Sciences humaines & sociales

  • La violence raciste a emprunté au cours de l'histoire des formes variées, mouvantes, hétérogènes : qu'y a t-il de commun entre le rejet des immigrés et le mépris pour les peuples soumis à la colonisation, entre l'eugénisme et l'antisémitisme ? pourquoi trouve-t-on à la fois l'angoisse face à l'autre, l'étranger, et la fascination de l'exotisme ? Le racisme se dérobe à un système explicatif global. Il se prête au contraire aux descriptions ponctuelles des faits historiques et aux hypothèses fragmentaires : aussi l'arbitraire de l'ordre alphabétique s'adapte-t-il parfaitement à la réalité discontinue du racisme, à ses multiples ramifications. C'est l'objet de ce lexique qui traverse temps et lieux pour nous faire entendre l'effroyable rumeur.

  • S'il y eut un maître du quotidien, c'est bien Sigmund Freud. Au coeur de son oeuvre, le rêve, le mot d'esprit, l'enfance, l'étrange, l'oubli et l'erreur occupent une place de choix. Freud édifie une théorie à partir de sa propre intimité, de la trame de ses jours et de ses nuits, de tous ces petits riens qui, avant lui, étaient "insignifiants", et il y cherche, en savant, les traces d'un monde dont il fait l'hypothèse - celui de la réalité de l'inconscient. Évoquer, aujourd'hui, les faits et gestes de Freud et de ses visiteurs, ce n'est pas seulement peindre l'atmosphère discrète et passionnée d'un petit cercle de Viennois et d'étrangers de passage à Vienne ; car c'est, précisément, de leurs amours, de leurs rêves, et de leurs angoisses, qu'est née la psychanalyse. Dora, le petit Hans, l'Homme aux loups, cessent ici d'être des cas familiers de la galerie des portraits freudiens, pour redevenir des êtres de chair et de sang, parfois proches amis ou voisins de Freud, parfois venus de très loin, au-delà des frontières de l'empire austro-hongrois. À travers les récits et les lettres de ceux qui ont fréquenté le cabinet de Freud - Lou Andreas-Salomé, Marie Bonaparte, Theodor Reik... - nous découvrons un homme qu'on a souvent dénoncé comme lubrique, alors qu'il était puritain, et qu'on disait austère, alors qu'il se montrait passionné et plein d'humour. C'est en 1886, il y a exactement un siècle, que Freud ouvrait son cabinet et faisait de la vie privée l'enjeu d'une recherche qu'il voulait scientifique, et du pouvoir des mots un outil de guérison.

  • S'il y eut un maître du quotidien, c'est bien Sigmund Freud. Au coeur de son oeuvre, le rêve, le mot d'esprit, l'enfance, l'étrange, l'oubli et l'erreur occupent une place de choix. Freud édifie une théorie à partir de sa propre intimité, de la trame de ses jours et de ses nuits, de tous ces petits riens qui, avant lui, étaient "insignifiants", et il y cherche, en savant, les traces d'un monde dont il fait l'hypothèse - celui de la réalité de l'inconscient. Évoquer, aujourd'hui, les faits et gestes de Freud et de ses visiteurs, ce n'est pas seulement peindre l'atmosphère discrète et passionnée d'un petit cercle de Viennois et d'étrangers de passage à Vienne ; car c'est, précisément, de leurs amours, de leurs rêves, et de leurs angoisses, qu'est née la psychanalyse. Dora, le petit Hans, l'Homme aux loups, cessent ici d'être des cas familiers de la galerie des portraits freudiens, pour redevenir des êtres de chair et de sang, parfois proches amis ou voisins de Freud, parfois venus de très loin, au-delà des frontières de l'empire austro-hongrois. À travers les récits et les lettres de ceux qui ont fréquenté le cabinet de Freud - Lou Andreas-Salomé, Marie Bonaparte, Theodor Reik... - nous découvrons un homme qu'on a souvent dénoncé comme lubrique, alors qu'il était puritain, et qu'on disait austère, alors qu'il se montrait passionné et plein d'humour. C'est en 1886, il y a exactement un siècle, que Freud ouvrait son cabinet et faisait de la vie privée l'enjeu d'une recherche qu'il voulait scientifique, et du pouvoir des mots un outil de guérison.

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