P.O.L

  • «La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre.
    Après L'Adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper.
    J'ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.
    L'enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C'est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille.
    Pour exorciser ce fantôme, j'ai suivi des chemins hasardeux. Ils m'ont entraîné jusqu'à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu'il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce.
    La folie et l'horreur me rattrapaient.
    Elles m'ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J'ai écrit pour la femme que j'aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et nos amours.
    C'est de cela qu'il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s'y prend pour nous répondre.»

  • Kim, la narratrice, grandit dans le sud de la France, au bord de la mer ? qu'on voit danser de temps en temps dans ce roman. Elle est entourée d'adultes immatures, cruels et déraisonnables : affligée d'un bec-de-lièvre, sa mère se lance sur le tard dans une carrière de stripteaseuse ; son père, qui a tatoué ses cinq enfants d'une étoile bleue sur l'occiput, brille par sa faiblesse et son insignifiance ; son grand-père est un insupportable fanfaron, et sa grand-mère sombre peu à peu dans la folie avant de regagner l'Algérie fantasmatique de son enfance.
    Heureusement, pour l'aider à survivre à une enfance calamiteuse, Kim a l'amour inconditionnel de ses petits frères, la gymnastique rythmique, la lecture de Baudelaire, et ses nuits fauves avec son prince ardent. Sans compter qu'elle ne va pas tarder à rencontrer sa sorcière bien-aimée en la personne d'une sage-femme à la retraite ? à moins qu'il ne s'agisse d'une vieille pute sur le retour ? En fait de retour, on assiste aussi à celui de Charonne (déjà présente dans Hymen et surtout dans Une fille du feu) qui fait basculer (in extremis) cette histoire du côté de la beauté et de l'énergie vitale.

    Comme les précédents livres d'Emmanuelle Bayamack-Tam, celui-ci se propose d'illustrer quelques unes des lois ineptes de l'existence. Le titre est emprunté aux Métamorphoses d'Ovide : comme Philomèle, Kim survit aux outrages, mais contrairement à elle, on ne lui a pas coupé la langue, ce qui fait qu'elle raconte, dans une langue qu'Emmanuelle Bayamack-Tam a voulue à la fois triviale et sophistiquée, comment l'esprit vient aux filles. Or, on sait depuis longtemps qu'il leur vient par les chemins à la fois balisés et inextricables du désir charnel. Pour Kim, il empruntera aussi ceux de la poésie du XIXe, ce qui fait que Si tout n'a pas péri avec mon innocence se veut aussi récit d'une vocation d'écrivain.

  • Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage. Rose est héroïque, mais seulement par moments.

  • Ce quatrième roman de Robert Bober s´appelait initialement Je vadrouille autour de mon passé.

    Je vadrouille autour de mon passé, j´en ramasse, ici et là, de menus morceaux, il en traîne un peu partout, je tâche à le reconstituer, comme si l´on pouvait exister une fois de plus...
    (Henri Calet, Le Tout sur le tout) Et si ce texte qui décrit au plus près la démarche de Robert Bober figure toujours en exergue du premier chapitre, il a été finalement préféré trois vers de Pierre Reverdy qui disent parfaitement l´atmosphère qui règne dans ce livre où le personnage principal, Bernard, qui est également le narrateur, va être amené apparemment par hasard, mais il n´y a pas de hasard en ces matières, à plonger dans l´histoire récente de sa famille. Une histoire qui n´est pas tout à fait anodine : nous sommes à Paris, au tout début des années soixante. Le père de Bernard a été raflé et déporté à Auschwitz, d´où il n´est pas revenu. Sa mère s´est remariée avec un ami d´enfance qui, lui, après lui avoir donné un autre fils, est mort dans un accident d´avion.
    La rencontre d´un certain Robert Bober qui avait été son moniteur en colonie de vacances va donner à la vie de Bernard un tour nouveau. Robert est assistant de François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim, il propose à Bernard d´y figurer. Et c´est à partir de là, parce qu´il emmènera sa mère voir le film, que tout va s´enclencher.
    Mais tandis que Bernard mène son enquête personnelle sur sa famille, et sur ses origines, sur la mort de son père et sur celle de son beau-père, une enquête qui le mènera et nous avec lui jusqu´en Pologne, le Paris de la guerre et de l´après-guerre s´animent. C´est une évocation extrêmement minutieuse d´un monde dont nous n´avons aujourd´hui plus idée qu´à travers les photos de Robert Doisneau ou de Willy Ronis. C´est drôle et terriblement triste à la fois, animé, vivant, nostalgique - mais sans arrêt sur image - et vient nourrir la quête de Bernard. On pense à cette phrase de Patrick Modiano dans Livret de famille, elle aussi citée exergue de tout le livre : « Je n´avais que vingt ans, mais ma mémoire précédait ma naissance ».

  • "Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu le mien."

  • Adèle et moi

    Julie Wolkenstein

    Après la mort de mon père, j'ai trouvé en rangeant ses papiers des documents sur sa grandmère dont j'ignorais tout et qui révélaient un secret de famille. Je ne me suis jamais intéressée aux ancêtres de personne : les gens que je ne connais pas, surtout s'ils sont morts, me sont cent fois plus étrangers, même s'ils me sont apparentés, que les personnages de romans.
    Mais il y avait dans ce que je découvrais sur cette arrière-grand-mère des choses qui me plaisaient, d'autres que j'aurais voulu savoir. J'ai hésité à enquêter. Ce livre est le résultat de mes hésitations.

  • Le vingt-huit octobre, au bord de la Caspienne, une journée de pêche se prépare. Tout le monde est réuni autour de Jonathan Bonnefonds, tous sauf un, l'ami d'enfance.
    Ces dernières semaines, le niveau de l'eau a baissé progressivement. Les poissons suffoquent, les cormorans hantent le ciel, la lumière vient rappeler sa beauté au pays des mille eaux.
    Depuis les profondeurs aveugles de l'océan Atlantique, David Gareau, lui, écoute les sons de la mer et s'apprête à remonter pour la dernière fois.
    Il manque à l'appel de l'étang.

  • La famille Johnson : Jeanne, l'aînée des trois soeurs, qui vit à Buenos Aires ; Anne, à Paris ; et Eléonore, dite Nore, encore chez sa mère ; leur père, John, un Anglo-Irlandais qui vit à Gibraltar ; et leur mère, une Basque, qui s'est remariée, sans pour autant avoir réussi à vendre la maison familiale.
    Nous sommes dans leur cerveau.
    Il y a un fantôme.

  • Comment vivre? Connaître de vrais accomplissements, être libre, et heureux? Et si l'on n'y parvient pas, qui en est responsable? Le travail, la famille, la province avec ses lenteurs, sa régularité et cette façon d'être comme loin de tout?
    Pris dans les contrats et les contraintes d'une vie familiale réglée, Pierre croit avoir trouvé en Laure la figure d'un amour idéal propre à résoudre toutes ses insatisfactions. Et Laure, dans son extrême jeunesse, répond avec élan à la passion de Pierre : ils connaissent ensemble des après-midi secrètes, des moments charnels très forts et les joies équivoques de la clandestinité.
    Ont-ils, enfin, rencontré la «vraie vie»? Ou sont-ils condamnés à ne connaître toujours, en fin de compte, qu'un simulacre de vie, une vie fantôme?

  • Lauve le pur

    Richard Millet

    Il est professeur dans une banlieue difficile de Paris. Mais ses racines plongent au coeur de la province française : le Limousin, cette Corrèze des Piale, des Pythre, de tous ceux qui se débattent contre la maudissure. Dans ses classes les enfants sont durs et violents, peut-être le sont-ils d'autant plus qu'il est, lui, resté un enfant, l'enfant soumis d'un père tyrannique qui n'aime rien tant que contempler ses propres excréments tout en rêvant de forêts légendaires, l'enfant abandonné d'une mère trop tôt enfuie et qu'il recherche dans chaque femme. Lauve, Lauve le pur, est à jamais du côté de ceux qui ont tout perdu, qui ont toujours tort, ni là ni ailleurs, sans cesse autre part : intellectuel chez les paysans, provincial chez les parisiens, faible parmi les forts, innocent avec les innocents.

  • Sangs

    Mika Biermann

    Chez les Romains, "famille" signifiait réunion de serviteurs ou d'esclaves. Dans l'analyse marxiste, la famille a une origine purement économique et intéressée. C'est aux États-Unis dans les années soixante que l'amour est déclaré ciment familial. Ça va saigner.

  • Depuis combien de temps Gégène n'a pas vu son copain Gabineau ? Lulu prétend que ça fait un bon moment qu'il cherche à le revoir. C'est même plutôt elle qui parle de ce bonhomme mystérieux, alors qu'elle avoue également ne l'avoir jamais rencontré. Gabineau serait un ami d'enfance, ou alors il s'agirait d'un ancien collègue, un copain de caserne... En tout cas, Gégène arrive dans la ville de son ami, mais il ne bouge pas de la 4L de Lulu. Il préfère attendre dans la voiture plutôt que de se perdre dans Malakoff. Peut-être Gégène se demande si Gabineau habite encore ici ? Peut-être son copain vit maintenant à Melun et fait office, comme l'imagine son fils Charlie, de chef secrétaire bossu et un peu spécial ? Peut-être ce Gabineau a fait l'Algérie et a connu un pied-noir surnommé la Tchitchette, quand celui-ci était enfant, ou plutôt à l'époque adulte, quand il a eu cette fille que tout le monde surnomme maintenant Mimille ? Peut-être aussi Gégène s'en contrefout tout bonnement et préfère se rouler une cigarette, avec son « toubaque », dans la 4L de Lulu en attendant que ça passe.

  • Le roman de l'été

    Nicolas Fargues

    «Pas facile, à 55 ans, de se mettre à la littérature. Surtout par un si beau soleil dehors. Et votre fille qui annonce qu'elle amène une copine italienne pour les vacances. Sans compter les voisins d'en face qui, dès que vous vous décidez enfin à prendre la plume face à l'océan, voudraient vous faire comprendre que, tout ce qu'ils demandent, c'est une vue sur la mer eux aussi.»

  • "Que voit-on sur la photo ? Pourquoi amener l'enfant dans une chambre inconnue et lui montrer cette image terrifiante ?"

  • Simon

    Jocelyn Desverchere

    L'enfant est là. Il capte le vol silencieux de l'oiseau. Il attend.
    Des sauts, des bonds et des voltiges. Maintenir le cap. Simon s'accroche. Il compte ses pas.

    Ceci n'est pas un conte pour enfants.

  • Elle est chanteuse lyrique. Sans travail, depuis des mois et des mois.
    Elle prépare une improbable audition pour jouer dans La Voix humaine de Poulenc, elle tourne en rond avec sa petite fille, dans sa grande maison, trop grande pour eux trois, une maison qui appartient à sa belle-famille, vous verrez, c´est la maison du bonheur, leur a-t-on dit en leur remettant les clés. Et aussi : il faudra penser à purger les radiateurs et tondre la pelouse et une maison pleine de phrases et de choses à faire, dans laquelle ils flottent, trop d´escaliers, trop de pièces mortes, elle se dissout dans le papier peint, elle s´égare dans les fissures du plafond, et les problèmes matériels prolifèrent comme les pucerons dans le jardin, quelle chance d´habiter là, les voix ne s´arrêtent jamais dans sa tête, et la panique grandit, de tout ce qu´il y a à faire, que les gens font, qu´elle n´arrive pas à faire, à commencer par trouver du travail. Mais plus elle s´acharne en vocalises, plus sa voix s´abîme, moins l´argent rentre et plus les tuyaux fuient, plus les rues sont venteuses dans l´hiver qui arrive, et plus elle a la tête qui part en arrière : le sol se dérobe sous ses pieds, le monde danse tout à coup, mais inspire, expire, elle se rattrape toujours, jusqu´à la fois d´après...
    Ce livre est le portrait d´une femme au pire d´elle-même, la radiographie d´un cerveau chauffé à blanc, rongé par la paranoïa, miné par le chômage, envahi d´herbes folles et de voix, mais qui cherche furieusement à sortir de la spirale et déploie une énergie démente pour rester debout. C´est le solo d´une imagination à fleur de nerfs, une partition minimaliste, obsessionnelle et trouée de silences, comme le texte lui-même, construit autour de ces points de butée où la pensée tombe dans le vide de la page blanche, mais repart aussitôt, toujours plus aiguisée, toujours plus vive, comme une machine à spéculer, lancée à toute vitesse, et plus le réel est pauvre, taiseux, plus il engendre un monde intérieur prolifique et ramifié, qui s´empare du moindre détail pour en faire un roman.

  • Fairy tale

    Hélène Zimmer

    Pour son premier roman, Hélène Zimmer a voulu faire le portrait d'une femme rongée par le quotidien. L'installation en couple, la naissance des enfants, les obligations financières, tous ces éléments constitutifs de la famille participent de la dégradation identitaire. Plus les statuts s'empilent, plus les couches sociales se superposent - femme, mère, vendeuse - plus l'être se disperse, perd en épaisseur. Coralie existe pour les autres. Sa vie appartient à ses enfants, au père de ses enfants, à son patron. Elle pense avoir choisi librement ce qui l'entrave. Son histoire est celle d'un emprisonnement consenti. Au lieu d'essayer d'échapper à la servitude, Coralie cherche à maintenir le peu d'équilibre qu'il reste du système qu'elle a fabriqué autour d'elle. Elle résiste. Elle ne renonce pas. C'est une victime pugnace et endurante. Surtout victime d'elle-même. C'est ce paradoxe qu'Hélène Zimmer met en évidence. Quand le choix est encore possible, pourquoi subir une réalité agressive et destructrice ? Pourquoi ne pas la changer ? Pour Coralie, la vie s'est réduite à une unique et longue voie matérielle. Elle est engluée, figée dans un système qui néantise sa volonté. De cette impasse matérielle, affective, mentale, Hélène Zimmer rend compte grâce à l'incroyable efficacité d'une écriture, précise, violente, fouailleuse, de dialogues qui font mouche à tout coup, et d'un talent d'observation sociale rare.

  • «Tous les fils ne sont pas faits pour devenir des hommes.» Daniel a été adopté très jeune par une immigrée polonaise et son petit mari français. Fasciné par cette mère et sa plantureuse beauté rousse, il s'efforce à la fois de lui obéir et de lui ressembler : or si obéir à sa mère signifie être un homme, lui ressembler signifie être une vamp en guêpière. Pris entre ces exigences contradictoires, il renonce à la sincérité et relègue ses avatars féminins dans ses abysses personnels, ou encore, comme il le dit lui-même, dans une boîte de Pandore qu'il s'efforce de maintenir fermée. Avec l'entrée dans l'âge adulte, les choses s'arrangent un peu : il rencontre un homme qui devient à la fois son amant, son mentor et son employeur. Grâce à lui, il va se produire sur scène, travesti en femme, ce qui permet à sa vérité intime de sortir un peu, au moins à la nuit tombée...

  • Sonatines de deuil

    Hubert Lucot

    En mars 2010, l'épouse d'Hubert Lucot (A.M.) fut déclarée atteinte d'un cancer du pancréas.
    Elle mourut à Auteuil, dans une unité de soins palliatifs, le 9 août 2012.
    Le 24 août, à Soulac-sur-Mer, Emmanuel Lucot, le fils d'A.M. et H.L., dissémina ses cendres dans l'Océan.

    Du 1er septembre 2012 au 7 novembre 2013, Hubert Lucot a tenu un journal de deuil qui, travaillé, est devenu un roman.

  • Petite vie

    Patrick Varetz

    J'ai faim de son injustice, de ses mains et de ses joues, du jugement de ses yeux, je languis d'ennui et d'incertitude dans l'attente de ses coups. J'ose à peine, même en secret, prononcer le vocable - ridicule - par lequel il convient de le nommer. - Papa !

  • Sous vide

    Patrick Varetz

    L'amour. Je crois que cette ombre, sans forme, travaille sans relâche à creuser le vide sous mon existence. Cela s'apparente à un tiraillement sourd, et parfois à une gêne dans la gorge et derrière les yeux, une faim impossible à rassasier. Ce n'est jamais dirigé contre quelqu'un en particulier. C'est là, qui m'oblige à saisir l'opportunité qui se présente, à accepter n'importe quoi, par peur toujours de voir la situation empirer jusqu'à l'inacceptable.

  • Le monde est à venir maintenant. Quand elle est morte et moi vivant, il offre la trace de notre chute jusqu'à mon propre effacement. La princesse qui y vit nous échappe, elle traverse mon corps qui suppose un monde de lumière et de sens.

  • Les Deux Soeurs savent ce qui compte. Les Deux Soeurs savent ce qu'il faut. Les Deux Soeurs savent qu'il faut toujours être mieux que les autres, au-dessus, sinon on est moins bien. Tôt elles l'ont appris. Pour l'Aînée qui jamais n'aime rien laisser au hasard, la tâche est ardue tous les jours. Elle l'est ce matin plus encore s'il se peut. Pour l'Aînée. La Seconde, elle, tente aujourd'hui de relever un nouveau défi.

  • On ne choisit certes pas sa famille, et c'est ainsi qu'un fils naturel déjà âgé et fort mal élevé surgit dans la vie du commissaire Liberty. Mais, lorsqu'on est un homme de son envergure, on a quand même un peu le pouvoir de décider qui entrera ou non dans la famille Wallance : le mariage de son neveu est l'occasion pour lui de faire comprendre ce qu'il pense de l'épouse du jeune homme et de la mère de celle-ci. Un viol vient en outre pimenter la fête, qui n'est donc pas si réussie que ça, sans que le commissaire y ait la moindre part - à moins qu'on vous tienne responsable de l'évolution de vos spermatozoïdes.

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