Le Manuscrit

  • Dix études sur le roman et la loi ; hommages à Norman David Thau (1959-2005) Nouv.

    Comment le roman se situe-t-il par rapport à la Loi ? Comment la conteste-t-il ? Que devient-il quand disparaît la transcendance religieuse et morale ? La modernité occidentale semble liée au refus, voire à la disparition de la Loi, entendue comme absolu,

  • Récit recueilli par Marie Billet Au sortir de la guerre, Charles Mitzner ne peut évoquer les atrocités dont il fut le témoin et la victime qu´auprès de ses camarades de déportation. Cet homme pourtant volubile et d´une précision toute scientifique fait le choix de ne partager son expérience qu´au sein du petit cercle de ceux qui survécurent à la folie exterminatrice nazie.

    Né à Paris dans une famille juive, Charles Mitzner est un jeune soldat au moment de la défaite française. L´appel du gaullisme trouve chez ce fervent patriote un écho favorable. Revenu à la vie civile, il travaille à Grenoble comme technicien spécialisé dans la radioélectricité. Il met alors ses compétences au service de la Résistance.

    Après l´invasion de la zone d´occupation italienne par les Allemands, il est arrêté en février 1944. Il tentait de rejoindre le maquis de Chartreuse et de mettre en sécurité Marie, sa compagne alors enceinte. Avec son jeune frère, raflé dans la rue, Charles sera déporté vers Auschwitz par le convoi n°69.

    A Birkenau, il sera le témoin de l´assassinat massif des Juifs hongrois. À cette période, l´usine de mort nazie marche à plein régime, c´est un flot ininterrompu d´enfants, de femmes et d´hommes de tous âges qui est envoyé directement à la chambre à gaz. Charles Mitzner réussira à survivre à cet enfer et aux « marches de la mort », lors de l´effroyable errance de quatre mois qui le mènera vers quatre autres camps allemands avant d´être libéré.

    Témoin à jamais meurtri de l´anéantissement d´une partie des Juifs d´Europe, c´est le coeur plein de chagrin et de rage qu´il repense à ce crime monstrueux. Soixante-et-un ans après son retour de déportation, à la faveur de nombreuses rencontres avec Marie Billet, une auteure grenobloise, il accepte de livrer son histoire singulière pour l´édification de la mémoire de la Shoah.

  • Ecrivain prolixe, Eric Chevillard est l´un des plus grands talents du paysage littéraire français contemporain. Avec à son plus d´une trentaine de publications variées, il est perpétuellement engagé par son oeuvre dans une entreprise de construction-démolition des codes, l´une n´allant jamais sans l´autre. Mourir m´enrhume, premier opus publié en 1967, inaugure un univers loufoque marqué par l´humour, la fantaisie et le jeu avec langage et logique. Ce monde carnavalesque opère un renversement des des conventions - en priorité celles du roman et de sa dimension réaliste - de l´esprit de sérieux ou encore de la raison triomphante. Car la littérature, pour Eric Chevillard, est un art de la contre-attaque. Cet ouvrage met en lumière une oeuvre encore partiellement inconnue dans toute sa saisissante cohérence et sa flamboyante originalité.

  • Les apparences sont parfois trompeuses autour du lac d´Annecy.


    Un riche entrepreneur de soixante-quinze ans meurt lors de son dîner d´anniversaire. Tous considèrent cette mort comme naturelle. Tous, sauf Anna Brandfort, sa petite-fille, qui vient d´avoir avec lui une discussion des plus troublantes. Aidée d´un journaliste, Marc Relot, et du journal intime de son grand-père, la jeune femme va tenter de deviner qui aurait bien pu le tuer.


    Entre meurtres, chantage, passion et détournement de fonds, le passé et le présent s´entremêlent et la jeune femme va s´apercevoir que de nombreux proches ont des mobiles suffisamment valables pour s´en prendre à elle aussi.

  • « Le front collé à la fenêtre, Frédéric se laissait bercer par le paysage qui défilait sous ses yeux. » Frédéric Bordet, son épouse Myriam et leur petit Théo rentrent de vacances. Lui est comédien de seconde zone, téléfilms, pubs, théât

  • Mirages

    Fatoumata Kane

    Mirages est le nouveau roman de Fatoumata Kane qui a voulu nous raconter à travers cette oeuvre romanesque, la tragédie de l'immigration africaine vers le continent européen au prix de mille sacrifices et surtout au péril de la vie de ceux qui s'y essaien

  • Musique et roman Nouv.

    Les auteurs du présent volume (publié avec la collaboration d´Aude Locatelli) s´interrogent sur les fonctions que l´évocation de la musique peut assumer au sein des romans. De Balzac à Echenoz, en passant par Robert Musil, Thomas Mann, Virginia Woolf et b

  • Audiberti ; chroniques, romans, théâtre Nouv.

    Le centenaire de sa naissance a remis l'oeuvre immense d'Audiberti sous les feux de la critique. Le colloque qui s'est tenu à la Sorbonne Nouvelle en novembre 2005 propose l'exploration d'oeuvres de l'auteur antibois moins connues que le mal court à qui l

  • Littérature et saveur ; explications de textes et commentaires offerts à Jean Goldzink Nouv.

    Dans Le Peuple, Michelet a cette phrase à propos des élèves des grandes écoles fondées en l'an III par la Convention : « Spectateurs de l'invention continuelle de leurs maîtres, ils allaient inventant aussi. » Jean Goldzink n'a jamais voulu passer pour un maître, mais il est un inventeur de cette sorte. Pendant près de quatre décennies passées à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud/Lyon, il a lu et relu les textes de la littérature française en y cherchant ce qu'ils apportent de singulier, de fort, de neuf. Il a formé des générations d'enseignants-chercheurs à ce type d'enquête, dans le double souci de la trouvaille et de l'élégance. Ses élèves et collègues lui rendent ici hommage avec une quarantaine d'études, explications de texte ou commentaires. Les auteurs étudiés s'échelonnent du Moyen Âge au XXe siècle, de Chrétien de Troyes à Claude Simon.

  • La folie dans l'oeuvre d'Albert Cohen Nouv.

    Le lecteur d'Albert Cohen est assez vite frappé par la multiplicité des références à la folie dans l'oeuvre. Pathologies diverses, folie prophétique du personnage principal, folie amoureuse, folie du monde, lyrisme échevelé et goût oriental de la grandeur et du travestissement : la folie est partout. Cohen, lui-même lecteur et admirateur de Freud, se livre à une psychopathologie de la vie quotidienne de ses personnages et nous conduit de l'appréhension clinique des comportements (narcissisme, mégalomanie, délire de persécution, scarifications, pulsions suicidaires) à une vision plus symbolique de la folie, carnavalesque au sens de Bakhtine ou prophétique au sens de Neher. Les articles qui composent cet important dossier (C. Stolz, B. Bohet, D. Poizat, M. Decout, M. Davies, A. Jean, C. Quint, A. Schaffner), nous invitent à une promenade dans les différents aspects de ce motif récurrent dans l'oeuvre, mais jamais exploré en tant que tel. Ce numéro comporte également une étude sur « Cohen et les moralistes » (C. Brochard) et sur les rapports entre « Corps et société » dans son oeuvre (G. Dolléans).

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