Sciences humaines & sociales

  • La liste de ces figures de communautés nouvelles dont on découvre aujourd'hui qu'ils ont commis des abus spirituels, parfois sexuels, ne semble pouvoir s'arrêter. Comment ces hommes (et ces femmes) si brillants, si lumineux, ont-ils pu laisser la place à une part si sombre ? comment ces communautés qui ont porté tant de fruits dans le sillage du « nouveau printemps » chrétien peuvent-elles révéler aujourd'hui des fondations si fragiles ? C'est impensable et incompréhensible, et pourtant il faut bien reconnaître que coexistent ces réalités.
    Céline Hoyeau, journaliste à "La Croix", et catholique qui a elle-même vécu son engagement dans ces communautés nouvelles ne cesse de se heurter à cette incompréhension. Sans verser dans une moralisation du problème, ni le règlement de compte, elle mène une enquête patiente, précise et éclairante. Pour comprendre comment de si grands charismes ont suscité tant de vocation et de souffrances en même temps, elle a choisi de reconstituer la trame historique, rassemblant de très nombreux témoignages et l'éclairage de spécialistes. Au terme de ce travail, elle dégage des pistes de réflexions nouvelles. Un travail salvateur qui redonne la parole aux victimes tenues au silence.

  • Le travail est-il moral ou immoral ?La société capitaliste envisage le travail selon une conception éthique autant que religieuse.Considéré comme une vertu, la question de ses conditions tend à n'être plus posée. À l'inverse, si on le mésestime, il entraîne des revendications économiques et sociales. Mais l'engrenage du travail, censé favoriser l'élévation vers les hautes sphères de l'esprit, y fait aussi obstacle en justifiant l'asservissement. Pour résoudre cette équation insoluble, le philosophe italien reprend à son compte, avec un art de la transmission qui lui est propre et parfois non sans les critiquer, les travaux de Schiller, Simmel, et même le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels. Surtout, Rensi démontre ici, de nouveau, sa faculté de stimuler les esprits. Car si, à ses yeux, la haine que le travail inspire apparaît proportionnelle au désir d'atteindre la véritable destinée humaine, il valorise du même coup le jeu, l'art, la passion des sciences, toute activité susceptible d'échapper à la contrainte et au diktat de l'argent.

  • Au fil des jours, inspiration, paix, tranquilité et sérénité nous accompagnent. Ce journal éternel nous propose des messages profonds, pratiques et irrésistibles dans un style simple et discret. Un succès basé sur des valeurs spirituelles : amour, la paix, la joie, la gratitude, l'unité.
    Une journée commencée "du bon pied", c'est beaucoup ! Chaque méditation est comme un rayon de lumière, ou une note au timbre subtil, pour plus de bonheur, de sens à notre vie. Lire chaque jour un des petits textes nous rend plus légers, plus optimistes et nous aide à rester centrés sur l'essentiel.

  • À l'heure où chacun est tenté d'accuser ou de regretter le monde d'avant, de refuser ou d'appeler de ses voeux le monde d'après, François Esperet nous appelle à trouver l'élévation ici et maintenant.
    Poète devenu diacre, il officie dans une église orthodoxe de la région parisienne. Depuis trois ans, chaque dimanche, il y commente la lecture apostolique qui précède l'Évangile. Ses homélies accompagnent les fidèles dans leur chemin spirituel en les éclairant sur le texte sacré comme sur la vie profane. Elles renouent ainsi avec les discours des Pères aux sources de l'Église, adressés aux membres d'une communauté mais destinés à tous, croyants ou non.
    Son exégèse intuitive et créative permet à chaque instant de ressentir la vie comme un miracle qui a besoin de nous pour se réaliser.

  • Psychologie et spiritualité : fondements, concepts et applications Nouv.

    Depuis quelques années, de plus en plus de recherches en psychologie abordent la notion de spiritualité en la distinguant très clairement de la notion de religion.
    La spiritualité (qui peut ainsi être religieuse ou areligieuse) bénéficie donc maintenant de définitions scientifiques qui lui permettent de l'extraire du domaine de la pensée sociale et du sens commun, où elle est trop souvent malmenée et perçue sous un angle péjoratif.
    Cet ouvrage présente les travaux les plus récents de la psychologie scientifique menés sur la spiritualité et développe les dernières orientations sur cette thématique qui croise la question de l'émerveillement, de la connexion avec la nature, de la quête de sens, du sacré, du rapport au temps... La spiritualité est abordée à la fois au niveau conceptuel dans ses liens avec des espaces disciplinaires comme la psychologie existentielle ou la psychologie positive, et au niveau appliqué dans le monde de la santé, du travail, de la gérontologie ou de l'environnement.

  • Experts du discernement, impliqués dans la société, les jésuites ne cessent d'attirer par leur rayonnement et une spiritualité ouverte sur le monde. Dans ce livre, Guilhem Causse montre que si l'action est le but de cette spiritualité, elle passe par un préalable que saint Ignace de Loyola appelait « consolation », qui est issu de la décision d'aimer Dieu et de tout lui remettre.
    Face à la complexité de notre époque, la spiritualité jésuite provoque une réflexion exigeante et enthousiasmante sur la manière de vivre sa foi et de repenser l'orientation fondamentale de son existence.

  • Saint François d'Assise n'a jamais été aussi populaire. Même le pape s'est placé sous son patronage ! Et, de fait, notre société de consommation commence à entrevoir la nécessité de retrouver des valeurs telles que la sobriété, la fraternité ou l'humilité, portées par la spiritualité franciscaine. Mais celle-ci est d'abord ancrée dans l'émerveillement : devant Dieu, devant la Création, devant chaque être humain. La volonté de dépouillement renvoie au mot de « minorité » qui donne leur nom aux religieux franciscains et capucins (« frères mineurs ») : il s'agit de refuser toute supériorité, de se tourner vers les plus faibles et les déclassés. Tout un programme pour aujourd'hui !

  • Géant intellectuel de l'Occident chrétien, saint Augustin est aussi un de ses plus grands maîtres spirituels. À cet homme de désir et d'amitié, le Christ a appris à tout purifier dans la charité, à tout orienter vers Dieu, à tout unifier dans la communion. Sa pensée a influencé en profondeur l'histoire du catholicisme et la vigueur de son regard sur le coeur humain répond aux inquiétudes d'aujourd'hui. Par son actualité, Augustin nous offre un message vivant et chargé d'espérance.

  • En récusant qu'elle soit une psychologie (avec ou sans profondeur), un art, une religion, une magie et même une science, Lacan aurait-il laissé la psychanalyse comme flottant en l'air, ne sachant plus ce qu'elle est ni où elle est ? Jacques Derrida la tenait pour un discours instable et insituable, mais « discours » ne va pas non plus. Pourtant, en 1982, dans son cours sur « l'herméneutique du sujet », Michel Foucault adressait aux psychanalystes une proposition effective. La psychanalyse n'a pas su, notait-il, se penser « dans le tranchant historique de l'existence de la spiritualité et de ses exigences ». Partant, elle se serait faite oublieuse de cela même qu'elle est : une expérience spirituelle, par laquelle, via un autre, le sujet opère sur lui-même les transformations nécessaires pour accéder à sa vérité. Seul Lacan, ajoutait Foucault, n'aurait pas participé de cet oubli. De là trois questions : y a-t-il lieu d'accréditer cette généalogie de la psychanalyse que bâtit Foucault ? Qu'en est-il de la spiritualité chez Lacan ? et chez Freud ?


  • Soigner les vivants comme les morts : l'incroyable destin d'une infirmière médium

    " On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans " a écrit Rimbaud, mais la destinée vous joue parfois des tours qui vous obligent à le devenir. Adolescente débordant d'humour et d'énergie, Marie-France Cazeaux-Le Corre découvre un jour qu'elle n'est pas comme les autres : elle a des
    visions durant lesquelles des défunts lui apparaissent et lui confient des messages d'une précision confondante.
    Les premières manifestations de ce don la terrorisent. Est-elle en train de devenir folle ? Ne supportant plus de rester seule avec ses questions et ses angoisses, elle décide de se confier à son père. Loin d'être surpris, ce-dernier lui raconte alors avoir été lui-même témoin d'un phénomène inexplicable durant la Seconde Guerre mondiale et lui révèle que certains membres de sa famille possèdent des " talents secrets "...
    Ce livre retrace la vie d'une femme au grand coeur sollicitée par l'invisible, une infirmière médium qui, pour aider les autres, a dû apprendre à maîtriser ses visions et à canaliser sa peur de l'au-delà. Elle nous raconte aujourd'hui son histoire, étayée par des témoignages extraordinaires de scientifiques, d'artistes, de familles a priori incrédules, et nous fait partager quelques-unes de ses plus belles rencontres entre ciel et terre.

  • Faut-il vivre sans désir ?
    Le désir est une force puissante, tantôt condamnée, tantôt célébrée. On le voit comme un vide qui cherche à être comblé ou comme un élan créateur qui se tourne vers le monde.
    Les philosophes ont prêté un grand intérêt au désir et à la passion depuis épicure ou le Bouddha jusqu'à Spinoza et Schopenhauer. Qu'est-ce que le désir ? Que désire le désir ? Est-il toujours source de souffrances ? Faut-il s'y abandonner ou le maîtriser ? Quelle place lui attribuer dans nos vies ? Faut-il vivre sans passion ?
    Serge Carfantan nous offre ici une analyse profonde de la question du désir et de la passion en s'appuyant tout autant sur les sagesses d'Orient que d'Occident. Des auteurs classiques sont convoqués comme : Platon, épicure, épictète, Descartes, Spinoza, Hegel, Schopenhauer, Freud, Michel Henry... mais aussi des enseignants spirituels comme : Swami Prajnanpad, Krishnamurti, Eckhart Tolle,
    Jean Klein...
    L'auteur nous montre qu'on peut désirer sans souffrir et vivre dans la pure passion sans motif, sans objet, qui n'est rien d'autre que le feu intérieur, la flamme de la vie.

  • Gandhi fut assassiné le 30 janvier 1948, il y a soixante-dix ans. On croit tout connaître de lui, de ses combats, de ses convictions. Mais est-ce si sûr ? Saviez-vous que le chantre de la chasteté connaissait par coeur le Kâmasûtra, qu'il découvrit à 13 a

  • Et si la preuve de l'existence de Dieu était d'en faire l'expérience ?
    La question de Dieu plus que jamais revient sur le devant de la scène.
    On croyait la religion finie, enterrée, voilà qu'elle fait son grand retour à
    la surprise de beaucoup d'Occidentaux qui peut-être avaient pris au pied de la lettre la phrase de Nietzsche : " Dieu est mort. "
    Serge Carfantan - en s'appuyant sur les philosophies d'Orient comme d'Occident - repose ici dans un ensemble de leçons, la question de l'existence de Dieu et des religions, non pas du point de vue de la théologie et de l'histoire, mais du point de vue de la philosophie,
    c'est-à-dire de la raison et de l'expérience.
    Que savons-nous de Dieu ? La philosophie peut-elle prouver son existence ? Qu'est-ce qu'une religion ? La croyance religieuse s'oppose-t-elle à la raison ?
    Le coeur du livre repose sur la distinction clairement établie entre religion et spiritualité qu'on confond trop souvent. La spiritualité ne nous oblige pas à croire en quoi que ce soit, mais invite à porter son attention sur l'expérience personnelle. Le sens de l'esprit religieux ne réside pas dans la conformité avec un dogme, ni dans le fait d'appartenir à une église mais dans l'expérience d'un lien avec une dimension sacrée, avec
    la dimension divine de l'Être.



  • "Il ne saurait y avoir de vérité première. Il n'y a que des erreurs premières."
    Gaston Bachelard


    L'erreur est partout, l'erreur est humaine. Penser, c'est se tromper ! Dans cette deuxième édition, Luc de Brabandere et Anne Mikol

  • Cinquante ans. Se souvenir. Vanité des pèlerinages, pathétique dérisoire des protestations contre l'oubli. L'histoire, superbe, celle-là même qui laissa voir la barbarie au coeur de la plus splendide civilisation, l'histoire tourne la page. Pages d'histoire, révision des points de vue ; à quel titre, murmurent les ignobles, refuser à l'intelligence historienne le droit de renouveler les points de vue ? Il n'y a pas de mémoire dans l'histoire. La mémoire d'Israël retient-elle les horreurs des barbares civilisés dans le détail ? Retient-elle même les gestes héroïques des victimes insurgées ? Elle retient la sainteté qui s'écarte de l'histoire des vainqueurs. Dans ce petit livre sans âge, écoutez les histoires des bouts de chandelle, de lanières de phylactères. C'est la résistance juive, l'éternité d'Israël.

  • La déshabitation des certitudes marque le monde contemporain. Alors que la pratique religieuse proposée en Occident par le judéo-christianisme décroît et que l'intérêt pour les sciences humaines, notamment la psychologie et la psychanalyse, s'est affranchi des illusions et des adhésions excessives, les déçus ont-ils réinvesti la spiritualité ?

    À l'exception d'une frange restreinte de fondamentalistes de toutes obédiences, ce n'est pas la religion qui attire, mais une quête plus profonde, plus risquée, plus vivifiante aussi, à savoir la volonté de comprendre comment se tisse pour chacun le rapport entre sa spiritualité et l'Être censé la motiver.

    L'auteur, attentif à la théologie apophatique, qui ne propose aucune certitude mais interroge par la négative l'espace divin, souligne l'importance du Moi idéal, de l'Idéal du Moi et des questions sur l'origine et la finitude qui jalonnent la nouvelle démarche des chercheurs de déité.


  • Se proposant de philosopher à partir du récit évangélique, l'auteur en choisit 20 extraits et propose, pour chacun d'entre eux, une méditation sur le problème qu'il soulève et les réponses qu'il apporte à nos questions existentielles.

    Le monde

  • Ouvrage le plus lu d'Henri Suso, L'Horloge de la Sagesse a connu un succès analogue à L'imitation de Jésus-Christ. Mais, ce livre, paradoxalement, n'était plus accessible en français, d'où l'intérêt de cette nouvelle traduction.
    Ainsi pourra-t-on voir comment Henri Suso, ce disciple de maître Eckhart, propose un chemin spirituel, axé sur l'imitation du Christ dans sa Passion, dont L'horloge marque les différentes heures dans la journée. Avec cet ouvrage, qui reprend en latin le Petit Livre de la Sagesse éternelle, Suso se présente comme le Serviteur de la Sagesse éternelle et prépare déjà le tournant de la mystique rhénane à la Devotio moderna.
    Pour la première fois, L'Horloge de la Sagesse est publié avec l'essentiel de l'iconographie qui lui a été consacrée, non seulement dans le manuscrit de Bruxelles, mais aussi dans nombre d'autres manuscrits, qui en scandent les différentes étapes.
    Henri Suso (1295-1366) est l'un des mystiques rhénans. Il passe la majeure partie de sa vie à Constance, où il entre au Couvent des Dominicains, avant d'être envoyé à Ulm en 1347/1348. Sa Vie est retracée dans l'Exemplar.

  • Traité du bas de l'être

    Jean Broustra

    • Eres
    • 21 Octobre 2010

    Le traité du bas de l'être est un essai sur les modalités contrastées entre le bas et le haut, le lourd et le léger, le corporel et le spirituel. Inscrit dans la tradition occidentale, tel le Traité de la concupiscence de Bossuet ou le célèbre livre de Bachelard L'air et les songes, il accorde une place privilégiée à la philosophie (d'Héraclite à Deleuze), à la psychanalyse, à la poésie. Plusieurs pratiques sont données en référence, à partir de l'expérience de l'auteur dans la médecine psychiatrique, la psychanalyse, la psychothérapie en ateliers d'expression, l'écriture dans la tenue de carnets personnels et la publications de romans. Loin d'être conceptuel et abstrait, cet ouvrage relate une histoire de vie à la recherche d'une pensée, d'un sens, par le jeu de la transmission mais aussi par la prise de risque d'une nécessaire invention.

    Jean Broustra est psychiatre, psychanalyste, écrivain.


  • Votre enfant est stressé ? Ce guide illustré vous propose une méthode de 42 exercices issus du yoga et de la sophrologie. Ils reposent sur des techniques simples, à pratiquer avec votre enfant, sans préparation ni matériel. Courts, ils durent

  • Toute vie est sacrée et l'univers entier est une vibration qui se matérialise. Tel est l'enseignement que l'auteur a reçu dabs sa jeunesse au Pueblo Picuris : de l'infiniment petit à l'infiniment grand, le phénomène de pulsation est inhérent à tout ce qui existe. Prendre conscience de cela mè,e à une appréhension du monde radicalement nouvelle où le mythe et l'expérience visionnaire deviennent les portes d'accès d'une réalité métamorphosée. C'est cette réalité que décrit ici l'auteur en montrant comment on peut y accéder par les expériences spirituelles induites notamment par le chant et les rituels.
    "Être et vibration" est aminé par l'esprit d'un peuple ancien : il nous éveille à un mode dêtre qui perçoit la vibration essentielle à l'origine de toute chose.

  • L'auteure propose huit clés pour agir auprès des jeunes suicidaires: la gestion des émotions, la perception de soi, la relation au corps, la vision et la résolution des problèmes, les relations interpersonnelles, le rapport à la société et la perception de celle-ci, la relation aux objets, la dimension spirituelle.

  • Dans Eatenonha, Georges Sioui présente l'histoire d'un groupe de Wendats, le clan des Seawi, et révèle les secrets les plus profonds et les plus précieux que possèdent son peuple et tous les peuples indigènes ainsi que tous ceux qui comprennent et respectent leurs modes de pensée et leurs modes de vie. L'auteur donne un aperçu de la vie, de l'idéologie et du travail de sa famille et de ses ancêtres et raconte la trajectoire historique peu documentée des Wendats ainsi que les expériences qu'a vécues sa famille dans la réserve. Il apporte un éclairage inédit sur les réseaux commerciaux et sociaux qui existaient dans le nord-est du continent avant l'arrivée des Européens et explique que la confédération wendate était le centre géopolitique d'un commonwealth de nations fondé sur la paix, le commerce et la réciprocité. Ce réseau était, selon lui, une véritable démocratie dans laquelle on accordait la même valeur à tous les êtres, quelle que soit leur nature, et où les femmes avaient leur place au centre de la famille et de la communauté.
    Dans Eatenonha, Georges Sioui présente les premières civilisations du Canada comme les initiatrices de la démocratie moderne. L'ouvrage s'inscrit ainsi dans les efforts constants visant à guérir et à éduquer tous les peuples en s'appuyant sur les perceptions autochtones de la vie et du monde.

  • «Ce qui détermine notre manière de vivre, c'est le but ultime que nous cherchons à réaliser dans notre vie. En un sens, tout le monde poursuit le même, qu'on appelle communément le bonheur, mais en réalité nous le recherchons à travers la poursuite de finalités tout à fait distinctes et finissons par le percevoir de manière très diverse et à certains égards hétéroclite.
    Historiquement, depuis les origines de la civilisation occidentale jusqu'à aujourd'hui, les hommes ont recherché le bonheur à travers trois finalités ou trois orientations de vie : la réussite, le salut et la vraie vie - celle que le philosophe, notamment, juge conforme aux exigences de la raison. À chacune de ces finalités correspond une manière propre de vivre et par suite une stratégie de vie particulière. En somme, ces finalités sont au fondement de tout le reste car elles conduisent à trois
    manières de vivre caractéristiques et aux grandes éthiques qui y correspondent. Sur cette base, chacun a la charge de mettre au point une stratégie de vie satisfaisante pour lui-même.
    Cet ouvrage rappelle les réponses qu'ont proposées à cet égard les civilisations du passé et celles que permettent aujourd'hui les termes que ces dernières nous ont légués.» J.M.

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