• "Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l'histoire qu'il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne."
    La Petite Indienne, c'est Betty. Née en 1954 dans une baignoire, Betty Carpenter est la sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la bonne société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s'installent dans la petite ville de Breathed, après des années d'errance, le paysage luxuriant de l'Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l'écriture : elle confie alors sa douleur à des pages qu'elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu'un jour, toutes ces histoires n'en forment plus qu'une, qu'elle pourra enfin révéler au grand jour.

  • Pas une âme à Chinook ne pourrait s'offrir un appartement au Buffalo Mountain Resort, complexe immobilier de luxe au pied des Rocheuses. Même pas le petit studio avec vue sur le parking et le toit du casino. D'ailleurs, personne dans la réserve n'y songe. Tous savent que seuls les riches citadins blancs en mal de nature ou de jeux d'argent pourront se le permettre. Ce projet apporterait du travail aux Autochtones mais, soucieux de préserver leur culture, les activistes des Aigles rouges s'y opposent. DreadfulWater sait tout cela quand le shérif l'appelle pour prendre les photos d'un mort retrouvé dans un appartement-témoin, mais il refuse d'emblée le coupable tout désigné. Il faut dire que si DreadfulWater a abandonné la Californie et son insigne de flic pour une vie solitaire et peinarde, il n'en a pas oublié pour autant les vieux réflexes du métier. D'autant qu'il aime Claire et que, parce qu'elle le lui demande, il est prêt à reprendre du service. Mais à sa manière, un poil iconoclaste et décalée... Au risque de ne pas se faire que des amis et de devenir, aux yeux de beaucoup de monde, «un Indien qui dérange».

  • Crazy brave

    Joy Harjo

    Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu'un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l'Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu'elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.

    Brave. Courageux. Oui, c'est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D'appliquer l'enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume.

    Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d'une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n'étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d'amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l'étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

  • Le Noël des écrivains est la première anthologie littéraire à avoir Noël pour thème. Ni apologétique, ni religieuse, elle est universelle, puisque littéraire ; et ce sont les plus grands écrivains de tous les pays et des talents les plus divers qui nous racontent les bonheurs extraordinaires qui n'arrivent, qui ne peuvent arriver qu'en cette période de l'année. D'une promenade blondinienne à un voeu de Pat Hobby, le scénariste cher à Francis Scott Fitzgerald, d'un Noël brésilien raconté avec toute la verve de Blaise Cendrars, avec des écrits rares ou recherchés comme « Les rois mages » d'Ernest Hello, Le Noël des écrivains est une manière inattendue et intelligente de célébrer Noël.

  • Robert Skal est l'agent N° 1 de la Force K. Il agit sous la couverture d'une véritable SARL, au sein d'une cellule spéciale réduite ultra-secrète, hors de la hiérarchie de la DGSE et de la DST, dépendant directement de l'autorité suprême, et chargée d'exécuter les missions les plus dangereuses. Le dos appuyé contre la baie vitrée, Sophia riait aux éclats. Skal regardait cette fille superbe, épanouie, quand brusquement ses yeux rencontrèrent le phare et les feux de position d'un hélicoptère. L'appareil était en fin de courbe. Il redressa sèchement sa trajectoire et piqua sur l'immeuble. Skal se rua, saisit Sophia et se coucha sur elle au momant précis où la mitraillette de 12,7 mm déclenchait le tir. La baie vitrée vola en éclats, les énormes projectiles crevèrent les meubles, labourèrent les murs, déchiquetèrent rideaux, tentures, tissus muraux. En quelques secondes, tout fut dévasté. L'air était chargé de kilos de poussière de plâtre et le silence avait une densité de plomb. Claquant des dents, Sophia balbutia : - Seigneur ! C'est la guerre ? Skal alluma une cigarette. - Non, mais votre purée est définitivement foutue, mon lapin !

  • Nous sommes en l'année 2020, aux... "États-Unis". Dans une ambiance de conspiration où le gag n'est pas absent, l'Opération Clik Clak est lancée. Quel est son but exact ? Et pourquoi les Peaux-Rouges d'Amérique s'acharnent-ils à vendre des chevaux aux Européens, qui n'en n'ont aucune utilité ? Et quelle est cette fameuse information que le gouvernement guette sur les ondes arabes ? L'auteur, qui est d'origine indienne, nous propose une Amérique insolite, où le Blanc est absent. Fiction ? pastiche ? canular ? Peut-être... Toujours est-il que l'Opération Clik Clak a comme un petit arrière-goût d'actualité.

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