Biographie / Témoignage littéraire

  • - Quels sont vos nom, prénom, âge et profession ? - Roumajon Yves, 62 ans, psychiatre. - Vous avez été commis pour examiner l'accusé et procéder à l'examen psychiatrique. Vous jurez de rendre compte de vos recherches et constatations en votre honneur et conscience. Levez la main droite et dites : « Je le jure »... Le docteur Roumajon a passé de longues heures en face de personnages étranges comme Claude Buffet, deux fois assassin, condamné à mort et guillotiné, Patrick Henry, meurtrier d'un enfant, qui sauva sa tête à Troyes après un procès qui divisa la France, Lucien Léger, « l'Étrangleur », Jean-Charles Willoquet, Pierre Goldman, exemple d'une reconversion étonnante. Il a aussi écouté les confidences de centaines de gosses qui peuplent le quartier qui leur est réservé à Fresnes et de ceux qu'il a accueillis dans le centre qu'il a fondé à Vauhallan, près de Paris. A travers ces récits - dont certains sont déchirants -, ce qu'il montre, c'est l'incroyable gâchis qui est fait parce que la société et l'opinion s'en tiennent à des idées toutes faites sur la délinquance juvénile, les rapports de la psychiatrie et de la justice, les peines qui doivent être appliquées, les traitements qui conviennent.

  • Nomade

    Mila Younes

    Nomade s'inscrit dans la continuité du récit autobiographique Ma mère, ma fille, ma soeur. Après une adolescence déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de la France, pays d'accueil de ses parents, Mila apprend à devenir une femme libre sur sa nouvelle terre d'adoption, le Québec.
    Elle laisse derrière elle un passé dont elle croyait pouvoir se libérer aisément. Mais il lui faudra force et détermination pour transformer l'adversité et ne pas sombrer dans l'abîme.

    Oser. Apprendre à vivre autrement que selon les diktats de sa culture d'origine et, tout en allant à la rencontre des peuples autochtones, partir en quête de son identité véritable.

  • Cinquante ans de mariage, quatre garçons et une fille, dix-huit petits-enfants : la vie de Salomon Oiknine est avant tout celle d'une famille. C'est autour d'elle et pour elle que se construit ce recueil de pensées, de poèmes et de lettres adressées à ses proches. L'auteur de ce livre personnel, qui mêle autobiographie et méditation, est aussi un homme engagé dans la société : après des études de droit et d'économie, puis une carrière professionnelle dans le commerce et l'industrie, il a créé ou dirigé une vingtaine d'associations culturelles ou cultuelles, et d'oeuvres de bienfaisance. Il a mené de 1981 à 1997 de nombreuses démarches pour la lutte contre le chômage.

  • « Il a entre douze et dix-sept ans et, jusque-là, il a fait peur. Il arrive chez moi, à Cheval pour tous, accompagné par son éducateur. Il a pu tuer, violer, casser, commettre des actes intolérables pour la société. Il marmonne « J'ai la haine », en regardant par terre, et moi je sais qu'il devrait dire : « J'ai eu trop mal, et j'ai fait tant de mal que j'ai encore plus mal. »

  • Première partie de la biographie de la conférencière spiritualiste Lydia Bercou : Vie de femme et de mère.

  • Troisième partie de la biographie de la conférencière spiritualiste Lydia Bercou : Vie de femme et de mère.

  • Maurice Toesca a reçu plusieurs distinctions littéraires : la Bourse Nationale de l'Éducation Nationale, en 1947, pour son roman « Le soleil noir ». Le Prix Courteline, pour son roman « Le singe bleu ». Le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres pour son roman « Le scandale ». Le Grand Prix Lamartine pour son essai biographique sur Lamartine : « Lamartine ou l'amour de la vie ». Le Grand Prix Littéraire de la Ville de Paris (1972). De nombreux ouvrages de Maurice Toesca ont été traduits en allemand, anglais, italien, yougoslave, polonais, russe, japonais, etc. Depuis 1977, Maurice Toesca a commencé à publier ses pièces de théâtre. La première qui a été publiée, « Les bobines » a reçu le Grand Prix de l'Humour Noir. Jusqu'à l'âge de 15 ans, MauriceToesca fit toutes ses études avec son père, qui était professeur au collège de Poligny, dans le Jura. Puis, l'État le dota d'une bourse et l'envoya faire sa philosophie au lycée Henry IV à Paris. Il suivit les cours du philosophe Alain qui enseignait le mépris des richesses et l'indépendance à l'égard du pouvoir. Le père de Maurice Toesca voulait qu'il fût professeur. Après sa licence ès lettres, pendant quatre ans, Maurice Toesca s'employa à faire plaisir à son père. Mais dans sa classe, il se sentait trop loin de la vie. Il profita de ses congés pour passer une thèse de doctorat sur George Sand (Le plus grand amour de George Sand), et passa le concours d'administration préfectorale. Peu d'auteurs donnent aujourd'hui, comme lui, l'exemple de ce que peut être un caractère libre, un esprit ouvert à tout, une sensibilité qui sait accueillir tous les charmes. Maurice Toesca, ou la grâce de l'équilibre. Paul Guth.

  • C'est à sa fille que Félix Nataf fait le récit de sa vie. Pour elle, il tire d'une observation minutieuse quelques principes puisés au cours d'une expérience riche en souvenirs de toutes sortes. Écrit avec simplicité et sincérité, ce document restitue, sous un angle d'étude nouveau, le cheminement d'une vie jalonnée par les crises du siècle : le Maghreb du temps de Lyautey, les bouillonnements politiques de Vichy et. d'Alger pendant la guerre, l'ère des Indépendances. La carrière et les goûts de Félix Nataf le portent à assister à ces événements et à témoigner avec une grande sérénité des passions et des péripéties qui agitent l'Afrique du Nord et la France. Mais ce récit d'une vie est aussi l'itinéraire d'un croyant placé au carrefour de multiples influences spirituelles. La méditation enrichit ce témoignage sur une époque.

  • La correspondance entre Geneviève Amyot et Jean Désy, qui s'est étendue sur une dizaine d'années, est une occasion unique d'entrer dans l'intimité d'un échange sur la création et l'écriture qui par ailleurs déborde la littérature et s'incarne dans la vie même. Création, maternité, littérature, voyages, réflexions sur la vie, le temps, etc., tout se mêle au quotidien, dans une ferveur qui ne se dément jamais. D'une lettre à l'autre, ils s'abandonnent en toute amitié.
    Voilà un « trésor », ainsi que l'écrit Jean Désy dans sa préface; celui des poètes qui ont conservé leurs lettres précieusement. On y retrouve la voix tourmentée et généreuse de Geneviève Amyot; on y reconnaît son écriture mélangeant le trivial et le spirituel. Vient à sa rencontre celle de Désy, vivante et voyageuse, pour créer un dialogue révélateur et captivant où se dévoilent de grandes richesses littéraires et humaines.

  • Lucila Guerrero est originaire du Pérou. Pendant sa grossesse, elle a tenu un journal personnel dans lequel elle a consigné ses joies et ses inquiétudes liées au développement de son enfant et à son insertion dans la société québécoise. Elle-même souffrant du syndrome d'Asperger, elle met au monde un petit garçon dont la croissance est marquée par l'autisme. Son témoignage écrit et photographique nous permet d'entrer dans l'intimité de la relation très particulière entre une mère et son fils souffrant tous les deux d'un handicap. Avec finesse et naïveté, elle nous présente les étapes difficiles qui lui ont permis de communiquer avec un enfant dont le comportement est une énigme de chaque instant. D'abord par la médiation d'un train-jouet, puis par l'entremise de sa main, le jeune Luka s'ouvre à son environnement et permet à sa mère d'entrer dans son monde. En résulte une histoire fascinante de courage, de dévouement et d'amour.

  • De quoi se mêle-t-il ? Eh bien, de ce qui le regarde ! Et de ce qui nous regarde tous. De ce qui nous regarde chaque soir du fond du petit écran, avec les yeux des adultes du quart monde, ou ceux des enfants d'Ethiopie. "Pendant plus d'une dizaine d'années, je me suis noirci le bout des doigts en feuilletant la presse et les dépêches d'agences. J'ai connu le privilège de vivre, au quotidien, toutes les pulsions du monde moderne. Je le fis avec émotion. C'est-à-dire avec des partis pris, des moments de joie ou de dégoût. "Ce n'est pas un libelle de plus sur la télévision bien que ce milieu y occupe la place qui lui est due. J'ai simplement voulu, à ma manière, et sans m'exclure, esquisser un tableau de nos moeurs [...] Ce livre se veut prétexte à une réflexion ironique, et malgré tout optimiste, sur cette génération qui est la mienne."

  • Familier de la station de Morzine, dans une vallée du Chablais en Haute-Savoie, Roger Bourgeon entendit vanter, par des habitants du bourg, les mérites d'un enfant du pays, devenu aveugle, à moins de vingt ans, et que chacun désignait par son prénom : Arthur. Roger Bourgeon fit la connaissance d'Arthur. Jamais il ne lui fit réellement « raconter sa vie ». Ce furent des conversations purement fortuites, au hasard des jours, qui lui permirent peu à peu de comprendre la personnalité d'Arthur. Le voyant vivre, travailler, agir, aider aussi, sans compter son temps, ceux qui étaient dans le besoin, Roger Bourgeon éprouva pour Arthur une grande amitié ; il pensa à consigner dans un livre ce qui avait permis à ce garçon de surmonter son infirmité, de redevenir non seulement un homme « comme les autres », mais de devenir un homme « mieux » que la plupart des autres. Ainsi est né ce roman. Il ne constitue pas une biographie. Certains épisodes sont la réplique exacte de la réalité, d'autres ont été créés par l'auteur, celui-ci comblant les vides que les conversations entre son modèle et lui n'avaient pas remplis. Le roman original présenté ici comme : « livre I » fut édité en 1968 par les éditions Robert Laffont. Il fut ensuite traduit en une dizaine de langues par Selection du Reader's Digest. Il renaît aujourd'hui, actualisé et complété par l'auteur grâce aux soins de Maurice Richard et d'un éditeur d'Annecy. Ainsi l'histoire revient à sa source : la Haute-Savoie.

  • Parents, enseignants, orthopédagogues, psychoéducateurs, psychologues et toute personne qui interagit avec des enfants ou des adolescents trouveront dans cet ouvrage des moyens concrets pour comprendre les attitudes et les comportements des jeunes et leur faire découvrir le chemin d'un équilibre et d'une identité solide.

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