• Sur l'invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l'île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C'est aussi l'occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s'est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s'engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l'intérieur d'elle-même, jusqu'à atteindre un point de non-retour.
    Avec ce portrait trouble d'une femme en apnée, David Vann confirme son immense talent pour sonder les abysses de l'âme humaine.

  • Dix questions sur le féminisme Nouv.

    Valérie Rey-Robert résume, dans un texte court et concis, les principaux sujets qui animent le féminisme aujourd'hui. Ceux-ci ne sont pas récents, mais depuis le hashtag #MeToo, ils trouvent un écho inédit dans l'espace public : la charge mentale, le travail, les inégalités, les violences, l'éducation... Valérie Rey-Robert, autrice féministe militante, s'est attachée à donner en 10 courts chapitres des arguments et des chiffres pour armer les esprits et rendre accessibles ces thèmes de lutte au plus grand nombre. Pour compléter ce tour d'horizon, elle revient sur l'histoire des différentes vagues et courants féministes, mais aussi sur celles qui les ont incarnés et théorisés, en faisant un détour par les idées reçues et les dissensions que traversent le mouvement.

    /> Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette. Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes (Libertalia, 2020).

  • Peut-on prévoir les tsunamis ? D'abord, qu'est-ce qu'un tsunami ? Comment se forme-t-il ? Peut-on échapper à ses vagues si particulières ? Comment déterminer où et quand se produiront les prochains tsunamis ? Et comment mettre en place une prévention efficace ?

  • Ces poèmes et courtes proses (écrit pendant une période difficile où l'auteur subissait un traitement anti-cancéreux) travaillent la chair à vif, disent éperdument le désir ardent de vivre. L'amour est en quelque sorte revisité, et mesuré à l'aune de la mort qui n'est plus anonyme.

  • Ce livre est un jardin : une manière d'habiter le monde au rythme des saisons. Comme les jardins classiques, il dialogue avec les paysages voisins et se souvient des saisons passées. C'est aussi, comme les anciens jardins basques, un lieu cerclé de pierres où l'on murmure les paroles de rites peu catholiques. Pour y pénétrer il faut suivre une ancienne piste de berger qui gagne le sommet de la colline en traversant la forêt. On peut aussi tourner les pages. Il veille sur le pays mouvant de la mer d'où viennent (Pierre de Lancre, démonologue illustre nous l'assure), avec les averses, la vielle Aphrodite et quelques Vierges marines, des sorcières effrontées (leurs soeurs ?) qui vont danser leurs métamorphoses dans les fougères. Naïves comme des poètes, elles pensent que leurs mots ont prise sur le monde. Pour l'instant, elles ignorent que Dieu les a chassées du jardin, où l'auteur prend plaisir à les retrouver.

  • J'entends des sons.
    Un souffle ?
    Je me penche sur bâbord
    et une ombre lumineuse passe à toute vitesse.
    Puis une autre, et encore une autre.
    Les corps souples de cinq dauphins se dessinent,
    nageant le long du bateau,
    luisant dans l'eau phosphorescente.

    Il est 0 h 55. Le lourd manteau de la nuit tombe sur le port. Une femme à la dérive embarque sur un voilier pour sa première traversée de l'Atlantique, aux côtés d'un capitaine tatillon, de sa jeune épouse et d'une jeune femme de Marseille. Se succèdent pour elle des moments forts - de doute, d'extase, de fièvre -, mais aussi des expériences féeriques, comme cette voie lactée de plancton phosphorescent dans le sillage du voilier ou encore cette baignade qu'elle s'offrira dans l'infini, entourée de l'immensité bleue et mouvante de l'océan.

    Récit d'émancipation à une voix, «Dans le bleu» raconte le formidable triomphe de la ténacité sur l'adversité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi l'image surgit-elle ? et les mots ? ceux-là plutôt que d'autres, irrésistibles et dévorants ? Rien n'est donné, pas même « tel premier vers » ; et tout est arraché au trop-plein de la terre, ou de la solitude, jusqu'à ce que le renoncement soit total et la lutte enfin achevée. Visage au regard incandescent. Lettres écrites et heures vécues à la pointe de joies révélant des soleils multicolores et passagers. Il peut vivre de sa vie ce poème qui dira espérance et souffrance, l'amitié, l'irréductible solitude et la quête incessante où les mots sont de vérité et la vérité des mots. « Ténèbres... détruites par l'incendie d'une Présence », livrées au lecteur, ami à jamais inconnu.

  • Est-ce le goût des paris difficiles ? Yves la Prairie semble s'être donné pour objectif de réconcilier, ou du moins de rapprocher, la poésie musicale, rythmée, légère dans ses apparences, souvent qualifiée de traditionnelle, - c'est elle que la mémoire retient -, et la poésie moderne, davantage sensible au choc des mots, au bonheur des rencontres, aux résonances des images, à leurs ondes et à leurs échos. Il veut prouver que l'une n'exclut pas l'autre, que chacune traduit le passage « d'un moment du monde rattrapé au vol », parce que l'âme n'est pas un monolithe, ni l'inspiration un arc à une seule flèche. Mais l'originalité principale du recueil vient sans doute du fait qu'Yves la Prairie a pourcouru lui-même les « margelles » de l'Océan et exploré ses « puits sans fond ». Jusqu'à présent, très peu d'hommes dans le monde ont pu voir la face cachée de la mer, sous plusieurs milliers de mètres d'eau. Parmi eux, il est le premier à évoquer - en poète - ces plongées aux abysses, portes d'un nouveau monde dont la nuit éternelle frémit de tous les « tremblements ». Jean Orizet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des poèmes en prose qui s'imprègnent de tout l'univers pour redonner une place pour les hommes justes.

  • Parhélie : « Image du soleil réfléchie dans une nuée » (littré), sous ce vocable savant mais beau, se cache (par pudeur) une grande sensualité : le poème qui donne son titre au recueil n'évoque pas autre chose, en effet, que la communion amoureuse dans ce qu'elle a de plus haut, « parhélie âme-corps » et « naissance l'un à l'autre » pour mieux « re-naître » au monde. Alors, poésie amoureuse, poésie sensuelle ? oui, sans doute, mais surtout, poésie de sève et de chair, qui tente, obstinément, de fusionner avec le cosmos : « La Terre un jour... s'ouvrira femme/et la semence gorgera le silence ». Dans ce troisième recueil, l'écriture de Claudine Helft s'affirme dans le sens de la tension, de l'ellipse, de la beauté, grave, du poids spécifique des mots. Il s'agit maintenant, pour le poète, de dénouer « le lien gordien », de « vivre l'arbre jusqu'à ses racines », de réaliser « l'équation parfaite de l'autre à soi, et de soi à l'Univers ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cale d'étoiles chante, une traversée oubliée. Jadis les rêveurs audacieux quittaient le Finistère pour cingler vers les richesses de l'Orient mythique, les Indes. « L'odyssée coolie » fait le voyage inverse pour s'écrire sur les berges mêmes de ceux qui nommèrent les îles. Poèmes vers le voyage ultime ; l'essence du voyage et de l'Homme. Sinon, « quelle autre vérité sans le poids d'une parole en vigie ? »

  • Ils tissent des ourlets d'écumes éphémères, s'éloignent et se jettent à nouveau l'un contre l'autre. Tendresse de la carène sur la houle. Violence du nez qui s'enfourne dans ses rondeurs à elle. Les textes d'Âcre de lune naissent de la vague, d'un regard vacant et de l'hellébore sensuel. Thérèse Boisdron conjugue les années comme des balises, avec les tendresses de la carène sur la houle dans la gestuelle douce de ses dessins.

  • Premier recueil de poèmes édité par une jeune association. Poème de la broyeuse, Poème usé, Poème pour passer : trois chants mis en page avec élégance et sobriété.

  • Étymologiquement, la poésie de Geneviève Clancy est paradoxale. Elle s'énonce d'un lieu apparaissant comme parallèle à l'opinion courante. Elle ne s'affirme pas contre celle-ci ; mais à côté d'elle. Originellement, le paradoxe marginalise une opinion. Or, la poésie telle qu'elle se dit dans ce recueil, érige un lieu devenant vite unique et que régit un projet anthropologique : grâce au télescopage dans l'imaginaire (le titre « réseaux » donné au recueil assure ce recours sémantique), la vie et le sens y concluent un pacte d'alliance tendant davantage à abolir qu'à réduire au minimum l'écart entre eux. Dès lors, la technique poétique ici utilisée (le changement de catégorie grammaticale : les substantifs deviennent des verbes) contribue à la création d'un climat poétique tout à fait endogène. Ainsi : « l'imminence où l'orage verre et ventre sa profondeur » et « l'eau louve mille mains ». L'originalité de la poésie de Geneviève Clancy est à la mesure de son exigence : le langage institue la norme minimale de la quête d'une universalité véritablement intégrale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Fils de la mer, amant et observateur habile, Hafedh Djedidi est attentif aux séditions et aux sédimentations du réel. Il tente, tout au long de « Rien que le fruit pour toute bouche », d'édifier et de composer un texte alerte. La texture du monde étant brisée et hachurée, il recueille, cisèle et rassemble des blocs d'énoncés et des rythmes progressifs. Il capte et distingue les chatoiements et les rites de la mémoire, décèle et transgresse le poids de diverses instances. Pénétrant à travers quelques rares ouvertures, s'immisçant dans la tourmente, celui qui invente le « contre-chant » adhère à un monde en gésine. La gestation du « contre- chant » s'inscrit dans une durée qui est aussi celle des mesures, des failles et des chutes du temps mondain. L'énoncé poétique noue ce qui se dénoue, puis renoue avec l'enfance avant d'invoquer un futur qui sera, lui, un « long poème ». Advenant dans un monde dont le poète perçoit la décomposition et les errances, les poèmes de Hafedh Djedidi puisent leur force inaccoutumée et le principe de leur unité dans un renouvellement ininterrompu. Ce livre a obtenu le « Prix littéraire de poésie de l'A.C.C.T. » à l'occasion du Concours littéraire organisé en 1985 par l'Agence.

  • Il y a une forme féminine, là-bas derrière le champ des mots, qui s'installe dans la lumière. C'est elle. Elle parle. Elle murmure en « Marine ». Je la connais bien et je sais qu'elle n'y connaît rien. Elle n'est là que par amour. Imaginez-la. Elle vient de la terre champenoise, des marais, de l'eau stagnante, de ceux qui n'acceptent l'image de l'eau vive qu'à l'intérieur de lourdes constructions de pierre où résident leurs croyances. Ludmilla est née dans ce monde-là, de ce monde-là. Enfant, elle n'avait pas d'horizon. Elle l'écrit dans son dernier recueil L'usage de la parole. Elle ne cherchait des trésors que dans la cave imaginaire. Cachée dans le regard du père, étouffée dans le silence de la mère, elle a dormi longtemps « du sommeil du monde ». Mais l'aube est venue et « au réveil, j'assiste au réveil ébahi de l'eau » Elle nous fait partager cette émotion si douce qui la porte vers l'Ailleurs. Martine Swertvaegher

  • Des poèmes où histoire et nature se bousculent entre des crépuscules en deuil et des aubes-étincelles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une poésie qui fait référence au rock, au cinéma et à la culture anglo-saxonne.

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