Éditions Prise de parole

  • Présentée pendant huit semaines à guichet fermé au Théâtre la Licorne (printemps 2006), la pièce accumule les éloges. Raisons invoquées? La mise en scène habile de Fernand Rainville, la distribution brillante, flamboyante... Et au coeur de ce succès, l´écriture de Dalpé : / «Sur le plan de l´écriture, «Août» bénéficie d´une construction adroite. Des événements microscopiques (des mèches de fantaisie, la minceur, une invitation, l´érablière, une couleuvre, une nappe) permettent peu à peu au spectateur de concevoir l´ampleur du désastre familial dont, jusqu´au dernier moment, nul ne veut se préoccuper. La musicalité des répliques prolonge la torpeur tant des héros que du public, convainquant presque que la crise est évitable. Mais elle ne l´est pas. Et, justement à cause de ça, elle est plus terrible quand elle éclate.[...] Dénué de complaisance, le regard de Dalpé, appuyé de toute part, [...] appelle à réagir avant qu'il ne soit trop tard.» Hervé Guay, Le Devoir / [...] Une écriture originale, électrique, faite de musique et de punchs. / André Ducharme, Désautels - Radio-Canada / Quatre générations d´une même famille se réunissent une fin d´après-midi d´été à la vieille maison de ferme pour fêter les fiançailles de Monique et André qui habitent à la ville. En ce troisième jour de canicule, «la maisonnée a beau se tenir à l´abri sous la véranda et dans la parlotte, le drame couve.» Le Devoir

  • Alcide, 16 ans, est seul à la maison depuis la disparition de son père lors d'un voyage d'affaires au Pérou. Colette, sa mère, est partie à sa recherche. Notre petit génie de l'électronique en profite pour se façonner un monde virtuel où il peut s'évader. Dans cet univers, c'est lui qui dicte les règles du jeu. Ainsi, il met en scène une aventure dans laquelle il ira sauver son père de la jungle amazonienne. Alcide se sent si bien dans ce nouveau monde qu'il en sort de moins en moins. Seul son ami Bruno tente de le ramener à la réalité. Y réussira-t-il ?

    « Safari de banlieue » présente avec humour le danger de fuir dans un monde virtuel pour échapper aux exigences du réel.

  • Joey, un faux pirate chinois, sauve la vie d'un homme qui se noyait dans le lac Ontario. Le rescapé, amnésique, est placé dans un hôpital psychiatrique. Le journaliste qui couvre ce fait divers, intrigué par l'identité de cet homme, demande à Ned, un ami qui s'est retiré de la vie depuis le décès de sa femme, de veiller sur celui qu'ils surnomment bientôt « le pilote » afin de l'aider, si possible, à retrouver la mémoire.

    Mais voilà que Ned, dès sa première visite, se trouve non seulement en compagnie du «pilote» énigmatique, mais d'un vieil homme bavard et espiègle, à l'esprit rapide et tranchant. Infatigable, le vieillard parle sans arrêt de tout et de rien. Mais surtout de la vie. Ses longs discours et ses propos provocateurs accompagnent ainsi les hommes pendant des semaines, des mois.

    Conte philosophique aux allures de polar, «Naufragé en terre ferme» livre, dans une langue riche et savoureuse, un univers ludique et intelligent où scintillent des brins de vies!

  • L´humour macabre et cinglant domine ce premier roman déroutant, surréaliste, aux dimensions mythiques. / Récit échevelé qui chevauche des mondes parallèles, «la Prison rose bonbon» entraîne l´anti-héros, Raymond Quatorze, dans une série d´aventures qui le mènent inexorablement au coeur de son propre délire. Ce jeune homme au passé chargé réussira-t-il la mission que lui ont confiée les enfants ailés bannis de Barnumbourg par leurs parents ? Raymond Quatorze les trahira-t-il, lui qui sème les cadavres sur sa route comme d´autres les bonnes actions ? Saura-t-il sauver Babeth, son grand amour ? / Sous ses apparences de roman policier, de roman d´aventures et de conte fantastique, le roman traduit le drame d´un homme pris dans l´étau de son corps, impuissant devant l´amour.

  • «Le filet» s'inspire d'un fait réel: l'émeute qui ébranle la petite ville portuaire de Shippagan (N.-B.) en 2003, alors que la grogne populaire s'élève contre la mainmise des crabiers sur la plus lucrative des pêches.

    Le drame intergénérationnel au coeur de cette pièce fait écho au chaos social qui sévit dans la Péninsule acadienne. Riche propriétaire d'un crabier, Anthime Chiasson exige que son petit-fils assume sa succession. Son fils Léo, à présent capitaine du bateau, ne veut pas céder sa place. Coincé entre l'entêtement de son grand-père et la cupidité de son oncle, le jeune Étienne voit son idéalisme mis à mal.

  • Revue et augmentée, cette deuxième édition du manuel paru en 1990 initie les étudiants du niveau postsecondaire aux méthodes qualitatives et quantitatives en sociologie. L´ouvrage réunit les contributions de seize spécialistes sur des thèmes incontournables en sociologie qui sont aussi des préoccupations d´actualité : famille, sexualité, éducation, jeunesse, vieillissement, santé, déviance, relations ethniques, stratification sociale, travail, économie et économie sociale, politiques, mouvements sociaux, communication. Les introductions à la sociologie sont généralement axées sur les théories et les écoles, et accordent moins de place aux données empiriques. Et la plupart proviennent de la France. Parmi les quelques introductions conçues pour le Québec et le Canada, Initiation thématique à la sociologie est la seule qui intègre des données tant québécoises que canadiennes.
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    Jean Lafontant est professeur titulaire associé au Département de sociologie de l´Université du Québec à Montréal. Simon Laflamme est directeur du programme de doctorat en Sciences humaines de l´Université Laurentienne.

  • Un ancien dramaturge, maintenant professeur à l´université, épie sa voisine dans l´appartement d´en face. Il ne perçoit que des fragments de sa réalité. Elle est artiste-peintre. Au fil des mois, ses tableaux changent. Dans l´appartement, la femme tourmentée sombre, fuit, s´enfuit, puis s´engage dans une quête pour retrouver sa mère. Pendant ce temps, le professeur a engagé une femme et ses fils pour reconstruire une maison d´été sur le bord d´une rivière. Trois histoires, trois mondes qui s´entrecroisent sur trois modes narratifs différents, qui vacillent entre le théâtre et le roman à la recherche d´un espace-temps fragmenté comme des milliers de points de couleurs sur une toile.

  • Figure marquante du théâtre québécois et canadien, Brigitte Haentjens publie un deuxième ouvrage solo, un livre visuellement et formellement intrigant. La mise en page découpe comme de la poésie un texte qui se lit pourtant comme de la prose. Une série de photos d´Angelo Barsetti accompagne le texte. Le récit est réduit à l´essentiel : un regard en surface qui fait ressentir un désarroi en profondeur.

    Une femme, photographe à Paris, est atterrée par la mort accidentelle de son jeune frère. Comme pour ne plus être consciente de cette perte, elle entreprend de se perdre elle-même. Elle se noie dans l'alcool, se livre à des inconnus, se lie avec un homme d'affaires allemand en une relation sexuelle intense mais dégradante. L´absence de son frère est une ombre qui la suit, l´enveloppe, la vide puis l´habite.

    « Récit troué » : c´est le genre que donne l´auteure à ce portrait dénudé, qui s´interdit l´introspection, s´en tient à la surface des actes et des êtres. Son tour de force : faire sentir une intense présence au coeur d´une intense absence.

  • Teta, une Africaine immigrée au Canada, espère se guérir de sa folie en racontant sa vie au père Robert. Mère de trois garçons, elle confie à ce vieux missionnaire qu´elle a rencontré en Afrique, son enfance, ses exils, le meurtre de son mari et sa fuite vers le Canada. Cette terre d´exil représente le paradis terrestre pour de nombreux Africains. Mais est-ce que ce pays qui devait être un endroit si merveilleux pour les réfugiés, le sera pour cette femme monoparentale? Pourra-t-elle, un jour, se libérer du souvenir des atrocités qu´elle a vécues pour enfin mener une vie calme et connaître la paix de l´âme ?

  • Comme beaucoup de mères d'autrefois, Virginie a tenu un registre des grands moments de sa famille, « le livre de raison ». Aujourd'hui, près du silence de la mort et alors qu'elle vit la joie d'un nouvel amour, elle ouvre un nouveau cahier dans lequel elle donne finalement voix à son coeur. Voici son livre de déraison.

    « Le livre de déraison » a remporté le grand prix du salon du livre de Toronto en 1994.

  • Dans L´enfanCement, Maurice Henrie se remémore des scènes marquantes de sa vie de jeune garçon, au fil des déménagements successifs de sa famille. De la première maison à Val-d´Or au Québec aux cinq autres à Rockland dans l´Est ontarien, il interroge ces « mères successives et pleines de sollicitude » qui l´ont nourri et porté jusqu´à la maturité. Un objectif : que ces maisons se mettent à parler, à dire comment, petit à petit au cours des ans, elles ont incurvé la trajectoire de son destin. L´enfanCement, un recueil de récits dans lequel l´auteur trace le portrait d´une enfance comme tant d´autres, c´est-à-dire unique entre toutes.

  • un amas
    de métaux
    obscurs

    recouvre
    le côté droit
    de ma tête.

    j'en extrais
    mes idées

    les rends
    malléables

    les fais fondre
    avec le réel.

    Dans «Premier quart», la poétesse revisite le Nord, lieu de sa naissance, à travers le voyage et les souvenirs. Au long de son parcours, elle tentera de comprendre les drames et réalités à l'oeuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l'angoisse, et à l'hiver qui invite à l'introspection. La nature et l'écriture lui permettront d'inscrire sa quête dans un vaste héritage familial et littéraire.

    Ce premier recueil de Véronique Sylvain tisse la nordicité en contrepoint d'une identité féminine et urbaine. Il s'inscrit dans la lignée de poètes établis (Robert Dickson, Patrice Desbiens, Michel Dallaire, Gaston Tremblay) et émergents (Sonia-Sophie Courdeau, Daniel Aubin) ayant contribué à forger l'esthétique poétique du Nouvel-Ontario.

  • Profitant d'une année sabbatique à Paris, Anne Grimm se consacre tout entière à l'écriture de ses mémoires. Mère, soeur, amante, professeure, femme, elle livre sans pudeur mais toujours en nuances un parcours singulier qui se déploie sur trois continents et trois mariages. Femme de tête et de coeur, elle raconte avec lucidité ses passions amoureuses - qu'elle poursuit jusqu'à en perdre la tête - et sa naissance à l'écriture.

    OEuvre protéiforme, ce premier roman de Marguerite Andersen annonce, dès sa parution en 1982, la trajectoire exceptionnelle d'une grande écrivaine.

  • «À tire d´ailes» découle du regard d´une jeune femme sur son quotidien, sur les élans ou les confusions du coeur, sur les vagues à l´âme ancrés dans de vagues paysages du Nord de l´Ontario, Fauquier, Sudbury, Blind River. Le texte trace un arc narratif autour de moments clés qui se déploient en quatre temps, menant cette femme d´une jeunesse incertaine du nord ontarien jusqu´à une prise de conscience identitaire et personnelle qui ouvre une perspective de changement sur le monde.

  • Dès leur première rencontre, Roger et Annie, deux timides - l´un rédige des lettres qu´il cache dans un Playboy; l´autre parle à son micro-ondes - profitent d´une panne de courant pour unir leurs corps dans une mer de fils électriques. C´est le début d´une nouvelle vie, littéralement, et les amoureux s´apprivoisent peu à peu. Mais les problèmes de Roger ne le quittent pas pour autant. Son père est persuadé qu´« [il] ne foutra jamais rien d´excitant de sa vie ». Roger « l´électricien », « le petit voleur de salade », lui prouvera-t-il le contraire?

    Produite par le théâtre l´Escaouette en collaboration avec le théâtre Alacenne en 2005, cette pièce est la deuxième création théâtrale de Mélanie Léger et d´Anika Lirette, codirectrices artistiques du théâtre Alacenne.

    « Dans tout ce délire, une vision délurée, joyeuse, impertinente, même critique par instants, de notre société apparaît. » David Lonergan, L´Acadie nouvelle

  • L'Acadie, depuis ses débuts, a fasciné explorateurs, colonisateurs, voyageurs, historiens et écrivains. Ceci s'avère particulièrement vrai pour l'Acadie qui précède le « Grand Dérangement ». Cette Acadie souvent mythique et mythifiée s'est trouvée figurée sous des formes diverses dans le discours littéraire et historiographique. L'Acadie des origines explore les différentes manifestations de ce mythe aussi bien dans l'imaginaire que dans la réalité, des textes fondateurs aux représentations contemporaines. Les spécialistes explorent ici une variété de facettes de ce mythe à la vie longue, notamment la cartographie, la construction discursive, les pratiques linguistiques et socioculturelles et les études littéraires.

  • « Parcours identitaires de jeunes francophones en milieu minoritaire » explore comment s´articule la notion d´identité chez huit adolescents franco-ontariens, âgés de 15 et 16 ans. Ces jeunes ont participé, de 1997 à 2000, à une étude ethnographique qui a mis l´accent sur leurs pratiques langagières et le sens qu'ils accordent à ces pratiques. La recherche a porté une attention toute particulière à la notion d´identité bilingue, qu´elle déconstruit en vue d´en comprendre la signification pour ces jeunes et d´examiner si cette forme identitaire peut exister en soi en tant que phénomène stable, ou s´il s´agit plutôt d´un phénomène transitoire menant, à plus ou moins long terme, à l´assimilation.
    Les portraits révèlent que l´identité de ces jeunes est en pleine mouvance, que leurs parcours identitaires sont loin d´être linéaires. L´étude démontre que le concept « d´identité bilingue » est plus complexe que ne le laissent croire, à ce jour, les études quantitatives qui voient dans ce phénomène un pas vers l´assimilation définitive au groupe anglophone dominant.

  • Prix du gouverneur général / Un soir de juillet. Un soleil fou ne veut pas se coucher dans le ciel immense du Nord. Une maison mobile au bout d´un chemin de terre. Un chien fou s´enrage. Jay revient après sept ans de «trips de fou aux États, dans l'Ouest» ... ailleurs. Le fils errant retourne chez son père et l´accule au pied du mur qu´il a dressé entre eux. Pour l´amour de sa mère, de sa soeur et de soi, il faut en finir. / «T'es encore vivant, toé?» / Prise de parole présente ici la troisième édition de la première pièce solo de Jean Marc Dalpé qui lui a valu son premier prix du gouverneur général en 1988.

  • Lors d´une courte visite chez ses parents, la narratrice s´aperçoit que quelque chose cloche dans la tête de sa mère. Maman, comme elle l´appelle tout simplement, ne va pas très bien : elle oublie, elle confond, elle se répète. Une série de signes troublants lui font penser que Maman souffre de la maladie d´Alzheimer. / C´est alors qu´elle entreprend de noter les derniers moments de la vie de sa mère. Moments partagés au cours des voyages réguliers qu´elle fera en Alsace pour retrouver ses parents vieillissants, mais aussi moments du souvenir : souvenirs de son enfance et de son adolescence, des couleurs, des odeurs et des coutumes de son coin de pays natal si différent de son pays d´adoption, le Canada, souvenirs émaillés de la langue si particulière à cet endroit. Au fur et à mesure de ses visites, la narratrice se sentira de plus en plus désemparée de voir ses parents, et surtout sa mère, ainsi vieillir et mourir sans elle. / «La petite musique du clown» livre le récit simple et touchant d´un amour maternel, celui d´une fille pour sa mère dont le fil du temps l´a séparée, mais qui sera amenée à la retrouver, fragile, vulnérable, dans le temps qui s´achève.

  • Dans cette étude pionnière. Gaétan Gervais examine la tutelle gouvernementale (1934-1944) des jumelles Dionne. Mise en place pour empêcher une possible exploitation des jumelles par leurs parents, la tutelle servira ironiquement à cautionner une vaste entreprise commerciale dont le gouvernement ontarien et le médecin des quintuplées retireront d´énormes bénéfices. Les luttes engagées dans ce dossier par l´Association canadienne-française d´éducation de l´Ontario (ACFÉO), à la demande des parents, Elzire et Olivia Dionne, ne représentent qu´un chapitre des luttes des Franco-Ontariens pour le contrôle de l´enseignement français et catholique dans leur province. Cette étude jette un nouvel éclairage sur un épisode marquant de l´histoire des Franco-Ontariens. Cette étude a remporté le prix Christine Dimitriu Van Saanen en 2001.

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