'un répertoire excluant toute référence à la division capitaliste du travail, exploiteurs et exploités se transmueront en « habitants » qui oeuvreront en commun à l'essor d'une société « urbaine » réconciliée. Pour démonter ce dispositif destiné, sous couvert de « participation », à associer les couches populaires à leur propre mise en condition, les auteurs ont adopté le ton de la dérision, particulièrement indiqué pour rendre compte de ce nouveau mode de domination qu'est la « comédie urbaine ».

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