• Illuminations est le titre d'un recueil de 54 poèmes composés par Arthur Rimbaud entre 1873 et 1875.
    Rimbaud a dix-neuf ans lorsqu'il entreprend l'écriture de ses derniers poèmes qui constitueront ce recueil. En 1875, à vingt ans, il choisit le silence. De l'homme comme de son oeuvre, on a, depuis plus d'un siècle, tout dit et tout écrit : adolescent génial, voyou voyant, poète maudit, mythe moderne de la révolte. Il reste donc à lire ses textes et à partager une aventure poétique unique.
    Publiés pour la première fois en 1886, dans une édition établie par Paul Verlaine, à l'insu de Rimbaud qui se trouvait en Abyssinie, ces poèmes en prose marquent la fulgurance et l'intensité de l'univers du jeune homme.
    Voyant, visionnaire, inventeur de mots et de mondes, poète du désir et de la révolte, Rimbaud ne cesse de nous étonner, de nous inviter au voyage, de nous éblouir.

  • Juste après la pluie

    Thomas Vinau

    Tandis que d'autres s'étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin.
    Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine

  • " Donc, je me promène, et, naturellement, je rêve en me promenant. Si Paris, le soir, s'enroule de deuil, il rayonne le jour comme si l'enfantement de l'Histoire ne lui travaillait pas, à lui aussi, les tripes. Il y a dans les pas, le guet des yeux, l'ondulation des hanches, la grâce des cous, le choix des cravates et des écharpes, une allégresse quand même et le voeu de revivre. " L.-P. F.
    Max Jacob le saluait comme " un grand ingénieur du rêve ", Claudel qualifiait son style de " jet de cocasserie splendide ", Proust affirmait son " admirable talent " et Rilke le considérait comme l'une des plus belles plumes de son temps. Léon-Paul Fargue était à la fois aristocrate et artisan, individualiste et humaniste, vagabond ami du confort et farouchement anti-bourgeois.
    De 1941 à 1943, au plus sombre des années noires, ce maître de la chronique poursuit son travail de mémorialiste amorcé depuis le mythique Piéton de Paris. Avec sa lanterne magique, il projette ses souvenirs et raconte les fiacres des boulevards, les causeries chez Mallarmé, la mode féminine, les impressionnistes ou la tendresse des soirs de printemps. Grâce à la fulgurance de ses images et à l'acrobatie de ses inventions, Fargue nous entraîne dans une fête où la rêverie intime se confond avec la vie réelle.

  • Me voici Animal marin de la poésie Je sens gronder en moi la colère des foules Je sens vibrer en moi leur rage de vivre Tels sont les vers par lesquels débutait, en 1945, le premier recueil d'un jeune poète haïtien de langue française : René Depestre

  • " Sous le pont Mirabeau coule la Seine ", " Heureux qui comme Ulysse ", " Mignonne allons voir si la rose "... Vous souvenez-vous de ces quelques vers appris sur le banc de l'école ? Et n'avez-vous pas envie de connaître la suite ? Jean-Joseph Julaud est

  • "Certains poètes contemporains donnent l'impression de n'être que des cerveaux, de purs produits de matière grise tarabiscotée. Quelques mots sur une page, des collisions verbales aléatoires, un vague tropisme mallarméen, un culte du mot seul, une religion de la phrase pour elle-même, une manie du blanc et de l'espace, de quoi générer un autisme de bon aloi, et s'assurer qu'on ne sera pas lu, aimé, compris", écrit Michel Onfray dans la préface de ce recueil.

  • Le Voyage de Hollande ne fait pas partie des livres les plus connus d´Aragon, mais n´en demeure pas moins une oeuvre majeure dans laquelle on retrouve les grandes thématiques du poète, la douleur d´aimer, le jeu, le miroir, le double, et une matière humaine d´une profondeur peu commune. Après avoir rééditéLes Yeux d´Elsaet Il ne m´est Paris que d´Elsa,les Éditions Seghers devaient offrir une nouvelle vie à ce grand livre introuvable depuis près de vingt ans.

    Les poèmes qui composent ce recueil relatent moins le "voyage en Hollande" qu´ont effectué Louis et Elsa au cours de l´été 1963 qu´ils ne nous invitent à voyager dans un espace, réel ou onirique, qui fascinait déjà Baudelaire. "Le voyage de Hollande peut être voyage pictural ou exil puisque, après Descartes, plus d´un écrivain français a cherché refuge en ce pays", explique dans sa postface Michel Besnier.

    Poète courtois égaré au vingtième siècle, Aragon parle ici aussi de l´amour au passé. En 1963, le temps a fait son oeuvre ; bientôt les amants ne seront plus. Cette dimension temporelle explique la tonalité des poèmes sur lesquels se clôt le recueil.

  • Ce volume rassemble deux recueils de Guillevic publiés par Pierre Seghers au début des années 1950 : Envie de vivre (1951) et Terre à bonheur (1952).
    De l'aveu même du poète, les textes qui composent cet ouvrage furent écrits " dans une période de créativité difficile ", dominée par le contexte très particulier de la guerre froide. Un demi-siècle plus tard, l'erreur serait de croire que ces poèmes empreints de militantisme n'ont plus rien à nous dire. Devant la menace d'un conflit planétaire, face au pessimisme de l'époque, Guillevic rappelle avec force, lyrisme et conviction, que la terre est faite pour que les hommes y vivent heureux ; qu'elle est faite pour le bonheur.
    Cette réédition inclut des manuscrits autographes inédits, inventoriés et mis au jour pour la première fois. Brouillons et variantes, ratures et biffures font entrer le lecteur dans l'atelier où l'oeuvre s'est élaborée, témoignant du travail par lequel l'artisan du langage donne corps à la poésie qui le traverse.

  • "Par sa poétique double de l'automatisme puis du collage, L'Immaculée Conception concilie les deux grands modes d'écriture, issus des Illuminations de Rimbaud et des Poésies de Ducasse, qui déterminent la majestueuse révolution surréaliste telle que celle-ci se trouve illustrée dans l'un des plus grands livres qu'elle ait jamais produits.
    L'Immaculée Conception est ce livre. Son ambition est immense. Elle l'est à un tel point qu'aucun lecteur n'a pu en prendre encore la mesure. Il s'agit de tout faire tenir en l'espace des quelques pages fulgurantes qui donnent à cet ouvrage sa dimension d'encyclopédie poétique de poche, [...] denses au point de paraître inintelligibles, définitives comme si elles contenaient le dernier mot d'un oracle absolu s'exprimant en aphorismes sans appel." Philippe Forest (extrait de la préface)

  • «L'Amour d'Amirat est sans doute ce que Daniel Biga a écrit de plus beau et de plus accompli, quand on sent le froid, le silence, le passage de la peur, ou l'exaltation du matin "avec les nuages au-dessous de moi". Une grâce est venue, une luminosité. Il n'est pas facile d'être poète quand tout vous exile. Il n'est pas facile d'être fidèle à soi-même quand tout vous sépare, que règnent l'argent et les possessions. C'est pourquoi il faut que Daniel Biga continue à nous dire, nous en avons le plus grand besoin : "Qui s'est perdu ? Qui s'est créé ? Plutôt, qui s'est transformé ? La magie est éphémère ! Un jour je m'en vais à la fois comme on fuit à la fois comme on se sauve dans la paix solaire foudroyé ressuscité." »J.M.G. Le Clézio, Le Monde L'Amour d'Amirat, dont Le Clézio a été le premier lecteur enthousiaste, est, en prose, le journal de bord d'un citadin qui s'exile, deux ans, à mille mètres d'altitude. Un document peu commun !
    Né nu (poésies 1974-1983) est le recueil inédit de la maturité, de l'apaisement gagné. Certes, on retrouve parfois la grande foulée narrative, l'érotisme convaincant, l'amertume tendre. Mais de sa solitude en montagne, de son absence de besoins, de sa paresse de principe, Biga a voulu faire une expérience intérieure. Le narcissisme est devenu la clé de la connaissance fraternelle. La pauvreté brille comme une gloire. Biga, qui frôla autrefois le voyou, se convertit en homme debout. Il nous propose sans dogmatisme son itinéraire, qui a convaincu déjà beaucoup de critiques et de lecteurs.

  • Ce vaste poème s´inscrit dans la grande tradition des poèmes d´amour occidentaux, du Cantique des Cantiquesà Paul Eluard, en passant par Pétrarque, Ronsard, Chénier, Lamartine et tant d´autres.

    De l´amour courtois au Lettera amorosa de René Char, des Ballades de Marot aux Yeux d´Elsa d´Aragon, que cela soit sous la forme de sonnets, élégies, odes ou hymnes, c´est du même chant amoureux dont il s´agit, de son exaltation sensuelle et de son élévation, transfigurées par le souffle du vivant.

    Ici, le chant est fusion de l´amour et de son expression, déclinée sous toutes formes de variations. Musique de l´amour et amour de la musique y mêlent leurs effusions dans un même concert d´images et de sensations.
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    J´ai mis mes mots dans ta bouche, neuve terre de leurs envols, je t´ai écrite avec mes mots, mes mots chantés par toi, lavés de ton amour, qui m´ont fait en te faisant neuve à jamais, à jamais lue.

  • De la manière la plus ludique qui soit, l'auteur de ce manuel nous administre la preuve que la poésiethérapie est peut-être un remède souverain à des maux comme la tristesse, l'impuissance, les insomnies, les rhumatismes, les allergies, la déprime, la timidité, le stress, les illusions, etc. À chacun de ces « maux » ou incommodités de la vie, Jean-Joseph Julaud indique, comme traitement, un ou plusieurs poèmes assortis d'une posologie en forme de conseil. Les poèmes remèdes sont signés des plus grands noms de notre lyrisme national, dont Villon, Voltaire, Verlaine, Mallarmé, Baudelaire, Rimbaud, Cadou.





    Cette thérapie-là n'est pas remboursée par la Sécurité sociale, et les poèmes ne comportent pas de vignette à coller sur la prescription, mais l'éditeur se porte au moins garant d'une chose : si la lecture de ce livre ne vous fait pas de bien - tout au moins sur le moment -, elle ne vous fera aucun mal et, à terme, a toutes les chances d'alléger votre humeur et vos humeurs. À conserver à portée de main.

  • À la fois poème et roman, voici la confession d'un Virgile rapatrié, d'un Quichotte actuel mais déculturé, d'un Dante sourd, québécois, aveugle et agnostique. En une centaine de chants menés rondement et non moins roboratifs que le vieil océan de Lautréamont ou l'hippopotame invisible de Telus, le héros décide de refaire sa vie après un accident de voiture. Il s'appelle Pierre Pons, alias Gérard Ovide Quevedo-Labine, Gerry pour les intimes. Il cherche sa mère dans les brumes de la réalité, va à Paris, en revient, y retourne, monte au ciel, descend dans des tombeaux, rêvant toujours d'amours folles.

  • " Je " est prisonnier. Prisonnier d'un quotidien qui l'étouffe, il croupit entre les quatre murs de ses cellules : l'espace, le temps, la langue, l'autre. Réduit à son espace vital, soumis au temps interminable de la peine, coupé de l'autre et du monde, le prisonnier n'a que le verbe pour se sauver. Alors il raconte sa réclusion et se rend à l'évidence : ce n'est pas tant le cachot qui l'emprisonne que la façon de l'habiter. Il s'évade de l'ordinaire et démarre sa cavale. " Je " se libère par le jeu, celui du corps et celui de l'esprit. Il écrit, il produit un sujet, celui qu'il est : un sujet du verbe.
    Thriller poétique en trois actes, Les Prisons mobiles est une belle métaphore de notre finitude et de nos capacités à en jouer. Il vous captivera sûrement, comme un miroir capture votre image et vous renvoie à vous-même.

  • Edition enrichie (INtroduction, notes, variantes, dossier, chronologie et bibliographie)En faisant paraître Jadis et naguère à la fin de 1884, Verlaine offre aux lecteurs un ensemble de poèmes parfois vieux de quinze ans, auxquels s´ajoutent une pièce de théâtre et quelques textes récents. Loin d´être un simple florilège, ce volume original couvre près de deux décennies d´activité et éclaire à bien des égards ses recueils précédents, qu´il complète et dépasse. Si Verlaine s´était montré autrefois limité par ses sujets et ses tabous, Jadis et naguère offre des thèmes et des formes jusque-là réservés qui appellent désormais une reconnaissance : la franchise s´impose, la poésie et la langue se libèrent. L´ « Art poétique », publié pour la première fois dans ce recueil, contribuera à faire de Verlaine un des maîtres du mouvement symboliste.

  • Ce recueil de poèmes, publié en 1857, est composé de 5 sections :
    - Dans la première, intitulée Spleen et Idéal,certains poèmes traitent de la vie, l'amour, le beau, l'exotisme, la femme idéale, l'aspiration à la perfection (Idéal) tandis que d'autres poèmes explorent les thèmes de la tristesse, l'angoisse, la détresse, la maladie, la déchéance et la mort (Spleen) ;

    -Tableaux parisiens compte 18 pièces autour de « la fourmillante cité, cité pleine de rêves » ;
    - Cinq poèmes dans Le Vin célèbrent dignement le précieux nectar et l'ivresse ;
    - Les Fleurs du mal, rappel du titre du recueil, est placée quant à elle sous le signe de l'érotisme ;
    - Révolte accueille 3 poèmes blasphématoires ;
    -La Mort est la destination finale de ce périple poétique.
    À travers plusieurs poèmes devenus célèbres (L´invitation au voyage, Les chats, L´horloge, Une charogne), Charles Baudelaire définit le rôle du poète, qui consiste notamment à rendre compte des analogies entre les différents sens mais aussi entre l´univers sensuel et l´univers spirituel. Une esthétique dans laquelle « les parfums, les couleurs et les sons se répondent. » Un recueil qui fit scandale en son temps puisqu'il fit l'objet d'un procès pour offense à la morale publique...

  • Les yeux d'Elsa

    Louis ARAGON

    À la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes.
    " Ma place de l'étoile, à moi, est dans mon coeur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent. " Pétrarque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine Elvire, c'est à Elsa qu'Aragon donne ses poèmes qui sont au nombre des plus beaux chants d'amour qu'un poète ait écrits.
    La présente édition intègre la préface que Louis Aragon rédigea en février 1942, ainsi que trois textes en prose particulièrement éclairants : " La Leçon de Ribérac ", " La Rime en 1940 " et " Sur une définition de la poésie. " Enrichie d'une postface de Lionel Ray et de documents iconographiques rarement publiés, elle est une invitation à lire, ou relire, l'une des oeuvres majeures de la poésie française.

  • Par cette anthologie, Aragon intègre la famille des poètes qui ont chanté Paris et décide de sa filiation en donnant à relire, comme en surimpression, les tableaux parisiens de Baudelaire, les poèmes d´Apollinaire, le Paris de Francis Carco et de Robert Desnos, compagnon de route du surréalisme.Mais Paris est également le théâtre où se joue l'histoire d'un amour écrit aux portes de la légende: celui que le poète voue à Elsa, rencontrée en 1928. Il ne se contente pas de célébrer les endroits que le couple fréquentait: à travers Elsa, il retrouve l´empreinte affective que le temps a laissée sur les murs de la capitale. «En intitulant son recueil Il ne m'est Paris que d'Elsa, Aragon faisait plus que mettre en miroir deux mythes qui lui sont propres, il donnait une définition de lui-même et de son écriture. Tout comme Paris et le monde en général ne peuvent devenir sensibles au poète que par la médiation de l'Autre, le poème sur la ville découvre, dans la brèche qu'ouvre la voix d´autrui, la première césure qui donne naissance au chant. Poésie de la rencontre et du dialogue, la romance d´Aragon trouve dans Paris, ville d´histoire et de mots, plus qu´un écho, un interlocuteur.» (Sylvie Servoise, auteure de la postface)

  • Après Les Yeux d´Elsa, Il ne m´est Paris que d´Elsa et Le Voyage de Hollande, les Éditions Seghers rééditent le grand recueil de résistance de Louis Aragon. Cet ouvrage rassemble en réalité deux recueils qui furent d´abord publiés séparément par Pierre Seghers en 1946 : La Diane française et En étrange pays dans mon pays lui-même.
    Composés entre 1941 et 1944, ces poèmes sont indissociables des circonstances dans lesquelles ils furent écrits, publiés et diffusés. En effet, si certains ont été édités légalement, d´autres échappent à la censure de Vichy en paraissant dans des revues clandestines, sous des pseudonymes (François la Colère ou Jacques Destaing).
    Avec ce recueil, le poète bat la " diane " et tente de réveiller les Français endormis, comme l´avait fait avant lui Victor Hugo dans Les Châtiments. Il prend également appui sur une tradition remontant aux troubadours de langue d´oc, qui faisaient alterner le parler clair, destiné aux témoins des événements, et le parler clos, réservé aux initiés. Dans l´un et l´autre cas, Aragon veut convaincre ses compatriotes d´entrer dans une lutte commune et juste qui mobilise " toute sa lyre ".

  • Ce volume rassemble les poèmes de Paul Éluard dédiés à l'amour, écrits durant les dix dernières années de sa vie : Une longue réflexion amoureuse, Le Dur Désir de durer, Le temps déborde, Corps mémorable et Le Phénix.
    " C'est un livre incandescent, brûlant d'aimer, brûlé de désir, traquant la fl amme, s'il faut, au-delà de la mort [...] Un des opus sacrés de l'adolescence, [...] un bréviaire insolent où puiser, à chaque instant d'ombre et d'abandon, telle ou telle de ces formules dont la jeunesse a besoin pour oser le pas... " Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

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