• Le mal à l'âme : l'acédie, de la mélancolie à la joie Nouv.

    Un huitième péché capital a été oublié de la liste. Sans surprise, puisque c'est le mal contemporain par excellence. Chez les Pères du désert, l'acédie est ce dégoût de soi et du monde qui conduit à l'inertie. Diagnostic, remède et réinterprétation moderne : un livre pour redevenir le maître de sa vie.
    Le mal de l'âme le plus insidieux et le plus répandu dans le monde contemporain serait-il aussi le plus méconnu ? Et cette ignorance ferait-elle aussi qu'il soit le moins bien combattu ? Qu'ont en commun le salarié en proie au burn-out, l'amoureux qui sombre dans l'ennui, l'actif qui cède à la torpeur ou à l'hyperactivité et la surconsommation, l'adolescent affalé sur un canapé, l'oeil rivé au plafond ou hypnotisé par l'écran vidéo, ou encore l'individu " dégoûté " de tout et rongé par les ressentiments ? Et comment cette errance et ce repli désespéré sur soi deviennent-ils un état de vie ?
    Ce mal se nomme l'acédie. Tout le monde connait les sept péchés capitaux : colère, avarice, envie, orgueil, gourmandise, paresse, luxure. Mais peu de gens savent qu'il existe chez les Pères du désert un huitième péché, cette folle mélancolie, ce " démon de midi ", ce " à quoi bon ? " qui consume l'intelligence, le coeur, l'existence.
    Alexandra Puppinck-Bortoli a décidé de réagir contre ce mal qui nous menace plus que jamais, personnellement et collectivement. Elle dévoile toutes les facettes actuelles de ce mal ancien, et propose des solutions pour en guérir.
    Un traité du déconfinement moral et spirituel sur les ravages planétaires de l'acédie, cet autre virus pandémique qui double le coronavirus.
    Une sagesse d'hier pour réapprendre à vivre aujourd'hui.
    Un guide pour passer de la morosité à la joie.

  • Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Échappant à la surveillance d'une mère aimante mais neuras¬thénique depuis son divorce, et

  • Pourquoi tant de bâillements, à l'église, parmi les adulescents, patents ou éternels ? Parce qu'à la différence des jeux-vidéos qu'ils affectionnent, il leur manque le mode d'emploi. Une initiation complète, sous la forme d'un guide facile, à la partie qui se joue durant la messe. Pratique et ludique !
    Il y a trois types de chrétiens : ceux qui se sont tellement ennuyés à la messe qu'ils n'y vont plus. Ceux qui s'y ennuient encore et y vont de temps en temps. Et puis ceux qui ne s'y ennuient pas et sont tout heureux d'y venir. Mais quel est donc leur secret ?
    Peut-être ont-ils fait la même expérience que les deux disciples sur la route d'Emmaüs : une rencontre du Christ qui a changé leur vie. Un retournement complet. La preuve de ce que Dieu peut accomplir quand nous prenons le temps de marcher avec lui.
    Depuis 2 000 ans, le déroulé de la messe suit le parcours de ces deux disciples. Que nous soyons dix ou deux millions, avec le pape ou notre vieux curé, dans Saint-Pierre de Rome ou dans une chapelle de campagne, la messe célèbre toujours le même mystère raconté par saint Luc dans son évangile.
    Voici un guide pratique et ludique pour ne plus s'ennuyer le dimanche matin.
    Un concentré de spiritualité pour tous les dissipés de 7 à 99 ans.

  • Millefeuille

    Leslie Kaplan

    Quand je l'ai connu, Jean-Pierre Millefeuille habitait déjà depuis longtemps rue Antoine-Bourdelle, une petite rue à côté de la gare Montparnasse. Conversations, échanges. Séduction réciproque. Pas du tout le vieux crispé sur ses acquis de pensée, ses habitudes. Une fois j'allai chez lui avec Zoé, la fille d'une amie. Après Zoé me dit, Je ne sais pas si je l'aime, non vraiment je ne sais pas.
    Pourtant elle retourna le voir, et emmena même Léo, un amoureux. C'est là que tout a commencé.

  • Giuseppe Lojacono ne pouvait pas espérer de plus belle mise au placard. Sa mutation à Pizzofalcone a tout d'une pénitence. Il y rejoint une équipe nouvellement constituée d'outsiders des autres commissariats de Naples. Et à leurs côtés, il va pouvoir exercer ses talents en toute liberté : le commissaire Palma lui fait une entière confiance et il a le soutien - et peut-être plus... - de la belle magistrate Laura Pires.
    Tout ce qu'il lui faut en somme pour aiguiser sa sagacité sur le meurtre de Cecilia de Santis. Une femme au coeur d'or, violemment tuée d'un coup de boule à neige. Elle qui collectionnait avec passion ces objets au kitsch désuet n'imaginait pas voir si tôt le dernier flocon se déposer au fond de l'eau calme de sa vie de femme trompée...

  • La douleur

    Catherine Chabert

    Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu'à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans ses dérives mélancoliques, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de la psyché.

    La douleur relève de l'effraction, par rupture des barrières, par excès d'excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l'expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d'objet.

    La douleur ne se confond ni avec la détresse ni avec la souffrance. Elle en désigne l'au-delà dans une radicalité qui défait les liaisons trop convenues entre les affects et les représentations. Comme éprouvé pur, elle peut exclure la part de l'autre et, en particulier, sa fonction consolatrice. Elle peut aussi et ce sont là son essence et son destin en psychanalyse comme dans la littérature constituer un point d'appel pour les mots et donc pour celui qui les dit ou les écrit.

    Mise en vente le 15 octobre 2015.

  • De son enfance, elle a tout oublié sauf la peur et l'ennui coriace. De ses vingt ans, elle a tout oublié sauf son absence au monde. Elle a même oublié Césarée, la ville en ruine qu'elle déclarait « inoubliable » dans une lettre envoyée à sa mère. Elle a juste retenu le vers de Racine, « Je demeurai longtemps errant dans Césarée ». Heureusement, sa mère a écrit un journal où elle raconte ce qu'elles ont vécu ensemble, avec et sans le père. Sa mémoire c'était sa mère, et elle vient de la perdre - la mère, le jardin, la maison. Elle vient de vider la maison, dans le chagrin et la colère. « Ma mère, c'était après moi le déluge. J'entasse au grenier un bordel monstre, tu te taperas un jour le remake du nettoyage des écuries d'Augias, mais je ne serai pas là pour le voir. » Heureusement, il y a les copains, qui la baladent du chagrin au rire, et c'est toujours le rire qui la sauve. Alors, armée du récit maternel, des photos d'époque et de ses trous de mémoire, elle s'attaque au puzzle, elle reconstruit la vie de sa mère et la sienne, quitte à les trafiquer - peu importe, une vérité mouvante et floue arrive à surnager. Et maintenant, elle aime sa mère.
    Avec Aucun souvenir de Césarée, Marie-Ange Guillaume signe un texte poignant où, au-delà de l'humour et de la colère, affleure une tendresse immense. Une adresse à sa mère, à toutes les mères, qui touche le lecteur en plein coeur.

  • Jeanne Bouissou fut pendant quatorze ans visiteuse à la Santé. Son témoignage est comme le film, expurgé de tout pathos et de toute sensiblerie, de son apprentissage de la détention : le rôle ambigu des surveillants, « avec » ou « sans » clés, les divisions, le caïdat, la drogue, l'argent, la solitude, l'ennui... À aucun moment n'affleurent la colère ou la pitié dangereuse. Ce qui importe ici, c'est de comprendre, de se placer au plus près de la réalité quotidienne de ces hommes qui ont perdu leur liberté. La question, sans jamais être posée, surgit d'elle-même. Elle naît des situations décrites, des faits rapportés, de l'écoute accordée aux hommes : la prison est-elle la sanction adéquate pour ceux qui ont commis une faute au regard de notre société ?

  • La vie ordinaire efface le temps perdu : il faut travailler pour vivre, et pour que l'ordre social se maintienne. Perdre son temps devient alors une forme de sabotage. Raison pour laquelle nous ne parlons pas de ce temps que nous perdons ; raison pour laquelle aussi le langage ordinaire se prête mal à décrire le temps perdu.
    On risque donc ici un éloge de l'inactivité. En faisant redécouvrir plusieurs façons de perdre son temps : la mélancolie, le divertissement, la panne, la procrastination, la flânerie, l'ennui, la rêverie, la cigarette... Mais en constatant également que toutes ces expériences ne sont pas celles de ce temps « volé », « dérobé », « tué » que définit plus précisément le verbe traîner.
    Ceux qui traînent : les passants dans un cimetière, certains person¬nages d'Aragon ou de Queneau, M. Hulot détraquant l'ordre des vacances, les passagers d'un RER stoppé par la neige, l'internaute soudain débranché. Ces moments étranges - où Pascal, lui, pariait sur Dieu... - sont autant d'expériences de pensée. Car philosophe est celui qui ne craint pas de rater son train.

  • Marc Circé, passionné par les trains et vaillant travailleur dans le milieu ferroviaire, s'éprend de la tendre et charmante Nancy Plante. Alors qu'il n'y croyait pas, cette rare beauté devient sa femme à lui, un homme pourtant peu choyé par la nature. Le jeune marié vit un bonheur parfait, jusqu'à ce que la passion s'éteigne dans le coeur de sa douce...

    Envahie par l'ennui, Nancy ne tarde pas à se réfugier dans les bras de Jean-Marie. Pétillant, ce marin fait renverser la vapeur de sa vie monotone. Laissé en plan sur le quai des gares, Marc ne sait plus quel chemin emprunter.

    Toutefois, s'installe peu à peu chez Nancy un indomptable sentiment de culpabilité. Lorsqu'elle prend conscience de la grave erreur de son écart de conduite, est-il trop tard pour raviver la flamme des tout premiers jours ?

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Être curiste, ce n'est pas vraiment toujours très rigolo. Vivre à Bagnères-de-Bigorre, il y a des jours où ça pèse beaucoup ! Les deux à la fois, même pour un petit mois, c'est un peu l'enfer... Ceci raconte quelques jours de la vie d'un curiste célibataire isolé pendant trois longues semaines qui occupe son temps libre comme il le peut. Après être chaque matin passé entre les mains des différents protagonistes d'une maison de cure où vous n'êtes qu'un numéro parmi tant d'autres, attifé d'un bonnet et d'une sortie de bain et déambulant comme un zombie. Tout ça après un parcours du combattant de médecins et un voyage mouvementé. Les anciens curistes se retrouveront forcément dans ce récit !

  • Un petit garçon vivant seul avec ses parents trouve le temps bien long. Son père l'invite à l'accompagner dans le bois. Il y fait la rencontre d'un ourson avec qui il se lie d'amitié. Qu'arrivera-t-il si le petit ours retrouve sa forêt ?

  • Today

    Rochelle Fack

    Comment t'enlever du sentiment d'amour ? Comment t'y soustraire, toi qui t'infiltres et t'épanouis dans tout ?

  • Une maison se raconte. L'histoire commence alors que Sandrine - c´est le nom de notre narratrice « extraordinaire » -, est mise en vente : Pierre et Janine qui habitent Saskatoon depuis leur arrivée au Canada, songent à gagner la côte ouest après trente années passées dans la Prairie saskatchewanaise. Les images du passé resurgissent alors et c´est sur le ton d´une tendre complicité que Sandrine raconte leur arrivée, concordant avec leur découverte du Nouveau Monde et de ses gigantesques espaces, la naissance des enfants du couple en passant par la transformation de Sandrine et son agrandissement.

  • "Il y a quelque chose de réconfortant dans le fait d'avoir quarante ans." Quelques cheveux blancs et trois pattes d'oie : on n'a rien vu venir. Un sentiment paradoxal nous saisit, mêlé de nostalgie et d'ennui, mais aussi de lucidité, de confiance et de sérénité. La quarantaine est une étape délicate et contradictoire : d'un côté les dés sont jetés, de l'autre la trajectoire n'a jamais été aussi limpide.
    Un philosophe anglais interroge ce moment si particulier de la vie avec une sincérité réjouissante. Il nourrit sa réflexion des oeuvres d'autres quarantenaires inspirés, de Nietzsche à Hölderlin, de Montaigne à Rembrandt.


    Vo : Middle Age Photographie : Graeme Harris © Bridgeman Images Réalisation graphique : Raphaëlle Faguer © Autrement Édition originale : © Christopher Hamilton, 2009.
    Traduction autorisée par Acumen Publishing Ltd Edition.
    Édition française publiée par l'intermédiaire de l'agence littéraire Eulama International.
    © Éditions Autrement, Paris, 2014, pour la présente édition.

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