• Qui est cet inconnu capable d´en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu´antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu´il n´a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l´homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l´isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d´illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

  • L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.
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  • En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné pour avoir refusé de payer un impôt à l'État américain, en signe d'opposition à l'esclavage et à la guerre contre le Mexique. Cette expérience sera à l'origine de cet essai paru en 1849 et qui fonde le concept de désobéissance civile. Ce texte influença Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela et il ne cesse d'inspirer philosophes et politiciens depuis plus de 150 ans.

  • Discours de la méthode

    Rene Descartes

    Asseoir la connaissance sur des fondements solides et trouver le moyen d'agir au mieux : tels sont les buts avoués de Descartes lorsqu'il publie, en 1637, le Discours de la méthode. Le lecteur y trouvera, entre autres, une méthode pour bien conduire sa raison, un échantillon de morale, ainsi qu'une introduction à la métaphysique. C'est au cours de ce cheminement intellectuel, et alors qu'il met en doute toutes ses certitudes, que Descartes accède à une première vérité : je pense, donc je suis - vérité célébrissime qui a fait du Discours l'un des ouvrages de philosophie les plus connus au monde.

    En GF PHILO', le texte de l'uvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.

  • « Je conçois dans l'espèce humaine deux sortes d'inégalité, l'une, que j'appelle naturelle ou physique, parce qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps et des qualités de l'esprit, ou de l'âme, l'autre, qu'on peut appeler inégalité morale, ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie, ou du moins autorisée, par le consentement des hommes. Celle-ci consiste dans les différents privilèges, dont quelques-uns jouissent, au préjudice des autres ; comme d'être plus riches, plus honorés, plus puissants qu'eux, ou même de s'en faire obéir. » Dans ce discours à portée réaliste, Rousseau nous livre ici ses idées : il n'est pas question comme le dénoncera Voltaire de retomber à quatre pattes, ni de retrouver un état de nature perdu à jamais, mais d'éclaircir l'enchaînement progressif qui vit un homme né libre être bientôt partout dans les fers.

  • Édition enrichie de Jacques Van den Heuvel. Postface de Philippe Sollers. Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance. Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • 'Très cher père,
    Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre...'
    Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris.

    Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka.

  • Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du "dionysiaque" s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • Un couple de retraités parisiens vit au Havre, avec ses deux fils. Le cadet, Jean, est blond et sage ; l'aîné, Pierre, noir et emporté. Leur vie s'écoule paisible, agrémentée de parties de pêche en mer ou sur la plage quand un grain éclate. Le ciel s'obscurcit. Les vents se déchaînent, chassant le bonheur. En mourant, un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense nuit et jour. Il plonge dans le passé de sa mère, à la recherche du secret empoisonné.
    L'émotion intense, l'histoire cruelle et vraie, les odeurs de la mer, la lumière célèbre de l'embouchure de la Seine font de ce roman un des chefs-d'oeuvre de Maupassant.
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    Edition de Marie-Claire Ropars-Wuilleumier. 

  • 1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d'épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n'empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s'éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d'intrigues, d'alliances, de trahisons. Les poignards luisent sous les pourpoints. René le Florentin fournit les poisons à l'implacable Catherine de Médicis. Le vieux Louvre avec ses fêtes brillantes, ses passages secrets, son peuple de soldats et de jolies femmes, est le théâtre où se déploient en mille péripéties les jeux de l'amour, de la politique, de la haine. Le père des Trois Mousquetaires nous en donne une passionnante chronique, où sa pétulante bonne humeur survit aux plus sanglants épisodes. 

  • L'utopie

    Thomas More

    Chancelier du roi Henri VIII, Thomas More se désole des moeurs de son temps : corruption, abus, racket sont monnaie courante dans une société féodale sur le déclin. Il rêve d'un autre monde, une république exemplaire, où la propriété individuelle et l'argent seraient abolis et les citoyens gouvernés par la raison et la vertu...
    Publié en 1516, ce texte aux accents résolument modernes brosse le tableau d'une société anglaise décadente pour mieux introduire le lecteur à un univers débarrassé des faux-semblants et de l'injustice. Rêve de philosophe ou de fou, l'île d'Utopie fascine par son projet égalitaire, dont la réalisation est aussi séduisante que les dérives dangereuses.

  • Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

  • Tao Te King

    Lao Tseu

    Depuis près de trois mille ans, le Tao-te-king, véritable manuel de vie, guide les taoïstes dans le monde entier. Avant même le bouddhisme, le livre du « Vieux Sage » a donné naissance à la pensée chinoise à travers quatre-vingt-un préceptes énigmatiques reposant sur la philosophie du non-agir.
    Jean Éracle décrypte les grands principes du tao à partir de la traduction de Stanislas Julien, orientaliste réputé du xixe siècle.

  • Edition enrichie (introduction et notes)Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans lorsque fut publié, en 1848, leur manifeste: ces jeunes intellectuels allemands bouleversent alors le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l´histoire et du progrès de l´humanité. L´objectif communiste sera la destruction de l´ordre bourgeois, de son État et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd´hui ces écrits ? Sont-ils l´âme d´une revendication révolutionnaire riche d´espoir pour l´humanité ou le credo d´une entreprise de domination de millions d´hommes ? Commentla théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d´asservissement politique ? Marx affirmait qu´il n´était pas marxiste. On l´a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l´histoire de notre temps dépend de ce manifeste.

  • L'empire du moindre mal ; essai sur la civilisation libérale Nouv.

    Il est d'usage, aujourd'hui, de distinguer un bon libéralisme politique et culturel - qui se situerait « à gauche » - d'un mauvais libéralisme économique, qui se situerait « à droite ».
    En reconstituant la genèse complexe de cette tradition philosophique, Jean-Claude Michéa montre qu'en réalité, nous avons essentiellement affaire à deux versions parallèles et complémentaires du même projet historique : celui de sortir des terribles guerres civiles idéologiques des XVIe et XVIIe siècles, tout en évitant simultanément la solution absolutiste proposée par Hobbes. Ce projet pacificateur a évidemment un prix : il faudra désormais renoncer à toute définition philosophique de la « vie bonne » et se résigner à l'idée que la politique est simplement l'art négatif de définir « la moins mauvaise société possible ». C'est cette volonté d'exclure méthodiquement de l'espace public toute référence à l'idée de morale (ou de décence) commune - supposée conduire à un « ordre moral » totalitaire ou au retour des guerres de religion - qui fonde en dernière instance l'unité du projet libéral, par-delà la diversité de ses formes, de gauche comme de droite.
    Tel est le principe de cet « empire du moindre mal», dans lequel nous sommes tenus de vivre.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • Ce texte, publié en 1840, rendit célèbre Pierre-Joseph Proudhon grâce à une impérissable formule : « La propriété, c'est le vol. » Pour Proudhon, le capitalisme est l'apothéose d'une extorsion invisible.
    Le rassemblement productif des travailleurs dégage une force collective supérieure à la somme des forces de ces travailleurs pris isolément. Or la propriété privée des moyens de production autorise le capitaliste à rémunérer le travailleur sur la seule base individuelle de ce qu'il aurait produit s'il avait été placé hors de la force collective de production. Le propriétaire du capital empoche la différence ; ce surplus est le profit capitaliste, que Proudhon appelle l'aubaine.
    Toute la question économique de la justice est de répartir cette plus-value sans accaparement ni spoliation. En notre temps de crise du capitalisme, est-il question plus urgente ?
    La lecture du texte provocateur de Proudhon nous en prouve l'actualité. Saurons-nous y répondre mieux que lui ?

  • Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • Pourquoi une manifestation, pourtant encadrée, bascule-t-elle dans la violence ? Comment expliquer qu'un individu change de comportement dans une foule ? Qu'advient-il de notre libre arbitre lorsque nous nous rassemblons en nombre ? Qu'est-ce qu'un leader charismatique et comment s'y prend-on pour convertir une foule à ses idées ? Comment sommes-nous passés de la dictature du souverain à celle de l'opinion publique ? Avec ce livre de 1895 promis à un succès mondial, Gustave Le Bon (1841-1931) dissèque l'âme des foules, cette logique grégaire qui fait sauter les digues individuelles et emporte tout sur son passage dès lors qu'une masse se constitue. Un classique à l'origine de la psychologie sociale.

  • Bonheur, empathie, mindfulness, résilience : apprenez l'art de raisonner avec les émotions !135. C'est le nombre d'émotions différentes que nous, êtres humains, sommes capables de distinguer selon les travaux du psychologue Phil Shaver, menés il y a trente ans. Et c'est bien la
    capacité à reconnaître cette palette d'états affectifs qui constitue la toute première composante de l'intelligence émotionnelle. Popularisée par le célèbre psychologue Daniel Goleman en 1995, cette idée a
    redéfini la notion même d'intelligence. Au point que le quotient émotionnel, ou QE, rivalise aujourd'hui avec le QI !
    Les émotions sont essentielles, y compris en entreprise, et ce titre vous lance un ambitieux défi :
    être plus conscient, plus heureux, plus empathique et plus résilient. Points de vue, conseils et travaux de recherche vous permettront de vous constituer une
    boîte à outils pratiques, et de vous interroger sur
    votre vie professionnelle intérieure - et celles des autres - en conjuguant psychologie, management et neurosciences.
    Ce livre audio fait partie de la collection
    Les Cahiers de la HBR. Vous pouvez y retrouver des publications incontournables sélectionnées par la
    Harvard Business Review.
    Des outils indispensables pour développer vos connaissances en management !
    Harvard Business Review, marque d'exception dans le domaine du management, est une véritable référence pour les cadres et les dirigeants dans la gestion de leurs principales problématiques.
    Les plus grands spécialistes mondiaux du leadership, de la stratégie, du marketing et de l'innovation se sont donné rendez-vous dans cette collection exceptionnelle de
    livres audio, clairs et vivants. Grâce à eux, vous aurez bientôt toutes les cartes en main pour rencontrer le succès professionnel, travailler avec sérénité, et toujours agir avec un temps d'avance.
    Table des matières :Chapitre 1 : Mindfulness

    " Vivre est un ensemble de moments, rien de plus "
    Développez votre agilité émotionnelle
    Cultivez l'intelligence positive
    Ne laissez pas le pouvoir vous corrompre Chapitre 2 : Bonheur
    " Synthétiser le bonheur est l'aptitude de chacun "
    Créez une performance durable
    Découvrez le pouvoir des petites victoires
    Acceptez le contrecoup du bonheur Chapitre 3 : Empathie
    " Eprouvez l'émotion de l'autre est une reconstruction mentale "
    Contrôlez les limites de l'empathie
    Gérez votre culture émotionnelle
    Faites de vos ennemis des alliés Chapitre 4 : Résilience
    " Avant tout, reconnaître la douleur "
    Maîtrisez les mécanismes de la résilience
    Apprenez à riposter
    Sachez tirer des leçons des critiques Les articles "Contrôlez les limites de l'empathie" et "Faites de vos ennemis des alliés" figurent également dans le tome Empathie de la collection Harvard Business Review.Contributeurs :Shawn Achor, Teresa M. Amabile, Sigal Barsade, Alison Beard, Christina Congleton,Diane L. Coutu, Susan David, Shannon Dunlap, Sheila Heen, Adi Ignatius, Dacher Keltner, Steven J. Kramer, Charlotte Laurent, Gardiner Morse, Olivia A. O'Neill, Christine Porath, Jeffrey A. Sonnenfeld, Gretchen Spreitzer, Douglas Stone, Brian Uzzi, Andrew J. Ward, Adam Waytz

  • Édition enrichie de Henri Suhamy comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    Situé à la fin du XIIe siècle, sur fond de conflit entre les Saxons et les Normands, le roman met en scène les combats d'Ivanhoé, chevalier sans peur et sans reproche, pour maintenir son roi et bienfaiteur Richard Coeur de Lion sur le trône et sauver du bûcher la belle Rébecca. Paru en 1819, Ivanhoé est un formidable roman d'aventures où se succèdent les situations périlleuses et les péripéties, les combats, les trahisons et les passions.

    Animé par un profond sentiment de l'histoire et appuyé sur ses lectures et ses intuitions, Scott compose avec Ivanhoé le modèle du roman historique. Le Moyen Âge qu'il représente sans l'idéaliser n'est ni sentimental ni légendaire mais fidèle aux connaissances historiques de son temps. La trame dramatique du roman est universelle : de la guerre vers la paix, du déchirement vers la réconciliation, voire vers le métissage entre des peuples hostiles.

    Du Moyen Âge aux temps modernes, l'auteur peut conclure que nous vivons dans un monde où, malgré ses horreurs et ses bassesses, héroïsme et justice sont possibles.

  • Édition de Michel Delon Ce dialogue, qui est presque un roman, Diderot l'écrit au sommet de son art, à près de soixante ans, et le revoit encore dix ans plus tard. Il met aux prises deux personnages seulement, "Moi", et le Neveu. Ce personnage se dédouble sans cesse : qu'est-ce qu'un homme qui prétend ne pas avoir de conscience, ne pas avoir d'unité, mais qui a en même temps une sensibilité esthétique, celle d'un musicien averti ? Diderot mêle la grosse plaisanterie, les motifs et les sujets les plus divers, la lutte contre les adversaires des philosophes, dans cette mise en scène d'une conversation sans fin. Le Neveu pose des questions importantes, et soudain, pour notre amusement, l'argumentation déraille. "Moi" est fasciné par ce bouffon sublime. Ainsi va cet enchaînement de numéros, de pantomimes, cette fausse pièce, ce faux roman, où l'auteur a mis, sous une allure burlesque, toute sa vie, tout son coeur et tout son esprit.

  • Une personne râle en moyenne 15 à 30 fois par jour... Si cela devient vite insupportable pour son entourage, c'est finalement tout aussi énervant pour soi-même : frustrant, agaçant, fatigant... Mais comment faire ? Christine Lewi

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