Arts et spectacles

  • Jean-Sébastien Bach est sans doute le plus grand musicien de tous les temps, mais aussi le plus spirituel. Dans ses compositions profanes comme religieuses, la figure du Christ et la méditation de la Bible sont omniprésentes et donnent la clef de la plupart des compositions marquées du sceau de son génie et de sa foi.
    Ancrée dans l'Allemagne de son temps et le luthéranisme, la musique de Bach est centrée sur les mystères de l'incarnation et de la rédemption, sur ce lien entre l'homme et Dieu, cette quête de l'éternel et de la transcendance qui est au coeur de chacun.
    Elle parle à l'intimité de chaque homme et rayonne de façon universelle par-delà les époques, les cultures et les croyances.

  • L'ouvrage se propose de lire le corpus des chansons de Leonard Cohen sous l'angle des thématiques religieuses, qui représentent à n'en pas douter l'une des grandes préoccupations de cet auteur.
    Il se compose de huit chapitres, qui s'intéressent successivement aux religions, sagesses et initiations ; au monde des récits bibliques ; à l'influence des écrits de sagesse ; à Jésus ; à différentes figures de la sainteté chrétienne ; à la liturgie juive ; à la mystique juive.
    Éclairé par des fragments de chansons présentés dans la traduction française de l'auteur, ce parcours laisse pressentir la cohérence et la profondeur de la dimension religieuse, qui apparaît dès lors comme une clé essentielle de l'oeuvre de l'auteur-compositeur canadien.

    « Fan » de Leonard Cohen depuis le premier album de celui-ci (contenant la fameuse chanson « Suzanne »), Dominique Cerbelaud a beaucoup échangé, par écrit ou lors de diverses rencontres, avec le chanteur. Sa compétence théologique (il est lui-même religieux dominicain) l'a rendu attentif aux thèmes religieux omniprésents dans l'oeuvre.

  • Les films d'Ingmar Bergman (1918-2007) ont la réputation d'être noirs et décapants. Le cinéaste nous soumet à une déconstruction des relations humaines fondamentales et de nos aspirations spirituelles. Mais sonder le vide en nous n'est-il qu'accablant ? Ou serait-ce le chemin le plus sûr vers un renouveau?
    Le cinéaste suédois, fils de pasteur, a lutté pour remplacer le discours chrétien de son enfance par un évangile exaltant l'amour et la vie. Son cinéma peut se comprendre comme un combat entre les mauvaises nouvelles et les bonnes. Maris et femmes, mères et filles, pères et fils, prêtres et communiants, psychiatres et patients, tous entrent dans la ronde interminable où un peu de lumière perce les ténèbres. Et là où la stratégie des acteurs bergmaniens s'avère insuffisante, la musique prend le relais afin de communiquer par-delà notre finitude.

  • « L'art roman, c'est des églises, encore des églises, toujours des églises », « Le XIIe siècle est la grande époque de l'art roman », « L'art roman reflète une époque angoissée par la fin des temps », « L'architecture romane est maladroite, petite, sombre », « Les cathédrales de lumière, c'est l'art gothique ! », « Au Moyen Âge, il n'y a pas d'artiste »...

    Souvent qualifié d'austère et de sombre, par opposition au gothique, l'art roman est presque toujours réduit aux « églises romanes ». C'est oublier que cet art fut d'une richesse exceptionnelle, réconciliant l'astronomie et la spiritualité, les sciences de l'homme et les techniques de pointe, l'art et la matière... C'est cette variété que l'auteur nous invite à découvrir ici.

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