• Rimbaud called him 'le premier voyant, roi des poetes, un vrai dieu', and the history of modern poetry, which begins with him, has borne out that opinion. This is a comprehensive new translation of all Baudelaire's poetry, excluding only the juvenilia, occasional verse and work of doubtful attribution. It includes all the poems published in the first (1857) and second (1861) editions of the book, as well as those added to the third (1868), published after the poet's death. Baudelaire contemplated a volume of poems that would 'launch him into the future like a cannonball', and here it is in vivid and formally authoritative translation.

  • The Flowers of Evil, which T. S. Eliot called the greatest example of modern poetry in any language, shocked the literary world of nineteenth century France with its outspoken portrayal of lesbian love, its linking sexuality and death, its unremitting irony, and its unflinching celebration of the seamy side of urban life. The volume was seized by the police, and Baudelaire and his published were put on trial for offence to public decency. Six offending poems were banned, in a conviction that was not overturned until 1949.

    This bold new translation, which restores the banned poems to their original places and reveals the full richness and variety of the collection, makes available to English speakers a powerful and original version of the world. Jonathan Culler's Introduction outlines this vision, stressing that Baudelaire is more than just the poet of the modern city. Originally to be called `The Lesbians', The Flowers of Evil contains the most extraordinary body of love poetry. The poems also pose the question of the role of evil in our lives, of whether there are not external forces working to frustrate human plans and to enlist men and women on appalling or stultifying scenarios not of their own making.
    ABOUT THE SERIES: For over 100 years Oxford World's Classics has made available the widest range of literature from around the globe. Each affordable volume reflects Oxford's commitment to scholarship, providing the most accurate text plus a wealth of other valuable features, including expert introductions by leading authorities, helpful notes to clarify the text, up-to-date bibliographies for further study, and much more.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires, chronologie et bibliographie)Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
    D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.

  • Dans ces trois textes contemporains des Fleurs du Mal - De l'essence du rire, Quelques caricaturistes français et Quelques caricaturistes étrangers -, Charles Baudelaire évoque, questionnant le rire et son innocence présumée, de nombreux noms de caricaturistes : Daumier, Gavarni, Hogarth... Alors critique d'art, il y excède cependant la forme de l'article, transformant ces réflexions sur le rire et la caricature en un petit triptyque secret pour sa poétique de la modernité.

    "Loin de se résumer à une façon accidentelle de croquer le réel et d'en faire rejaillir, par un effet de déformation concertée, les irrégularités et les hideurs, la caricature est pour l'artiste un instrument de recherche et un lieu d'invention. Elle est un miroir qui pense."
    /> Henri Scepi

  • Lorsqu'il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de « bagatelles », il a pleinement conscience de ce qu'ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s'inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l'étrangeté du quotidien de son temps, ce n'est rien moins qu'une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s'en souvenir très vite - et bien d'autres après eux.
    Bien que le poète y songeât depuis 1857, l'-année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le « pendant » de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais, à la différence des Fleurs du Mal, ce n'est pas ici un recueil composé qui nous est offert : un espace de liberté, bien plutôt, où le ßâneur témoigne d'un nouveau regard venu à l'homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images..

    Edition de Jean-Luc Steinmetz.

  • Le spleen de Paris Nouv.

    « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue. »
    Le Spleen de Paris, oeuvre majeure de Charles Baudelaire, se caractérise par une forme poétique alors singulière - la prose «  ouverte sur l'infini » - mêlant les genres et les points de vue (flâneur, philosophe, rêveur, moraliste). Il s'y révèle tout le sublime et le tragique de la vie urbaine.

  • Comment on paie ses dettes quand on a du génie Nouv.

    Comment on paye ses dettes quand on a du génie rassemble deux textes de Baudelaire, encore jeune littérateur. Le premier de ces textes, qui donne son nom au recueil, est un exercice de jeunesse qui laisse apercevoir le grand talent de l'auteur, sous l'influence d'un Maître : Balzac, que Baudelaire admirait et qui, endetté jusqu'au cou, passa sa vie de forçat littéraire à fuir les créanciers. Le second texte est une parabole humoristique - grandeur et misère de l'écrivain en herbe - dont l'incipit donne le ton : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne ; c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde. »

  • Le recueil de Baudelaire au programme des 1res générale et technologique, suivi du parcours littéraire «  Alchimie poétique  : la boue et l'or  ». Dans une nouvelle édition spécialement conçue pour faciliter la préparation au nouveau bac de français.
     
    Le recueil
    «  Extraire la beauté du mal  » et, sur un plan poétique, métamorphoser la laideur en beauté. C'est le projet que met ici en oeuvre le poète, en proie au spleen, sous une forme étonnamment moderne et bouleversante.
     
    Le parcours «  Alchimie poétique : la boue et l'or  »
    10 poèmes pour analyser comment, dans le sillage de Baudelaire, l'écriture poétique s'émancipe et se renouvelle au contact de la réalité, si prosaïque soit-elle.
    Le dossier
    Toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre dans le cadre des nouveaux programmes  :
    o un avant-texte pour situer l'oeuvre dans son contexte
    o au fil du texte, la rubrique «  Des clés pour vous guider  »
    o après le texte  :
    - des fiches de synthèse sur l'oeuvre
    - des sujets guidés pour l'écrit et l'oral du bac français
    - des fiches de méthode récapitulatives
     
    Des prolongements artistiques et culturels
    6 tableaux pour éclairer les rapports entre Baudelaire et la peinture, et des outils pour les analyser.
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.editions-hatier.fr. En accès gratuit réservé aux enseignants, il inclut tous les corrigés  : des questionnaires au fil du texte, des sujets de bac, des lectures d'images.

  • Morale du joujou Nouv.

    Morale du joujou

    Charles Baudelaire

    • L'herne
    • 7 Avril 2021

    Sous le titre général « Morale du joujou » sont rassemblés quatre textes de Charles Baudelaire. Des écrits de jeunesse et de maturité, où perce déjà son génie, en même temps que son style s'aiguise et que se précisent ses conceptions esthétiques novatrices et polémiques. Qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature, l'auteur s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de la nature, à dissocier la beauté de la morale. Le Beau et le Bien ne vont pas de pair. « Le beau, dira-t-il en une formule célèbre, est toujours bizarre. »

  • « Qu'est-ce qu'un paradis qu'on achète au prix de son salut éternel ? »

    Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Dossier
    1. L'opium et le haschisch dans la littérature romantique
    2. Les Paradis artificiels et leurs lecteurs.

  • La correspondance troublante et singulière de Baudelaire à sa mère." Je n'ai que ma plume et ma mère ", écrit Baudelaire à son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d'homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu'il entretint toute sa vie avec sa mère.
    Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accumulant les dettes, toujours en manque d'argent, il se plaint en permanence à sa mère. D'ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d'art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d'un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.
    Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l'humanité et " l'ennui " qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l'aimer, alors qu'elle est persuadée qu'il gâche son existence. Cette obsession de gagner l'amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • Dans ce court essai rédigé en 1855, Baudelaire s'interroge sur ce qui provoque le rire, et en arrive à la conclusion que le rire est satanique et donc profonde´ment humain : « comme le rire est essentiellement humain, il est essentiellement contradictoire, c'est-a`-dire qu'il est a` la fois signe d'une grandeur infinie et d'une mise`re infinie ».

  • « Le romantisme, déclare Baudelaire, est une grâce, céleste ou infernale, à qui nous devons des stigmates éternels. » Ces stigmates sont manifestes dans l'oeuvre de beaucoup des écrivains étudiés par Baudelaire tout au long de ses vingt années de critique militante. Critique militante, en effet, et la part de polémique y est grande. Critique d'actualité aussi, car c'est à propos de ses contemporains que se manifeste surtout le coup d'oeil lucide et prophétique du poète. Son analyse, toujours pénétrante et pleine de verve, parvient à saisir l'importance durable des oeuvres de Wagner, de Flaubert, de Hugo et de Gautier, entre autres artistes.
    Si la valeur d'un critique repose sur son flair, sur son discernement, pour tout dire, sur son jugement, alors Baudelaire critique n'a pas d'égal au XIXe siècle.

  • Baudelaire critique d'art ne cesse jamais d'être poète : « Il m'arrivera souvent, écrit-il, d'apprécier un tableau uniquement par la somme d'idées ou de rêveries qu'il apportera dans mon esprit. » Autrement dit, il décrit comme il flâne, avec une acuité de perception que seule rend
    possible une disponibilité parfaite à l'oeuvre contemplée. C'est à ce titre qu'il encense Delacroix, « peintre essentiellement littéraire », et qu'il raille la ligne dure du dessin d'Ingres. Cette connivence entre peinture et poésie revêt des formes multiples : de la relation classique d'une exposition à la définition de « l'art philosophique », en passant par un éloge en règle du dandysme ou du maquillage, ses écrits sur l'art témoignent d'une pensée toujours mobile,
    insoucieuse des genres et des hiérarchies, fécondée par les correspondances qu'elle décèle.

    Ce volume contient :
    Exposition universelle de 1855 - L'Art philosophique - Salon de 1859 - Le Peintre de la vie moderne - Peintres et aquafortistes - L'OEuvre et la vie d'Eugène Delacroix - Lettre à Manet du 11 mai 1865.

  • Une oeuvre, un parcours Des analyses d'oeuvres et des outils pour réussir le Bac
    Les Fleurs du Mal... à la loupe
    Une oeuvre, un parcours
    Des ouvrages clairs, concis et accessibles destinés aux élèves pour leur fournir l'essentiel sur l'oeuvre et le parcours associé pour le Bac de français 1re
    Sous forme de fiches en couleurs, ils proposent :
    - Repères sur Baudelaire et le contexte historique des Fleurs du Mal
    - Résumés de textes et des repères dans l'oeuvre
    - Thèmes expliqués et commentaires linéaires des Fleurs du Mal
    - Le parcours associé, Alchimie poétique : la boue et l'or, explicité
    - Astuces pour comprendre et réviser vite et efficacement
    /> - Exemples de dissertations corrigées et expliquées pas à pas
    - Explications de texte complémentaires et guide pour l'entretien à l'oral
    - Citations incontournables à retenir et quiz de révision

  • La section la plus étudiée des Fleurs du mal, suivie d'une anthologie sur la modernité poétique. En complément, un cahier «  Histoire des arts  ».
     
    L'oeuvre
    Première section des Fleurs du mal, «  Spleen et Idéal  » rassemble les poèmes les plus célèbres de Baudelaire.
    Déchiré entre  l'aspiration à la Beauté  salvatrice et la tentation, toujours présente,  du désespoir, le poète  évoque  la  condition tragique de l'homme moderne.  
     
    Le dossier
    Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre  :
    o un guide de lecture au fil du texte
    o des repères et des fiches sur l'oeuvre
    o un corpus thématique  : «  Le spleen  »
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
    L'anthologie sur la modernité poétique
    15 poèmes incontournables de poètes majeurs qui, avec Baudelaire, ont contribué à l'élaboration de la modernité poétique
     
    Le cahier «  Histoire des arts  »
    Dans ce supplément, des photos en couleurs et différents outils d'analyse permettent d'étudier les peintres qui, tels des «  phares  », ont accompagné et éclairé Baudelaire dans son travail de créateur.
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • "Je veux faire sentir sans cesse que je me sens comme étranger au monde et à ses cultes", écrit Baudelaire à sa mère, le 5 juin 1863, dans une lettre où il explique le projet de Mon coeur mis à nu. En effet, le "coeur" qu'il met à nu n'est pas un coeur qui s'épanche en émois ou qui révèle ses secrets. C'est un coeur qui se gonfle de ressentiments.

    Seules quelques notes ont été conservées de ce livre "rêvé". On y trouve la trace d'une pensée provocatrice et paradoxale, dans une forme concentrée. Ces fragments n'en sont pas moins, comme l'écrivait leur premier éditeur, Eugène Crépet, en 1887, "le résumé de la vie intellectuelle et morale du poète". S'ouvre avec eux une seconde vie de l'oeuvre de Baudelaire, plus fantasmée qu'accomplie, traversant ces années au cours desquelles le poète se recrée dans ce qui le détruit.

  • Une femme délaissée charge un ami - Samuel Cramer, écrivain raté - de séduire la maîtresse de son mari - la Fanfarlo, actrice excentrique - afin qu'il lui revienne. Mais le héros est pris à son propre piège quand il tombe réellement amoureux de la sulfureuse actrice...

    L'un des premiers textes du jeune Baudelaire, satire féroce et ironique du monde du théâtre et de la littérature, qui témoigne de l'éternelle fascination - dans un mélange d'attraction et de répulsion - de Baudelaire pour la femme.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie)« Je crois sincèrement que la meilleure critique est celle qui est amusante et poétique ; non pas celle-ci, froide et algébrique, qui, sous prétexte de tout expliquer, n'a ni haine ni amour, et se dépouille volontairement de toute espèce de tempérament ; mais, - un beau tableau étant la nature réfléchie par un artiste, - celle qui sera ce tableau réfléchi par un esprit intelligent et sensible. [...] Pour être juste, c'est-à-dire pour avoir sa raison d'être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c'est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d'horizons. » Baudelaire, ainsi, est tout entier présent dans ces Ecrits sur l'art qui sont l'autre versant de son oeuvre et, en effet, selon son voeu, ouvrent bien plus d'horizons. Car dans ces pages écrites de 1845 à ses dernières années, ce n'est pas simplement le critique d'art des Salons que l'on découvre, mais le théoricien du romantisme et de l'imagination, du beau et du comique dans l'art, et finalement l'écrivain de cette modernité qu'il définit - et qui pour nous s'ouvre avec lui.


    Edition de Francis Moulinat. 

  • Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d´abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu´à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n´étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d´artiste et son farouche mépris des bien-pensants.
    Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son oeuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d´ironiques leçons sur les femmes ou l´écriture ; l´acteur passionné du débat républicain, qui au coeur de l´exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le principal théoricien français du rire, et l´un des plus grands critiques artistiques et littéraires du XIXe siècle, aussi jubilatoire dans l´éloge que dans l´éreintage de ses contemporains.
    Ce recueil, qui brosse le double portrait de l´homme et de son siècle, donne enfin les versions d´origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse - et témoigne ainsi d´une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers...

  • Quelle est cette mystrieuse bohme o voyagent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud ? C'est le pays sans frontires des artistes, de tous ces crateurs qui ont choisi de quitter les chemins battus de la tradition pour se donner corps et me leur mission. Parce qu'ils ont renonc la scurit d'une vie sans histoire, qu'ils ont rompu avec les conventions triques de leur sicle, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud seront appels potes maudits , mais leurs oeuvres gniales - Les Fleurs du mal, Pomes saturniens, Illuminations... - figurent aujourd'hui parmi les plus grands chefs-d'oeuvre de la littrature.

  • Les enjeux du goût sont toujours furieusement politiques et métaphysiques. Charles Baudelaire (1821-1867), l´amateur et critique d´art qui arpente les Salons, en a une conscience extrême. Contre l´académisme pompier, il lance son mort d´ordre : retour au présent, mais un présent revêtu de la Beauté éternelle. Dans son essai publié en feuilleton en 1863 qui passe pour l´acte de naissance de la modernité, il fait l´éloge de l´artifice, du maquillage et des parures, de la femme élégante, de la ville, du frivole et de l´horreur. Il développe une théorie du dandy. « La modernité, c´est le transitoire, le contingent, la moitié de l´art, dont l´autre moitié est l´éternel et l´immuable. »

  • « Je considère le poète comme le meilleur de tous les critiques », dit Baudelaire dans l´étude qu´il consacre à Wagner, et lui-même, près de vingt ans durant, a écrit de nombreux articles ou préfaces. Ces textes ne dégagent sans doute pas l´unité d´une doctrine, et leur auteur ne s´interdit pas la contradiction mais, dès sa jeunesse, se sont formées quelques idées-forces auxquelles il sera fidèle. Car il s´engage tout entier : comme tout grand écrivain, c´est un peu lui-même qu´il lit chez les autres, et l´on ne s´étonne pas d´une partialité où s´affirment tour à tour l´admiration qu´il porte à Poe, les réserves que Hugo lui inspire, ou la sympathie attentive dont témoigne sa lecture de Madame Bovary.
    Après sa mort, lq plupart de ses écrits sur la littérature ont été rassemblés dans L´Art romantique, mais ils s´y trouvent mêlés à des textes sur l´art. Le présent volume, au contraire, les regroupe selon leur ordre d´écriture. Ce qui se dessine ainsi, c´est un parcours chronologique où se révèlent une pensée en mouvement et une morale autant qu´une esthétique - un parcours où, de manière magistrale, s´inaugure la critique des créateurs, celle qui se poursuivra de Mallarmé à Valéry, et de Breton à Yves Bonnefoy.

    Edition de Jean-Luc Steinmetz. 

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