Editions de l'Aube

  • 1978. Une pluie incessante, quelque part sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande. Des enfants endormis à l'arrière d'une voiture. Le drame semble inévitable. À peine arrivée sur le continent, la famille Chamberlain, fraîchement débarquée d'Angleterre, disparaît dans la nuit.
    2010. Suzanne reçoit un appel du bout du monde. Les ossements de l'un de ses neveux ont été retrouvés. Étrange : il aurait vécu plusieurs années après sa disparition. Mais où ? Comment ? Et qu'en est-il des autres membres de la famille ?
    Carl Nixon livre un roman noir absolument magistral.

    Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où il vit toujours. Auteur de nouvelles récompensées, il se consacre désormais à l'écriture de romans noirs. L'Aube a déjà publié Sous la terre des Maoris et Rocking Horse Road.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les États-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin.
    2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec sa femme et ses enfants, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Chaque année ensuite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts.

    Natalia Sylvester est née à Lima, au Pérou, avant de venir aux États-Unis à l'âge de 4 ans. Elle a grandi en Floride et dans la vallée du Rio Grande, au Texas, où elle vit toujours. Elle travaille comme rédactrice indépendante, et a notamment été publiée dans le New York Times, Bustle, Catapult... C'était le jour des morts a obtenu deux prix littéraires (International Latino Book Award et Jesse H. Jones Award for Best Work of Fiction). Il a été nommé "meilleur livre" par le magazine Real Simple.

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • La mondialisation, avec ses innovations technologiques, s'est traduite par une interconnexion croissante mais n'a pas entraîné une homogénéisation culturelle. Toutes les sociétés sont marquées par des relations hiérarchiques et de domination, et chacune reste attachée à sa vision du monde social et à la place que l'homme et la femme doivent y jouer. Alors que les sociétés occidentales mettent en avant l'individu et sa liberté, l'Inde valorise la famille, la communauté et l'interdépendance. Les réseaux personnels sont une priorité dans cette jeune démocratie pluraliste, et les logiques professionnelles dépendent des liens de complicité et de confiance. L'auteure décrit cette société relationnelle et décrypte les règles sociales qui guident les comportements et les échanges au quotidien.

    Ethnologue, docteure de l'université Paris Nanterre, chercheure indépendante associée au Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) à l'EHESS, Sandrine Prévot est aussi membre active du réseau Euro-India Economic & Business Group (EIEBG). Consultante dans le secteur privé, elle enseigne la culture indienne dans les écoles de commerce et auprès d'entreprises. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Inde, comprendre la culture des castes.

  • "La France. Nous allons y passer environ 700 000 heures chacun, y respirons 15 000 litres d'air par jour, y laissons deux enfants après 4000 à 6000 étreintes. Nous y travaillons peu ou prou 70 000 heures après avoir fait, de plus en plus souvent, 30 000 heures d'études. Nous y perdons nos parents vers 63 ans quand depuis 10 ans déjà nos petits-enfants viennent pour les vacances. Plus de 4 milliards d'humains se sont connectés sur internet depuis 10 ans. 6 milliards de téléphones portables ont été vendus sur la planète. C'est cette Humanité en train de faire terre commune qui est passionnante et explosive. Car ce monde est vivant, créatif, changeant tellement vite que souvent on n'y comprend plus rien et qu'on se croit perdu. Mais il y a un fil, de nouveaux liens. Cherchons." Jean Viard

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012).

  • « Il visualisa le corps du garçon pendu dans l'obscurité. Il l'imagina tournoyant dans la tempête. Le vent du sud-ouest s'engouffrait toujours dans cette vallée. Il fouettait les arbres des environs. Le corps avait dû bouger, se balancer et tournoyer dans le vent, tout cela à moins de cent mètres de son propre lit. » Mark Saxton s'est suicidé. Il s'appelait aussi Maaka Pitama. Son père biologique, un Maori du nom de Tipene, vient voler sa dépouille afin de lui offrir des funérailles dans le respect de la tradition maorie. Sauf que c'est Box Saxton qui a élevé Mark, et il entend bien que son fils soit enterré sur les terres de sa propre famille. À travers l'affrontement terrible que vont se livrer les deux hommes, c'est un portrait sans concession de la Nouvelle-Zélande que nous propose Carl Nixon, dévoilant les tensions existantes entre les communautés du pays, l'attachement aux traditions et l'amour de la terre. « Brave, audacieux et sans faille : l'un des meilleurs romans néo-zélandais. Ce n'est pas seulement un thriller brutal, c'est une dissection d'un pays et de sa culture. » Witi Ihimaera « Une odyssée fascinante sur le deuil. » Frankfurter Allgemeine Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où il vit toujours.

  • La famille Sabas vit dans la banlieue d'Amman, la capitale jordanienne. Elle connaît enfin l'aisance matérielle grâce à l'acquisition judicieuse d'une truie. Hussein Sabas fait fortune lorsqu'il commence à vendre du porc aux chrétiens de la ville, sans cesser de fournir en agneau et en boeuf la population musulmane. Cependant, l'extrémisme religieux qui gangrène les pays voisins envahit peu à peu la ville et le boucher se sent menacé. De leur côté, les femmes de la famille résistent vaillamment à la pression ambiante. Fadhma veille au bien-être de chaque membre de la famille. Laila continue à enseigner. Samira rejoint un groupe d'activistes syriennes réfugiées en Jordanie. Muna, fraîchement arrivée d'Amérique, découvre ce pays qui est aussi le sien.

  • La cohabitation pacifique avec son cochon d'Inde, les puzzles de cinq mille pièces, sa collection de toupies et l'estime de ses patrons suffisaient à combler l'univers de Violette... jusqu'à ce que la blanchisserie qui l'employait soit amenée à fermer ses portes. Sa soeur saisit l'occasion pour l'inviter à faire la connaissance de son nouveau fiancé. C'est sans enthousiasme que Violette accepte. À l'hôtel de la Plage que possède la famille de ce nouveau beau-frère, ce sont pourtant des rencontres peu banales qui l'attendent. Sur fond de rock des années soixante et de balades en side-car, la jeune femme est embarquée dans un tourbillon joyeusement foutraque, pour notre plus grand plaisir?!

    Martine Genoux occupe, pour une période indéterminée, une parcelle de planète où l'on aime les moules, le spéculoos et le chocolat. Elle y anime des ateliers d'écriture. Pas simple de s'appeler Violette avec un profil de baobab est son premier roman.

  • Vanvan et Riton mènent une vie paisible dans leur maison d'hôtes, au fin fond de la campagne normande. Ils y reçoivent des personnages atypiques qui disent rarement non à une bonne bouteille à partager, et Vanvan est toujours prêt à rendre service quand il s'agit de divertir leurs hôtes féminines, fussent-elles accompagnées de leurs époux légitimes... Seulement cette existence faite de bonheurs simples va sacrément se compliquer un soir de pluie, quand Boniface se présente à leur porte. Le jeune homme, trisomique, cherche son père et pense bien le trouver là. À compter de cette soirée, la vie de nos gais lurons va radicalement changer, et c'est un véritable périple qu'ils vont devoir entreprendre, pour dénouer les fils d'une histoire oubliée.

    Hélie Harty, ancien légionnaire, auteur de scénarios pour le cinéma et la télévision, a déjà publié Tilt chez le même éditeur.

  • Les Belonore, ce sont les membres d'une famille du village de San Catello, en Lombardie, dans le nord de l'Italie. Au départ, il y a le patriarche et ses trois fils, dont Marzio, le virtuose du violon. Il y a aussi les femmes, celles qu'ils aiment en secret, celles qu'ils épousent sans désir. Avec cette saga parfaitement réussie, d'une subtilité délicieuse, Philippe Carrese nous installe devant l'église du père Bartolomeo, chez l'aubergiste Gran'Paolo, dans la ferme délabrée de Volturno, ou la maison de maître de Francesca... Partout où les choses se passent, où les liens se tissent, où les blessures sont faites et les plaies parfois pansées. Maudits, les Belonore ? Peut-être. Pourtant, le lecteur ne saura pas faire autrement que les aimer.

    Philippe Carrese, né en 1956 à Marseille, a mené une vie bien remplie d'écrivain, de cinéaste, de musicien, de dessinateur... Il décède en 2019 dans la cité phocéenne, à l'âge de 63 ans.

  • Volturno Belonore, un homme dans la puissance de l'âge, règne sans conteste sur ses trois fils, sa jeune épouse et son village, San Catello, en Lombardie. Un soir de la fin de l'été 1911, une luxueuse voiture tombe en panne et ses occupants demandent de l'aide à Volturno... En échange de quoi, ils lui prédisent la fortune grâce au minerai enfoui dans son terrain. Hélas, la prédiction va s'avérer malédiction : seul Marzio, le fils cadet, y échappera. Du moins, à considérer que devenir virtuose au détriment de la passion amoureuse ne fait pas partie de la malédiction...
    Un roman vertigineux qui nous plonge dans l'Italie du début du XXe siècle, sur fond de guerre et de montée du fascisme. Tout l'art de Carrese se retrouve dans la force évocatoire de ses personnages, formidablement présents... et attachants.

  • Mas Arai, survivant de la bombe nucléaire, a construit sa vie en Californie comme jardinier, au sein de la communauté kibei - ces natifs d'Amérique ayant grandi au Japon avant de retourner s'installer dans leur pays natal.Pour oublier l'horreur, il se perd trop souvent dans la nuit des paris et des tripots. Veuf, entretenant des relations compliquées avec sa fille unique, il n'aspire qu'à la tranquillité et à la discrétion. Sauf que du Japon comme du passé vont surgir des fantômes, levant le voile sur des décennies de mensonges, de silence et d'oubli...«

  • Devant la tombe de sa mère à Alger, Suzanne El Kenz, Palestinienne vivant en France, mêle le passé et le présent, se souvient et espère dans des tonalités parfois légères et rieuses, parfois tragiques. Son rêve ? Que les Palestiniens retrouvent un pays en paix, « qu'il y ait un match de foot et que les enfants de notre nation se disputent contre des enfants d'une autre nation, et qu'après la victoire ou la défaite, qu'on voie un grand défoulement populaire dans les rues transmis par toutes les radios et les télévisions du monde. Oui, c'est ça un pays. Réel. »

  • Boris Sieger est un employé de mairie attaché à sa vie ordinaire. Parfois, il passe la nuit avec le fils de sa vieille concierge. C'est à peu près tout ce qui constitue sa vie sociale jusqu'au jour où il croise Oussama, dit Oussa - c'est plus facile à porter -, un atypique jeune de banlieue parisienne. Boris se découvre grâce à lui un possible frère... parti faire le djihad. Son existence suscite en Boris de nombreuses questions, à commencer par la plus douloureuse : où est-elle passée, cette mère qui l'a abandonné quand il n'était qu'un enfant ? Où est-elle, cette disparue de Honfleur, la ville d'Erik Satie, dont les Gymnopédies semblent rythmer toute cette intrigue ? C'est le début du voyage pour Boris et Oussa, périple qui les mènera jusqu'à Kémal Fadil, un commissaire oranais. Au programme des réjouissances, médecine chamanique et rituels de sorcellerie maghrébine, secrets de famille et questionnement identitaire. D'un pays à un autre, d'une croyance ancestrale à la perte de repères des sociétés modernes, Ahmed Tiab tisse une intrigue terriblement efficace. Ahmed Tiab est né à Oran (Algérie), en 1965. Aujourd'hui installé dans le sud de la France, il a déjà publié, chez le même éditeur, Le Français de Roseville et Le désert ou la mer.

  • «?Les enfants des paysans envahissent les villes, qui doivent faire face à la plus formidable vague d'immigration de leur ­histoire - des dizaines de fois plus importante que celle des ­réfugiés, dont l'arrivée occupe aujourd'hui les gros titres des ­journaux. Ces exilés ont laissé derrière eux des ­millions de maisons vides, dont certaines deviennent des maisons ­secondaires, afin de permettre aux nouveaux citadins de croire qu'ils ont toujours un lien avec la terre, avec l'existence d'autre­fois?; lien purement imaginaire, Frédéric en a la conviction. Cependant, c'est vers l'une d'elles qu'il a choisi de rouler...» Frédéric Bataille, jeune compositeur, vient s'établir dans la maison familiale de Camporeils, dans les Pyrénées catalanes. L'occasion de se plonger dans l'histoire de sa famille. L'amertume de Louis, les regrets de Jeanne, la jalousie maladive de Marie, ne sont-ils pas autant de symptômes de la «?malédiction des Bataille?» que le grand-père croyait avoir rompue en permettant aux siens d'échapper à la condition de paysans?? Dans ce premier roman, Olivier Szulzynger s'interroge?: peut-on se soustraire aux malentendus et névroses qui structurent une histoire familiale et la constituent en ­destin?? Olivier Szulzynger, originaire de Perpignan, est éditeur et ­scénariste.

  • "Mes yeux sont sourds, mes paupières restent closes et ma bouche, éteinte. Car je suis bel et bien mort. Mais c'est avec stupéfaction que je comprends que je vais tout entendre de leurs discours. Et que mon enfer durera quarante longs jours." Le narrateur est mort, certes, mais il est bel et bien le personnage principal de la tragi-comédie qui va suivre ! Condamné au silence, il assiste, impuissant, au pugilat entre ses femmes et à la détresse de sa mère, subit la haine de son cousin, l'amour de son oncle, les litanies de l'Ivrogne...
    Dans ce roman profond et poétique, Samira El Ayachi dresse le portrait d'une famille marocaine aux prises avec ses cadavres intimes et donne à entendre, à travers la voix d'un jeune homme pris dans les filets de notre temps, les désillusions de toute une génération en quête d'elle-même.

  • « J'avais pensé qu'en arrivant ici, je pourrais le voir avec les yeux de ses souvenirs, ressusciter la vie qui se cachait dans ceux-ci ; mais tout avait l'air éteint, comme dans l'expectative, en voie de décomposition ou attendant de pouvoir naître. »
    Julio Flores a quitté son Costa Rica natal pour faire carrière dans la finance aux États-Unis. S'il daigne appeler de temps en temps ses parents, il a complètement tourné le dos à son passé... jusqu'à ce jour où il apprend que sa soeur est portée disparue en mer, le long des côtes mexicaines. Ce sera le début d'un long processus pour le jeune homme qui, lentement, va sortir du déni que constitue son existence pour se confronter au réel. Renouant avec ses racines, acceptant de porter le poids des souvenirs, il finira par partir sur les traces de Mariana, dans une quête désespérée pour retrouver un semblant d'authenticité.
    Un roman sombre et tranchant, tendre et nostalgique, qui dénonce l'hypocrisie, la perte de valeurs et l'oubli.

    Daniel Quirós, né en 1979, est un écrivain costaricien. Il vit aujourd'hui en Pennsylvanie (USA), où il enseigne la littérature espagnole à l'université. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Été rouge et Pluie des ombres.

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