Éditions David

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole davoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sur a une tête de scientifique et son frère est schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui nen est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de lamitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir dun hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • 178 secondes

    Katia Canciani

    Nicola aura bientôt 18 ans. Élevé par un père aimant et protecteur, il mène une vie paisible jusqu'à ce qu'il découvre un terrible secret derrière l'apparente banalité de son existence. Profondément troublé par le mensonge tissé autour de lui depuis toujours, il quitte son nid douillet le soir de son anniversaire. Destination : à la dérive. De Montréal au Pacifique, puis de Yellowknife à l'Atlantique.

    Au gré des rencontres où il croisera différents visages de la francophonie - un aspirant pilote, une conductrice de camions, une jeune fille libertine, un hurluberlu sympathique, une globe-trotter à la généreuse hospitalité -, Nicola apprendra à se connaître, à trouver sa voie.

    Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL (roman 15 ans et +)
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    Elle-même pilote, Katia Canciani a composé ce roman entre le «road trip» et le voyage initiatique. 178 secondes, ce peut être le temps qu'il faut pour perdre le contrôle, pour se rendre compte que tout le monde a une histoire, pour reprendre son souffle...

  • «Elle regarda autour et remarqua qu'ils étaient au fond de la ruelle. Dehors, dans la rue, la lueur des réverbères peignait la neige fraîche d'un orange de cantaloup. C'était à une certaine distance et elle ne se rappelait pas être venue si loin. Elle tourna son regard vers Mark et vit seulement la faible lueur orange sur le côté gauche de son visage. Soudain, elle sentit sa bouche ouverte, mouillée autour de la sienne, tandis que Mark lui écrasait le dos contre le mur. Sa force lui coupa le souffle et elle ne pouvait pas respirer. Elle ne pouvait pas crier, et elle se débattait pour mettre ses bras entre eux quand elle le sentit fourrer sa main entre ses jambes. Son coeur battait à tout rompre et la panique la reprit. Mais c'était une panique beaucoup plus intense et épouvantable. Son instinct la fit lui donner un coup de genou dans les couilles. C'était le coup le plus fort qu'elle ait jamais donné. [...] - Fucking indienne! cria-t-il en lui cognant d'un poing puissant la joue gauche.»

  • Oscillant entre la colère et la nostalgie, mêlant souvenirs et faits historiques, ce récit de Pierre Raphaël Pelletier nous replonge dans l'époque, pas si lointaine, où le centre-ville de Hull a été sauvagement démembré sous les coups, souvent complices, des promoteurs et des politiciens.

  • Nomade

    Mila Younes

    Nomade sinscrit dans la continuité du récit autobiographique Ma mère, ma fille, ma soeur. Après une adolescence déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de la France, pays daccueil de ses parents, Mila apprend à devenir une femme libre sur sa nouvelle terre dadoption, le Québec.
    Elle laisse derrière elle un passé dont elle croyait pouvoir se libérer aisément. Mais il lui faudra force et détermination pour transformer ladversité et ne pas sombrer dans labîme.

    Oser. Apprendre à vivre autrement que selon les diktats de sa culture dorigine et, tout en allant à la rencontre des peuples autochtones, partir en quête de son identité véritable.

  • Larrivée au Canada dune jeune orpheline indienne, la prise de conscience dun adolescent de son homosexualité, le dilemme dune étudiante canadienne dorigine musulmane qui doit choisir si elle portera ou non le hijab, un jeune aveugle forcé daccepter sa différence, un garçon à la découverte de ses origines congolaises, des filles et des garçons qui se cherchent et qui questionnent leur avenir... Autant dexpériences et de parcours qui ont inspiré les élèves dans la rédaction de ces courts textes de fiction.

    Les récits réunis dans ce recueil explorent différentes facettes de lidentité, quelle soit dordre culturel, religieux, physique, sexuel... en traitant des grands thèmes tels lexil, le déracinement, le choc des différences, la connaissance et lacceptation de soi et de lAutre. Surtout, ces Petites chroniques identitaires témoignent de la prise de conscience et de laffirmation des jeunes par rapport à leur identité et leur appartenance à un groupe.

  • Ma mère, ma fille, ma sur nous plonge au cur du drame personnel dune adolescente dorigine kabyle vivant en France, déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de son pays daccueil. Ce récit autobiographique nous éclaire sur une réalité mal connue et rarement exprimée par ces femmes mères, filles et surs , victimes innocentes des traditions arabo-musulmanes.

  • « - Peux-tu me décrire, mon hibou, ce que tu avais dessiné dans ta classe? poursuit Ricky, encore un peu secoué par le tintouin amplifié de notre crocodile.
    - Une grande plage avec des jeux et la mer et le soleil et des oiseaux et des châteaux de sable et des ballons et des parasols et des coquillages et des écrevisses et des bateaux à voile... retrace-t-il avec la main droite pour bien rapporter la position de chaque élément sur une feuille imaginaire.
    - Est-ce qu'il y avait aussi des gens sur ton dessin ?
    - Oui. Moi, les Cormier et vous deux sur vos chaises longues. J'avais écrit...
    Il recommence à mugir de plus belle avant de compléter sa phrase. Il court dans son sac chercher le dessin et reviens, toujours en larmes.
    C'est alors que l'on comprend mieux l'infâme outrage de la pauvre Madame Lucie... Elle a daigné biffer en rouge "mépapasonlà" pour écrire en dessous : "Mes papas sont là."... à même l'oeuvre d'art ! La pauvre enseignante se voit ainsi vouée à l'enfer pour l'éternité. »

  • Depuis que son frère Bruno est interné dans un asile psychiatrique, Étienne se croit à l'abri de tout et de tous, dans son domaine du Bois des Songes. Cette trêve sera toutefois de courte durée. Cherchant en vain une forme de libération dans l'écriture, il s'enfonce de plus en plus. La fuite semble alors le seul moyen d'échapper aux ressacs de son passé. Son refuge en Corse marque le début d'une nouvelle vie : la mer, Laurence, les chevaux... Confronté à ses démons, il les apprivoise et se construit un bel avenir. Mais c'était sans compter le retour de Chacal...

    Suite de «Chacal, mon frère» (Prix des lecteurs Radio-Canada et Prix France-Acadie), «L'ombre de Chacal» raconte l'histoire fascinante de deux frères dont le destin se conjugue entre la lucidité et la folie.

  • Pas facile d'être le bourgeon d'un arbre déraciné... C'est ce que pense et vit Ganaëlle, dix-sept ans.
    Émigrée d'Afrique subsaharienne et au pays depuis bientôt trois ans, elle tente de devenir une Canadienne à part entière, mais se heurte à l'attitude négative de ses parents. Des parents qui ne lui semblent plus les mêmes depuis que la famille s'est réfugiée à Ottawa. Sa mère, surtout, a changé. De femme autonome, aimante et pleine d'humour, elle est devenue dépendante, renfermée et la colère qui la ronge la porte parfois jusqu'à la violence. Ganaëlle n'a personne à qui se confier. Elle se sent terriblement seule.
    C'est sur les pages lignées de cahiers d'école qu'elle raconte son désarroi, sa rage et la solitude qui la tenaille. Pour ne pas étouffer.
    Déracinement, adaptation et difficultés d'intégration, tels sont les sujets que Michèle Matteau aborde dans ce roman avec beaucoup de finesse et d'émotion, à travers la vie d'une famille d'immigrants révélée du point de vue des enfants.

  • Ainé dune famille unie, beau bonhomme et bon joueur de football, Sébastien Tardif a un bel avenir devant lui. Mais un jour, le malheur heurte sa famille de plein fouet, après un grave accident qui plonge la mère dans un profond coma.
    Sébastien et sa sur cadette, Annie, sont confiés, par le Service de laide à lenfance, à des familles daccueil distinctes. Inquiet pour sa jeune sur et déterminé à voir à nouveau sa famille réunie, Sébastien entamera, à pied, à la nage, en auto-stop, un long périple parsemé dembûches, de dangers et de belles rencontres, qui le mènera dOttawa à Kingston, où son père est incarcéré.
    Accidents, fraude, vol, poursuite, fuite, entrée par effraction, noyade les amateurs daventures seront servis à souhait par ce récit captivant.

    Chérissant les valeurs de la famille, de lentraide et de la persévérance, mais aussi de l'audace et de la débrouillardise, Pierre-Luc Bélanger illustre bien dans ce premier roman que, parfois, «la fin justifie les moyens».

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