• La biographie de référence du créateur de James Bond
    Alors qu'un nouveau volet des aventures de James Bond sortira en avril 2020, l'intérêt autour de son créateur, Ian Fleming (1908-1964), n'a cessé de grandir, porté par une question lancinante : a-t-il été lui-même un des modèles de 007?
    Né dans une famille écossaise fortunée, entouré de personnalités au caractère bien affirmé, Fleming, après une éducation des plus classiques, va longtemps chercher sa voie : un début de carrière militaire avorté, un passage très important chez Reuters, où il apprend à écrire simplement et rapidement, quelques années dans la banque... il est voué semble-t-il à un avenir relativement médiocre, dont le préservent d'une certaine façon ses succès féminins, qui en feront une sorte de roué. La guerre est le vrai déclic : Fleming rejoint le renseignement naval, où il imagine les plans les plus audacieux et se fait remarquer par sa capacité à résoudre les problèmes comme par le peu de respect qu'il manifeste pour la hiérarchie. Immédiatement après-guerre, il recommence à vivoter, entre piges journalistiques et séjours à la Jamaïque où il acquiert une maison en 1946 : " Goldeneye ".
    Fleming entre en littérature un peu par hasard, en 1952, entamant une décennie d'intense création, livrant, coup sur coup, une dizaine d'épisodes de James Bond - le premier en 1953 :
    Casino Royale. Mêlant aventures exotiques, intrigues parfois absurdes, "méchants" invraisemblables, torture, sadomasochisme, séduction et sexe, le genre est totalement renouvelé et séduit un public de plus en plus nombreux. Dès la fin des années soixante, James Bond est un produit d'exportation majeur, un élément du "Soft Power" : il contribue, au même titre pourrait-on dire que la monarchie, au prestige mondial du Royaume-Uni. Son influence est telle que, dans le contexte de la guerre froide, l'on en vient à se demander s'il n'a pas même influencé la politique étrangère de l'Angleterre et des États-Unis...
    Christian Destremau, fort de sa grande connaissance de la culture britannique, brosse avec maestria le portrait intime de ce génie créateur dont le héros, d'épisode en épisode, continue à fasciner des millions de personnes.

  • Le panorama complet du Moyen-Orient durant la Seconde Guerre Mondiale : "Qu'il s'agisse de la question de Palestine, de la politique méditerranéenne du Reich ou de l'action de Vichy au levant, Ch. Destremau ne mégote pas sur les éclairages novateurs. Salutaire." (Emmanuel Hecht, L'Express) Au crépuscule de son règne, Hitler regretta d'avoir négligé le Moyen-Orient : " Tout l'Islam vibrait aux nouvelles de nos victoires ", déclarait-il alors. Mais l'idéologie nazie a-t-elle réellement trouvé des relais en Iran, en Egypte ou en Irak ? Le monde arabe a-t-il effectivement collaboré avec l'Axe ? Pour répondre à ces questions controversées, Christian Destremau retrace les principales étapes du second conflit mondial au Moyen-Orient : la guerre en Cyrénaïque, la politique du Reich en Palestine, le coup d'Etat antibritannique en Irak, le rôle de Vichy en Syrie... En portant le regard sur ce théâtre d'une importance capitale, notamment en raison des puits de pétrole et de la question de la Palestine, l'auteur apporte nombre d'éclairages novateurs sur la Seconde Guerre mondiale.
    " Une mise en pièces du cliché de la connivence entre islamisme et nazisme. " Le Figaro littéraire

  • La magnifique mais complexe relation de Winston Churchill avec la France racontée pour la première fois. "Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle." Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. En revanche, ce n'est pas la première fois qu'ils entendent le nom du plus célèbre Anglais du XXe siècle. La relation entre Churchill et la France ne se résume pas aux séjours de Winston dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France et a été initié à la langue française. C'est ensuite par ses activités politiques et militaires qu'il ne cessera d'entretenir une relation privilégiée avec la France, plus qu'avec les Français, qu'il connaît en réalité bien mal. Car la France de Churchill, c'est une histoire pleine de bruits et de fureur, c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les "frogs" - " Les Français sont vraiment une nation méprisable ", dit-il au moment de l'affaire Dreyfus -, l'hexagone aura toujours une place particulière dans la vie et l'imaginaire du Britannique. Et si, déclare-t-il un jour, " le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais ", il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.

  • Immortalisé sur la pellicule par Peter O'Toole, objet de nombreux romans, Lawrence d'Arabie est écrasé par le mythe qu'il a en partie crée avec Les Septs Pilliers de la sagesse. Pour s'en soustraire et retrouver l'homme, voici sa première biographie hist

  • Le programme d´interception et de déchiffrement des communications radio de l´Allemagne et du Japon a longtemps constitué la dimension cachée de la Seconde Guerre mondiale. A partir de 1941, les Alliés purent lire chaque jour plusieurs milliers de messages secrets allemands et japonais. Ce programme fut une contribution essentielle à la victoire, à tel point qu´un grand historien a pu estimer que la guerre avait été ainsi raccourcie de deux ans. Grâce aux messages interceptés, les dirigeants alliés, et Churchill en particulier, purent pénétrer dans l´intimité de Hitler et mieux comprendre les intentions des Allemands ou des Japonais, tandis que les hommes des services secrets exploitaient de manière efficace la moisson gigantesque de renseignements qui leur parvenaient ainsi de tous côtés.

    Les révélations contenues dans ce livre sont impressionnantes, et amènent à se poser une question lancinante : compte tenu de ce qu´ils savaient, les chefs britanniques et américains ont-ils toujours pris les bonnes décisions et auraient-ils pu agir de manière radicalement différente ?

  • La biographie référence du " Lawrence d'Arabie " français.
    Louis Massignon (1883- 1962) fut à la fois un remarquable spécialiste de l'Islam et du monde arabe, un agent d'influence du Quai d'Orsay et un intellectuel engagé dans toutes les batailles du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Indéfectible patriote, comme son plus farouche adversaire Lawrence d'Arabie, il milita très tôt pour l'indépendance de l'Algérie. En privé, le personnage se révèle tout aussi complexe et passionnant : catholique au mysticisme fervent, il demandera à être ordonné prêtre selon le rite melkite.Christian Destremau a, entre autres, publié chez Perrin Ce que savaient les Alliés et Le Moyen-Orient pendant la Seconde Guerre mondiale. Jean Moncelon a consacré sa thèse de doctorat ès lettres à Massignon et a passé une partie de sa carrière au Moyen-Orient. Cet ouvrage a reçu le prix de la biographie de l'Académie française.

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