Romans & Nouvelles

  • Comment vivre? Connaître de vrais accomplissements, être libre, et heureux? Et si l'on n'y parvient pas, qui en est responsable? Le travail, la famille, la province avec ses lenteurs, sa régularité et cette façon d'être comme loin de tout? Pris dans les contrats et les contraintes d'une vie familiale réglée, Pierre croit avoir trouvé en Laure la figure d'un amour idéal propre à résoudre toutes ses insatisfactions. Et Laure, dans son extrême jeunesse, répond avec élan à la passion de Pierre : ils connaissent ensemble des après-midi secrètes, des moments charnels très forts et les joies équivoques de la clandestinité. Ont-ils, enfin, rencontré la «vraie vie»? Ou sont-ils condamnés à ne connaître toujours, en fin de compte, qu'un simulacre de vie, une vie fantôme?

  • Comment sont nées les bastides d'Aquitaine dans ce XIIIe siècle rongé par les conflits entre le roi de France et le roi d'Angleterre ? Par quelles promesses les serfs se sont-ils laissé convaincre pour devenir « poblans » des nouveaux villages à plan carré et à système défensif élaboré ? Jacques Dubourg, auteur d'une dizaine d'ouvrages d'érudition sur le thème, présente une histoire romancée d'une de ces aventures médiévales. La saga des familles de Guillaume Petitot et de Guillemette Leygues, agriculteurs ou artisans, se déroule sur les fondations et durant l'épanouissement d'une bastide parmi les plus illustres : Monpazier-en-Périgord.

  • Le jeune don Luis de Vargas s'apprête à prononcer les voeux majeurs de la prêtrise. Élevé au séminaire par un oncle doyen qui lui a insufflé sa foi, il croit sa vocation inébranlable jusqu'au jour où il retourne sur sa terre natale, l'Andalousie. Là, tout vacille avec douceur. Dans une correspondance quotidienne adressée à son oncle, le jeune séminariste évoque le dégoût que lui inspirent les mondanités, son père, cacique du village, bon vivant plus proche des femmes que de Dieu, et la jeune veuve qu'il entend épouser, Pepita Jiménez, puis le souvenir doux et cruel de sa mère, sa vocation, sa foi et toujours et encore le charme de la belle Pepita. Jour après jour se dessine ainsi une éducation sentimentale fort délicate, et bien moins innocente qu'il n'y paraît.

  • Le roman le plus célèbre de Zola, Germinal, a fait couler beaucoup d'encre. Dans une édition populaire, il a récolté des dizaines de milliers de lecteurs et au cinéma une grande masse de spectateurs. Voici pourtant une nouvelle méthode pour comprendre ce chant de la misère humaine, elle s'appuie sur des faits, sur des chiffres, sur des lois, c'est en quelque sorte une reconstitution de la vie ouvrière - et surtout de la vie minière - sous le second Empire. Chez Zola, les scènes sont exactes, précises, réalistes, mais le lecteur ne sait pas toujours sur quels éléments elles reposent. Dans Anatomie d'un chef-d'oeuvre, on trouvera le canevas du roman chapitre par chapitre (car on ne se rappelle pas toujours l'imbroglio) et l'explication des principaux thèmes qui y sont traités : salaires, prix de la vie, faits de grève, attitude du patronat, maladies des mineurs, enfin, travail de l'enfant dans les mines. Grâce à cette dissection d'un nouveau genre, on saisira à quel moment Zola quitte le réel pour se laisser emporter par l'imaginaire, ce qui est en quelque sorte le propre du naturalisme. On sait qu'Henriette Psichari s'est toujours passionnée pour les questions sociales. Ici, la recherche littéraire s'ajoute à l'intérêt qu'elle porte à la peine des hommes. Bien que s'appuyant sur des faits historiques et sur des textes de lois, on lira avec émotion dans ce livre l'évocation de la vie difficile des gens du Nord à un moment où ce rappel du passé coïncide avec l'intérêt que le public porte au rude et dangereux travail des mineurs.

  • Ever since she was born, Zee's had a talent, a particular kind of intelligence. She perceives things no one else can. Zee is able to hear other people's thoughts, feel their emotions. She can even see herself through their eyes, and this seeing changes her.
    Sometimes, Zee is the precocious daughter of her four grownups.
    Other times, Zee's a rough boy from Brooklyn, New York, playing basketball and getting into trouble.
    Her four grown-ups are worried. They test Zee's abilities, then try to hide them. Zee anticipates and thwarts their plans. Over time, Zee learns to fit into the moulds of society and people's expectations ... but will losing sight of who she really is put her in even greater danger?

  • Andrée Bougard souffre d'un mal d'être profond. Elle s'enfuit de la petite vie chez elle à Winnipeg, dont une histoire d'amour qui s'est mal terminée. Elle ne sait faire face aux vicissitudes de l'existence que par l'évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques jusqu'à ce qu'un aérogramme fatidique la rappelle au Manitoba. Mais visiblement, la vie continue de se déconstruire autour d'Andrée que est cernée de toutes parts par l'impossibilité de l'épanouissement personnel... jusqu'au jour où elle se remet à sa passion première : le piano.

  • Issu d'un milieu social très humble, mais animé par une inébranlable ambition, le jeune Gustave Namer, après avoir passé son certificat d'études primaires, va poursuivre avec succès sa scolarité au Lycée Schoelcher, en tant qu'interne et boursier. Aidé et encouragé par son ancien maître d'école, il part, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, entreprendre des études de médecine, dans des conditions difficiles. Là encore, il réussit brillamment, grâce à sa volonté et à son intelligence, mais aussi parce qu'il a appris à se servir des autres pour arriver à ses fins. Installé dans son île natale après un mariage non dénué d'intérêt, il poursuit son ascension sociale et matérielle. Mais les méthodes qui, jusqu'à présent, lui avaient si bien réussi, vont peu à peu se retourner contre lui. Un récit sur le cynisme et le matérialisme d'une frange de la petite bourgeoisie antillaise.

  • Si « regarder, c'est garder deux fois », l'homme passant d'aujourd'hui n'a presque plus les moyens de s'imprégner des choses courantes de la vie. Pourtant, celles-ci sont une véritable source d'enseignements. L'homme habitant, lui, savait voir et lire le quotidien. C'est donc cette réalité devenue de plus en plus fugace, fuyante, que l'auteur s'efforce de rattraper pour permettre, tant soit peu, une lisibilité de notre société.

  • Est-il possible qu'une simple lettre change toute une vie? Confinée avec sa famille dans un bidonville du Sud, Gabriella Vellera se tourne vers son amie Normande Viau, marraine humanitaire de son fils Jo'no, pour le sauver de la délinquance. La Canadienne accepte spontanément d'accueillir l'adolescent dominico-haïtien à Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario.
    D'abord ébloui par les grands espaces, l'abondance e nourriture, le confort et les richesses infinies du Canada, Jo'no en découvre bientôt le versant plus sombre. Lié d'amitié avec Billy, un jeune autochtone, il comprendra la misère des réserves, qui lui rappelle avec désarroi les injustices et les préjugés qui règnent dans les bateyes dominicains où il a grandi et souffert. Le séjour du filleul à Kapuskasing ne se vivra pas en toute tranquillité. L'adolescent sera témoin du mensonge et de la violence qui s'immiscent peu à peu entre Normande et son mari, des deuils vécus par son ami Billy, des difficultés que vivent sa famille et leur protecteur, le père Mark.
    Les personnages d'Hélène Koscielniak se métamorphose u gré des rencontres et des bouleversements : Ils se retrouvent au carrefour des grandes décisions et entament une existence nouvelle... Mais cette existence sera-t-elle plus heureuse?

  • - Raconte, Marie-Romaine ! - Mais que voulez-vous que je vous dise, mes enfants, je ne suis qu'une pauvre femme et ma vie est si ordinaire... Ordinaire, l'aventure de ces femmes, venues au début du siècle d'Italie, de Pologne ou d'ailleurs, pour construire, avec leurs familles, la Lorraine du fer ? Est-ce si sûr ?

  • Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, l'histoire d'une famille du terroir au travers de la communauté des Meilheurat.

  • ans le haut pays niçois, on inaugure un musée des traditions locales. À côté de mille objets qui font revivre la mémoire du passé, au mur, la photographie en sépia délavé d'un groupe scolaire, vieille de plus de cinquante ans. Mademoiselle Mourgne, la jeune institutrice, y figure entourée de ses élèves. Fidèle au souvenir de son premier poste, elle est venue aujourd'hui se rappeler. Ses vieux élèves que les ans ont épargnés sont là aussi. Ils se reconnaissent et parlent des autres, de ceux en particulier qui ont connu un destin exceptionnel. Naît alors l'idée d'écrire leur histoire, comme en un exercice scolaire d'autrefois, de faire une « narration ». Ce roman en retrace les lignes

  • « À cause d'un maudit coup de pub, me voici meneur de grève, ou plutôt mystificateur de première. Aux dernières nouvelles, le L.E.P. aurait supprimé la géo au programme de troisième année. Je vais me prendre les pieds dans, mes rêves de gloire. Dites, c'est où l'Amérique ? »

  • « Par cet amour de la Vie, de la Nature, qui nous donne cet homme-arbre dont les pieds prennent racine dans sa terre, dont le corps se couvre d'écorce, porte des rameaux feuillus, par cette présence de la mort, une mort domestique, presque vivante elle aussi, nous ne sommes pas loin d'un Maupassant... Mais d'un Maupassant qui aurait bien des façons des sculpteurs sur bois : certains finissent au papier verre ; d'autres laissent apparents les coups de hachette et de gouge ».

  • Mais qui a bien pu tuer Montigné-sur-Breuse, le petit Mont Saint-Michel angevin ? Village de rêve « formant comme une pyramide humaine, écrit l'auteur, chaque toiture épaulant les murs porteurs d'une autre, nombreuses à la base, plus rares au sommet et, pour finir, seule, majestueuse, royale, l'abbatiale Saint-Florent qui semble penser que tous ces efforts ne sont là que pour elle ». Qui a tué Montigné-sur-Breuse et pourquoi ? Coups de théâtre, rebondissements, suspense, Martine de Bony nous les fait vivre comme un auteur de romans policiers. Au dernier chapitre, on comprend enfin, et on a envie de relire le livre pour voir comment, exactement, les choses ont commencé. Car, a priori, tout le monde aime Montigné : Claire, idolâtre de sa maison d'enfance ; la superbe Amélie qui vit dans l'ancien Logis de l'Abbé, non loin de son fils, le potier aveugle, tous deux rêvant d'un grand orgue pour l'église abbatiale, joyau du gothique Plantagenêt ; l'érudit Alphée, un brin maniaque du passé de Montigné ; les édiles : maire, conseiller général, ministre (enfant du pays) avec leurs visions entreprenantes et dynamiques ; les viticulteurs, commerçants, retraités, qui l'aiment sans toujours savoir pourquoi, parce qu'ils en vivent et le font vivre, parce que c'est leur village et qu'ils l'ont toujours connu ; les touristes et photographes du dimanche. Et pourtant, l'assassin est parmi eux. Montigné, comme tous les villages de France, est un microcosme. Martine de Bony (rompue aux questions et aux législations relatives au patrimoine bâti) a le talent d'animer ce petit monde, de le mettre en situation avec une tendresse parfois ironique. Car, derrière les événements, il y a les sentiments et les caractères qui s'affrontent : rancoeur, esprit de caste, appétit de puissance ; mais aussi dévouement, invention, générosité... Le récit est mené rondement, entrecoupé de dialogues percutants dans lesquels sont respectés le vocabulaire, le ton, de ceux qui les prononcent. Montigné n'est pas mort par hasard, et, on se prend à penser qu'une bonne part du Patrimoine de l'Humanité pourrait, si l'on ne se réveille pas, disparaître pour les mêmes raisons.

  • Le Brave Monde d'Andrée Buffet est un récit qui fait revivre avec simplicité et respect la période de l'avant-guerre. « Lecteur laissez cette babielle vous prendre par la main et vous entraîner dans la ronde émouvante et chaleureuse de ses souvenirs ».

  • Où commence, où finit l'imagination lorsque le romancier tient dans sa ligne de mire « les proches », parents ou amis, dont il s'aperçoit un beau jour qu'il ne savait rien d'eux ou presque ? Des bribes d'anecdote, des « on-dit » ont servi de base au narrateur pour rétablir le fil ténu qui relie les uns aux autres ces témoins irréels de sa vie passée. Ils semblent sortir de la tombe pour proclamer leur vérité qui, peut-être, est mensonge. Voici tour à tour les cousins, les oncles et les tantes, le père, la mère, les amis les plus chers. On dirait qu'ils se tiennent la main pour entourer de leur ronde fantomatique celui qui les a pressentis plus que connus et qui leur doit sa propre existence. Il semble bien que le temps travaille en faveur de cet étrange monde tribal dont il est finalement bien difficile de se détacher et que l'on nomme « la famille ».

  • « Le secret de la Pierre-Plate et de la Grange-au-Loup », quelque part dans le Limousin, aborde les problèmes du célibat des agriculteurs, de l'adoption et des difficultés pour plusieurs générations à vivre sous le même toit, le tout entouré de deux secrets. Ce roman vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.

  • Sous la forme de quatre nouvelles traversant les saisons, la vie de quatre personnes ayant vécu à la Belle Époque à Nancy. Une multitude de détails et de précisions historiques et ethnologiques apporte une dimension exceptionnelle à ces nouvelles.

  • Une rencontre inattendue pendant la deuxième guerre mondiale a bouleversé la vie d'un jeune Lorrain qui se retrouve dans la Californie des années cinquante. Il réalise son rêve américain, puis le brise pour retrouver ses racines.

  • « Sauver de l'oubli une partie de notre riche patrimoine ». Le patrimoine en question concerne le foisonnement historique de l'imposant empire du Mali dont les étapes successives, depuis en gros le XIe siècle, constituent le tissu culturel de l'actuel Mali. Et le Khasso, dont il est question dans ce récit, est une des étapes marquantes du long processus historique malien. Le récit découpe dans ce long processus, une tranche précise qu'il inscrit dans un contexte social et sociologique déterminé. Il se déroule en quatre parties inégales : les trois premières sont consacrées au personnage principal Mèya, qui donne son nom au titre du récit lui-même. Tandis que la quatrième partie décrit plus spécifiquement des pratiques à l'origine du tissu culturel même des habitants du Khasso. Mèya Koité, dite Diali Mèya est la fille de Diali-Moussa, le doyen des griots. Au cours d'une des cérémonies consacrées à la gloire du Roi Dioukha-Sambala, elle fait la connaissance de Séran Kanouté, batteur de tam-tam, originaire d'un pays voisin. L'attraction est consécutive à un coup de foudre. Du coup, « l'amour, cette passion indomptable, s'empare aussitôt des coeurs ». Par ailleurs, l'attraction est décrite comme provoquée par une sorte de fatalité : en effet, il s'agit de deux individus « excellents », dans le sens qu'ils excellent chacun dans sa spécialité et dans sa spécificité. Mèya « excelle » dans la beauté, alors que Séran « excelle » dans l'art du tam-tam. Comme si la pureté du son que dégage le tam-tam épousait, par « excellence » la pureté des traits physiques du corps. En même temps, la rencontre est inscrite dans un contexte social et quotidien où est restituée toute l'épaisseur du vécu des gens du Khasso. Progressivement, on voit comment le contexte dicte à Seran la conduite à adopter lorsqu'il s'agira de demander la main de Mèya. Le mariage se fera suivant les pratiques du Khasso. Et l'auteur nous dit tout sur la vie conjugale des nouveaux mariés. Mais bientôt l'armée d'El Hadj Oumar, en digne successeur des grands conquérants du XVIe siècle malien, attaque Médine et craignant la réduction à l'esclavage, Séran s'enfuit et abandonne sa femme Mèya qui par patriotisme soutenait les siens contre l'envahisseur. Trop courageuse pour sombrer dans le désespoir après la fuite de son mari, acte inscrit dans la fatalité de leur rencontre, elle constitue en « amazones » un groupe de jeunes filles qu'elle mène au combat et aux tâches ménagères pendant le siège. Blessée au front (c'est-à-dire sur le champ de bataille) elle est sauvée par Aliou son cousin, qu'elle finira par épouser en secondes noces. On assiste alors à la libération de Médine, suivie d'une période de bonheur pour les nouveaux mariés. Une fois le calme revenu, les habitants de Khasso peuvent à présent vivre au quotidien en s'adonnant à leurs pratiques usuelles concernant notamment le rituel des circoncisions qui apparaît comme une des pratiques essentielles du patrimoine culturel du Khasso.

  • Juifs russes de Crimée, Hariton Soskin, marchand de céréales aisé, et sa femme Rahil Pavlovna ont eu neuf enfants, six garçons et trois filles. Soumis dès leur plus jeune âge aux mesures discriminatoires du gouvernement tsariste, six des neuf enfants Soskin iront étudier en Allemagne. L'aîné, Eugène, ingénieur agronome, partira pour la Palestine et Simon, le « bon à rien » de la famille, fera fortune à Kharbine, en Mandchourie, au cours de la guerre russo-japonaise. Lida, la cadette, beauté égoïste et capricieuse, refuse d'épouser Anatoli Lavrov, le garçon qu'elle aime depuis toujours, parce qu'il est chrétien. Pourtant, aucun des hommes qu'elle séduira ne lui fera oublier Anatoli. À Berlin dont le kaiser Guillaume II veut faire la rivale de Paris, elle fréquente le conservatoire de musique et court de bal en bal. Les prémices de la guerre de 1914 l'obligent à rejoindre son frère Simon à Kharbine. La situation des juifs dans la matouchka - la mère-patrie - devenant intenable, Lida se rend en Crimée pour y chercher les membres de sa famille et les ramener en Mandchourie. Elle en profite pour rejoindre Anatoli Lavrov, à Saint-Pétersbourg, en pleine fièvre révolutionnaire... À travers l'authentique chronique familiale des Soskin, c'est tout un monde en train de basculer que fait revivre, avec le talent du conteur et la précision de l'historien, Noémi Sinclair Kharbine.

  • Jeune journaliste dans une rédaction nantaise, Camille Nogent est aussi un passionné d'histoire. Son univers : les vieilles pierres, les ouvrages anciens, jusqu'au jour où... la recherche d'indices du passé fait basculer sa vie. Des stèles énigmatiques, un château hanté d'histoires, une jeune fille décédée en 1818, les disparitions étranges de deux universitaires, et la découverte d'un vieux manuscrit... affaires que rien ne lie en apparence, et pourtant... Camille et son amie Viviane vont croiser le commissaire Lenoir et les personnages fantasmagoriques des XVIIIe et XIXe siècles. Inspiré d'une histoire vraie, l'auteur nous fait vivre une tragédie où chaque chapitre appelle le suivant. Un roman où se succèdent avec poésie la mer et les marais salants, les paysages de l'Angleterre et les bordures de l'estuaire et du rêve.

  • Ce livre est le cinquième ouvrage de Jacqueline Happel-Pioger, professeur de lettres classiques et membre de la société des Écrivains d'Alsace-Lorraine. L'action de ce roman se déroule dans la riante vallée du Loir et a pour cadre le domaine de la Meilleraie, acquis par les Bourgeval sous la révolution. Le lecteur est associé aux joies et aux peines d'une famille bourgeoise contrainte de lutter pour préserver l'intégrité de sa propriété menacée par le conflit des générations et l'évolution irréversible de la société. Anecdotes savoureuses, peinture fidèle des moeurs d'une province française de l'Ouest ainsi que des mentalités germanique et américaine, climat de sensualité diffuse, par moments réaliste, donnent à ce récit parfois dramatique une densité humaine qui le rend captivant.

empty