Flammarion

  • Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu'il n'y a pas de crime, ni la famille parce qu'elle est déshonorée. Partir sans donner d'explication, c'est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s'évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ?
    C'est ce qu'aimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme qu'il aime encore, il mènera l'enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San'ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ? Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d'amour. D'une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l'on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.

  • « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.
    Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur d'une mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.

  • Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXe siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong («âme soeur») de Fleur de Neige.
    Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter.
    Fleur de Neige est un merveilleux voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale de l'éducation des jeunes filles dans la Chine impériale. Best-seller traduit dans 23 pays, ce roman chargé de lyrisme et d'émotion pénètre l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

  • « Je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée. Un tel aveu pourra surprendre, il n'en est pas moins vrai. Mes aspirations m'ont toujours poussée vers une existence discrète, consacrée à ma famille et au souci des autres, alors que la vie prenait plaisir à me placer sous les projecteurs de l'actualité. Longtemps je m'en suis accommodée, mais je restais légèrement en retrait. D'où quelques maladresses et de nombreux malentendus. J'ai regretté les premières et souffert des seconds. Mais au final, est-il si surprenant qu'on se soit beaucoup trompé sur mon compte alors que, moi-même, je ne savais plus toujours qui j'étais ? »

    Pour la première fois, Cécilia Attias nous livre le récit de sa vie hors du commun. De son enfance heureuse à son premier mariage avec Jacques Martin, de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur vie dans les palais de la République à sa séparation d'avec l'ancien président pour épouser Richard Attias et courir le monde afin d'aider les autres, elle n'omet rien.
    Et parce que l'image d'une personne correspond rarement à sa réalité - surtout quand les médias s'en emparent -, le lecteur découvrira ici un être qu'il ne soupçonnait pas : une femme de coeur et de décisions, guidée par ses valeurs autant que par son goût de la liberté.
    Dans ce livre élégant et passionné, celle qui s'est révélée sur la scène internationale en obtenant de Kadhafi la libération des infirmières bulgares prouve que la plus noble des qualités est l'indépendance de ton, comme d'esprit.

  • Angleterre, 1968. L'année où Paris est descendue dans la rue, où Martin Luther King a perdu la vie à cause d'un rêve, et où Eleanor Maud Portman, surnommée Elly, est née. Le monde de la jeune Elly est façonné par ceux qui l'habitent : ses parents, aimants mais distraits ; son frère et fidèle allié, Joe ; sa meilleure amie Jenny, au langage fleuri et à la persistante odeur de friture ; mais aussi un dandy vieillissant amateur de claquettes, ou un sosie de Shirley Bassey ; et enfin, bien sûr, un lapin modestement baptisé Dieu. Aux confluents de Little Miss Sunshine et des Cendres d'Angela, Sarah Winman signe un premier roman universel qui a déjà ravi plus d'un million de lecteurs de par le monde. L'amitié, l'amour fraternel, mais surtout la puissance magique des souvenirs d'enfance sont ici traités avec délicatesse, grâce et humour.
    « Merveilleusement décalé... La voix narrative de Winman est d'une vérité magnifique, empreinte de la clarté pragmatique de l'enfance. Un superbe premier roman. » The Times
    « Envoûtant... Une voix impossible à oublier. » Daily Mail

  • Vous pensiez que tout était réglé au Château des Oliviers ? Détrompez-vous. Enfouis dans l'ombre de l'oubli, de lourds secrets cherchent la lumière, bientôt ils vont tout bouleverser autour d'eux. Pour le moment, Estelle Laborie est heureuse. Dans deux jours, toute la famille se réunit pour fêter les 20 ans de Bianca, l'aînée de ses petits-enfants, et pour assister à l'ouverture au public de la Villa Romaine que les dernières fouilles ont exhumée sur le domaine. Tout s'annonce donc pour le mieux. Mais les Dieux en ont décidé autrement. Confrontée au choc des générations, victime d'ennemis insoupçonnables, Estelle ignore encore qu'elle devra aussi faire face à ses plus anciens fantômes, car il faut d'abord rejoindre le Passé pour comprendre le Présent...

    20 ans après son triomphe au petit écran et en librairie, Le Château des Oliviers, la saga culte de Frédérique Hébrard, est de retour, avec une suite inédite des aventures d'Estelle Laborie. Saveur supplémentaire, La Belle Romaine, coécrite avec deux de ses enfants, Catherine Velle, romancière, et François Velle, scénariste, confirme ses liens avec la Provence, sa tradition, ses mystères et ses sortilèges.

    Création Studio Flammarion Couverture : Photomontage original d'après : © Creativ Studio Heinemann / Getty Images ; © Franckreporter / Vetta / Getty Images ; © Cultura / Walter Zerla/ StockImage / Getty Images

  • Saxe, ex-Allemagne de l'Est, au lendemain de la réunification. Maria Bergmann, seize ans, a quitté la maison de sa mère divorcée pour venir vivre dans la ferme familiale de son petit ami Johannes Brendel. Tout en séchant le lycée pour lire Dostoïevski, elle se rend utile et s'intègre à cette famille qui l'accueille à bras ouverts. Jusqu'au jour où, dans ce monde presque idyllique, Maria tombe éperdument amoureuse de Henner, fermier solitaire, aussi brutal qu'il est cultivé, de vingt ans son aîné. Ils vivent en secret une passion torride. En un an, tout bascule, comme l'Allemagne alentour, et aucun des deux amants n'en sortira indemne. Dans une langue à la fois pudique et crue, Daniela Krien trace les frontières d'un nouveau monde à l'intensité et à la sensualité aussi stupéfiantes que le choc culturel des retrouvailles entre Allemands de l'Est et de l'Ouest.

    Création Studio Flammarion En couverture : © Andrea Hübner, www.quadratiges.de http://www.quadratiges.de

  • Dès l'âge de neuf ans, après la mort de ses parents Georges et Maï Politzer, Michel Politzer a vu s'effacer la mémoire de son enfance. Qui furent ses parents ? Comment György, ce lycéen révolté qui participe à 16 ans le fusil à la main à la révolution des Conseils hongrois de 1919, devient-il Georges, un brillant agrégé de philosophie propulsé au centre de la vie intellectuelle parisienne ? Comment cet admirateur de Descartes rencontre-t-il ensuite sa future épouse, Maï, qui vénère Pascal, dans un train du pays basque ? Quelle fut la vie de ces deux militants communistes et résistants, dévorée par l'étude, l'action et la rédaction d'une oeuvre philosophique singulière ? Une vie qui valut à Georges de tomber sous les balles nazies en 1942, et à Maï de ne jamais revenir du camp d'Auschwitz.
    Grâce à quelques photos et à de rares témoignages qui lui ont permis de retrouver une partie de sa famille restée dans l'ombre, après un voyage dans la Hongrie natale de Georges, Michel Politzer recompose le portrait de ses parents, héros d'une génération d'intellectuels engagés. Son récit des origines est le fruit d'une bouleversante enquête.

  • « Avec les boulets et les fardeaux intimes, il y a plusieurs solutions. En général on se contente de les traîner : on souffre tout seul et ça n'avance à rien. Ou alors on peut grimper dessus, pour au moins être vu. Il y a enfin la possibilité de les renvoyer à la figure de l'agresseur : c'est lourd et ça fait mal à tous les protagonistes, mais c'est efficace... »Comment s'en sortir quand on est un petit garçon dans une famille apparemment très ordinaire, mais que son père est un tyran domestique et qu'un monde s'écroule autour de soi ?Un père violent, une époque qui l'est aussi, et l'Histoire qui s'en mêle : tout concourait à démolir le narrateur... à moins qu'il n'arrive à se montrer plus résistant qu'eux.

  • La vieillesse, aujourd'hui, s'appelle la retraite. Dans le cas de René, celle-ci est même « anticipée ». Dur moment pour lui, d'autant que sa femme Jacquotte se montre de plus en plus autoritaire. Heureusement René va connaître le plaisir de séduire et d'aimer, de même que Tanbelle, la soeur de Jacquotte, grande coquette malgré les infidélités de son vieil amant... Cependant que Mamour, leur mère octogénaire, découvre les bonheurs d'une complicité amicale avec son petit-fils Christophe. L'amour qui dure ou s'essouffle, le temps qui passe, la jeunesse au coeur... Les lecteurs de Mademoiselle, s'il vous plaît, ou des chroniques de Claude Sarraute dans Le Monde, retrouveront ici le sourire, la tendresse, l'attention aussi à la vie « ordinaire », qui ont fait son succès.

  • La mouflette

    Françoise Dorin

    « Ophélie, ma petite fille, mon coup de tonnerre, ma catastrophe, mon innocente... Je t'en supplie, calme-toi ! Il y a quatre-vingt-dix minutes que tu es réveillée ! Quatre-vingt-dix minutes que ton corps de grenouille émet des rugissements de lionne ! Quatre-vingt-dix minutes que [...] je m'évertue à te plaire. »
    Quand Paule apprend que sa fille, évaporée depuis cinq ans, est mère depuis six mois et qu'elle lui envoie son beau-frère en guise de cigogne pour lui léguer la petite, c'est toute une vie qui bascule. C'est d'abord Barth, le compagnon, frivole et viril à souhait, qui ne supporte pas cette nouvelle donne et abandonne la jeune grand-mère avec cette mouflette bien braillarde !
    C'est aussi le passé, qui resurgit sous la forme d'un prince charmant... Mais bientôt, minuit sonne et la réalité reprend ses droits. À un détail près : la réalité, c'est la vie, et la vie a souvent plus d'imagination que nous...

  • Ah ! qu'ils l'ont attendu, les enfants du clan Pasquier, cet âge adulte qui se profile devant eux ! Ils rêvent de pouvoir s'émanciper de ce père irresponsable et fantasque qui a gâché leur enfance, meurtri leur adolescence et réduit la vie de leur mère, la brave Lucie, à un douloureux enfer domestique.
    Les voici donc, aux premières années du jeune XXe siècle, dont ils attendent le meilleur sans présager le pire. Pour Joseph, l'affaire est entendue et ses premiers millions gagnés ont fait de lui un homme cynique et retors. Pour Laurent, l'espoir de voir la Science rendre le monde meilleur l'empêche de chercher pour lui-même les réconforts de l'amour. Pour Cécile, la pianiste surdouée, la gloire est à portée de main quand l'Amérique commence de lui faire les yeux doux ; pour Suzanne, l'apprentissage du théâtre se fait sous la houlette de la glorieuse Sarah Bernhardt ; et pour Ferdinand, la médiocrité semble déjà régir une existence sans passion ni volonté...

    Les trois volumes réunis dans ce livre - La Nuit de la Saint-Jean, Le Désert de Bièvres et Les Maîtres - nous font plonger au coeur des aventures du clan Pasquier, qui s'apprête à affronter le monde des adultes. Avec plus d'espoir et d'appétit que de lucidité.

  • Le génie de Blaise Pascal, comme les espaces infinis, reste effrayant. Des biographes et des exégètes innombrables ont tourné autour, en évoquant le mathématiciens prodige et l'inventeur de la première machine à calculer. Ils ont élevé aussi une statue intimidante au polémiste des Provinciales et au théologien des Pensées. L'homme, avec ses passions, ses doutes, a fini par être enfermé dans les contours d'une image pieuse.
    Romancier attiré par les vertiges de l'âme, Alain Vircondelet revient au Pascal de chair souffrante et d'intelligence inquiète. Le vrai pascal. Il le montre déchiré entre les salons et Port-Royal. Il évoque de l'intérieur ses conversions, faisant de la "Nuit de feu" le centre de la tragédie pascalienne, sa source et son achèvement.
    Il innove surtout en traçant un double portrait de Blaise et de sa soeur Jacqueline. Il se rejoignent, ici, enfin unis par leurs contradictions et leurs excès. C'est un amour fou où elle entraine son frère, le sauve et le perd. Personne, depuis Julien Green, n'avait, comme Vircondelet, approché le mystère d'une telle aventure, un roman où tout est vrai.

    Page du mémorial de Blaise Pascal
    Photo Bulloz

  • Elle est toujours sur ses gardes, toujours dans le contrôle, toujours prête à affronter le pire. Ce n'est qu'avec son mari, lorsqu'elle s'oublie dans le sexe, qu'Elizabeth Kiehl se sent soudain délivrée de tous ses devoirs et de ses traumatismes. Mais à travers cette sexualité débridée, la jeune femme s'efforce de réaliser un rêve somme toute bien conventionnel : rester pour toujours avec l'amour de sa vie.
    Comme dans Zones humides, Charlotte Roche fait ici preuve d'une liberté de ton décapante ainsi que d'un humour grinçant. Petites morts parle du mariage et de la famille comme aucun roman ne l'avait jamais fait auparavant. Et explore avec audace le moindre recoin de la vie d'Elizabeth, jeune femme aussi intrépide que désespérée. Avec son extraordinaire franchise, Charlotte Roche livre un nouveau roman provocant, partiellement autobiographique, qui s'interroge sur ce que doit être une épouse et mère du XXIe siècle.

    « Charlotte Roche a écrit un livre qui nous émeut et nous trouble bien après qu'on l'a refermé. »
    Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • « L'été n'en finissait pas de détremper les corps. Je rêvais souvent que je frappais un homme. » Il y a vingt ans, la soeur d'Hadrien Verneuil est morte. Et toute la famille a fait semblant. Dans un Bangkok méconnu, où il a refait sa vie, son passé ressurgit. Les souvenirs interdits se mêlent à la violence d'une Thaïlande aussi accueillante que tourmentée. Certaines fables gouvernent des existences entières. Certains silences font crever.

    Portrait de Pierre Stasse par David Ignaszewski / Koboy © Flammarion

  • « Je n'ai accepté de venir que parce que Naïs est malade, insista-t-il une fois encore comme pour lui signifier que son affection n'allait pas de soi maintenant qu'elle n'était plus à la rue. Vous savez n'est-ce pas que j'ai dû partir parce que j'ai eu de gros ennuis ? » Michel a presque tout perdu en voulant désespérément aider Gloria. Il a été renvoyé du centre d'accueil où la jeune femme avait été placée, et ne l'a plus revue. Trois ans plus tard, elle le rappelle. Et il consent à la revoir. Très vite, le comportement de Gloria envers sa petite fille, Naïs, l'inquiète et le pousse à s'immiscer dans leur vie. Mais qui cherche-t-il vraiment à sauver ? Chez Pascale Kramer, les enfants sont au centre des histoires, agissant comme des révélateurs. Dans ce dernier roman, l'auteur a su admirablement mettre en scène l'ambivalence au coeur des relations humaines et la solitude de chacun face au jugement des autres. À quoi finalement se mesure la normalité des vies ?

  • « À chacune de nos rencontres, l'élan est le même. Il reste intact, préservé. Le désir épaissit, me porte sans répit vers ta bouche, me fait te prendre la main, marcher des heures entières dans la ville avant de rentrer à l'hôtel nous jeter dans les bras l'un de l'autre. Merveilleuses attentes. Et ce bonheur calme, parfait, qui suit toutes nos étreintes. Jours gais, ensoleillés, légers, si légers. Pourquoi faut-il que meurent les histoires d'amour ? »
    À la mort de sa mère, une jeune fille découvre dans son carnet intime le récit d'une passion secrète qui lui révèle l'origine de son existence. Le point de départ d'une enquête fiévreuse qui la conduira jusqu'en Sicile sur les traces de cet amour brûlant.

    En couverture : Photo © Slow Images / Getty Images

  • 1889, le vieux monde vole en éclats sous la pression du progrès. Dans ce chaos, un couple de Parisiens, apparemment comme les autres, voit ses cinq enfants croquer à belles dents une jeunesse dont ils espèrent mille promesses. Le père, Raymond Pasquier, est un touche-à-tout volage ; sa femme, Lucie, peine à empêcher la barque familiale de chavirer. Puis viennent les enfants : Joseph, tôt dévoré par son goût pour l'argent ; Laurent, le narrateur, épris des idéaux de la littérature et de la Science ; Cécile, qu'un amour sans limite pour la musique enchaîne à son piano ; Suzanne, rêvant de gloire sur les planches des théâtres et Ferdinand, le vilain petit canard, qui se prépare une vie de médiocrité. C'est le passage de l'enfance à l'âge adulte d'êtres fervents et déchirés que nous racontent, avec brio, ces trois premiers volumes de la saga du Clan Pasquier : Le Notaire du Havre, Le Jardin des bêtes sauvages, Vue de la Terre promise. Une épopée pour tenter de s'élever aux plus hauts sommets.

    En couverture : Photomontage d'après des photos © Corbis / : Image Source ; H. Armstrong Roberts ; C3625 Heiko Wolfraum / dpa ; Vstock LLC / Tetra Images

  • L'Exselsior

    Michel Grisolia

    Un adolescent cinéphile, un homme en cavale, des salles obscures. Au programme : l'aventure, la violence, peut-être la mort. Si Philippe n'avait pas rencontré le mystérieux M. Quilby le jour de ses quinze ans, dans la pénombre de l'Excelsior, il ne serait pas devenu si vite adulte. Dans la chaleur de Nice au mois d'août, les trois jours qu'ils vont passer ensemble feront d'eux des complices, des amis pour la vie. Sauf que la vie a parfois plus d'invention que les auteurs de films, et que les hippy-ends y sont plus rares.
    Adieu les écrans, bonjour la réalité. C'est le sens de ce roman d'initiation, de ce roman tendrement noir qui loin d'ignorer sa dette aux grands créateurs moralistes (Graham Greene, Simenon mais aussi Fritz Lang), la revendique.

    Couverture : M le Maudit de Fritz Lang. D.R.

  • Ras le bol ! Sandra n'en peut plus : son mari qui la trompe depuis plus d'un an, ses deux adolescentes gâtées, son métier d'avocate qui l'use et, en fin de compte, le sens de sa vie, qui ressemble à tout, sauf à celle dont elle rêvait.Un matin comme les autres, toujours pressée, elle est happée par le rétroviseur d'un bus. Quelques jours plus tard, elle sort du coma et décide de se faire passer pour amnésique. Quel meilleur alibi pour tout effacer, et repartir à zéro en ouvrant la porte d'un nouveau destin ? Pour son premier roman, Philippe Amar signe dans un style vif une histoire joyeuse, sensible et pleine de rebondissements.

  • L'Intoxe est une pièce sur l'agressivité : celle des autres, qui entraîne la nôtre... qui augmente celle des autres... qui exacerbe la nôtre... qui...
    L'escalade de la hargne et de la grogne, la pression de l'extérieur finissent par atteindre les plus pacifiques d'entre nous. C'est le cas de Marie-Pierre, l'héroïne de cette comédie. Après avoir lutté en silence contre les agressions de toutes sortes, dans la rue, chez elle, durant ses heures de travail professionnel, elle finit, elle aussi, par exploser.
    Le Tout pour le tout a pour personnage principal une femme qui revendique avec joie sa maturité. Enchantée d'avancer dans la vie, heureuse d'être, Roxane, occupée par son métier et sa famille, réanime un coeur trop calme. À travers quelques jeux et variations, Françoise Dorin met à nu ses personnages : David, gâté par le pouvoir et l'argent, rongé par sa méfiance envers les autres, Mathieu, scénariste connu, qui cherche une histoire pour son prochain film. Il faut la tendresse et la générosité de l'auteur pour rendre leur vérité à ces êtres.

  • « Ce matin vous vous extirpez de dessous la couette avec fougue parce que l'homme n'est pas là. Parti à la campagne planter une centaine de pommiers. Qu'il a dit... Vous faites deux pas sur la moquette. Et d'un bond vous vous recouchez. »Assaillie plus que de coutume par ses compagnes des mauvais jours, « sueur angoisse » et « pieuvre géante », Madame réalise qu'il est grand temps de consulter. Que faire de sa vie lorsque ses enfants sont grands, que son mari est parti planter des pommiers, que ses copines ne lui semblent d'aucun secours ?

  • Lolotte, mère célibataire, 40 ans environ, un fils de 19 ans, Patrice. Coco, même âge, mère divorcée, une fille de 16 ans, Stéphanie. Même bonhomme : Coco a laissé tomber JJ, le père de sa fille. Lolotte l'a ramassé et se l'est gardé. Même boulot : elles sont toutes les deux secrétaires dans un quotidien. Une différence néanmoins : Coco travaille tandis que Lolotte tire sa flemme entre quatre étages, trois cafetières et deux téléphones surtout, car elle téléphone beaucoup - à la Miche, sa copine, l'épouse de Roger ; à Papy, son père veuf ; à Ned, son quasi frère ; et à JJ bien sûr. Lolotte aurait tout pour être satisfaite de son sort. Las ! elle a envie d'avoir un enfant, à son âge, comme Raquel Welsh. Ses amies se moquent d'elle, les hommes se défilent... elle persiste et gagne... Elle est enceinte mais les complications s'accumulent autour d'elle : La Miche pressent que son mari a une liaison, les faits vont lui donner raison. Papy dont elle doit organiser les vacances, a besoin d'urgence d'une « papy sitter ». Les vacances en Bretagne vont être riches en surprises cocasses...

  • Guillaume et Simon ont grandi à l'ombre des grands arbres. Leur père a vendu sa propriété. Il sont devenus les orphelins de Jananga.
    Longtemps après que leurs chemins se soient séparés, Guillaume est devenu un très haut personnage de la République plongé dans la solitude du pouvoir. Une catastrophe climatique a transformé la terre : Venise est presque sous les eaux, Paris est le territoire de bandes incontrôlables.
    Appelé par son frère, Simon, l'homme des vallées perdues, monte à la capitale. Avec une jeune réfugiée cubaine, il veut sauver ce qui peut l'être.
    Guillaume d'abord, avec qui il est lié par le sang, et le peuple des collines. Et puis il y a Hélène, belle comme le premier matin du monde, qui parle aux éléments et joue le sable du temps.
    Roman où l'écologie se mêle au suspense, où l'aventure côtoie le fantastique et la passion, le serment sur la colline est un chant d'espérance.

    couverture
    Photos©Patrick Segal

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