Gallimard

  • "Avec eux, je tremble, je frémis, je suis dans l'adoration, et ce n'est pas un service à rendre aux enfants que de les adorer."
    Zachée et Thadée, deux frères, étudiants brillants et surfeurs surdoués, déploient les charmes de leur jeunesse sous l'été sauvage de La Réunion. Mais l'été et la jeunesse ont une fin, et il arrive qu'elle survienne plus vite et plus tragiquement que prévu.

  • Depuis sa rencontre avec Mark, Jiselle croit vivre un conte de fées. Ce séduisant pilote, veuf et père de trois enfants, lui a demandé de l'épouser. Cette proposition est tellement inespérée que Jiselle accepte aussitôt, renonçant à sa carrière pour devenir femme au foyer. Mais son existence prend peu à peu un tour inquiétant : entre les absences prolongées de Mark, l'hostilité de ses enfants à son égard, et la mystérieuse épidémie qui ravage les États-Unis, Jiselle prend conscience que son mariage, sa nouvelle famille et tout leur monde parfait menacent de s'écrouler...

  • Les souvenirs

    David Foenkinos

    Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là.

    David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.

  • Rémi est un enfant trouvé. Arraché à sa mère adoptive, il est vendu à un musicien ambulant, le signor Vitalis, qui l'entraîne sur les routes de France en compagnie du singe Joli-Coeur et d'un étonnant trio de chiens savants. Ils affrontent la faim, le froid, les loups, et seule l'amitié leur permet de garder espoir. Rémi retrouvera-t-il un jour sa vraie famille?

  • - 50%

    Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage.
    Rose est héroïque, mais seulement par moments.

  • Malavita encore

    Tonino Benacquista

    On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake. Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familiale n'était pas emportée dans la tourmente des remises en cause existentielles... Les enfants traversent une adolescence compliquée, l'épouse fidèle a décidé de s'émanciper, et l'auteur de best-sellers, soudain seul face à lui-même, est en proie aux affres de la création littéraire. Des problèmes ordinaires, somme toute, pour une famille qui ne l'est pas... Ils seront résolus de la façon la plus diabolique et la plus hilarante qui soit.

  • À cinquante ans, Bernard est un homme comblé, menant une vie tranquille qu'il pense devoir durer toujours. Évidemment rien ne se passe comme prévu, et son monde s'écroule. Il faut croire que les revers appellent d'autres revers. Délaissé par tous, le voilà contraint à retrouver sa chambre d'adolescent chez ses parents qui se seraient bien passés, eux, de son retour. Peut-il recommencer sa vie quand chacun voit en lui un homme fini ? Notre Bernard va trouver d'innombrables ressources pour affronter les épreuves et autres absurdités d'un monde en crise dans lequel il n'a plus de repères. Il y a toujours une seconde chance cachée quelque part.

  • Le sel

    Jean-Baptiste Del Amo

    'Leur famille est ce fleuve aux courbes insaisissables dont il n'est possible de cerner la vérité qu'en l'endroit où la mémoire de tous afflue pour se jeter, unifiée, dans la mer.'

    Un grand dîner doit rassembler chez Louise, la veuve d'un pêcheur sétois, ses enfants dispersés et leurs familles. La perspective de ce repas fait remonter en chacun d'eux des souvenirs, des rancunes, des attendrissements mélancoliques, des regrets et des drames intimes.

    Sous le patronage de Virginia Woolf, Jean-Baptiste Del Amo dessine l'histoire d'une famille. D'une prose virtuose, au souffle exalté et tremblant, il nous offre une chronique hantée par le caractère périssable de l'amour et par la toute-puissance de la mort.

  • La reine du silence

    Marie Nimier

    "Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son Aston Martin s'est écrasée contre le parapet d'un pont. Je n'étais pas dans la voiture. J'avais 5 ans.
    De lui, il me reste peu de souvenirs, et quelques trésors : une montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales :
    QUE DIT LA REINE DU SILENCE ?
    Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre pour la petite fille que j'étais, énigme cruelle et envoûtante qui résume toute la difficulté du métier d'enfant. Énigme qui, à l'époque, se formulait ainsi :
    Que pourrait bien dire la Reine du silence sans y perdre son titre, et l'affection de son papa ?
    Ou encore : comment, à la fois, parler, et ne pas parler ?
    J'étais coincée. Prise au piège de l'intelligence paternelle."

    Marie Nimier ose avec ce nouveau livre s'attacher à la figure de son père, Roger Nimier. Elle explore l'amas de tôles froissées, interrogeant avec gravité le destin de cet écrivain que ses amis décrivent tour à tour, et parfois simultanément, comme un être désinvolte, sérieux, menteur, loyal, tendre, indifférent et malhabile de ses sentiments comme on est maladroit de ses mains.

  • Caresse de rouge

    Eric Fottorino

    Le jour où Colin a fait ses premiers pas au milieu du salon, entre la table basse et le canapé, Marie est partie. Elle a laissé son enfant avec Félix. C'était entendu comme ça. Ensemble, le père et le fils se sont inventé une famille en convoquant dans l'appartement désert des ombres chinoises, des personnages de dessins animés. Colin a grandi et Félix avec lui. Lorsque Colin a réclamé sa maman, Félix a dû trouver des réponses, tout seul. Jamais il n'aurait imaginé regarder son petit garçon avec les yeux d'une mère.
    Jusqu'où un père peut-il se travestir, face aux exigences d'un enfant qui dit : ' Je veux maman ' ?

  • Aux origines de ce récit, un inavouable secret d'enfance : le narrateur n'a jamais compris un traître mot de ce que lui disaient ses parents, chacun usant d'une langue non seulement étrangère, mais d'origine inconnue. À l'âge de trente-huit ans, lors d'une visite à sa mère, tout bascule : plusieurs mots sortis de sa bouche à elle font soudain sens. Troublé par cette révélation, il prend la fuite, recherchant qui voudra prêter une oreille attentive à son histoire. Le voilà qui dérive dans la nuit parisienne, embrasse une belle endormie au fond d'un chantier, dérobe une truffe blanche dans un hôtel cinq étoiles, subit malgré lui une IRM à l'hôpital et ressuscite un amour oublié mais salvateur.
    Avec ce troisième roman en forme d'autofiction, Philippe Garnier a choisi de partir d'une hypothèse biographique impossible. La rigueur loufoque et la gravité désinvolte de Babel nuit nous poussent à accepter la part de non-sens de cette quête existentielle, et même à y éprouver une inquiétante familiarité.

  • Ils venaient d'avoir trente ans. Ça leur était tombé dessus sans crier gare. Ils s'aimaient, ils avaient un fils de vingt mois qui leur ferait bientôt sentir qu'ils étaient trop vieux pour le comprendre. Leur situation professionnelle était plus qu'incertaine - mais souvent enviée. Ils avaient des projets de voyages, un plan d'épargne logement comme les gens raisonnables - alimenté très irrégulièrement parce qu'ils n'étaient pas vraiment des gens raisonnables.
    Ils avaient, croyaient-ils, l'avenir devant eux.

  • Drama queen

    Isabel Ascencio

    'Les bras qui m'ont saisie étaient longs et sombres, l'odeur aigre de transpiration, familière et réconfortante. Ai-je murmuré les noms de Yacob ou Bess, mes amours, ou me suis-je tue simplement en ouvrant les yeux contre la joue glabre de Félix? J'étais incapable de démêler d'où me venait cette félicité, l'éblouissante certitude que tout ce fatras de ma vie devait faire unité, et qu'il suffisait d'habiller et de déshabiller les événements et les êtres pour que tout se contamine.'

    Alex, une jeune bachelière, veut couper les ponts avec sa famille et des amitiés qui avaient semé le trouble en elle. Par flash-back successifs, on découvrira les attirances qui se jouaient entre l'héroïne et ses proches, jusqu'à ce point de non retour : la disparition mystérieuse du 'Pop', témoin gênant de tant d'équivoques amoureuses. Au cours de cette enquête intimiste et criminelle, c'est surtout l'écriture d'Isabel Ascencio qui tient en haleine le lecteur. Imagée, généreuse, ensorcelante, elle parvient à évoquer les plus folles transgressions des personnages avec une empathie contagieuse.

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