• Ces pages, lues à deux voix, sont issues de deux recueils, « Textes pour un poème » (1949-1970) et « Poèmes pour un texte » (1970-1991), creuset de quarante années de la poésie d'Andrée Chedid. Accompagnées des notes légères de fifre, tambour, mandoline et flûte de Pan, les voix entrelacées du comédien et de la poétesse donnent souffle, corps et rythme à ces poèmes lumineux et remplis d'espérance.

    « Chaque poème achevé devrait apparaître comme un caillou dans la forêt insondable de la vie ; comme un anneau dans la chaîne qui nous relie à tous les vivants.
    Le Je de la poésie est à tous
    Le Moi de la poésie est plusieurs
    Le Tu de la poésie est au pluriel. » A.C.

    Textes pour un poème, Flammarion, 1987.
    Poèmes pour un texte (1970-1991), Flammarion, 1991.

  • "Rien, en Poésie, ne s'achève. Tout est en route, à jamais.
    En d'autres temps, d'autres termes, d'autres élans, la Poésie, comme l'amour, se réinvente par-delà toute prescription.
    Ne sommes-nous pas, en premier lieu, des créatures éminemment poétiques ?
    Venues on ne sait d'où, tendues vers quelle extrémité ? Pétries par le mystère d'un insaisissable destin ? Situées sur un parcours qui ne cesse de déboucher sur l'imaginaire ? Animées d'une existence qui nous maintient - comme l'arbre - entre terre et ciel, entre racines et créations, mémoires et fictions ?
    La Poésie demeurera éternellement présente, à l'écoute de l'incommensurable Vie.'
    Andrée Chedid.

  • Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle, alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Ces retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé.
    Marie parviendra-t-elle à transmettre son message ?

    TOUT POUR COMPRENDRE
    o Notes lexicales
    o Biographie de l'autrice
    o Contexte historique et littéraire
    o Genèse et genre de l'oeuvre
    o Chronologie et carte mentale
    TOUT POUR RÉUSSIR
    o Questions sur l'oeuvre
    o Histoire des arts
    o Éducation aux médias et à l'information
    o Vers le brevet
    GROUPEMENTS DE TEXTES
    o L'amour et la guerre : textes poétiques
    o Écrire contre la guerre : textes engagés
    CAHIER ICONOGRAPHIQUE.

  • L'autre

    Andrée Chédid

    C'est l'aube. L'air est doux. Le vieux Simm et son chien Bic traversent un village encore endormi. Brusquement, un volet claque, et la façade de l'hôtel Splendide s'illumine d'un visage inconnu - la rencontre est fugitive, immense et joyeuse.
    Mais soudain les murs se lézardent et tout bascule dans un tremblement de terre. Dans les ruines, au milieu des cris et des larmes, Simm veut retrouver le jeune étranger avec lequel il a échangé un regard quelques secondes avant le drame. Dans la folie qui suit le séisme, il gesticule, crie, tire les sauveteurs par le bras. Là, il est là ! Il l'a vu...
    Ce roman poétique mélange plusieurs formes d'écritures : poèmes, dialogues théâtraux, scénario de cinéma. Et la magie opère...

  • « En attendant, votre manège tourne dans ma tête : je le chéris et le décore de tous les fruits de mon jardin.»Fils d'un musulman d'Égypte et d'une chrétienne libanaise, petit-fils d'un troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth où, en 1987, les hommes se font la guerre.Un beau dimanche ensoleillé, devant la porte de sa maison... L'explosion. Assourdissante, meurtrière, elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Pourtant, l'enfant qui quitte le Liban revendique l'espoir et l'imaginaire. À Paris, il rencontre Maxime, le forain au manège usé par le temps et la mélancolie de son propriétaire. L'enfant rendra alors toute leur magie aux chevaux de bois, comme il insufflera à Maxime la force nécessaire au rêve et au bonheur, à la jeunesse et à l'amour.

  • Andrée Chedid raconte ici, avec un réalisme poignant, la lutte menée par une vieille femme pour sauver son fils, Hassan, atteint du choléra.
    Le sixième jour marque la date fatidique
    dans l'évolution de la maladie.

    Le sixième jour, publié en 1960, a connu de nombreuse rééditions et a été l'objet d'une adaptation cinématographique.
    Un livre, un film..., des connivences, des différences.
    Une oeuvre nouvelle créée par le remarquable cinéaste égyptien Youssef Chahine ; interprétée par Dalida, chanteuse réputée devenue une comédienne accomplie, et par un jeune acteur de grand talent, Mohsen Mohieddine.
    Un livre, un film...Deux regards de semblables et amis. Voilà aussi l'intérêt de cette expérience, de ce passage d'une expression à l'autre.

    photo D.R

  • Serrée dans le carcan des coutumes, en butte à la dureté et au sommeil des coeurs, ne trouvant aucun écho à sa voix, à ses soifs, n'ayant aucun moyen de se « délivrer », une jeune femme, Samya, s'enfonce, seule, peu à peu, dans le silence et dans la tragédie. Ce premier livre d'Andrée Chedid est plus que jamais un livre d'aujourd'hui. Traversant le temps et les frontières, le cri de Samya rejoint d'autres appels, d'autres refus, d'autres espérances. « D'autres, comme moi, ont dû sentir leur vie s'effriter au long d'une existence sans amour. Si je crie, je crie un peu pour elles... Mais nos filles, nos filles peut-être ne seront plus semblables à ces mousses qui végètent autour des troncs morts. Nos filles seront différentes. Elles surgiront de l'engourdissement... »Roman à suspense, écrit dans un style dépouillé et sobre, mais lourd d'une chaude poésie, Le sommeil délivré nous atteint et nous bouleverse.

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

  • « Un livre n'est que le portrait du coeur, chaque page une pulsation », écrit Emily Dickinson. À cela Andrée Chedid ajoute qu'un livre est aussi la soif d'un ailleurs, une salve d'avenir. Dans L'Étoffe de l'univers, la poétesse née au Caire remonte aux origines de sa vie, explore à travers de courts poèmes le mystère du passage sur terre, la beauté et la force, mais aussi la fragilité, surtout quand l'aventure est malmenée par la vieillesse, la mort qui rôde.
    En revenant à saint Augustin et Shakespeare, Rilke ou encore Dylan Thomas, Andrée Chedid éclaire sa propre écriture. Sans qu'aucune certitude ne tienne le haut du pavé, elle précise : « Ne vous méprenez pas / Je ne suis que de passage / Un être fictif sur un trajet/Sans itinéraire / Je pousse des portes / Qui s'ouvrent / Sur la vie / Et d'autres portes / Qui mènent je ne sais où ».

  • Le survivant

    Andrée Chédid

    Une jeune femme, Lana, apprend par un coup de téléphone en pleine nuit que l'avion dans lequel son mari, Pierre, a embarqué quelques heures plus tôt, s'est écrasé dans le désert. Mais il y a des survivants. Bientôt plus qu'un survivant ! Lana, convaincue qu'il s'agit de Pierre , part à la recherche de l'homme qu'elle aime. Malgré les multiples obstacles, à travers oasis, villages, désert et solitude, finira-t-elle par le retrouver ?
    Cette histoire à suspense, cette quête bien réelle sont aussi une interrogation sur le sens de l'amour, son usure, sa vitalité. Souffrance et source de vie, amour qui métamorphose parfois l'absence en présence.

  • La cité fertile

    Andrée Chédid

    Aléfa chante et danse le chagrin, la gaieté, la mort, la vie.Aléfa a cent ans, mille ans, qu'importe ! Elle hante et sillonne cette Ville qui la passionne ; elle y découvre des sources. Eprise des vivants, sans cesse elle les rencontre.Aléfa s'attache aux pas d'un jeune couple de comédiens, Simon et Livie. Ceux-ci ont quitté le confort de leur milieu pour tenter une autrre vie. Mais un soir, par lassitude, la jeune femme abandonne l'aventure. Un second couple, la quarantaine, installé dans la réussite sociale, est brusquement au bord du naufrage. Deric, bouleversé par la mort de son meilleur ami, remet en cause le sens de son existence, au désespoir de Natia, son épouse.Aléfa, toujours en mouvement, regarde. Ici, ailleurs, partout : bonheurs, malheurs chevauchent.Aléfa aime. C'est TOUTE la réponse, c'est la SEULE réponse qu'elle connaisse à l'angoisse des jours.La Cité fertile est un roman à la fois plein d'humour, de tragique et de poésie, une sorte de rêve grandiose où la déraison est raison de vivre, où la dérision se mue tout à coup en tendresse, où la femme-bouffon qu'est Aléfa prend les dimensions du Destin.

  • La maison sans racines

    Andrée Chédid

    Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances, ensemble, au Liban, pays de leurs ancêtres. Emigrées de plusieurs générations, leurs maisons sans racines - à part celles de l'esprit et du coeur - sont parfois plus passionnantes et plus ouvertes que les demeures immuables agrippées à leurs mottes de terre. Nous sommes en 1975. Rendez-vous à Beyrouth, à l'aube de la tragédie. Une marche dramatique le long d'une place de la ville ponctuera le roman. Elle ne durera que quelques minutes mais, dans cet espace refermé comme un piège où la mort est aux aguets, Kalya revivra ses propres vacances, en ces mêmes lieux, avec sa grand-mère Nouza. C'était en 1932, en des saisons plus insouciantes et plus frivoles

  • "Parce qu'elle est romancière et qu'elle donne naissance à des personnages graves et sensuels; parce qu'elle est poète et que ses mots ont tout le poids de la vie, parce qu'elle est nouvelliste et qu'elle sait donner à rêver et à réfléchir en un temps serré; parce que son oeuvre est souvent de combat, et son lyrisme n'est jamais un artifice, Andrée Chedid a choisi, plusieurs fois dans sa vie, cette voie royale qu'est le théâtre." Jérome Garcin

    Entre le Fantastique et l'humour, le burlesque et la tragédie, le Personnage joue sa vie et celle de son visiteur-idolâtre.

    Que peut l'amour face au pouvoir et à ses fascinations ?
    De siècles en siècles, de pays en pays, affrontements, combats, joutes se poursuivent.
    Échec à la Reine engage l'une de ces parties.

  • « Elle aurait aimé crier, se battre, soustraire Jean à cette fin. Elle aurait tant voulu prolonger leurs âges, vivre jusqu'au bout. Qu'ils s'accompagnent mutuellement, longuement, le plus longuement possible et entrer dans la nuit ensemble en se tenant la main.
    Maintenant il fallait peu à peu envisager, admettre, accepter le poids de cette main froide, qui n'avait plus de vie, qui n'avait plus de sens. Admettre, accepter, se résigner. Non. Jamais. Ce serait comme trahir. »

    De la guerre d'Espagne à la chute du mur de Berlin, Andrée Chedid fait le portrait d'un enfant du siècle dans ce roman profond et émouvant qui est comme la quintessence de toute son oeuvre.

  • Dès leur rencontre à Paris en 1986, Andrée Chedid suivit attentivement les traductions en anglais de ses écrits par Judy Pfau Cochran. Là se forgea une amitié qui devait durer jusqu'au grand départ d'Andrée Chedid en février 2011 vers les rives de l'Ailleurs qui l'avait toujours fascinée. Dans la présente édition, Judy Pfau Cochran offre la traduction française du premier recueil de poèmes de Chedid écrit en anglais. L'éclairante préface de J. Cochran permet de saisir en quoi ce premier recueil révèle les résonances poétiques, philosophiques et humaines de la sensibilité du grand poète qu'allait illustrer son oeuvre.

  • à la mort, à la vie

    Andrée Chédid

    L'ancêtre dont le seul compagnon fidèle demeure Saf-Saf, l'âne... Wallace qui, en retrouvant Pauline, découvre que le présent peut devenir éternité... L'ermite des mers qui a choisi un phare comme seul univers... La femme en rouge qui dans sa belle robe couleur de joie, va découvrir le drame... A la mort, à la vie, ou l'amour des deux frères plus fort que la trahison d'une femme... Dix-sept nouvelles chargées d'émotion, à la fois tragiques et drôles, tour à tour tragiques et drôles. Une leçon de fraternité. Des textes d'une rare qualité littéraire, dignes de l'écrivain Andrée Chedid.

  • Ces textes tentent d'explorer des bribes de notre terre commune ; à travers cavernes et soleils, dégradation et renouveau.
    Ils sombrent ou s'élancent, actionnés par un rythme, propulsés par leur propre mouvement ; avant d'être décantés et remis en question par un regard plus serré. Pas de terme au mystère des choses naturelles: l'ailleurs est ici. Pas de point final à nos déroutes. Ni à l'émerveillement!

    photo : collection Andrée Chedid

  • Les marches de sables

    Andrée Chédid

    «Je m'étonnerai toujours de notre prétention à saisir l'infini, à capturer l'éternel, nous qui ne sommes que des instants de chair !» Ce roman se situe dans l'Egypte du IVe siècle et pourtant les questions qu'il pose demeurent universelles, atemporelles, et sans réponse. Quelle est la position de l'homme face au divin, au temps, à la mort ? Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s'y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu'ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre. Mais où mènent les marches de sable ? Vers le mirage ou l'oasis ?

  • épreuves du vivant

    Andrée Chédid

    Le mot épreuve concerne l'inscrit au sens physique et matériel du terme : cet enracinement est fondamental.

    Le mot épreuves tient aussi du chantier, de la tentative, ce qui n'exclut pas l'élan, mais le parfait et le renouvelle.
    Essais de l'artiste, de l'écrivain, susceptibles de remaniements, de reprises, de ratures, de destruction peut-être ?
    Action faite d'ardeur et de doute, démarche sans point d'orgue, conduite sans épilogue qui justifient, à elles seules, une existence. Chemin qui ne comble ni n'enraye le désir. Textes pour un Poème sans cesse en cours d'exécution.
    La Poésie - manifestement présente dans nos destins, avec ses appels renouvelés à la vie - est, à la fois, l'éperon, l'espérance, et l'épreuve du vivant.
    A.C.

  • Six nouvelles, tour à tour tragiques ou drôles, toujours émouvantes. Du vieil homme riche, dont le seul complice est son âne, de l'ermite qui a choisi la mer comme univers, au truculent Batine... Tous les personnages d'Andrée Chedid sont porteurs d'un message de fraternité et d'amour.

  • Neuf nouvelles, situées pour la plupart en Égypte et au Liban, qui cherchent à parler du coeur universel des hommes, de ce coeur sans frontières, de ces vrais visages qui existent derrière l'âge, le pays, la condition. Les retrouvailles de l'ami perdu, l'attente du fils absent, la solidarité à la mort du portefaix, le départ de la maison promise à la démolition, la longue patience de la mère de famille nombreuse : ces récits, et les autres, s'enracinent dans le concret, embrassent la cruauté de la vie, mais aussi l'espoir et l'amour...

  • Avec ces deux courts textes qui empruntent autant au conte poétique qu'à la chronique sociale, Andrée Chedid nous convie à une bien singulière rencontre - familière, sous bien des aspects. Une fois encore, l'auteur fait la part belle aux sens, à l'indicible, et s'il n'y prend garde, le lecteur succombera aisément au sentiment de quiétude qui imprègne chacun de ces récits.

  • Nefertiti. tout le monde connaît son beau visage. Mais qui est cette femme et quelle fut sa vie ?
    Avec Akhnaton, qui régna sur l'Egypte vers 1400 avant J.-C., ils ont formé le couple le plus prodigieux de l'Histoire. Ils rompent avec un passé trop lourd, quittent l'ancienne et fastueuse capitale de Thèbes pour fonder ensemble, sur une terre vierge bordant le Nil : la Cité d'Horizon. Le non-conformisme, la modernité de leur entreprise sont frappants. On y trouve grand nombre de thèmes et d'espoirs d'aujourd'hui : amour des êtres et de la nature, soif de justice et de liberté, véritable présence de la femme, union du spirituel et du réalisme le plus absolu...
    Ce bonheur de vivre, ce printemps, durera une vingtaine d'années. Puis la Cité d'Horizon sera détruite de fond en comble par des forces ennemies.
    Réfugiée aux confins de la Ville saccagée, Nefertiti - en compagnie d'un scribe - survivra, seule, quelques années encore.
    Ce livre s'exprime à travers deux voix. Celle du scribe, Boubastos, qui rapporte l'action, en même temps qu'il rend compte - comme un livre dans le livre - de la mise au monde de cette Chronique . Celle de Nefertiti, dont il guette et transcrit les paroles.
    Les événements offrent une plate-forme véridique à l'exceptionnelle aventure. Mais tout un pan de mystère donne la liberté de rêver. Bien qu'enraciné dans l'Histoire, ce récit veut échapper à la reconstitution historique. Il se voudrait, à la fois, réel et imaginaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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