Flammarion

  • Moby Dick Level 2

    Herman Melville

    Moby Dick (1851), chef-d'oeuvre de Melville, est l'histoire d'une obsession : depuis qu'un féroce cachalot a emporté la jambe du capitaine Achab, celui-ci le poursuit sans relâche de sa haine. Ismaël, matelot embarqué à bord du baleinier Péquod, se trouve pris peu à peu dans le tourbillon de cette folle vengeance : c'est par sa voix que se fera entendre l'affrontement final de l'homme et du grand Léviathan blanc.

    Somme encyclopédique érigeant la baleine en un véritable mythe, récit hanté par l'énigme du bien et du mal, Moby Dick nous fait naviguer sur des mers interdites et accoster à des rivages inhumains. Jamais on n'épuisera la science des baleines, suggère Melville. Jamais non plus on ne viendra à bout de la fascination qu'exerce ce roman sombre et puissant.

  • E passe-temps favori de Mme de Merteuil et Valmont est de pervertir et manipuler les jeunes gens, comme la jeune et innocente Cécile Volanges. Ils souhaitent répandre autour d'eux une vision de l'amour où les sentiments n'ont pas leur place, pourtant Valmont tombe sous le charme de Mme de Tourvel.

  • Bel-ami

    Guy de Maupassant

    Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française...
    Ainsi commence l'ascension sociale fulgurante du jeune homme qui assouvira ses ambitions à travers l'argent, le faste et les femmes.
    Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanité mondaine : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami (1885) le roman le plus balzacien de Maupassant.

    Dossier :
    1. L'enfer de la vie de bureau ou les «courbatures de l'esprit»
    2. Lettres d'Afrique
    3. Éloge de l'adultère
    4. Les dangers du vraisemblable
    5. La bourse, la presse, le pouvoir.

    2 Autres éditions :

  • Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l´arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine. Le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d´Elizabeth ? Les soeurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Tissé de nombreuses péripéties cocasses et cruelles, Orgueil et préjugés s´achèvera-t-il par le happy end tant attendu ?
    Du Journal de Bridget Jones à Orgueil et préjugés et zombies, en passant par l´adaptation bollywoodienne Bride and Prejudice, le chef-d´oeuvre de Jane Austen a inspiré des séries romanesques, des films, des bandes dessinées, et demeure, près de deux siècles après sa parution, l´un des romans anglais les plus lus dans le monde.
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    1 autre édition :

  • " Un brave homme - pension bourgeoise, 600 francs de rente - s'étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 livres de rente, mourant comme un chien " : telle est l'indication que l'on peut lire dans l'album de Balzac qui contient le germe du Père Goriot.
    Mais ce roman est bien autre chose que le récit d'une agonie. C'est l'" éducation sentimentale " de Rastignac, jeune provincial monté à Paris, son apprentissage de la vie, de la société et des hommes. C'est aussi le portrait d'une ville livrée au plaisir, où les " honnêtes gens " se déchirent entre eux. C'est enfin Vautrin qui, sous des dehors bon enfant, cache un visage démoniaque. À l'image de la pension Vauquer, Le Père Goriot est un carrefour où se croisent les destins.
    Roman multiple, clef de voûte de la Comédie humaine, ce traité des passions n'ignore rien de ce qui est humain. Voilà pourquoi il n'a pas de morale.

  • Au XIXe siècle, refusant de subir plus longtemps leurs conditions de travail et d'existence épouvantables, les mineurs du Nord se mettent en grève : c'est le début d'une lutte féroce de la classe ouvrière pour sa survie. Cette révolte désespérée permettra-t-elle d'ébranler l'ordre établi et d'installer un état social meilleur ?
    Appliquant la rigueur scientifique à l'écriture romanesque, Germinal apporte un regard neuf sur une partie de la société jusque-là oubliée et révèle les ambitions littéraires, politiques et sociales de son auteur.
    L'édition : "découvrir, comprendre, explorer un parcours de lecture"
    - le vocabulaire de la mine
    - groupements de textes - se révolter dans la littérature du XIXe siècle - le travail dans l'oeuvre de Zola
    - culture artistique - cahier photos : histoire des arts - un livre, un film : l'adaptation de Claude Berri (1993)

    1 autre édition :

  • Candide

    Voltaire

    Qu´est-ce que Candide ? Le conte le plus court, le plus comique, le plus connu des Lumières. Condamné en plusieurs pays, lors de sa parution, pour indécence et effronterie, interdit de lecture par Diderot à sa fille, le voilà qui caracole aujourd´hui en tête des best-seller de la littérature classique. On le porte au théâtre, on le met en musique, il attire les illustrateurs, inspire des cinéastes.
    Qu´y trouve-t-on ? Selon Voltaire lui-même, sans doute peu sincère, une « coïonnerie ». En fait, cette fable affronte la dure question du mal. Candide, élevé par son maître Pangloss dans la philosophie de l´optimisme, rencontre à travers l´Europe et l´Amérique un déluge de calamités amères et cocasses : expulsion, guerre, tremblement de terre, autodafé, esclavage, maladies... Il finira par se forger sa propre morale - cultiver notre jardin -, loin des métaphysiques stériles :Voltaire, adversaire de la Bible, venait d´inventer une des paraboles les plus célèbres de la littérature.

  • Mises en film par Marcel Pagnol, enre¬gistrées par les grandes voix chantantes de Raimu et de Fernandel, les Lettres de mon moulin sont l'hommage rendu par Alphonse Daudet à sa Provence natale. Dans ces vingt-quatre nouvelles écrites à partir de 1866, il ressuscite les moeurs, les coutumes et la bonne vie du temps des moulins à vent. Comédies, petits drames, choses vues, histoires vécues, contes philosophiques, ces récits - d'« Installation », hymne à la vie simple, aux « Nostalgies de caserne », en passant par « La Chèvre de Monsieur Seguin » et « L'Arlésienne » - sont ceux d'un causeur dont tous les amis ont loué la conversation captivante, la gaieté et la verve méridionales. Ainsi que l'écrivait Remy de Gourmont : « Il était du Midi, c'est le pays où les phrases font des bruits de cigale. Donc il conta délicieusement. Il conte comme il raconte, et avec un plaisir évident, souriant, communicatif : c'était sa vocation. »

  • Franck retourne dans la ferme de ses parents, qu'il n'a pas vus depuis dix ans.
    Louise est là, avec son petit garçon. Entre elle et Franck, le souvenir d'Alexandre, mari de Louise et frère cadet de Franck, mort accidentellement quelques années plus tôt.
    Dans le silence de cet été chaud et ensoleillé, autour d'un enfant de cinq ans, la vie pourrait bien se réinventer pour ces deux êtres abîmés par la vie.

  • L'abbé Donissan exerce son ministère dans une humble paroisse de l'Artois. Entouré d'êtres rongés par le mal, obsédé lui-même par le péché, il est touché au coeur par le désespoir de Mouchette, adolescente criminelle. Parce qu'il reconnaît en elle une âme fraternelle, il engage sa vie et son salut pour tenter de racheter la petite révoltée. Ce combat surnaturel le jettera, plein d'angoisse, sur la route étroite qui mène à la sainteté.
    À sa parution en 1926, Sous le soleil de Satan, le premier roman de Bernanos, sidère les esprits par l'intransigeance intellectuelle de l'écrivain, qui tire à boulets rouges sur une société viciée par l'hypocrisie, la compromission et l'apathie spirituelle. Mais derrière la véhémence du pamphlétaire se devinent l'inquiétude du mystique et les motifs qui ne cesseront de hanter toute l'oeuvre à venir : l'enfance humiliée, l'énigme du mal et le tragique du monde.

  • Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent et son frère qui le somme de s'occuper davantage de ses parents, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se livrer à un véritable état des lieux, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.

  • À Paris, dans le quartier des Batignolles, on découvre un petit vieux assassiné chez lui. Des lettres tracées dans son sang désignent le meurtrier.
    Mais Méchinet en a vu d'autres ! Assisté de Godeuil, un jeune étudiant en médecine, le policier émet quelques réserves sur cette culpabilité toute trouvée...
    Commence alors une palpitante enquête pour réfuter l'évidence : indice après indice, la vérité se fait jour, tandis que le suspect s'obstine à revendiquer le crime.

  • Nouvelles

    Joris-Karl Huysmans

    Romancier, critique d´art, auteur de poèmes en prose, Huysmans a également donné dans le récit bref. Cette édition lui rend justice en réunissant l´ensemble de ses nouvelles. Celles-ci sont tout sauf des histoires « extraordinaires » : l´auteur se place sur le terrain de la chronique, au ras des menus événements. Ses personnages sont des héros à la triste figure : soldat égaré (Sac au dos), petit fonctionnaire errant dans les gargotes de la rive gauche (À vau-l´eau) ou en proie aux rituels de l´administration (La Retraite de Monsieur Bougran), jeune femme à l´abandon sur laquelle s´acharnent les représentants du sexe fort (Un dilemme)...
    Pour contrecarrer les vicissitudes de l´existence, celui qui a inventé l´expression «humour noir» mobilise les drôleries saumâtres du désenchantement. Prenant le parti de la transposition grotesque, il inaugure un type de récit qui sera cher à des écrivains comme Gogol, Kafka, Céline ou Beckett.

  • Satyricon

    Pétrone

    Le Satyricon a une réputation sulfureuse. Mettant en scène les pérégrinations de deux amis à travers l'Italie méridionale, ce récit, qui ne nous est parvenu que par fragments, donne à voir la débauche sous toutes ses formes : festins orgiaques, amours homosexuelles, voyeurisme, exhibitionnisme... Mais ce n'est pas là le principal intérêt de ce texte dont Pétrone, grand seigneur épicurien du temps de Néron, passe pour être l'auteur. Selon Henry de Montherlant, le Satyricon est avant tout « le père du roman latin » et « le père du roman tout court ». Mêlant prose et vers, abondant en pastiches et en parodies, cette oeuvre haute en couleur, qui a notamment inspiré le célèbre film de Fellini (1969), est un chef-d'oeuvre de la littérature latine.

  • Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : « I' faut t'nir. » Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant... Couverture Virginie Berthemet © Flammarion

  • " Or, ayant dormi environ quarante minutes, je rouvris les yeux sans faire un mouvement, réveillé par je ne sais quelle émotion confuse et bizarre.
    Je ne vis rien d'abord, puis, tout à coup. il me sembla qu'une page du livre resté ouvert sur ma table venait de tourner toute seule. Aucun souffle d'air n'était entré par ma fenêtre. Je fus surpris et j'attendis. Au bout de quatre minutes environ, je vis, je vis, oui, je vis de mes yeux une autre page se soulever et se rabattre sur la précédente, comme si un doigt l'eût feuilletée. Mon fauteuil était vide, semblait vide ; mais je compris qu'il était là, lui, assis à ma place, et qu'il lisait."

  • Qu'on ne s'attende pas à un roman d'aventures, encore moins à des souvenirs de voyage : Impressions d'Afrique, paru en 1909, est un laboratoire d'expérimentation littéraire, où l'histoire commence au chapitre I ou au chapitre X, selon le choix du lecteur

  • Phoenix, Arizona, automne 1962. Scott vit des instants de grâce auprès d´une mère aimante et tente d´échapper à l´ivresse sauvage d´un père revenu brisé de la guerre. Scott est un doux rêveur, en quête d´absolu et de grands espaces. Chaque jour s´ouvre sur les retrouvailles avec sa mère, infirmière de nuit au Memorial Hospital, et s´achève sous la menace du tyran à la patte folle. Un matin d´octobre, mère et fils prennent la fuite en direction de Flagstaff. Le destin les attend sur la route 17.
    Avec Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik retraçait la tragédie d´un homme meurtri. La Légende des fils raconte l´odyssée d´un adolescent dans l´Ouest américain des années 1960. Le récit de l´innocence perdue.

  • Ils disent que le Messie est toujours vivant. Qu´il vit à New York en plein xxie siècle. Qu´il a des liaisons avec des hommes, engrosse les filles, soigne les malades et euthanasie les mourants... Ils disent qu´il défie le gouvernement et bafoue le sacré.
    Et vous, que feriez-vous si vous le rencontriez et qu´il changeait votre vie ? Le prendriez-vous au sérieux ? Une chose est sûre : que vous soyez bouleversés ou enragés, vous serez fascinés par ce chef-d´oeuvre de James Frey, aussi révolutionnaire et irrévérent que profondément sensible.

  • Dans le sanatorium où elle soigne sa tuberculose, une jeune femme reçoit une lettre de celui qu'elle aime : il la quitte pour se marier avec une autre. La nouvelle est aussi brutale qu'inattendue. Plusieurs semaines durant, l'héroïne revient sur son amour perdu. Prenant peu à peu conscience des illusions sur lesquelles il se fondait, elle parvient à accepter la rupture et à la dépasser. Mais pourra-t-elle également guérir de la maladie qui la ronge ?
    Par sa justesse et sa sincérité, ce court texte, salué de toutes parts depuis sa parution en 1933, possède une résonance universelle.

  • Nous sommes en avril 1909 à Adana, au sud de la Turquie.
    Adana, l´opulente plaine de Cilicie, ses champs de coton et ses vergers, le fleuve Seyhan, la mer Méditerranée. Qui aurait pu prévoir que des massacres ravageraient cette terre ? Que la folie saisirait le parti Union et Progrès ? Aucune union en vérité, aucun progrès.
    Il y a là des amis, des familles, des bergers, le poète Diran Mélikian, Atom Papazian le joaillier, Vahan le révolutionnaire. Ils assistent à la montée de la haine et de l´intolérance. Certains prient, d´autres prennent les armes et combattent. La mort frappera la plupart, l´exil sera le lot de certains.
    C´est toute la puissance du roman de Daniel Arsand de réinventer une ville et d´évoquer le destin d´un peuple. De donner un visage à l´Histoire.

  • Anna, une petite fille de 3 ans, révèle à son oncle Noam Beaumont qu'il mourra du coeur en même temps que cinq autres personnes. Dès lors, Noam devient obsédé par le jour de sa mort. Une psychologue lui affirme que les propos d'Anna reposent sur la théorie de la prophétie des innocents. Noam se met à la recherche des cinq autres personnes.

  • «Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l´atteindre tout à fait ; l´unique qui ait agréablement lié la luxure et l´impiété, et qui donnera enfin l´idée d´un livre immoral » : c´est en ces termes que Sade, dans l´Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique - sinon le classique - de l´édition clandestine d´erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d´Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d´ordre religieux et moral, et l´on a pu soupçonner Diderot d´en être l´auteur. Prenant prétexte d´un fait divers - le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l´accusait de l´avoir débauchée -, il dénonce l´influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le « raisonnement» comme par l´« exemple», le droit des corps à disposer d´eux-mêmes.
    D´où l´inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie ? L´une ne va peut-être pas sans l´autre...

  • Aux derniers jours du règne colonial, Albert Vandel n´a renoncé à rien. Il a la nostalgie du temps des pionniers, des conquêtes algériennes, quand, à la tête d´un bataillon de zéphyrs, il donnait son sang et son âme pour civiliser les peuples, pacifier les territoires. Pourquoi renoncerait-il ? Puisque les ors de la République lui ont permis d´étendre son pouvoir au fur et à mesure qu´il convertissait des contrées arides en inépuisables richesses ; puisque les Présidents et autres ministres de la France républicaine ont honoré cent années durant les ortolans de sa table. Barricadé dans son bordj avec les derniers grands colons d´Algérie, Albert Vandel devient fou comme un roi qui se meurt.
    Avec ce nouveau roman, Mathieu Belezi puise dans toutes les ressources d´une langue prophétique pour remuer les entrailles d´une mémoire obscène que certains préfèreraient oublier.

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