Viviane Hamy

  • Une saga ambitieuse, puissante et détonante qui s'étend sur trois générations. Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d'un pays qui s'en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d'une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L'histoire d'André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu'il en reste. Trois générations confrontées à la folie de l'Histoire, au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d'orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, " forteresse de falaises réputée infranchissable ", où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s'étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n'y peuvent rien ; mais ils l'acceptent, car le reste du temps, elles sont l'antichambre du paradis. Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection - la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l'homme et la nature - qui sont les battements de coeur du très grand succès que fut Le Roi n'a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012).

  • Enzo, 13 ans, est délaissé par sa mère. Ni bonne, ni mauvaise, elle ne sait pas vivre sans amants depuis la mort de son mari. Quand Enzo l'entend jouir avec l'une de ses nouvelles conquêtes, il quitte sa banlieue natale et rejoint Greg, son grand frère. C'est l'été, la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. La colère laisse place à la curiosité de retrouver son aîné. Grâce à Greg, figure paternelle et masculine dont il envie la beauté (et la taille du pénis), Enzo livre ses complexes, ses espoirs et son impatience d'être « grand ». Parenthèse bucolique et lumineuse, Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience, avec ce sentiment d'avoir enfin une chance à saisir et que le bonheur est là, à portée de main.

    Né en 1982, Thomas Oussin a passé son enfance dans un petit village de la Nièvre, auquel il reste profondément attaché. Après une maîtrise de Lettres Classiques obtenue à Dijon, il enseigne le français, le latin et le grec d'abord à Pantin puis à Paris. Parallèlement à son métier d'enseignant, il suit une formation d'acteur au Cours Florent et joue dans deux longs-métrages. Il s'adonne également au dessin ainsi qu'à l'écriture de scénarios et de chansons.

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • À Budapest, des années après la disparition de la jeune Henriette, les membres de trois familles vivent sous l'emprise ténue de sa présence. Et, d'outre-tombe, la jeune fille nous introduit dans la vie naufragée de ceux qui furent ses amis : Bálint, Irén, Blanka, M. et Mme Elekes...
    Que s'est-il passé pendant la guerre, rue Katalin ?

  • Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons ? les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

  • «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • Préfère l'impair

    Claude Habib

    Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, qui désire un enfant, Stéphane, son mari stérile, leurs amis - et « Stéphanie », qui sera la maîtresse de Stéphane dans ce temps qui précède la naissance d'un enfant. Égoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois. Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral.

    Claude Habib est née en 1956. Ancienne élève de L'École Normale Supérieure de Fontenay, elle est agrégée de Lettres Modernes et enseigne comme maître de conférences à l'université de Lille III. Par ailleurs, elle travaille au comité de rédaction de la revue Esprit. Préfère l'impair est son premier roman.

  • Tout commence au lever du soleil. Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des OEillets met fin à la dictature. Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ?
    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

  • Roman espistolaire ou roman policier, Le Dernier Eté est celui que vit le gouverneur de Saint-Petersbourg menacé de mort... En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur, vont se révéler justifiés. Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun bouleverse les esprits. Il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

  • Alassio, sur la côte ligure, 1939. Un jour, Giovannino se rend à l'école en tenue de tennis plutôt que de revêtir la chemise noire, symbole de la révolution fasciste. Il sera renvoyé parce qu'il révèle « une préoccupante attitude subversive à l'égard des institutions de la patrie ».
    « Gianni Clerici écrit avec une retenue, une pudeur mélancolique et lumineuse. En brefs chapitres, il nous livre le récit d'une enfance tour à tour enchantée et poignante, alors que les poisons du fascisme gangrènent les esprits et que la guerre éclate. » - Le Nouvel Observateur

  • « Diogène, on le sait, est ce vieux bonhomme que son apostrophe à Alexandre le Grand : "Ôte-toi de mon soleil !" a rendu célèbre. Il logeait dans un tonneau, celui que rencontre le narrateur, Slovène émigré en Hongrie avec sa femme et sa petite fille, dans une usine abandonnée. Ce Diogène-là a deux compères tout aussi déjantés : le Doc et Papa, qui fabrique l'Élixir de vie dans un alambic. Le narrateur déchiffre du latin les mémoires d'un voyageur du XVIIe siècle en compagnie de deux poivrots : Zénon et Simon, qui nous offre, lui, une péremptoire démystification du darwinisme, guère plus vrai, selon lui, que le dogmatisme de l'Église. Et le chaînon manquant, hein ? Et le moustique, comment se fait-il qu'il n'ait pas évolué, en soixante-dix millions d'années ? Ainsi que Saint-Augustin, Jean Guitton et l'autre Zénon, celui d'Élée, Diogène, détenteur de trésors, soutient lui aussi que le temps est immobile. Que chercher et, éventuellement, que découvrir, après cette négation absolue du progrès ? Un homme, peut-être. Ou bien l'éternité. » - CL. Mourthé, Le Magazine littéraire

  • Quand on ne sait plus qui on est, il est tentant d'accepter de partir au bout du monde. Laure en est là. Elle a été contrainte d'abandonner la danse et cela a sonné le glas de son couple ; elle élève seule le petit Ferdinand. En cette période difficile, son demi-frère l'invite à le rejoindre au Vietnam où il vit. Mais il omet de préciser qu'il a également invité leur père, écrivain à succès, qui ne s'est jamais intéressé qu'à sa propre personne. Quand ils se retrouvent sur place, chacun se demande ce qu'il fait là, prisonnier d'un périple avec séjour chez l'habitant. Exclusivement occupés d'eux-mêmes, les adultes ne voient rien ; seul l'enfant, fou de joie, fasciné par les nourritures nouvelles, les animaux, les gens, les observe, les décrit, tente le dialogue, s'invente des histoires en fonction des situations en s'identifiant à son héros, Harry Potter. C'est l'introduction d'un étranger dans le groupe qui fera exploser les rancoeurs familiales et ouvrira le coeur et les yeux à la magie du pays et à la beauté des autochtones. Et surtout à la leur.

    Quand on ne sait plus qui on est, il est tentant d'accepter de partir au bout du monde. Laure en est là. Elle a été contrainte d'abandonner la danse et cela a sonné le glas de son couple ; elle élève seule le petit Ferdinand. En cette période difficile, son demi-frère l'invite à le rejoindre au Vietnam où il vit. Mais il omet de préciser qu'il a également invité leur père, écrivain à succès, qui ne s'est jamais intéressé qu'à sa propre personne. Quand ils se retrouvent sur place, chacun se demande ce qu'il fait là, prisonnier d'un périple avec séjour chez l'habitant. Exclusivement occupés d'eux-mêmes, les adultes ne voient rien ; seul l'enfant, fou de joie, fasciné par les nourritures nouvelles, les animaux, les gens, les observe, les décrit, tente le dialogue, s'invente des histoires en fonction des situations en s'identifiant à son héros, Harry Potter. C'est l'introduction d'un étranger dans le groupe qui fera exploser les rancoeurs familiales et ouvrira le coeur et les yeux à la magie du pays et à la beauté des autochtones. Et surtout à la leur.

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