Littérature générale

  • « Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. »

    C.K.

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l'été.

    C'est le récit incandescent d'une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

    Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

  • Comment vivre? Connaître de vrais accomplissements, être libre, et heureux? Et si l'on n'y parvient pas, qui en est responsable? Le travail, la famille, la province avec ses lenteurs, sa régularité et cette façon d'être comme loin de tout? Pris dans les contrats et les contraintes d'une vie familiale réglée, Pierre croit avoir trouvé en Laure la figure d'un amour idéal propre à résoudre toutes ses insatisfactions. Et Laure, dans son extrême jeunesse, répond avec élan à la passion de Pierre : ils connaissent ensemble des après-midi secrètes, des moments charnels très forts et les joies équivoques de la clandestinité. Ont-ils, enfin, rencontré la «vraie vie»? Ou sont-ils condamnés à ne connaître toujours, en fin de compte, qu'un simulacre de vie, une vie fantôme?

  • Comment sont nées les bastides d'Aquitaine dans ce XIIIe siècle rongé par les conflits entre le roi de France et le roi d'Angleterre ? Par quelles promesses les serfs se sont-ils laissé convaincre pour devenir « poblans » des nouveaux villages à plan carré et à système défensif élaboré ? Jacques Dubourg, auteur d'une dizaine d'ouvrages d'érudition sur le thème, présente une histoire romancée d'une de ces aventures médiévales. La saga des familles de Guillaume Petitot et de Guillemette Leygues, agriculteurs ou artisans, se déroule sur les fondations et durant l'épanouissement d'une bastide parmi les plus illustres : Monpazier-en-Périgord.

  • Le jeune don Luis de Vargas s'apprête à prononcer les voeux majeurs de la prêtrise. Élevé au séminaire par un oncle doyen qui lui a insufflé sa foi, il croit sa vocation inébranlable jusqu'au jour où il retourne sur sa terre natale, l'Andalousie. Là, tout vacille avec douceur. Dans une correspondance quotidienne adressée à son oncle, le jeune séminariste évoque le dégoût que lui inspirent les mondanités, son père, cacique du village, bon vivant plus proche des femmes que de Dieu, et la jeune veuve qu'il entend épouser, Pepita Jiménez, puis le souvenir doux et cruel de sa mère, sa vocation, sa foi et toujours et encore le charme de la belle Pepita. Jour après jour se dessine ainsi une éducation sentimentale fort délicate, et bien moins innocente qu'il n'y paraît.

  • Le roman le plus célèbre de Zola, Germinal, a fait couler beaucoup d'encre. Dans une édition populaire, il a récolté des dizaines de milliers de lecteurs et au cinéma une grande masse de spectateurs. Voici pourtant une nouvelle méthode pour comprendre ce chant de la misère humaine, elle s'appuie sur des faits, sur des chiffres, sur des lois, c'est en quelque sorte une reconstitution de la vie ouvrière - et surtout de la vie minière - sous le second Empire. Chez Zola, les scènes sont exactes, précises, réalistes, mais le lecteur ne sait pas toujours sur quels éléments elles reposent. Dans Anatomie d'un chef-d'oeuvre, on trouvera le canevas du roman chapitre par chapitre (car on ne se rappelle pas toujours l'imbroglio) et l'explication des principaux thèmes qui y sont traités : salaires, prix de la vie, faits de grève, attitude du patronat, maladies des mineurs, enfin, travail de l'enfant dans les mines. Grâce à cette dissection d'un nouveau genre, on saisira à quel moment Zola quitte le réel pour se laisser emporter par l'imaginaire, ce qui est en quelque sorte le propre du naturalisme. On sait qu'Henriette Psichari s'est toujours passionnée pour les questions sociales. Ici, la recherche littéraire s'ajoute à l'intérêt qu'elle porte à la peine des hommes. Bien que s'appuyant sur des faits historiques et sur des textes de lois, on lira avec émotion dans ce livre l'évocation de la vie difficile des gens du Nord à un moment où ce rappel du passé coïncide avec l'intérêt que le public porte au rude et dangereux travail des mineurs.

  • - Quels sont vos nom, prénom, âge et profession ? - Roumajon Yves, 62 ans, psychiatre. - Vous avez été commis pour examiner l'accusé et procéder à l'examen psychiatrique. Vous jurez de rendre compte de vos recherches et constatations en votre honneur et conscience. Levez la main droite et dites : « Je le jure »... Le docteur Roumajon a passé de longues heures en face de personnages étranges comme Claude Buffet, deux fois assassin, condamné à mort et guillotiné, Patrick Henry, meurtrier d'un enfant, qui sauva sa tête à Troyes après un procès qui divisa la France, Lucien Léger, « l'Étrangleur », Jean-Charles Willoquet, Pierre Goldman, exemple d'une reconversion étonnante. Il a aussi écouté les confidences de centaines de gosses qui peuplent le quartier qui leur est réservé à Fresnes et de ceux qu'il a accueillis dans le centre qu'il a fondé à Vauhallan, près de Paris. A travers ces récits - dont certains sont déchirants -, ce qu'il montre, c'est l'incroyable gâchis qui est fait parce que la société et l'opinion s'en tiennent à des idées toutes faites sur la délinquance juvénile, les rapports de la psychiatrie et de la justice, les peines qui doivent être appliquées, les traitements qui conviennent.

  • Pour répondre à la question posée par le titre, les poèmes de «J'ignore combien j'ai d'enfants» plongent dans le caveau des souvenirs de famille.

    Le temps, qui a transformé les anciens enfants, a vu se multiplier les personnalités éphémères, les affabulations, condamnations, rejets et autres silences. Pour mieux comprendre cette dérive, les poèmes interrogent la matière et le temps (deux des principaux objets d'étude de la science physique), alors qu'il leur devient impossible de ne pas entendre les échos d'un cosmos lointain qui abrite néanmoins l'actuelle présence des disparus, dont celle de la jumelle morte en bas âge, qui parle maintenant depuis le clan des multiples enfants à dénombrer.

    Dans l'irrésolution des mystères liés à toutes ces absences, le poème apparaît comme un moyen privilégié de maintenir en vie les morts, et de permettre notre conscience du monde, laquelle par ricochet confère son poids à notre monde.

  • Ever since she was born, Zee's had a talent, a particular kind of intelligence. She perceives things no one else can. Zee is able to hear other people's thoughts, feel their emotions. She can even see herself through their eyes, and this seeing changes her.
    Sometimes, Zee is the precocious daughter of her four grownups.
    Other times, Zee's a rough boy from Brooklyn, New York, playing basketball and getting into trouble.
    Her four grown-ups are worried. They test Zee's abilities, then try to hide them. Zee anticipates and thwarts their plans. Over time, Zee learns to fit into the moulds of society and people's expectations ... but will losing sight of who she really is put her in even greater danger?

  • Nomade

    Mila Younes

    Nomade s'inscrit dans la continuité du récit autobiographique Ma mère, ma fille, ma soeur. Après une adolescence déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de la France, pays d'accueil de ses parents, Mila apprend à devenir une femme libre sur sa nouvelle terre d'adoption, le Québec.
    Elle laisse derrière elle un passé dont elle croyait pouvoir se libérer aisément. Mais il lui faudra force et détermination pour transformer l'adversité et ne pas sombrer dans l'abîme.

    Oser. Apprendre à vivre autrement que selon les diktats de sa culture d'origine et, tout en allant à la rencontre des peuples autochtones, partir en quête de son identité véritable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Andrée Bougard souffre d'un mal d'être profond. Elle s'enfuit de la petite vie chez elle à Winnipeg, dont une histoire d'amour qui s'est mal terminée. Elle ne sait faire face aux vicissitudes de l'existence que par l'évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques jusqu'à ce qu'un aérogramme fatidique la rappelle au Manitoba. Mais visiblement, la vie continue de se déconstruire autour d'Andrée que est cernée de toutes parts par l'impossibilité de l'épanouissement personnel... jusqu'au jour où elle se remet à sa passion première : le piano.

  • Issu d'un milieu social très humble, mais animé par une inébranlable ambition, le jeune Gustave Namer, après avoir passé son certificat d'études primaires, va poursuivre avec succès sa scolarité au Lycée Schoelcher, en tant qu'interne et boursier. Aidé et encouragé par son ancien maître d'école, il part, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, entreprendre des études de médecine, dans des conditions difficiles. Là encore, il réussit brillamment, grâce à sa volonté et à son intelligence, mais aussi parce qu'il a appris à se servir des autres pour arriver à ses fins. Installé dans son île natale après un mariage non dénué d'intérêt, il poursuit son ascension sociale et matérielle. Mais les méthodes qui, jusqu'à présent, lui avaient si bien réussi, vont peu à peu se retourner contre lui. Un récit sur le cynisme et le matérialisme d'une frange de la petite bourgeoisie antillaise.

  • Si « regarder, c'est garder deux fois », l'homme passant d'aujourd'hui n'a presque plus les moyens de s'imprégner des choses courantes de la vie. Pourtant, celles-ci sont une véritable source d'enseignements. L'homme habitant, lui, savait voir et lire le quotidien. C'est donc cette réalité devenue de plus en plus fugace, fuyante, que l'auteur s'efforce de rattraper pour permettre, tant soit peu, une lisibilité de notre société.

  • Est-il possible qu'une simple lettre change toute une vie? Confinée avec sa famille dans un bidonville du Sud, Gabriella Vellera se tourne vers son amie Normande Viau, marraine humanitaire de son fils Jo'no, pour le sauver de la délinquance. La Canadienne accepte spontanément d'accueillir l'adolescent dominico-haïtien à Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario.
    D'abord ébloui par les grands espaces, l'abondance e nourriture, le confort et les richesses infinies du Canada, Jo'no en découvre bientôt le versant plus sombre. Lié d'amitié avec Billy, un jeune autochtone, il comprendra la misère des réserves, qui lui rappelle avec désarroi les injustices et les préjugés qui règnent dans les bateyes dominicains où il a grandi et souffert. Le séjour du filleul à Kapuskasing ne se vivra pas en toute tranquillité. L'adolescent sera témoin du mensonge et de la violence qui s'immiscent peu à peu entre Normande et son mari, des deuils vécus par son ami Billy, des difficultés que vivent sa famille et leur protecteur, le père Mark.
    Les personnages d'Hélène Koscielniak se métamorphose u gré des rencontres et des bouleversements : Ils se retrouvent au carrefour des grandes décisions et entament une existence nouvelle... Mais cette existence sera-t-elle plus heureuse?

  • Cinquante ans de mariage, quatre garçons et une fille, dix-huit petits-enfants : la vie de Salomon Oiknine est avant tout celle d'une famille. C'est autour d'elle et pour elle que se construit ce recueil de pensées, de poèmes et de lettres adressées à ses proches. L'auteur de ce livre personnel, qui mêle autobiographie et méditation, est aussi un homme engagé dans la société : après des études de droit et d'économie, puis une carrière professionnelle dans le commerce et l'industrie, il a créé ou dirigé une vingtaine d'associations culturelles ou cultuelles, et d'oeuvres de bienfaisance. Il a mené de 1981 à 1997 de nombreuses démarches pour la lutte contre le chômage.

  • - Raconte, Marie-Romaine ! - Mais que voulez-vous que je vous dise, mes enfants, je ne suis qu'une pauvre femme et ma vie est si ordinaire... Ordinaire, l'aventure de ces femmes, venues au début du siècle d'Italie, de Pologne ou d'ailleurs, pour construire, avec leurs familles, la Lorraine du fer ? Est-ce si sûr ?

  • Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, l'histoire d'une famille du terroir au travers de la communauté des Meilheurat.

  • ans le haut pays niçois, on inaugure un musée des traditions locales. À côté de mille objets qui font revivre la mémoire du passé, au mur, la photographie en sépia délavé d'un groupe scolaire, vieille de plus de cinquante ans. Mademoiselle Mourgne, la jeune institutrice, y figure entourée de ses élèves. Fidèle au souvenir de son premier poste, elle est venue aujourd'hui se rappeler. Ses vieux élèves que les ans ont épargnés sont là aussi. Ils se reconnaissent et parlent des autres, de ceux en particulier qui ont connu un destin exceptionnel. Naît alors l'idée d'écrire leur histoire, comme en un exercice scolaire d'autrefois, de faire une « narration ». Ce roman en retrace les lignes

  • « À cause d'un maudit coup de pub, me voici meneur de grève, ou plutôt mystificateur de première. Aux dernières nouvelles, le L.E.P. aurait supprimé la géo au programme de troisième année. Je vais me prendre les pieds dans, mes rêves de gloire. Dites, c'est où l'Amérique ? »

  • « Par cet amour de la Vie, de la Nature, qui nous donne cet homme-arbre dont les pieds prennent racine dans sa terre, dont le corps se couvre d'écorce, porte des rameaux feuillus, par cette présence de la mort, une mort domestique, presque vivante elle aussi, nous ne sommes pas loin d'un Maupassant... Mais d'un Maupassant qui aurait bien des façons des sculpteurs sur bois : certains finissent au papier verre ; d'autres laissent apparents les coups de hachette et de gouge ».

  • Mais qui a bien pu tuer Montigné-sur-Breuse, le petit Mont Saint-Michel angevin ? Village de rêve « formant comme une pyramide humaine, écrit l'auteur, chaque toiture épaulant les murs porteurs d'une autre, nombreuses à la base, plus rares au sommet et, pour finir, seule, majestueuse, royale, l'abbatiale Saint-Florent qui semble penser que tous ces efforts ne sont là que pour elle ». Qui a tué Montigné-sur-Breuse et pourquoi ? Coups de théâtre, rebondissements, suspense, Martine de Bony nous les fait vivre comme un auteur de romans policiers. Au dernier chapitre, on comprend enfin, et on a envie de relire le livre pour voir comment, exactement, les choses ont commencé. Car, a priori, tout le monde aime Montigné : Claire, idolâtre de sa maison d'enfance ; la superbe Amélie qui vit dans l'ancien Logis de l'Abbé, non loin de son fils, le potier aveugle, tous deux rêvant d'un grand orgue pour l'église abbatiale, joyau du gothique Plantagenêt ; l'érudit Alphée, un brin maniaque du passé de Montigné ; les édiles : maire, conseiller général, ministre (enfant du pays) avec leurs visions entreprenantes et dynamiques ; les viticulteurs, commerçants, retraités, qui l'aiment sans toujours savoir pourquoi, parce qu'ils en vivent et le font vivre, parce que c'est leur village et qu'ils l'ont toujours connu ; les touristes et photographes du dimanche. Et pourtant, l'assassin est parmi eux. Montigné, comme tous les villages de France, est un microcosme. Martine de Bony (rompue aux questions et aux législations relatives au patrimoine bâti) a le talent d'animer ce petit monde, de le mettre en situation avec une tendresse parfois ironique. Car, derrière les événements, il y a les sentiments et les caractères qui s'affrontent : rancoeur, esprit de caste, appétit de puissance ; mais aussi dévouement, invention, générosité... Le récit est mené rondement, entrecoupé de dialogues percutants dans lesquels sont respectés le vocabulaire, le ton, de ceux qui les prononcent. Montigné n'est pas mort par hasard, et, on se prend à penser qu'une bonne part du Patrimoine de l'Humanité pourrait, si l'on ne se réveille pas, disparaître pour les mêmes raisons.

  • Le Brave Monde d'Andrée Buffet est un récit qui fait revivre avec simplicité et respect la période de l'avant-guerre. « Lecteur laissez cette babielle vous prendre par la main et vous entraîner dans la ronde émouvante et chaleureuse de ses souvenirs ».

  • Où commence, où finit l'imagination lorsque le romancier tient dans sa ligne de mire « les proches », parents ou amis, dont il s'aperçoit un beau jour qu'il ne savait rien d'eux ou presque ? Des bribes d'anecdote, des « on-dit » ont servi de base au narrateur pour rétablir le fil ténu qui relie les uns aux autres ces témoins irréels de sa vie passée. Ils semblent sortir de la tombe pour proclamer leur vérité qui, peut-être, est mensonge. Voici tour à tour les cousins, les oncles et les tantes, le père, la mère, les amis les plus chers. On dirait qu'ils se tiennent la main pour entourer de leur ronde fantomatique celui qui les a pressentis plus que connus et qui leur doit sa propre existence. Il semble bien que le temps travaille en faveur de cet étrange monde tribal dont il est finalement bien difficile de se détacher et que l'on nomme « la famille ».

  • « Le secret de la Pierre-Plate et de la Grange-au-Loup », quelque part dans le Limousin, aborde les problèmes du célibat des agriculteurs, de l'adoption et des difficultés pour plusieurs générations à vivre sous le même toit, le tout entouré de deux secrets. Ce roman vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.

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