• À la fin du XVIII e siècle, le Français Joseph Kabris a vécu sept ans sur une île du Pacifique. Il s'est intégré à la société locale. Arraché à son île, il est devenu russe, avant de regagner la France. Là, il a donné à sa vie les traits d'une épopée, devenant le monde en personne. Comprendre comment on devient Joseph Kabris : voici l'enjeu de ce texte foisonnant et ambitieux.
    Joseph Kabris est tatoué de la tête aux pieds. C'est ainsi qu'il gagne sa vie dans les lieux de spectacle et d'exhibition de la Restauration, montrant son corps et mettant en mots l'" étrange destinée " qu'il a eue. Né à Bordeaux vers 1780, embarqué sur un baleinier anglais, il a vécu sept ans sur une des îles Marquises, Nuku Hiva. Parmi les " sauvages ", il est devenu l'un d'eux. Il a appris leur monde, leurs gestes, leur langue et oublié la sienne. C'est là qu'il a été tatoué. En 1804, une expédition russe est venue et l'a arraché à son île, à sa femme et à ses enfants. Sans cesser tout à fait d'être un " sauvage ", il est devenu russe, a rencontré le Tsar, avant de regagner la France. Il a repris sa langue, il a appris à dire sa vie, à lui donner les traits d'une épopée. Il a fasciné les foules. Il est devenu le monde en personne. Il est mort à 42 ans, sans jamais revoir son île.
    Kabris a ainsi multiplié les recommencements, ne cessant de voir ses habitudes s'abolir et d'en reprendre d'autres. Il devient marin, chef de guerre, professeur de natation, homme de foire, recyclant les passés qu'il a incorporés, prenant appui sur les systèmes sociaux où il se trouve. Et, chaque fois, il tire parti de ce qu'il a déjà vécu pour négocier au mieux ce qu'on attend de lui.Dans cette enquête fascinante et troublante, il ne s'agit pas seulement de découvrir à hauteur d'homme une histoire de la mondialisation dont émergent nos sociétés contemporaines. Cheminer dans cette existence se faisant, l'explorer à la manière d'une " carrière " dans laquelle Kabris s'engage, bifurque, insiste, abandonne ou se convertit, comprendre en somme comment on devient Joseph Kabris, c'est aussi saisir la manière dont le monde historique traverse une vie et la rend possible.
    Lauréat du Prix Femina Essai 2020

  • Le messager

    Markus Zusak

    • Kero
    • 6 Mars 2014

    Ed Kennedy, dix-neuf ans, chauffeur de taxi, a peu de raisons d'être fier de sa vie : son père est mort d'alcoolisme, il est désespérément amoureux de sa meilleure amie, Audrey, et il partage un appartement délabré avec son chien - fidèle mais odorant. Il n'a pas grand-chose d'autre à faire que conduire son taxi, jouer aux cartes et boire avec des amis aussi perdus que lui. Jusqu'au jour où, malgré lui, il permet d'arrêter un braquage de banque.
    C'est là que le premier message arrive : un as de carreau où sont inscrites trois adresses. Ed est désormais le Messager : choisi pour aider les autres, il commence une enquête qui va faire imploser sa vie routinière et, d'énigme en énigme, le forcera à se dépasser.
    Et si, nous aussi, nous vivions en dessous de nos capacités ?
    Après le succès international de La Voleuse de livres, Markus Zusak revient avec un roman captivant, plein d'humour et toujours aussi émouvant.
    À propos de La Voleuse de livres :
    " Un grand récit, habité par le talent narratif éblouissant de l'auteur. " France Info " Un livre irrigué d'humour noir et d'humanisme. (...) Au-delà de la peur et du mal, ce jeune auteur australien nous insuffle l'espoir. " Notre Temps " Ce roman a une portée universelle. (...) L'auteur a réussi un livre très touchant et très poétique. " Livres Hebdo " La Voleuse de livres célèbre l'amour de la lecture, les liens familiaux, la solidarité humaine. De quoi attendrir la Mort elle-même. " Le Monde des livres

  • Que peuvent avoir en commun un jeune Afro-Américain tout juste sorti de prison et un intellectuel juif en pleine crise existentielle ? Épique et intime, incroyablement émouvante, une peinture magistrale du pouvoir de la mémoire sur nos vies.Il est des vies tellement éloignées de la nôtre que jamais on n´aurait imaginé les croiser, des liens dont on n´aurait jamais pensé qu´on les tisserait. Et puis, un jour, on croise ces vies, on tisse ces liens, l´histoire se transmet qu´on ne peut plus oublier et l´on en est transforméà jamais...

    Récemment libéré de prison, Lamont Wiiliams entame une période probatoire au service d´entretien du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York. Le succès de cette réinsertion est crucial pour lui : c´est son unique espoir de retrouver un jour sa petite fille, dont sa malchance récurrente avec la justice lui a fait perdre la trace.

    Quelques kilomètres plus loin, uptown, Adam Ziguelik, professeur d´histoire à Columbia, subit simultanément l´effondrement de sa carrière (il est sur le point d´être renvoyé de l´Université) et de son couple (Diana, l´amour de sa vie, le quitte). Alors qu´il est en pleine dépression, il découvre, oubliés dans la poussière d´un sous-sol depuis des décennies, des enregistrements inconnus, d'une portée historique considérable : les tout premiers témoignages sonores de survivants de l'Holocauste ; ces voix que le monde entier doit entendre pourraient à la fois sauver sa carrière et son couple...

    Pendant ce temps, à l´hôpital, Lamont noue une improbable amitié avec un vieux patient juif polonais, lui-même rescapé des camps...

    Entremêlée au destin personnel de Lamont et d'Adam et de la myriade de personnages qui les entoure dans le New York d´aujourd´hui, c´est l´histoire du XXe siècle, de la Shoah au Mouvement pour les droits civiques, du fin fond des ghettos d´Europe de l´Est à ceux du Bronx, qu´Elliot Perlman interroge avec autant d´humanité que d´acuité et dans une construction narrative d´une virtuositéépoustouflante.

  •  0500 Lors d´un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n´est pas le sien.

    Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d´événements explosifs. Mais aussi révéler, derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l´alcool, la honte et une extrême solitude.

    Tour à tour violent et bouleversant de tendresse, un très grand roman qui dresse, avec une formidable lucidité, le tableau d´un Occident en pleine confusion.

    « Ce roman tient son lecteur sur la brèche, le force à repousser ses limites, à questionner les thèses paresseuses, le provoque et le fait se tortiller de malaise sous l´apparence rassurante d´une lecture passionnante. » The Telegraph0300Dans la banlieue de Melbourne, lors d´un barbecue, un homme donne une gifle à un enfant qui n´est pas le sien. Une révélation littéraire, un extraordinaire roman qui brasse avec une redoutable acuité les sujets les plus divers pour dresser un portrait sans concession de l´Australie d´aujourd´hui, dans la lignée de Jonathan Franzen, Don DeLillo ou Tom Wolfe.

    Par une belle fin de journée d´été, famille et amis ont organisé un barbecue : de la nourriture grecque et indienne, du vin et de la bière en quantité, de la musique et des gens de tous les âges. Alors que les enfants entament une partie de cricket, une dispute éclate qui dégénère en bagarre. C´est alors qu´Harry, un adulte, gifle un enfant de quatre ans, Hugo.

    Cet incident va avoir des répercussions sur un certain nombre de personnes et sur huit en particulier : Hector et Aisha, les organisateurs du barbecue ; Harry, le cousin d´Hector, l´auteur de la gifle ; Rosie, la mère d´Hugo ; Anouk, une quadragénaire qui refuse d´être mère ; Manolis, un vieil immigré grec ; Connie et Richie, deux adolescents.0600 The Telegraph «La Gifleest un incontestable tour de force et ne fait que confirmer la réputation de Christos Tsiolkas parmi les meilleurs écrivains d´aujourd´hui. Dans ce roman, Tsiolkas passe au microscope la vie de famille et nous en livre sa vision, entre inébranlable honnêteté et grande tendresse. De par sa prose lumineuse et sa brillante galerie de personnages, il parvient à changer l´ordinaire en extraordinaire. Voici un roman au pouvoir et à l´ambition immenses, dans la lignée des Corrections de Jonathan Franzen ou de l´Underworld de Don de Lillo. » Colm Toibin « Les meilleurs politiciens sont ceux qui se placent d´instinct dans l´air du temps de leur pays. Pour les autres, je leur imposerais la lecture deLa Gifle: c´est un véritable document social sur l´Australie d´aujourd´hui. Et surtout, c´est un sacré plaisir de lecture ! » The Australian « AvecLa Gifle, Tsiolkas confirme sa place parmi les meilleurs romanciers d´aujourd´hui... C´est une expérience intense de voir sa vie décrite avec autant d´acuité. Christos Tsiolkas a écrit un véritable chef-d´oeuvre. » The Age « Avec ce roman ambitieux, Christos Tsiolkas nous livre une peinture exceptionnelle de l´Australie post-11 Septembre de John Howard. Tsiolkas parvient à insuffler une étourdissante complexité à ses personnages ? ce qui aurait été risqué entre les mains d´un auteur moins doué. La remarquable fluidité narrative de Tsiolkas est la preuve qu´un fabuleux page-turner peut aussi contenir intelligence et pouvoir émotionnel. » The Independent « Un roman d´une grande complexité émotionnelle ; au fil de la narration se révèle l´exceptionnel talent de Tsiolkas pour aller au plus profond de ses personnages.La Gifleplace la famille sous le microscope et le résultat n´est rien moins qu´un chef-d´oeuvre moderne. » The Times

  • Jesus man

    Christos Tsiolkas

    Après le succès critique, commercial et international deLa Gifle, le deuxième roman de Tsiolkas à paraître en France. Écrit en 1999, un roman violent, provocant, rageur, qui n´a rien perdu de son actualité en dénonçant nos sociétés vides de sens, abreuvées d´images, de sexe et de violence, qui créent des monstres bouffés par la solitude et la haine de soi.


    Dans une banlieue de Melbourne, de nos jours.


    Qu´advient-il d´une famille quand elle est touchée en plein coeur ? Quand un drame survient, si atroce, si terrifiant, que le monde entier braque ses yeux sur elle ?


    Chez les Stefano, personne ne comprend comment Tommy en est arrivéà commettre l´inimaginable. À qui la faute ? À la famille, à son amour étouffant, oppressant, cette pression pernicieuse mais constante ? À cette malédiction en forme de corbeau qui semble frapper les fils Stefano de génération en génération ? À la perte de son job ? À Dieu lui-même ? À la pornographie ? À la télévision ?
    En quête de réponses, Lou, le plus jeune frère de Tommy, part en pèlerinage sur les lieux de leur enfance, plonge au coeur de ce qui a construit leur famille et qui lui vaut, à lui aussi, de vivre dans la honte de ses désirs, dans la confusion et la haine de soi. Mais que faire quand on ne trouve pas de réponses ? Quand on ne comprend pas ce qui nous fait agir ou ce qui nous pousse à aimer ? Peut-être le mieux est-il de laisser les fantômes du passé reposer en paix...
    Maquettiste : Atelier Dominique Toutain

  • « Les Australiens descendent de bagnards », « L'Australie est un pays neuf », « L'Australie est fidèle à Sa Majesté britannique », « L'Australie est le pays des Aborigènes », « C'est le pays des grands espaces », « Les Australiens sont des ploucs incultes », « L'Australie est un eldorado »... Xavier Pons nous invite dans cet ouvrage à découvrir ce « pays-continent » pour lequel l'intérêt n'a cessé de croître a cours de ces dernières années.

  •  0500 Après la mort de Robbie, en 1988, Tumata décide de percer le mystère qui entoure les circonstances de la disparition de sa mère, car elle sent que son père lui a caché la vérité. En remontant le passé, elle découvre que cet homme charismatique et brillant, qui a reçu les honneurs de la Maison Blanche, ami de Marlon Brando, et surtout infiniment respecté à Tahiti pour avoir financé un institut de recherches sur la filariose, ce père tant admiré était aussi un collectionneur de jolies femmes : ainsi Florence, une richissime héritière de Boston, qu´il a épousée et avec laquelle il a eu un fils, ou la volcanique Sally, une artiste peintre américaine, sans oublier les superbes vahinés qui défilaient à Ofaipapa. Au fil de ses recherches, en interrogeant les personnes qui ont connu ses parents, Tumata découvre que sa mère était une servante courageuse et dévouée au service du navigateur, qui lui donnera trois filles avant de disparaître tragiquement à l´âge de vingt-six ans dans ce qui a été le dernier bagne de Tahiti, transformé en hôpital psychiatrique...
    Une quête émouvante, mais aussi une plongée poétique dans le Tahiti riche et coloré de W. Somerset Maugham, loin des clichés exotiques.0300Le récit autobiographique de Tumata Robinson, fille du célèbre navigateur américain William Albert Robinson et de Philomène, une très belle vahiné travaillant à son service, disparue mystérieusement alors que Tumata n´était qu´une enfant. Une quête émouvante, mais aussi une plongée poétique dans le Tahiti riche et coloré de Somerset Maugham, loin des clichés exotiques.Tumata Robinson a grandi à Papeete, élevée par son père avec ses trois soeurs, dans un domaine paisible et protégé appelé Ofaipapa. C´est dans ce cadre idyllique qu´elle passe son enfance, entourée de servantes et de préceptrices. Mais sans sa mère Philomène, morte d´une tumeur au cerveau... C´est en tout cas ce que lui a toujours raconté William Albert Robinson, dit  "Robbie", son père adoré, grand navigateur et écrivain, qui côtoya les plus puissants. Après la mort de Robbie, en 1988, Tumata décide de percer le mystère qui entoure les circonstances de la mort de sa mère, de la « ressusciter » en quelque sorte, pour enfin parvenir à faire son deuil. Car elle sent qu´on lui cache la vérité. Même si ses soeurs tentent de l´en dissuader, prétextant qu´il est inutile de remuer les histoires douloureuses, la jeune femme décide de partir sur les traces du passé. Et la vérité sera difficile à entendre. Tumata découvre en effet que son père, cet homme charismatique et brillant qui a reçu les honneurs de la Maison Blanche, ami de Marlon Brando alors au faîte de sa gloire, et surtout infiniment respecté à Tahiti pour avoir financé un institut de recherches sur la filariose, ce père tant admiré était aussi un homme égoïste, collectionneur de jolies femmes, parmi lesquelles une richissime héritière Wasp de Boston, Florence, qu´il épousera et dont il divorcera, ou la volcanique Sally, une artiste peintre américaine avec laquelle il aura un fils, sans oublier les superbes vahinés qui défilaient à Ofaipapa. Au fil de sa quête, en interrogeant les personnes qui ont connu ses parents, Tumata découvre qui était sa mère, une petite bonne sino-tahitienne courageuse et dévouée, qui donnera trois petites filles au navigateur avant de disparaître tragiquement à l´âge de vingt-six ans dans ce qui fut le dernier bagne de Tahiti, transformé en hôpital psychiatrique...0600 Maxi « Une quête personnelle qui emmène le lecteur à l´autre bout du monde sur l´île paradisiaque de Tahiti et qui donne intensément envie de découvrir la Polynésie. » LeFigaro Magazine « Cette histoire qui est, à sa façon, une délivrance, un cri d´amour et le récit d´une trahison sociale et sentimentale, nous vaut un livre bouleversant où les mots sous-tendent un magnifique portrait de femme dont l´évidente beauté et le cruel destin, frappent le lecteur au coeur. » La Dépêche de Tahiti

  • Qu'y a-t-il de semblable entre la Chine, la Malaisie, l'Indonésie, la Thaïlande, la Corée, le Japon ou encore l'Inde ? Les mentalités, les comportements et certaines habitudes de vie nous répondent les auteurs. Car si chacun de ces pays a des spécificités, un socle commun les réunit.

    Si occidental l'Asie vous fascine, si asiatique vous découvrez l'Occident, cet ouvrage vous fournira toutes les clés pour ne pas être déstabilisé ni choqué par les usages propres à ces deux civilisations et éviter les maladresses.

    Telle une invitation au voyage, chaque chapitre commence par le court récit d'une situation observée par un Français. Puis, à travers des thèmes concrets de la vie quotidienne - la vie, la communication, la conception du temps, les habitudes alimentaires, les rapports homme-femme, la place de la famille et de l'enfant, l'argent ou encore la société - les auteurs mettent en relief ce qui relie et distingue ces deux mondes, du point de vue culturel, social et religieux.

    Construit de façon pédagogique, le contenu est émaillé de nombreux conseils et mises en garde, de points théoriques sur les concepts fondamentaux, et de multiples anecdotes rendant le propos riche et vivant.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.

  •  0500 En quelques mois, Mathinna devient la coqueluche de la colonie, avant de connaître un destin tragique...

    Des années plus tard, Londres bruit du scandale entourant la disparition de Sir Franklin, accusé de cannibalisme lors de sa dernière expédition. Désireuse de laver la mémoire de son mari, Lady Jane se tourne vers Charles Dickens, alors au sommet de sa gloire.
    De cette rencontre naît une pièce de théâtre qui va prendre une singulière résonance sur l´existence du grand écrivain, en proie à une grave crise conjugale...0300Tout à la fois roman d´aventures, pastiche victorien, fresque sociale, dénonciation radicale des ravages de la colonisation, le nouveau chef-d´oeuvre d´un des plus grands écrivains australiens. Inspirée de faits réels, portée par une écriture étincelante de finesse et d´esprit, une oeuvre virtuose et sensuelle, une méditation troublante sur la lutte entre le désir et la raison.
    Cette petite fille, c´est Mathinna, dont vont s´enticher sir John Franklin, explorateur, gouverneur de Tasmanie, et son épouse, lady Jane, qui ne peut pas avoir d´enfant. Le couple décide de l´adopter. Tout, de la première paire de chaussures de la fillette à son apprentissage appliqué de l´écriture, sera l´illustration du triomphe de la civilisation sur l´état sauvage. Mais devenue un objet d´amusement exotique pour la colonie anglaise, Mathinna obsède sir Franklin. Jusqu´à un bal masqué où ce dernier, déguisé en cygne noir, finit par violer l´enfant...
    L´expérience civilisatrice tournera au désastre.

    Des années plus tard, lorsque Londres bruira du scandale entourant la disparition de Sir Franklin, accusé de cannibalisme lors de son dernier voyage dans l´océan arctique, c´est vers Charles Dickens, au sommet de sa gloire, père de dix enfants, en plein déboires conjugaux, que se tournera Lady Jane pour laver la mémoire de son mari. Il en naîtra une pièce de théâtre qui prendra une singulière résonance sur l´existence du grand écrivain...0600 Philippe Chevilley,Les Echos « D´un raffinement extrême, bouleversante d´émotion, une méditation virtuose sur le désir de l´autre dans toutes ses formes ? compassion, curiosité, attention, convoitise, envie, attirance ? sentiments qui peuvent maladroitement être ramenés à un seul, le plus périlleux de tous : l´amour. À la fin, cette histoire, c´est surtout celle de Mathinna, silhouette gracile qui s´échappe des pages du livre, petite figure dansante à la robe rouge et aux pieds nus. » The Los Angeles Times « Quand elle est tenue entre des mains expertes et assurées, la fiction peut libérer le passé... Richard Flanagan est un cas exemplaire. À travers sa fiction, des individus prennent vie dont on ne connaissait que le portrait plat et conformiste, de nouveaux témoins apportent un éclairage inédit sur le passé, leur voix brisant les silences de Tasmanie. » William Boyd,New York Times «Désirernous arrache à notre torpeur, nous éveille à l´histoire. Il n´est pas d´auteur plus passionné, plus libre que Flanagan. » Sydney Morning Herald «Désirerest un de ces romans dont on voudrait qu´il ne finisse jamais. Pour un lecteur, c´est le plus grand des compliments. » Canberra Times « Richard Flanagan est un magnifique auteur etDésirerest la plus magnifique addition à ses chef-d´oeuvres. » The Age Rencontre à la librairie Le Bateau Livre à Cournon d'Auvergne (63) dans le cadre des "Grands Espaces littéraires" Voir la video

  • Vaste fresque évoquant la Nouvelle Calédonie. Il porte la version des Kanaks eux-mêmes, racontant leur histoire à travers le XX° siècle. Le récit s´appuie à la fois sur des regards qui pourraient paraître contradictoires : une vision traditionnelle de la société de la Coutume, une vision politique assumée indépendantiste et marxiste et une vision profondément féministe. Ce roman intègre à tout cela l´univers du conte kanak, avec sa morale, ses côtés magiques et sa poésie. Océanien, il cherche à unir toutes ces courants de vie et de pensée. La trame très originale du roman se décline à travers la vie de celle qui n´est d´abord qu´une petite fille, Tâdo, mais aussi à travers les vies des différentes parties de sa parentèle au sens le plus large et le plus précis. Ces vies sont interdépendantes par le fonctionnement de la tribu et de la pensée Kanak. Ces vies sont aussi incluses dans l´histoire du pays, dans ses drames et dans celle du monde contemporain et de ses grandes inquiétudes, comme celles qui touchent l´écologie.

    Cette oeuvre remarquable représente quelque chose de nouveau en français au sujet du monde océanien : voir et dire, de l´intérieur, la colonisation et la décolonisation.

  • Cette anthologie réunit cinq pièces de théâtre écrites par des auteurs dramatiques originaires de Fidji, d´Hawai´i, de Nouvelle-Calédonie, de Rotuma et de Tahiti. Représentation concrète du concept d´une Océanie littéraire et culturelle, que nous défendons depuis longtemps. En particulier au travers de cette collection «Littératures du Pacifique», qui accueille les principaux auteurs océaniens, francophones ou anglophones traduits.

    Tous les auteurs se disent inspirés par la tradition orale de leur culture insulaire et pourtant, sur scène, ils la réinterprètent différemment, selon leur personnalité et l´humeur de leurs personnages : les clowneries de la noce d´Hina et les discours d´outre tombe des ancêtres dans La dernière vierge du paradis, les tirades lyriques ou les trivialités en nengone dans Les dieux sont borgnes, les récits truculents ou les confidences émouvantes d´ Outcasts, les exclus, et les discours sentencieux du père qui tranchent avec les vulgarités des fils dans Le partage de la terre. Ce n´est pas l´intrigue qui importe, c´est la manière de dire car la parole a bien souvent une fonction performative ; non seulement elle crée le personnage, mais elle le libère car en verbalisant ses maux, le personnage nous montre qu´il accède à un autre niveau de conscience comme la prise de décision finale du père dans Le partage de la Terre. En évoquant leurs maux et leurs soucis, les personnages interpellent les spectateurs qui reconnaissent des préoccupations faisant partie sinon de leur vécu du moins de leur quotidien puisqu´ils ont dû les rencontrer à un moment ou un autre dans leur communauté insulaire.

    Auteurs, personnages, spectateurs ou lecteurs ont une expérience commune faite de problèmes fonciers, de problèmes d´alliances et de mésalliances, d´argent, d´emploi, de famille, de plaisirs artificiels et de mal-être.

  • Veilleur infatigable, le phare, système de signalisation maritime salvateur qui apparut dès l'Antiquité, guidait sans relâche les bateaux jusqu'à bon port. Si ce nom puise son origine de l'île Pharos qui abritait le phare d'Alexandrie, il semble que les volcans comme le Stromboli et ses irruptions fréquentes furent à l'origine de cette invention.

    Si, face à la modernité croissante des équipements des bateaux, ces sentinelles solitaires n'ont, aujourd'hui, plus guère d'utilisation, cet ouvrage tend à souligner non seulement leur intérêt architectural majeur, mais aussi la place qu'ils ont dans le patrimoine culturel mondial. Du phare des Baleines (France) au phare du Bout du Monde (Terre de Feu, Argentine) en passant par le phare de l'Île verte (Canada) ou le phare de Bell Rock (Écosse), cet ouvrage invite le lecteur à redécouvrir les richesses de ces témoins d'un autre temps.

  • Symbole de promiscuité et de désirs solitaires, la ville est une promesse pour tous ceux qui s'y promènent. Ses rues alambiquées, ses quartiers anonymes et ses bruits incessants sont autant de paysages qui attirent l'innocent. Ses lumières qui la voilent, la fardent et la dévoilent, la transforment d'heure en heure, offrant au passant mille et un visages.

    Si les lumières matinales tirent la ville de sa torpeur et l'offrent virginale au jour naissant, ses éclairages nocturnes plongent à nouveau le chaland dans l'étrangeté de ses mystères, dont la beauté est tant visuelle qu'éphémère.

    Entre l'ombre et la lumière, les photographies inédites de ce très bel ouvrage dévoilent l'arborescence fragile des lumières citadines et nous font redécouvrir l'éternité de ces grandes capitales, aussi sublimes qu'étonnantes.

  • Veilleur infatigable, le phare, système de signalisation maritime salvateur qui apparut dès l'Antiquité, guidait sans relâche les bateaux jusqu'à bon port. Si ce nom puise son origine de l'île Pharos qui abritait le phare d'Alexandrie, il semble que les volcans comme le Stromboli et ses irruptions fréquentes furent à l'origine de cette invention.

    Si, face à la modernité croissante des équipements des bateaux, ces sentinelles solitaires n'ont, aujourd'hui, plus guère d'utilisation, cet ouvrage tend à souligner non seulement leur intérêt architectural majeur, mais aussi la place qu'ils ont dans le patrimoine culturel mondial. Du phare des Baleines (France) au phare du Bout du Monde (Terre de Feu, Argentine) en passant par le phare de l'Île verte (Canada) ou le phare de Bell Rock (Écosse), cet ouvrage invite le lecteur à redécouvrir les richesses de ces témoins d'un autre temps.

  • Symbole de promiscuité et de désirs solitaires, la ville est une promesse pour tous ceux qui s'y promènent. Ses rues alambiquées, ses quartiers anonymes et ses bruits incessants sont autant de paysages qui attirent l'innocent. Ses lumières qui la voilent, la fardent et la dévoilent, la transforment d'heure en heure, offrant au passant mille et un visages.

    Si les lumières matinales tirent la ville de sa torpeur et l'offrent virginale au jour naissant, ses éclairages nocturnes plongent à nouveau le chaland dans l'étrangeté de ses mystères, dont la beauté est tant visuelle qu'éphémère.

    Entre l'ombre et la lumière, les photographies inédites de ce très bel ouvrage dévoilent l'arborescence fragile des lumières citadines et nous font redécouvrir l'éternité de ces grandes capitales, aussi sublimes qu'étonnantes.

  • Cette anthologie réunit cinq pièces de théâtre écrites par des auteurs dramatiques originaires de Fidji, dHawaii, de Nouvelle-Calédonie, de Rotuma et de Tahiti. Représentation concrète du concept dune Océanie littéraire et culturelle, que nous défendons depuis longtemps. En particulier au travers de cette collection «Littératures du Pacifique», qui accueille les principaux auteurs océaniens, francophones ou anglophones traduits.
    Tous les auteurs se disent inspirés par la tradition orale de leur culture insulaire et pourtant, sur scène, ils la réinterprètent différemment, selon leur personnalité et lhumeur de leurs personnages : les clowneries de la noce dHina et les discours doutre tombe des ancêtres dans La dernière vierge du paradis, les tirades lyriques ou les trivialités en nengone dans Les dieux sont borgnes, les récits truculents ou les confidences émouvantes d Outcasts, les exclus, et les discours sentencieux du père qui tranchent avec les vulgarités des fils dans Le partage de la terre. Ce nest pas lintrigue qui importe, cest la manière de dire car la parole a bien souvent une fonction performative ; non seulement elle crée le personnage, mais elle le libère car en verbalisant ses maux, le personnage nous montre quil accède à un autre niveau de conscience comme la prise de décision finale du père dans Le partage de la Terre. En évoquant leurs maux et leurs soucis, les personnages interpellent les spectateurs qui reconnaissent des préoccupations faisant partie sinon de leur vécu du moins de leur quotidien puisquils ont dû les rencontrer à un moment ou un autre dans leur communauté insulaire.
    Auteurs, personnages, spectateurs ou lecteurs ont une expérience commune faite de problèmes fonciers, de problèmes dalliances et de mésalliances, dargent, demploi, de famille, de plaisirs artificiels et de mal-être.

  • Contes du quotidien, les quatorze histoires réunies dans cet écrin conjuguent reviviscences d'enfance en Nouvelle-Zélande, échappées oniriques, portraits saisissants, émotions brutes et découverte de la mort et de ses avatars. Dans « Prélude », « Félicité », ou encore « Je ne parle pas français », le ressenti prend le pas sur l'action et se mettent à nu d'inquiétants rapports de force au sein même des relations les plus familières. Ce recueil a assis la réputation de Katherine Mansfield comme la plus grande virtuose de la nouvelle moderniste.

  • Lespace-temps, cette quatrième dimension océanienne, qui associe ce que lOccident conçoit séparément, structure tous les aspects des cultures polynésiennes. Elle méritait lattention soutenue de chercheurs conscients de lampleur du thème et de lenjeu

  • Polynésie, Mélanésie... mais aussi Australie, Micronésie : on ignore souvent que le découpage actuel de l´Océanie résulte d´une théorie raciste des «couleurs de peau», élaborée en France au début du XIXe siècle et préparée par des siècles d´interrogations européennes sur la présence des «Nègres du Pacifique». C´est aussi l´histoire d´un regard européen-masculin qui admira bien plus les femmes polynésiennes que les femmes des «îles noires» (Mélanésie).

    En rassemblant les divers traités français (ainsi que le traité anglais de J.R. Forster de 1778) qui ont prétendu donner une classification des peuples du Pacifique, en retraçant l´origine des appellations savantes, ce livre propose une histoire générale - et une déconstruction - des visions européennes, raciales et sexistes, sur la nature physique et morale de ces peuples, entre les XVIe et XXe siècles. Cet examen permet aussi de s´interroger sur l´histoire générale du racisme européen, en suivant le bouleversement qui s´est produit à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, quand le naturalisme a laissé la place à la «zoologie» et l´humanisme au racisme moderne.

  • Deux soeurs jumelles atteintes d´une grave maladie des reins, un père pétrifié, une mère absente. Un seul donneur, un choix impossible. À la manière d´un Herman Koch ou d´une Lionel Shriver, un roman politiquement incorrect, originale alliance de chronique familiale, de suspense psychologique et d´humour noir.Écosse, de nos jours.



    Will Marion n´a ni ambition ni charisme. C´est un homme doux et honnête, mais affreusement banal et mou. C´est en tout cas le constat qu´en fait sa femme, Cynthia, chanteuse anarchiste et ancienne toxico, avant de filer avec son amour de toujours, le bad boy Heath Smith, et d´abandonner ses ravissantes jumelles de trois ans à la garde de leur père.

    Treize années passent. Kay et Georgie sont désormais de jolies adolescentes. Alors que Kay voue un amour profond à son père qui a tout sacrifié pour elles, Georgie n´a plus qu´une obsession : fuir son loser de père pour retrouver cette mère qu´elle porte aux nues. Jusqu´à ce que le destin la rattrape : Kay et elle souffrent d´une maladie rare des reins. Si Kay accepte son sort, Georgie brûle la vie par les deux bouts.

    Pour sauver ses filles, Will se met en quête de Cynthia. Mais lorsque celle-ci réapparaît, plus camée que jamais, le verdict est sans appel : ses reins sont trop endommagés.

    Le temps presse, Will est soumis au plus terrible des dilemmes : il n´a qu´un rein à donner, deux filles à sauver. Peut-on offrir son rein en tirant à pile ou face ? Faut-il en acheter un au marché noir ? Et si la solution était de se suicider pour les sauver toutes les deux ?

    Et s´il n´était pas compatible ? Jusqu´oùserait-il prêt à aller pour trouver un donneur ?

  • Peut-on trouver une épouse sur mesure ? Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son " Projet Épouse ", il met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences. Et celles-ci sont nombreuses, car pour Don :
    La femme idéale NE DOIT PAS 1. Fumer et boire.
    2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.
    3. Se lever après 6 heures.
    Mais elle DOIT 1. Faire du sport.
    2. Être ponctuelle.
    3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.
    S'il y a bien une personne qui ne remplit aucun des critères établis, c'est Rosie Jarman, étudiante le jour et barmaid la nuit, dont la vie est aussi désordonnée que celle de Don est méthodiquement organisée...
    " Original, charmant, fascinant. " The Times

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