Eres

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    Les psychanalystes savent depuis l'enseignement de Freud que les carences, les blessures narcissiques peuvent s'harmoniser au sein d'une société. Ce « rééquilibrage narcissique » a permis à Jésus, privé de père, d'en trouver un qu'il propose en partage à tous. Parce qu'elles servaient les politiques en place, les bases de la religion chrétienne sont ainsi posées. Siècle après siècle, elles ont conforté une structure familiale qui, pour tout croyant, est une référence, un guide, mais aussi une astreinte.

    La religion, par ses constructions artificielles, telle la notion de Dieu-Père, détourne à son avantage les questions que chacun, chacune tente d'aborder. Pour l'auteur, il ne s'agit pas de vêtir l'Humain de concepts, mais de l'aider à se dévêtir de ses fictions afin de lui permettre de retrouver le « goût du manque » d'où part un désir infini qui ne rencontre jamais un Dieu qui le comble. Il propose dans cet essai une voie disruptive qui délaisse la spiritualité verticale avec le Dieu-Père-Créateur pour une spiritualité horizontale à vivre dans le compagnonnage.

  • La déshabitation des certitudes marque le monde contemporain. Alors que la pratique religieuse proposée en Occident par le judéo-christianisme décroît et que l'intérêt pour les sciences humaines, notamment la psychologie et la psychanalyse, s'est affranchi des illusions et des adhésions excessives, les déçus ont-ils réinvesti la spiritualité ?

    À l'exception d'une frange restreinte de fondamentalistes de toutes obédiences, ce n'est pas la religion qui attire, mais une quête plus profonde, plus risquée, plus vivifiante aussi, à savoir la volonté de comprendre comment se tisse pour chacun le rapport entre sa spiritualité et l'Être censé la motiver.

    L'auteur, attentif à la théologie apophatique, qui ne propose aucune certitude mais interroge par la négative l'espace divin, souligne l'importance du Moi idéal, de l'Idéal du Moi et des questions sur l'origine et la finitude qui jalonnent la nouvelle démarche des chercheurs de déité.

  • Traité du bas de l'être

    Jean Broustra

    • Eres
    • 21 Octobre 2010

    Le traité du bas de l'être est un essai sur les modalités contrastées entre le bas et le haut, le lourd et le léger, le corporel et le spirituel. Inscrit dans la tradition occidentale, tel le Traité de la concupiscence de Bossuet ou le célèbre livre de Bachelard L'air et les songes, il accorde une place privilégiée à la philosophie (d'Héraclite à Deleuze), à la psychanalyse, à la poésie. Plusieurs pratiques sont données en référence, à partir de l'expérience de l'auteur dans la médecine psychiatrique, la psychanalyse, la psychothérapie en ateliers d'expression, l'écriture dans la tenue de carnets personnels et la publications de romans. Loin d'être conceptuel et abstrait, cet ouvrage relate une histoire de vie à la recherche d'une pensée, d'un sens, par le jeu de la transmission mais aussi par la prise de risque d'une nécessaire invention.

    Jean Broustra est psychiatre, psychanalyste, écrivain.

  • Que savons-nous de l'addiction ? Que savons-nous de la spiritualité ? Que savons-nous des rapports entre addiction et spiritualité à l'heure des neurosciences ? Face à l'angoisse fondamentale de l'être humain, ne sont-elles pas les deux faces d'une même monnaie, ce que traduit la  formule des alchimistes « Spiritus contra Spiritum » ?

    L'auteur propose un voyage depuis l'aube de l'humanité en compagnie des substances psycho-actives jusqu'à l'épidémie addictive contemporaine. Il montre comment l'addiction représente une pathologie du lien et du sens. Les relations entre addiction et spiritualité sont explorées par les dernières recherches neuroscientifiques sur la méditation et la prière, dans ce qui est devenu une nouvelle science, la neurothéologie.

  • Le suicide est une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Pourquoi, comment, dans quelles circonstances se donne-t-on la mort à un âge avancé ? Quelles sont les conséquences sur la famille et l'entourage ? La prévention du suicide de la personne âgée est plus complexe et plus difficile que celle de l'adolescent tandis que le risque létal est plus élevé. L'auteur offre ici une synthèse concernant les données épidémiologiques, les différents type de conduites suicidaires, les facteurs de risques, les signes précurseurs. A l'heure des débats sur l'euthanasie et le suicide assisté, elle met en évidence la souffrance des personnes suicidaires et celle des soignants et donne des pistes pour y faire face.

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