• Sur l'invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l'île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C'est aussi l'occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s'est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s'engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l'intérieur d'elle-même, jusqu'à atteindre un point de non-retour.
    Avec ce portrait trouble d'une femme en apnée, David Vann confirme son immense talent pour sonder les abysses de l'âme humaine.

  • Dans une ferme du nord du Wisconsin, Billy Lucas, un petit garçon sensible, grandit
    dans l'admiration de son frère aîné James, qui s'efforce de les protéger de la violence
    de leur père alcoolique. Heureusement pour eux, leurs voisins Ernie et Rosemary, un
    couple sans enfant, les aiment comme leurs fils. Mais James s'engage dans les Marines
    et part au Vietnam et Billy se retrouve en première ligne face à son père. Quand James
    est porté disparu au combat, c'est son souvenir et son esprit qui soutiennent Billy pendant
    les difficiles années de l'adolescence, propices à l'errance et aux tourments. Mais
    aussi à l'apprentissage d'une certaine sagesse.

  • L'axe du loup

    Sylvain Tesson

    • Lizzie
    • 10 Septembre 2020

    " Il y a cinquante ans, quelques hommes innocents, condamnés à une vie de détention, ont refusé le destin d'esclaves que leur promettait Staline et se sont évadés. Ils préféraient les dangers de la traque à l'indignité du servage. Pour recouvrer la liberté, ils n'avaient d'autre choix que de faire route vers le sud. Sans vivres, sans carte, sans assistance, ils devaient franchir à pied les taïgas, les steppes mongoles, le désert de Gobi, le Tibet, l'Himalaya, les jungles du Bengale. 6000 kilomètres d'étendues hostiles. (...)
    Je suis donc parti retracer leur itinéraire pas à pas. Huit mois, de la Sibérie au golfe du Bengale. C'est cet itinéraire qui relie le septentrion aux zones subtropicales que j'ai nommé l'axe du loup car, en ces parages, seuls se pressent les pillards, les évadés, les pauvres hères en rupture de banc. Par définition les chemins de la liberté sont des chemins de traverse, des sentiers jamais battus, des routes de rupture... (...) J'ai connu tout ce qu'on va chercher de plein gré en se lançant dans pareilles aventures : le froid, la faim, la solitude extrême. Chaque kilomètre m'a coûté, mais la splendeur de la haute Asie a récompensé mes efforts.
    C'est la double histoire des évadés et de ma propre aventure vécue en leur hommage que j'ai écrite dans
    L'Axe du Loup. Et parce que selon les mots d'une ancienne déportée, "en Russie, à présent, on a le droit de se souvenir, mais pas encore le devoir de mémoire...' ".
    Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. Sur six mille kilomètres, il a connu le froid, la faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute Asie l'a récompensé, comme les mots d'une ancienne déportée : " On a le droit de se souvenir. "
    " Le récit de voyage qu'il a rapporté est plein d'intelligence, d'authenticité, d'âpreté et d'émotion, traversé de bonheurs d'écriture qui sont la patte d'un écrivain. "
    Hervé Bentégeat - Le Figaro

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d'août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, âgées de six et neuf ans, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Se produit alors un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf ans plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l'Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient peu à peu obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu'elle n'a jamais connue, elle s'efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

  • Un zoo à soi Nouv.

    Dans la famille de Thomas Lavachery, il y a le père, la mère, la soeur, mais aussi la chienne Pastoune, le furet Fugue-Fugue, la chèvre Biquette, les Ouistitis Zir et Zira, la chatte Puzemuse et bien d'autres compagnons à poils, à plumes et à écailles. Thomas Lavachery a choisi de leur rendre hommage dans ce bestiaire affectueux. Un livre de souvenirs qui nous raconte en creux une jeunesse singulière au sein d'une famille étonnante et farfelue.

  • Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m'avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l'amour, ou n'importe lequel des noms qu'on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s'est penché et il a dit, tu me reconnais ? J'ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu'autrefois je n'arrivais jamais à lui répondre avec netteté. ? Tu t'appelles toujours Hélène Barnèche ? ? Oui. ? Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? ? Oui. J'aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n'étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d'une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m'avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s'est penché encore pour dire, tu es heureuse ? J'ai dit, oui, et j'ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo.

    Portrait de Yasmina Reza © Pascal Victor/ArtComArt

  • L'un l'autre

    Peter Stamm

    C'est la fin de l'été dans une petite bourgade suisse. Une famille heureuse rentre de vacances en Espagne. Astrid, Thomas et leurs deux enfants s'apprêtent à reprendre le cours d'une existence paisible. Rien ne laisse présager le départ de Thomas dans la nuit.
    Commence alors pour lui une longue errance dans les montagnes, vers une autre vie. Les heures, les jours passent. La police est avertie et commence, malgré le peu d'éléments dont elle dispose, son enquête. Si les enfants ne paraissent pas prendre la mesure des événements, la disparition de Thomas plonge Astrid dans un profond désarroi qui prend la forme d'un déni, d'un espoir insensé. Elle attend que son mari rentre car, elle en est persuadée, il reviendra.

  • Une femme à bout de souffle court dans l'orage. Dans le creux de sa main, un message gravé en lettres de sang : « Pr de retour ». Elle pense être en février, nous sommes fin avril. Elle croit sa mère vivante, celle-ci s'est suicidée voilà trois ans dans un hôpital psychiatrique...
    Quatre minutes. C'est pour elle la durée approximative d'un souvenir. Après, sans le secours de son précieux organiseur électronique, les mots, les sons, les visages... tout disparaît.
    Pourquoi ces traces de corde sur ses poignets ? Que signifient ces scarifications, ces phrases inscrites dans sa chair ? Quel rapport entre cette jeune femme et les six victimes retrouvées scalpées et torturées quatre années plus tôt ?
    Pour Lucie Henebelle, lieutenant de police de la brigade criminelle de Lille, la soirée devait être tranquille. Elle deviendra vite le pire de ses cauchemars... Une lutte s'engage, qui fera ressurgir ses plus profonds démons.

  • Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". À la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

  • En 1961 est mort Roland, l'éléphant de mer du zoo de Berlin. Au moment d'ouvrir son estomac, on découvrit à l'intérieur de l'animal une pléiade d'objets insolites : un fume-cigarette rose, quatre bâtonnets d'esquimaux, une broche, une épingle à cheveux...
    Le Musée des redditions sans condition est à l'image de ce trésor. Constitué d'une mosaïque de récits, d'anecdotes, de souvenirs, il raconte une histoire simple, faite de déplacements et de nostalgie : une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin. Celle-ci imagine à son tour la fuite de sa mère un demi-siècle plus tôt, de la Bulgarie vers la Yougoslavie. Comment rendre compte de l'exil et de ce qu'il représente pour ceux qui l'ont vécu, ceux dont la vie tient dans une valise pleine de souvenirs disparates, vieilles photos, journaux intimes, objets rescapés de l'enfance ?
    Tour à tour drôle, malicieux ou mélancolique, Le Musée des redditions sans condition retrace de façon lumineuse la vie de personnages partagés entre deux cultures.

  • Que s'est-il passé cette nuit-là ?
    Secrets, chantages, règlements de compte, faux-semblants... Un véritable cauchemar, mené sur un rythme effréné. Harlan Coben au sommet de son art.1985. Paul Copeland est un jeune animateur de camp d´ados. Une nuit, alors qu´il s´est éloigné du camp pour retrouver Lucy, sa petite amie, quatre jeunes disparaissent, dont sa soeur, Camille. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera la mort des ados à un serial killer qui sévissait dans la région.Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu´il plaide dans une affaire de viol, il est appelé pour l´identification d´un corps : pour lui, pas de doute possible, il s´agit de Gil Perez, un des garçons qui avaient disparu dans les bois. Pourquoi les parents du jeune homme s´obstinent-ils à nier son identité ? Si Gil était bien vivant pendant ces vingt ans, y a-t-il un espoir pour que Camille le soit aussi ? Que s´est-il réellement passé dans les bois, cette nuit-là ?Bien décidé à résoudre enfin cette affaire qui le ronge depuis tant d´années, Paul va replonger dans les souvenirs de la nuit qui a fait basculer sa vie...

  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n'est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu'il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l'enfance dans le Valois, n'est qu'un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être uen décevante paysanne. Et si ces deux femmes n'en formaient qu'une, 'deux moitiés d'un seul amour'?
    Le récit progresse selon la logique d'une traversée de la mémoire : l'auteur met en scène des souvenirs personnels ('à demi rêvés') et littéraires ; il témoigne d'une véritable érudition tout en faisant l'éloge de la culture populaire. La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes.
    Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l'amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu.

  • Savannah

    Jean Rolin

    "Lorsque, venant du quai par Abercorn Street, à l'angle de celle-ci et d'Oglethorpe j'ai franchi l'entrée principale du Colonial Park Cemetery, le jeudi 28 août 2014, j'ai aussitôt reconnu, parmi d'autres arbres plus communs, ceux qui portaient de petites fleurs roses, en grappes, en même temps que des barbes de mousse particulièrement foisonnantes, et à propos desquels, en me désignant l'un d'entre eux - "Regarde comme c'est joli, ça, tu as vu cet arbre ?" -, Kate avait ajouté : "On dirait un chapeau, un chapeau avec des fleurs.""

  • Deux couples d'enseignants à l'âge de la retraite, amis de longue date, passent leurs vacances dans une maison isolée en pleine forêt. Les uns étaient modestes, les autres mondains, mais l'amour de la littérature, le partage des bonheurs et des épreuves de l'existence ont forgé entre eux un lien aussi indissoluble que nécessaire. Au fil des retours sur le passé, Stegner évoque avec force et émotion le flot de la vie et la puissance du souvenir, tandis que s'invite la promesse de la mort.
    En lieu sûr est le dernier roman de Wallace Stegner, figure incontournable de la littérature américaine, dont l'oeuvre maintes fois couronnée (Prix Pulitzer, National Book Award) continue d'influencer d'innombrables héritiers.

  • De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan...

  • Par les auteurs de Et je danse aussi.
    Après quatre ans de silence et ce qu'il appelle son " grand malheur ", Pierre-Marie Sotto décide d'écrire à Adeline Parmelan au sujet d'un certain carnet qu'il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu'il n'a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l'homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d'autres projets en tête que de renouer avec lui.
    Seulement, c'est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l'un à l'autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d'émotions.

  • Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Au soir de son départ à la retraite, monsieur Takewaki s'effondre dans la rue, les bras chargés de fleurs. Il est admis en soins intensifs à l'hôpital. A son chevet se succèdent bientôt médecins, infirmières, amis et proches, les remords autant que les regrets. Mais, bientôt, alors qu'il s'enfonce dans un profond coma, son esprit l'entraîne hors de son corps, dans une échappée belle à la redécouverte de son ancienne vie, à la poursuite des ombres qui ont composé son existence. En dépit de son immobilité forcée, et tandis qu'il perçoit les échos des conversations, il reconstitue peu à peu le sens d'une existence pleine d'émotions, au point de revenir au jour même de sa naissance. Pour renaître, à nouveau.
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    Asada Jirô, né à Tokyo en 1951. Disciple de Mishima, il s'engage dans les forces d'autodéfense après le suicide de l'écrivain. Il reçoit en 1997 le prestigieux prix Naoki pour son roman Le Cheminot. Cet écrivain prolifique excelle dans des registres très divers : romans historiques, fictions, nouvelles, essais. Plusieurs de ses romans, dont Le Roman de la Cité interdite - paru aux éditions Picquier - sont des best-sellers.Aux éditions Picquier : Le Cheminot, Le Roman de la Cité Interdite

  • Graziella

    Alphonse de Lamartine

    Graziella, lumineuse apparition au beau milieu d'une nuit de tempête... Le jeune Lamartine ne lui résistera pas. Il a dix-huit ans et découvre l'Italie ; elle est la fille d'un pêcheur de l'île de Procida. Premiers frissons d'amour, serments volés parmi les vignes et les jardins fleuris d'Italie.
    Mais le drame couve. Les promesses d'éternité et d'absolu n'effacent pas le poids des conventions.
    Bien des années plus tard, le poète se souvient, images obsédantes et cruelles de la déchirure d'un amour pur.


    Couverture : Graziella, Jules Joseph Lefebvre (1834-1912) © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais/ image of the MMA

  • Dans ce texte, écrit en 1910, Sigmund Freud (1856-1939) s'attache à étudier le processus de la création artistique chez Léonard de Vinci. Il part d'un des premiers souvenirs d'enfance rapporté par le peintre. Pour Freud, il s'agit plutôt d'un fantasme, qu'il appellera « le fantasme au vautour », que Léonard « s'est construit plus tard et qu'il a alors rejeté dans son enfance » et qui se rapproche de certains « fantasmes de femmes ou d'homosexuels passifs ». Derrière, se cache « la réminiscence d'avoir tété le sein maternel, scène d'une grande et humaine beauté qu'avec beaucoup d'artistes Léonard entreprit de représenter dans ses tableaux de la Vierge et l'enfant ». Composé « du double souvenir d'avoir été allaité et baisé par la mère », ce fantasme fait « ressortir l'intensité du rapport érotique entre mère et enfant ». Le singulier sourire énigmatique de la Joconde ou de sainte Anne s'éclaire alors d'être la trace de ce que « sa mémoire conserva comme la plus puissante impression de son enfance ».

  • Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une « cahute » de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où « l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise ». C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le « studio de l'inutilité », qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer.
    Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu.
    Il y éclaire tour à tour la « belgitude » d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, « incarnation du xviiie siècle » à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.

  • Jérônimo, alias Jé ou Jéjé, vit avec sa mère et son père, ainsi qu'avec Claudia, l'employée de maison. Mais depuis quelque temps son grand-père est venu vivre avec eux à la maison. Papi Ga perd un peu la tête, c'est pour cela que Jé l'appelle papi Gaga.

    Plusieurs fois par jour Papi Gaga demande, avec beaucoup de nostalgie dans la voix, à Jéjé s'il se souvient de Boa Esperança ? Ce qui a tendance à beaucoup énerver les parents du petit garçon...

    Lors d'un week-end les parents de Jé sont invités à un mariage. Claudia doit rester s'occuper du grand-père et de Jéjé mais cela ne l'enchante guère. Elle finit d'ailleurs par les laisser...

    Abandonnés mais heureux, les deux compères décident alors de partir en train pour Boa Esperança...

    L'auteur: Marcia Abreu est une auteure brésilienne. En 2011, elle remporte le prix Jabuti pour un ouvrage sur la lecture et la littérature brésilienne. Elle est directrice de la maison d'édition UNICAMP, au Brésil.

    L'illustratrice : Lalalimola est le pseudonyme de l'illustratrice espagnole Sandra Navarro. Elle a été sélectionnée en 2019 pour la 61e Exposition de la Société des Illustrateurs à New-York et par l'exposition des Illustrateurs à la foire du livre de Bologne en 2016.

  • Camille fugue. Elle ne sait pas encore où elle va, mais elle est bien décidée à mettre le plus de distance possible entre elle et ses parents. Quand elle voit le petit écriteau déposé par deux marins : « Recrute garçon à tout faire contre gîte et couvert », Camille voit l'occasion idéale de prouver qu'à quinze ans elle peut se débrouiller seule. Mais ce que la jeune fille est loin d'imaginer, c'est qu'en signant le drôle de contrat que le propriétaire de la péniche lui tend elle deviendra son esclave et devra travailler pour lui... à vie. Commence alors un voyage au cours duquel Camille découvrira Éther, une terre de magie qui pourrait bien dissimuler le mystère de ses véritables origines...

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