Viviane Hamy

  • Enzo, 13 ans, est délaissé par sa mère. Ni bonne, ni mauvaise, elle ne sait pas vivre sans amants depuis la mort de son mari. Quand Enzo l'entend jouir avec l'une de ses nouvelles conquêtes, il quitte sa banlieue natale et rejoint Greg, son grand frère. C'est l'été, la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. La colère laisse place à la curiosité de retrouver son aîné. Grâce à Greg, figure paternelle et masculine dont il envie la beauté (et la taille du pénis), Enzo livre ses complexes, ses espoirs et son impatience d'être « grand ». Parenthèse bucolique et lumineuse, Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience, avec ce sentiment d'avoir enfin une chance à saisir et que le bonheur est là, à portée de main.

    Né en 1982, Thomas Oussin a passé son enfance dans un petit village de la Nièvre, auquel il reste profondément attaché. Après une maîtrise de Lettres Classiques obtenue à Dijon, il enseigne le français, le latin et le grec d'abord à Pantin puis à Paris. Parallèlement à son métier d'enseignant, il suit une formation d'acteur au Cours Florent et joue dans deux longs-métrages. Il s'adonne également au dessin ainsi qu'à l'écriture de scénarios et de chansons.

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • " Ce que nous dit Magda Szabó, avec une grâce et une simplicité confondantes, c'est que, de tout ce qui constitue une vie, seuls quelques lieux et épisodes comptent vraiment. [...] Oui, c'est bien cela au fond qui est fascinant chez Magda Szabó, cette réflexion profonde sur ce qu'on garde, ce qu'on laisse. " Le Monde​
    " Nous restâmes assis en silence, comme de braves frère et sœur, et pour la première fois de ma vie, je pressentis que les morts ne mouraient pas, que ce qui avait un jour été vivant sur cette terre, sous quelque forme que ce soit, était indestructible. "

    Les morts demeurent :
    Rue Katalin en donne une magistrale illustration. À Budapest, des années après la disparition de la jeune Henriette, les membres de trois familles vivent sous l'emprise de sa présence. Et, d'outre-tombe, la jeune fille nous introduit dans la vie naufragée de ceux qui furent ses amis : Balint, Irén, Blanka, M. et Mme Elekes...

    Que s'est-il passé pendant la guerre, rue Katalin ? Quels événements ont acculé ses habitants à la détresse et au désespoir ?

    " Ce que nous dit Magda Szabó, avec une grâce et une simplicité confondantes, c'est que, de tout ce qui constitue une vie, seuls quelques lieux et épisodes comptent vraiment. [...] Oui, c'est bien cela au fond qui est fascinant chez Magda Szabó, cette réflexion profonde sur ce qu'on garde, ce qu'on laisse. "
    Le Monde

    Ce roman a reçu le Prix Cévennes 2007.

  • " Le Roi n'a pas sommeil est un récit âpre et tendu par une écriture incisive qui sait percer le mystère des âmes et leur nature sauvage. " Le Monde des Livres
    " Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tâchée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. "

    Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons – les mêmes qui torturaient déjà son père.

    Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

    La sobriété du style de Cécile Coulon – où explosent soudain les métaphores – magnifie l'âpreté des jours, communique une sensation de paix, de beauté indomptable, d'indicible mélancolie.

    Ce roman a été couronné Prix Mauvais Genres - France Culture
    Le Nouvel Observateur 2012.

  • «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • " Le lecteur n'a qu'une envie : replonger dans l'œuvre, tant l'écrivain sait rendre cette vision littéraire du Portugal moins une énigme qu'une allégorie inépuisable. " Le Monde des Livres​
    Tout commence au lever du soleil.

    Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des Œillets met fin à la dictature.

    Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ? Le docteur Augusto Mendes détient probablement la clé de l'énigme qui nous mènera jusqu'en Argentine en passant par Vienne et d'autres villes d'Europe. Les lecteurs suivront, fascinés, l'histoire de ce dernier et celle de sa famille, en commençant par Antonio, son fils, revenu traumatisé de ses deux missions en Angola ; puis Duarte, son petit-fils, pianiste surdoué, qui incarne tous les espoirs de ses proches et se livre aux facéties de la jeunesse...

    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

    Ce roman a reçu le Prix LeYa 2011.

  • Préfère l'impair

    Claude Habib

    Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, qui désire un enfant, Stéphane, son mari stérile, leurs amis - et « Stéphanie », qui sera la maîtresse de Stéphane dans ce temps qui précède la naissance d'un enfant. Égoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois. Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral.

    Claude Habib est née en 1956. Ancienne élève de L'École Normale Supérieure de Fontenay, elle est agrégée de Lettres Modernes et enseigne comme maître de conférences à l'université de Lille III. Par ailleurs, elle travaille au comité de rédaction de la revue Esprit. Préfère l'impair est son premier roman.

  • " Retenez bien son nom. Ricarda Huch, auteur d'un de ces livres sublimes qu'on lit d'un trait avec le sentiment que c'est sûrement cela un chef-d'œuvre. " Télérama

    Sur notre si bel été glisse une petite ombre, venue on ne sait d'où.

    En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur de Saint-Pétersbourg, vont se révéler justifiés.

    Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun, bouleverse les esprits. Il suscite l'émoi des jeunes filles, Katja et Jessika, impose sa volonté au fils, Welja : il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

    Émule des Romantiques, biographe de Bakounine et de Garibaldi, Ricarda Huch, que Thomas Mann appelait la première femme d'Allemagne, écrivit
    Le Dernier été en 1910.

  • " Ce livre, bourré de moments drolatiques et poignants, recèle une étonnante qualité d'émerveillement. " Madame Figaro

    Alassio, 1939. Giovannino a huit ans et coule une enfance heureuse entre sa mère, sa grand-mère, l'oncle Pino et la tante Marta. Les petits Garibaldi – les fils du gardien –, Mr. Sweet, le professeur de tennis, et Maître Riedl complètent son petit monde.

    Un jour, sa passion pour le tennis le pousse à se rendre directement à l'école en " chemise et pantalon blanc, pull-over blanc à torsades bordé de bleu ". Ce manquement au règlement, qui impose la chemise noire, symbole de la révolution fasciste, lui vaut d'être renvoyé car il révèle " une préoccupante attitude subversive à l'égard des institutions de la patrie ".

    Le sport – le court de tennis, lieu d'initiation par excellence, est omni présent – et ses conversations avec une vieille princesse russe exilée permettront à l'enfant de pressentir la disparition d'un monde, que la haine abolit les échanges entre les hommes et les peuples, et qu'il est urgent de forger une nouvelle morale, à l'heure où son pays glisse dans l'horreur...

  • " Que chercher et, éventuellement, que découvrir, après cette négation absolue du progrès ? Un homme, peut-être. Ou bien l'éternité. " Le Magazine littéraire

    " Diogène secoua la tête.

    – Tu ne comprends pas. Les aveugles
    n'ont pas besoin de la vérité. Ils sont très heureux dans leur monde fallacieux, mais douillet. Qu'est-il arrivé aux voyants qui ont voulu décrire le monde réel aux aveugles ? Qui les a écoutés ?

    – Mais les temps changent. Il peut venir une génération qui croira peut-être les voyants.

    Diogène leva l'index :

    – Eh bien, vois-tu, c'est la première chose que tu dois apprendre : les temps ne changent pas. La mer fait des vagues, mais l'eau reste. Les nuages peuvent avoir la forme de champignons, mais on ne peut pas les manger. L'homme est tel qu'il est né : ou il voit, ou il ne voit pas. Qu'une maison soit construite en brique grossière ou en verre étincelant, au bout de dix, cent, mille ans, le sable dont ils sont faits sera toujours du sable. Que dit l'Écriture : "Tu es poussière...'

    – Ce ne sont que des lieux communs.

    – Ne fais jamais fi des lieux communs. Ce sont des vérités pétrifiées. Il faut du courage pour essayer de briser ces pierres. "

  • Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance Nouv.

    Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique d'une tragédie politique, sociale et familiale. Ses personnages sont le miroir de nos haines mais aussi de notre résilience et de notre capacité à nous dresser face à l'injustice. À l'heure où les réseaux sociaux servent de catalyseurs aux jugements hâtifs et de simulacre de vérité à l'opinion publique, l'auteur nous met en garde contre nos propres dérives, en appelant à notre humanité. C'est aussi un livre de tous les combats et de toutes les victimes, qu'il s'agisse d'abus sexuels ou de délits de mauvaise gueule.
    Céline Lapertot mène avec un souffle romanesque magistral cette tragédie contemporaine et nous offre un livre coup de poing, criant de vérité.

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    Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l'âge de 9 ans, elle ne cesse d'écrire. Elle est aussi l'auteure de - Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre (2014), Des femmes qui dansent sous les bombes (2016), Ne préfère pas le sang à l'eau (2018), Ce qui est monstrueux est normal (2019) - et s'est imposé comme un écrivain à suivre de la littérature française contemporaine.

  • " Cruel, un rien exotique et calmement épicé comme une soupe phô. " Point de vue

    Quand on ne sait plus qui on est, il est tentant d'accepter de partir au bout du monde.

    Laure en est là. Elle a été contrainte d'abandonner la danse et cela a sonné le glas de son couple ; elle élève seule le petit Ferdinand. En cette période difficile, son demi-frère l'invite à le rejoindre au Vietnam où il vit. Mais il omet de préciser qu'il a également invité leur père, écrivain à succès, qui ne s'est jamais intéressé qu'à sa propre personne.

    Quand ils se retrouvent sur place, chacun se demande ce qu'il fait là, prisonnier d'un périple avec séjour chez l'habitant.

    Exclusivement occupés d'eux-mêmes, les adultes ne voient rien ; seul l'enfant, fou de joie, fasciné par les nourritures nouvelles, les animaux, les gens, les observe, les décrit, tente le dialogue, s'invente des histoires en fonction des situations en s'identifiant à son héros, Harry Potter.

    C'est l'introduction d'un étranger dans le groupe qui fera exploser les rancœurs familiales et ouvrira le cœur et les yeux à la magie du pays et à la beauté des autochtones. Et surtout à la leur.

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