Flammarion

  • Mentine adore dépasser les limites, surtout celles de ses parents !
    -9,5 ! a hurlé papa avec une tête de serial killer. Ma fille a sauté deux classes, a le QI d'Einstein et elle n'obtient pas la moyenne à son passage en troisième ! Dans ces conditions ce sera donnant donnant. Une année scolaire pourrie égale un été pourri.
    C'est comme ça que j'ai été privée de mon stage de surf et de mes copines. La sentence et tombée : mon père me condamnait à deux mois d'exil dans le Larzac. J'allais me retrouver sous la flotte à bouffer du fromage de chèvre dans un horrible sweet en polaire.

  • Ici, lorsque quelquun disparaît, on dit simplement quil sest évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce quil ny a pas de crime, ni la famille parce quelle est déshonorée. Partir sans donner dexplication, cest précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on sévaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? Cest ce quaimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme quil aime encore, il mènera lenquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de Sanya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ?

    Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman damour. Dune façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que lon est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.

  • « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à lasile. Le fils dEinstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.
    Trois destins sentrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et dépopée dun géant. Laurent Seksik dévoile un drame de lintime où résonnent la douleur dune mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.

  • Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXe siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong («âme soeur») de Fleur de Neige.
    Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter.
    Fleur de Neige est un merveilleux voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale de l'éducation des jeunes filles dans la Chine impériale. Best-seller traduit dans 23 pays, ce roman chargé de lyrisme et d'émotion pénètre l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.
    Éditeur original : Random House, an imprint of the Random House Publishing Group, a division of Random House, Inc.
    © Lisa See, 2005 Snow Flower and the Secret Fan Pour la traduction française : © Éditions Flammarion, 2006 Couv : Montage Virginie Berthemet. Photo : © Photodisc

  • Fatimzahra vit au Maroc. Un t, elle arrive en France pour faire la connaissance de son neveu qui vient de natre. Elle dcide de s'inscrire pour un mois l'cole franaise en attendant son retour au pays. Ces semaines vont changer sa vie... "Kanza s'agite dans tous les sens, elle sera bientt grand-mre. Sa fille ane Hayat vient de tlphoner de France. Elle va accoucher d'un instant l'autre ! Kanza secoue Fatimzahra : "Rveille-toi habibati, rveille-toi ! Tu vas bientt tre tante !"

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette «césure du sujet de la tradition» qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser.L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • Ursule Mirouët

    Honoré de Balzac

    A Nemours, Ursule Mirouët, jeune femme croyante et sensible aux ondes mystérieuses, a été adoptée par le docteur Minoret, athé et ex-médecin de l'empereur. A la suite d'une séance d'expériences magnétiques à laquelle il assiste, il se convertit et accorde la plus grosse part de son héritage à Ursule. A sa mort, les héritiers présomptifs vont tout faire pour déposséder la jeune femme.

  • Ben est contraint et forcé par sa nouvelle prof de français d'écrire son journal intime.
    L'angoisse : que va-t-il pouvoir raconter ??? Va-t-il parler de Arianna qu'il a rencontrée à l'École du cirque et qui le fait autant rougir ? Ou alors de sa vie trépidante avec Lukas et M. Demirel ? Décidé à ne pas divulguer ses secrets, Ben met en place un super-stratagème et s'invente une autre vie en s'inspirant très fortement de celle de sa soeur Line. Mais cela va lui jouer des tours et l'amener à se poser quelques questions...
    Avis personnel : Attention, dans ce journal, la vie PALPITANTE et les secrets EXTRAORDINAIRES de Ben ! Je le conseille à tous les lecteurs curieux, de 11 à 111 ans...

  • Quelle prise en charge pour l'enfant autiste ? Les parents, qui bien souvent ne connaissent ni les principes ni les effets des trois approches dominantes de l'autisme, sont tragiquement démunis face à cette question.
    Aujourd'hui, le comportementalisme tient le haut du pavé. Avec lui, on espère obtenir ? et on obtient quelquefois ? une adaptation minimale à l'espace social ordinaire : prise des repas, hygiène corporelle, utilisation des transports, conduite dans les lieux publics. Mais au prix de quelle violence ? de quelle dénaturation de l'enfant ? À l'inverse, le « non-agir » initié dans les Cévennes, il y a près d'un demi-siècle, par Fernand Deligny défend l'idée que les autistes, représentants d'une humanité primitive, doivent être, comme les peuples premiers, respectés dans ce qu'ils sont et préservés du monde « civilisé », au risque d'être laissés à leur condition native.

    La psychanalyse, repensée, réinventée, libérée des pratiques obsolètes, propose une troisième voie. Substituant une clinique du regard à celle de l'écoute et donnant la priorité à l'accueil et au « tissage » quotidien, elle entreprend d'amener l'autiste non pas à nous mais à lui-même, afin de faire apparaître, à terme, un enfant qui ne soit pas seulement présentable, montrable, mais, comme les autres, « rêvable » par ses parents.
    Telle est assurément la sortie de l'autisme ? respectueuse de l'enfant ? qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui.

    Création Studio Flammarion Couverture : Photo © iStockphoto / Marcin Pawinski

  • Dans l'Essex en 1968, l'année où Paris est descendue dans la rue, où Martin Luther King a perdu la vie à cause d'un rêve et où Eleanor Maud Portman, surnommée Elly, est née. Ce livre raconte la vie de la jeune Elly avec ses parents, ses amis et son lapin baptisé Dieu. Une histoire de l'enfance, de l'excentricité, du pouvoir des liens familiaux, de l'amour... Premier roman.

  • « Je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée. Un tel aveu pourra surprendre, il n'en est pas moins vrai. Mes aspirations m'ont toujours poussée vers une existence discrète, consacrée à ma famille et au souci des autres, alors que la vie prenait plaisir à me placer sous les projecteurs de l'actualité. Longtemps je m'en suis accommodée, mais je restais légèrement en retrait. D'où quelques maladresses et de nombreux malentendus. J'ai regretté les premières et souffert des seconds. Mais au final, est-il si surprenant qu'on se soit beaucoup trompé sur mon compte alors que, moi-même, je ne savais plus toujours qui j'étais ? » Pour la première fois, Cécilia Attias nous livre le récit de sa vie hors du commun. De son enfance heureuse à son premier mariage avec Jacques Martin, de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur vie dans les palais de la République à sa séparation d'avec l'ancien président pour épouser Richard Attias et courir le monde afin d'aider les autres, elle n'omet rien.
    Et parce que l'image d'une personne correspond rarement à sa réalité - surtout quand les médias s'en emparent -, le lecteur découvrira ici un être qu'il ne soupçonnait pas : une femme de coeur et de décisions, guidée par ses valeurs autant que par son goût de la liberté.
    Dans ce livre élégant et passionné, celle qui s'est révélée sur la scène internationale en obtenant de Kadhafi la libération des infirmières bulgares prouve que la plus noble des qualités est l'indépendance de ton, comme d'esprit.

  • « Avec les boulets et les fardeaux intimes, il y a plusieurs solutions. En général on se contente de les traîner : on souffre tout seul et ça n'avance à rien. Ou alors on peut grimper dessus, pour au moins être vu. Il y a enfin la possibilité de les renvoyer à la figure de l'agresseur : c'est lourd et ça fait mal à tous les protagonistes, mais c'est efficace... »Comment s'en sortir quand on est un petit garçon dans une famille apparemment très ordinaire, mais que son père est un tyran domestique et qu'un monde s'écroule autour de soi ?Un père violent, une époque qui l'est aussi, et l'Histoire qui s'en mêle : tout concourait à démolir le narrateur... à moins qu'il n'arrive à se montrer plus résistant qu'eux.

  • Quelle famille ! Avec six conntables, treize marchaux de France, cette illustre ligne s'honore de noms aussi prestigieux qu'Anne de Montmorency, le prince de Cond, Turenne ou encore le marchal de Luxembourg. Ministres, grands capitaines, ducs et pairs de France, ces fidles serviteurs de la Couronne ont jou un rle de premier plan dans l'histoire de France. Daniel Dessert raconte ici l'tonnante destine de ce lignage hors norme qui parvient se maintenir au pouvoir prs de mille ans, mu par un vritable instinct politique combin des mariages toujours plus habiles et consanguins. Chaque union apporte son lustre, assoit la puissance Montmorency. Tmoins de leur splendeur son apoge, les somptueuses demeures d'couen et de Chantilly... Mais comme toute famille, elle est traverse de profondes disputes et nourrit en son sein de mauvais lments, l'instar de Gilles de Rais. Parfois mme, l'orgueil de l'un des membres les couvre d'opprobre. Ainsi Henri II est condamn mort pour avoir dfi Richelieu. Mais chaque fois, aprs chaque dfaite, le sursaut. C'est leur force qui les rend unique. Leur chute n'est plus loin la veille de la Rvolution. La fin des Montmorency concordera avec l'avnement du pouvoir rpublicain, comme si leur lignage ne pouvait survivre un rgime qu'ils avaient soutenu depuis des temps immmoriaux.

  • La suite des aventures d'Estelle Laborie. Dans deux jours, toute la famille doit se réunir pour fêter les 20 ans de Bianca, l'aînée des petits-enfants mais aussi à l'occasion de l'ouverture au public d'une villa romaine exhumée dernièrement sur le domaine. Estelle va cependant bientôt devoir faire face à ses plus anciens fantômes.

  • Saxe, ex-Allemagne de l'Est, au lendemain de la réunification. Maria Bergmann, seize ans, a quitté la maison de sa mère divorcée pour venir vivre dans la ferme familiale de son petit ami Johannes Brendel. Tout en séchant le lycée pour lire Dostoïevski, elle se rend utile et s'intègre à cette famille qui l'accueille à bras ouverts. Jusqu'au jour où, dans ce monde presque idyllique, Maria tombe éperdument amoureuse de Henner, fermier solitaire, aussi brutal qu'il est cultivé, de vingt ans son aîné. Ils vivent en secret une passion torride. En un an, tout bascule, comme l'Allemagne alentour, et aucun des deux amants n'en sortira indemne. Dans une langue à la fois pudique et crue, Daniela Krien trace les frontières d'un nouveau monde à l'intensité et à la sensualité aussi stupéfiantes que le choc culturel des retrouvailles entre Allemands de l'Est et de l'Ouest.

    Création Studio Flammarion En couverture : © Andrea Hübner, www.quadratiges.de http://www.quadratiges.de

  • Le peintre et illustrateur pour la jeunesse retrace leur parcours intellectuel et politique et fait le portrait de son père le philosophe Georges Politzer, fusillé au Mont-Valérien en 1942 ainsi que de sa mère Maï Politzer, morte en déportation à Auschwitz.

  • Ras le bol ! Sandra n'en peut plus : son mari qui la trompe depuis plus d'un an, ses deux adolescentes gâtées, son métier d'avocate qui l'use et, en fin de compte, le sens de sa vie, qui ressemble à tout, sauf à celle dont elle rêvait.
    Un matin comme les autres, toujours pressée, elle est happée par le rétroviseur d'un bus. Quelques jours plus tard, elle sort du coma et décide de se faire passer pour amnésique. Quel meilleur alibi pour tout effacer, et repartir à zéro en ouvrant la porte d'un nouveau destin ?
    Pour son premier roman, Philippe Amar signe dans un style vif une histoire joyeuse, sensible et pleine de rebondissements.

  • La vieillesse, aujourd'hui, s'appelle la retraite. Dans le cas de Ren, celle-ci est mme anticipe . dur moment pour lui, d'autant que sa femme Jacquotte se montre de plus en plus autoritaire.Heureusement Ren va connatre le plaisir de sduire et d'aimer, de mme que Tanbelle, la soeur de Jacquotte, grande coquette malgr les infidlits de son vieil amant... Cependant que Mamour, leur mre octognaire, dcouvre les bonheurs d'une complicit amicale avec son petit-fils Christophe.L'amour qui dure ou s'essouffle, le temps qui passe, la jeunesse au coeur... Les lecteurs de Mademoiselle, s'il vous plat, ou des chroniques de Claude Sarraute dans Le Monde, retrouveront ici le sourire, la tendresse, l'attention aussi la vie ordinaire , qui ont fait son succs.Sarraute

  • La mouflette

    Françoise Dorin

    « Ophélie, ma petite fille, mon coup de tonnerre, ma catastrophe, mon innocente... Je t'en supplie, calme-toi ! Il y a quatre-vingt-dix minutes que tu es réveillée ! Quatre-vingt-dix minutes que ton corps de grenouille émet des rugissements de lionne ! Quatre-vingt-dix minutes que [...] je m'évertue à te plaire. » Quand Paule apprend que sa fille, évaporée depuis cinq ans, est mère depuis six mois et qu'elle lui envoie son beau-frère en guise de cigogne pour lui léguer la petite, c'est toute une vie qui bascule. C'est d'abord Barth, le compagnon, frivole et viril à souhait, qui ne supporte pas cette nouvelle donne et abandonne la jeune grand-mère avec cette mouflette bien braillarde !
    C'est aussi le passé, qui resurgit sous la forme d'un prince charmant... Mais bientôt, minuit sonne et la réalité reprend ses droits. À un détail près : la réalité, c'est la vie, et la vie a souvent plus d'imagination que nous...

  • « Nous comptons, si je sais compter sur mes doigts, cinq Daudet qui ont tous du talent comme un seul Alphonse Daudet, et cela me semble vraiment extraordinaire. » Un siècle plus tard, la remarque de la romancière Rachilde laisse rêveur. Cinq Daudet ? L'auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon ne serait donc pas le seul à avoir connu la gloire ? En racontant l'histoire des Daudet, Stéphane Giocanti scrute le mystère d'une famille dont tous les membres ou presque, pendant deux générations, jouèrent un rôle dans la vie littéraire française. Aux côtés d'Alphonse, bohème provençal et parisien, il dévoile la présence de Julia, sa femme, écrivain admirée par Edmond de Goncourt, et celle d'Ernest, son frère aîné, qui fut un historien de renom. À la génération suivante, ce sont les deux fi ls d'Alphonse, Léon et Lucien, qui se fi rent un prénom. Le premier fut écrivain et homme politique, compagnon royaliste de Maurras et mémorialiste truculent de la IIIe République. Le second fut l'opposé : dandy, poète, et amant de Proust et de Cocteau. Le roman de la famille Daudet est aussi l'occasion de vivre avec les milieux littéraires, artistiques et politiques de son temps ; pendant près d'un siècle, de la bohème insouciante du Second Empire jusqu'au début du régime de Vichy, d'un temps lointain, révolu, jusqu'à une époque plus proche, plus violente, dont l'empreinte dure aujourd'hui encore.

  • Ah ! qu'ils l'ont attendu, les enfants du clan Pasquier, cet âge adulte qui se profile devant eux ! Ils rêvent de pouvoir s'émanciper de ce père irresponsable et fantasque qui a gâché leur enfance, meurtri leur adolescence et réduit la vie de leur mère, la brave Lucie, à un douloureux enfer domestique.
    Les voici donc, aux premières années du jeune XXe siècle, dont ils attendent le meilleur sans présager le pire. Pour Joseph, l'affaire est entendue et ses premiers millions gagnés ont fait de lui un homme cynique et retors. Pour Laurent, l'espoir de voir la Science rendre le monde meilleur l'empêche de chercher pour lui-même les réconforts de l'amour. Pour Cécile, la pianiste surdouée, la gloire est à portée de main quand l'Amérique commence de lui faire les yeux doux ; pour Suzanne, l'apprentissage du théâtre se fait sous la houlette de la glorieuse Sarah Bernhardt ; et pour Ferdinand, la médiocrité semble déjà régir une existence sans passion ni volonté...

    Les trois volumes réunis dans ce livre ? La Nuit de la Saint-Jean, Le Désert de Bièvres et Les Maîtres ? nous font plonger au coeur des aventures du clan Pasquier, qui s'apprête à affronter le monde des adultes. Avec plus d'espoir et d'appétit que de lucidité.

  • « L'été n'en finissait pas de détremper les corps. Je rêvais souvent que je frappais un homme. » Il y a vingt ans, la soeur d'Hadrien Verneuil est morte. Et toute la famille a fait semblant. Dans un Bangkok méconnu, où il a refait sa vie, son passé ressurgit. Les souvenirs interdits se mêlent à la violence d'une Thaïlande aussi accueillante que tourmentée. Certaines fables gouvernent des existences entières. Certains silences font crever.

    Portrait de Pierre Stasse par David Ignaszewski / Koboy © Flammarion

  • « Je n'ai accepté de venir que parce que Naïs est malade, insista-t-il une fois encore comme pour lui signifier que son affection n'allait pas de soi maintenant qu'elle n'était plus à la rue. Vous savez n'est-ce pas que j'ai dû partir parce que j'ai eu de gros ennuis ? » Michel a presque tout perdu en voulant désespérément aider Gloria. Il a été renvoyé du centre d'accueil où la jeune femme avait été placée, et ne l'a plus revue. Trois ans plus tard, elle le rappelle. Et il consent à la revoir. Très vite, le comportement de Gloria envers sa petite fille, Naïs, l'inquiète et le pousse à s'immiscer dans leur vie. Mais qui cherche-t-il vraiment à sauver ? Chez Pascale Kramer, les enfants sont au centre des histoires, agissant comme des révélateurs. Dans ce dernier roman, l'auteur a su admirablement mettre en scène l'ambivalence au coeur des relations humaines et la solitude de chacun face au jugement des autres. À quoi finalement se mesure la normalité des vies ?

  • « À chacune de nos rencontres, l'élan est le même. Il reste intact, préservé. Le désir épaissit, me porte sans répit vers ta bouche, me fait te prendre la main, marcher des heures entières dans la ville avant de rentrer à l'hôtel nous jeter dans les bras

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