Littérature générale

  • Les habits collent à la peau. Ils nous protègent et nous exposent. Le vêtement happe le regard social et trahit notre part d'ombre. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux dans cette course aux apparences. Dans ce livre, Lydia Flem raconte les vêtements de ses souvenirs. Elle mêle avec malice le grave au frivole. Sur un mode ludique, elle poursuit sa quête de l'intime en adoptant une forme devenue classique depuis les Je me souviens de Georges Perec dans les années 1970. Cette forme, Perec l'a métamorphosée après l'avoir empruntée à l'artiste américain Joe Brainard, ami de son ami Harry Mathews. De la petite fille à l'amante, de la séductrice à la militante des droits de la femme et des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans), Lydia Flem s'amuse à psychanalyser nos gestes et nos codes vestimentaires. Cette promenade personnelle croise la garde-robe de nos souvenirs collectifs, photographies de mode, stéréotypes du savoir-vivre, scènes de cinéma, mots de la littérature, images de l'histoire et de l'actualité. Comme dans ses livres précédents, Lydia Flem explore ce qui appartient à chacun et à tous, le plus singulier et le plus universel.

  • Largués par nos parents qui disparaissent, par nos enfants qui quittent la maison, c'est le plus souvent au même moment de la vie que nous sommes confrontés à ces séparations : nos parents meurent, nos enfants grandissent.Coincés entre deux générations, ceux à qui nous devons l'existence, ceux à qui nous l'avons donnée, qui sommes-nous désormais? Les repères vacillent, les rôles changent. Comment faire de cette double perte une métamorphose intérieure, un nouveau départ ?L. F.Traduite en quinze langues, Lydia Flem a publié neuf livres. Notamment, dans la même collection, Comment j'ai vidé la maison de mes parents.Visitez le blog de l'auteur

  • Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne traverse réellement le miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Dans le laboratoire du Grand Chimiste ou chez Lady Cobalt, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient la Reine Alice.Lydia Flem a l'élégance de parler de choses graves avec tendresse, humour et malice. D'une grande intensité, ce roman invente une langue pour dire le désarroi qui peut nous mordre à certains moments de l'existence : entre rires et larmes.Membre de l'Académie Royale de Belgique, Lydia Flem publie ici son dixième livre. Elle est traduite en une quinzaine de langues.

  • «Parmi tous les souvenirs qui me restaient de mes parents, ceux qui occupaient une place unique, les plus fragiles, peut-être, se trouvaient dans trois boîtes découvertes dans leur grenier.Trois boîtes en carton que j'avais emportées chez moi sans les ouvrir. Je savais qu'elles contenaient la correspondance amoureuse que mes parents avaient échangée pendant trois ans, entre leur rencontre fin septembre 1946 et leur mariage le 1er décembre 1949. Fallait-il les jeter sans lesregarder ou bien les lire? Était-ce indiscret ou même incestueux? [...]Ce que j'y découvrais, ce n'était pas seulement une histoire d'amour, pas seulement la naissance d'un couple qui vécut plus de cinquante ans ensemble, mais quelque chose d'une cosmogonie, d'une histoire fondatrice, d'un miroir où chacun voudrait se reconnaître: le désir d'être né de l'amour[...]Notre histoire ne s'écrit pas sur une feuille blanche; dès notre conception, nous nous trouvons saisis dans une autre histoire, celle de nos parents, de nos grands-parents, même si nous naissons longtemps après leur mort. Dans la suite des générations, notre place est désignée, nous ne sommes pas libres de nous-mêmes.Il nous faut assumer le passé pour ouvrir les horizons du présent.»L.F.Visitez le blog de l'auteur

  • Elle claque comme un coup de fouet. Elle jette à l'écart de soi, loin des mots, des analyses, de la raison, hors du sens. Les sentiments n'existent plus, èlle occupe toute la place. Nue comme le fil d'une lame. Comment décrire une attaqué de panique sans

  • Absolument charnelle, entièrement psychique, telle est la voix, toujours à la limite du corps et de l'esprit, de l'intime et du social, du soi et du monde.A travers les portraits de personnages d'opéra qui me hantent, j'ai voulu m'approcher des mystérieux enchantements de la voix humaine, de sa puissance primordiale, des sentiments d'amour quelle porte jusqu'à l'incandescence.Me voici à présent déroulant sans pudeur le catalogue de mes voluptés lyriques, prenant les lecteurs à témoin.L'histoire qui commence est notre histoire, notre opéra intérieur.Visitez le blog de l'auteur

  • Entre Casanova et nous, il y a presque deux siècles dignorance et de malentendu. On le croyait don juan de salon et mauvais bougre, on le découvre homme des Lumières et ami des femmes.
    Dans ce livre, Lydia Flem raconte comment lenfant de Venise, malade et abandonné par sa mère, devient un homme audacieux, insolent, prêt à tout entreprendre. Casanova se jette dans lexistence sans rien vouloir en retour, sinon la plus scandaleuse des récompenses le plaisir.
    Pour les femmes, le Vénitien est un homme disponible, un amant sans conséquences. Toujours généreux, il se donne sans compter et ne trouve la volupté que lorsquelle est partagée. Son art de vivre est un exercice du bonheur.
    A pars, Rome, Berlin, Saint-Pétersbourg, Spa ou Londres, ce fils de comédiens se sent partout chez lui. Des salons aristocratiques aux bas-fonds, des alcôves aux couvents, des tables de jeux aux cénacles dérudits, on le retrouve dans tous les cercles de la société du XVIIIe siècle. Tour à tour ignoré puis comblé par la bonne fortune, Casanova rebondit toujours.
    Exilé dans un château de Bohême, rattrapé par la vieillesse, cet amoureux de la langue française écrit treize heures par jour lhistoire de sa vie. Dernier pied de nez à la postérité, le vénitien devient moraliste. Non content davoir fait de la volupté de vivre le principe dune existence, il affirme que le vrai bonheur est celui quoffre la mémoire. Au-delà du plaisir, il y a encore du bonheur, voilà linsolente morale de Giacomo Casanova.

  • Paris fantasme Nouv.

    Fascinée par une ruelle, née il y a cinq cents ans entre la place Saint-Sulpice et le jardin du Luxembourg, j'ai cherché à découvrir celles et ceux qui y ont vécu de siècle en siècle, de numéro en numéro, d'étage en étage, depuis 1518. La rue Férou est devenue le lieu d'une question existentielle : qu'est-ce qui donne le sentiment d'être chez soi quelque part ? D'habiter tout à la fois son corps, sa maison et le monde ?
    Je me suis glissée dans la peau d'un photographe du xixe siècle et d'une comédienne de la Comédie-Française au xviiie, j'ai accompagné Man Ray dans son atelier, Mme de La Fayette dans sa maison d'enfance ou des religieuses dans leur couvent. Comme une psychanalyste prête à tout entendre, à tout écouter, sans choisir ni trier, j'ai ouvert ma porte aux voix du passé.
    Sous la rue Férou, j'ai découvert ma rue Férou, hantée par le cortège de celles et ceux qui n'ont pas d'autres traces pour dire leur passage sur cette terre que des listes de noms.
    Singulière ruelle qui s'absente à ses deux bouts. Ses pierres recèlent des trésors d'histoires, de légendes, de questions sans réponses et de réponses sans questions.
    Une rue, dix maisons, cent romans.
    Paris Fantasme.

  • Discours de réception de Lydia Flem à l'Académie royale de Belgique accueillie par Jacques de Decker.

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