• La préhistoire en 100 questions Nouv.

    Pourquoi les espèces humaines ont-elles évolué ? Pourquoi Homo erectus est-il sorti d'Afrique ? Qui a inventé le feu ? Quand et comment Sapiens a-t-il conquis la Terre ? Pourquoi Néandertal a-t-il disparu ? Comment étaient organisées les sociétés préhistoriques ? Continuons-nous à évoluer ? Aurait-on pu rester à la préhistoire ?

    Il y a 5 000 ans, nous vivions encore dans la préhistoire. Ainsi, nous autres Homo sapiens avons émergé en Afrique il y a quelque 300 000 ans et avons passé plus de 98 % de notre existence vivant de chasse, de pêche et de cueillette.

    En 100 questions très claires et en s'appuyant sur les recherches les plus récentes, Jean-Paul Demoule raconte l'épopée des nombreuses espèces humaines successives, dont on ne cesse de trouver de nouvelles, leurs migrations et leurs mélanges. Il décrit leurs inventions - les outils, le feu, l'art, l'alcool, les armes, la roue, etc. -, leur alimentation, leurs vêtements, leur sexualité, leurs croyances, leurs maladies, leurs organisations sociales, leurs chefs. Enfin, il explique comment les humains, en inventant l'agriculture au Néolithique, firent exploser leur nombre, débouchèrent sur les premières villes et l'écriture, inaugurant un nouveau mode de vie dont l'Anthropocène n'est que l'une des nombreuses répercussions.

  • Odyssée

    Homère

    Depuis plus de cent générations, les hommes s'émerveillent du fabuleux voyage d'Ulysse au retour de la guerre de Troie. Ils savent que Pénélope, sa femme, l'attendra vingt ans dans sa patrie d'Ithaque, et quels dangers le guettent sur cette Méditerranée alors inconnue. Ils se préparent, avec lui, à affronter le Cyclope mangeur de chair humaine et à défier les vents d'Éole.
    Le destin a prévu qu'Ulysse échapperait aux chants des Sirènes, aux charmes de Circé, aux promesses de Calypso et de Nausicaa. Rusé comme " Personne ", nom sous lequel il se cache, il nous entraîne, avec ses compagnons, dans le plus beau poème de la découverte du monde.

  • La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008
    Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life"
    Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

  • L'image du loup cruel et sanguinaire nourrit notre imaginaire depuis des millénaires. Écornant la fable effrayante, la science nous en livre un tout autre portrait. Le loup n'est pas un pillard solitaire, il vit en famille soudée, sous la tutelle d'un couple fidèle, il élève ses petits en communauté et pratique une chasse écologique. C'est un altruiste, défendant avec ardeur les membres de sa meute. Dans cet essai aussi passionné que solidement documenté, l'éthologue Pierre Jouventin rappelle que l'Homme noua au Néolithique une alliance avec l'ancêtre du chien, qui changea sa propre destinée. Il est temps d'en finir avec le mythe du Grand Méchant Loup !  

  • Destinées improbables : le hasard, la nécessité et l'avenir de l'évolution Nouv.

    L'histoire naturelle de la Terre est remplie d'exemples fascinants de convergence : certaines structures biologiques, telles que les yeux, les ailes ou les pattes caractéristiques des lézards grimpeurs, sont apparues de nombreuses fois au fil de processus indépendants. Pourtant, les biologistes de l'évolution nous apprennent qu'il existe également de nombreux exemples de contingence : des cas où le moindre événement - une mutation aléatoire, l'éternuement d'un papillon préhistorique - serait capable de modifier la trajectoire de l'évolution. Quel poids attribuer à ces deux forces dans une nature en perpétuel changement ? Les plantes et les animaux qui existent de nos jours, sans oublier les êtres humains eux-mêmes, étaient-ils tous destinés à apparaître ou ne sont-ils que le résultat du hasard ? Et quelles conclusions en tirer au sujet des formes de vie présentes sur d'autres planètes ?
    Ce livre nous révèle les dernières découvertes de la biologie de l'évolution ainsi que les réponses qui ont été fournies à l'un des plus grands débats scientifiques de notre temps. C'est à un voyage autour du globe qu'il nous invite, à la rencontre des chercheurs qui sont en train de percer les mystères de la vie. Jonathan Losos, l'un des pionniers de l'approche expérimentale en matière d'évolution, nous explique comment des expériences sur des guppies, des mouches à fruit, des bactéries, des renards et des souris de chasse, ainsi que ses propres travaux sur les lézards anoles des Caraïbes permettent de rembobiner le film de la vie pour déterminer à quel point l'évolution peut être rapide et dans quelle mesure son caractère reproductible la rend prévisible.

  • Ancré dans la terre et l'eau, Michel Serres nous parle d'histoire et de géographie, de savoir et d'apprendre, et finalement de nous. Michel Serres a consacré sa vie à essayer de décrire la formidable transformation du monde présent. Dans ce livre, parfois un peu nostalgique, il se souvient du monde qu'il a connu dans sa jeunesse : la drague et les paysans d'Agen, le rugby, les paysages et les chemins, Garonne ! Mais aussi les pays qu'il a découverts ensuite et aimés, le Queyras, la mer... le monde ! Au travers de ces évocations, il nous fait réfléchir sur les transformations auxquelles nous avons assisté : l'évolution de la ville et la campagne, ce que signifie émigrer, les potentiels extraordinaires du corps, l'encyclopédie et l'enseignement, et, toujours, le rugby !

  • Les enfants ressemblent à leurs parents. C'est une des caractéristiques fascinantes de l'hérédité. L'idée dominante est que cet incroyable phénomène de ressemblance résulte du transfert des gènes. Mais est-ce vraiment le cas ? Et qu'entend-on exactement par « gènes » ? Les étonnantes découvertes faites depuis le début du troisième millénaire montrent à quel point la transmission des gènes ne peut expliquer, à elle seule, la complexité et la diversité du vivant. La sélection naturelle agit sur tout ce qui est transmis, ce qui inclut les gènes, mais aussi nos habitudes culturelles, ainsi que toute une série d'effets environnementaux. Étienne Danchin dévoile cette nouvelle vision de l'évolution, ses applications immédiates, en médecine notamment, et ses retombées concrètes pour les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés. Un livre majeur pour comprendre nos liens avec l'ensemble du vivant sur la Terre.

  • Le sport réveille le nomade qui est en nous. " Les sportifs s'en remettent à l'arbitre pour rendre une décision sur la base d'une délégation d'autorité et de compétence. Cette question occupe la philosophie depuis des siècles. Si l'homme, par nature, est bon, alors pas besoin d'arbitre (Rousseau). Si l'homme est un loup pour l'homme dans la nature, alors la vie en société ne devient possible que parce que les hommes acceptent l'arbitre et le juge (Hobbes). Or ni Rousseau ni Hobbes ne connaissaient les moeurs des animaux.
    Quand les confrontations sont dues à la compétition sexuelle - le plus souvent entre les mâles -, elles suivent une série convenue d'actions : parades, menaces, vocalises, mouvements et, si cela ne suffit pas, il y aura combat ritualisé. À tout moment, un des deux protagonistes peut se retirer en exécutant un comportement de soumission. Les codes sont clairs, et il n'y a pas besoin d'arbitre. "
    C'est en qualité de paléoanthropologue que Pascal Picq - par ailleurs handballeur, cavalier, adepte du saut en hauteur et de l'octathlon - esquisse, dans ce livre, une généalogie du sport, enracinée dans les rapports de domination et de séduction les plus fondamentaux du monde animal. L'activité physique fait renaître aujourd'hui des capacités anatomiques, physiologiques et cognitives d'un passé pas si lointain. " Le sport réveille le nomade qui est en nous. "

  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

    Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.

  • La force émotionnelle

    Tomás Navarro

    • First
    • 1 Avril 2021

    Prenez vos distances, pensez différemment et osez agir pour vous adapter aux changements. Le nouvel ouvrage de Tomás Navarro, psychologue et auteur espagnol.
    La force émotionnelle est l'ensemble des ressources psychologiques qui nous aident à faire face aux défis complexes et aux situations que la vie nous apporte. Plus notre force émotionnelle est grande, plus il sera facile pour nous de surmonter l'incertitude, de reconnaître nos désirs et de décider quelle voie nous voulons suivre. Ces ressources peuvent être apprises et améliorées. Il suffit de se rendre compte qu'elles peuvent faire partie de nous-mêmes et être appliquées au bon moment.
    Dans cet ouvrage, l'auteur vous accompagne dans les trois phases de développement de la force émotionnelle :
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    Se déconnecter de votre réalité pour vous permettre d'aborder les conflits ou problèmes sous un nouvel angle ;
    Penser de manière productive, sans distorsions et sans se laisser emporter par l'impulsivité ;
    Oser agir pour s'adapter aux changements et réaliser la vie que nous désirons. En outre, gagner de la force émotionnelle peut nous aider à faire face aux difficultés, apprendre à se rapporter à des personnes toxiques, et prendre les meilleures décisions. La clé d'une vie pleine et heureuse se trouve donc entre vos mains.

  • Romane : toi et moi, faut qu'on parle !
    Si j'ai pris mon courage à deux mains, si je t'écris cette lettre aujourd'hui, c'est pour te raconter à quoi va ressembler ta vie ces quatre prochaines années. Pour que tu t'y prépares et pour que tu sois vigilante, SURTOUT. Promets-le moi, meuf. Les partenariats, les potes, les
    crushs, les abonnéoeos, le
    YouTube Game, les erreurs, les déceptions, le monde des grands : je vais te raconter l'envers du décor, car crois-moi, de l'éxtérieur, on ne voit que le haut de l'
    iceberg et t'es loin de connaître l'univers dans lequel t'es tombée ma p'tite ! J'vais te dire pas mal de trucs pas trop cool... parce que j'veux que tu sois prête à faire face à tout ça. Mais comme tu t'en doutes, le positif primera toujours ! C'est dans ta nature ! Le meilleur conseil que j'peux te donner ? Apprends de tes erreurs. Ne les regrette jamais. Elles te permettront d'aller de l'avant et de te donner la force d'affronter le lendemain. Alors,
    ready ?

  • Petit traité de l'évolution humaine" L'homme de Néandertal était petit, râblé, puissant. On le voit bien meilleur boxeur et catcheur, quand les premiers Homo sapiens étaient certainement plus forts à la course à pied. Ce serait drôle de voir leurs différentes qualités sportives si vous les mettiez tous les deux sur un stade ! " Comment s'est opéré le passage de la quadrupédie à la bipédie ? Qu'appelle-t-on chez les sportifs le syndrome de Lucy ? Quand l'homme a-t-il développé sa capacité à jouer ? Quel avenir envisager pour l'
    Homo sapiens toujours en quête de performances nouvelles ?
    Par le prisme du corps et du sport, Yves Coppens nous livre un passionnant petit traité de l'évolution humaine, faisant le point sur les connaissances que nous en avons aujourd'hui et sur le fruit de ses propres recherches. Il décrit le passé et questionne l'avenir de l'homme, préférant à un certain pessimisme ambiant une curiosité et un enthousiasme toujours renouvelés.

  • Qu'est-ce que la politique peut apprendre des sciences des systèmes complexes comme la biologie, la théorie des jeux, la physique statistique ou la thermodynamique loin de l'équilibre ? En quoi les concepts d'évolution, de membrane, d'entropie, de structures dissipatives, de lois d'échelle ou de transition de phase permettent-ils d'éclairer des questions politiques aussi essentielles que celles du progrès, des frontières, de la coopération et de la compétition, du développement durable, de la pluralité ou de la subsidiarité ? Un dialogue renouvelé entre les Deux cultures, les sciences et les humanités, permet-il d'aborder de grandes questions de philosophie politique sous un jour nouveau et fécond ? Vincent Le Biez en fait le pari, avec, sous l'égide de Snow et Prigogine, Platon et Darwin, Hobbes et Bichat, Rousseau et Dawkins, Bergson et Clausius, Arendt et Carnot, Tocqueville et Ising...

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • L'expression «économie de la nature» a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme «écologie» ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers «économistes», la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour.

    Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme «économie» nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'«écologie». Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.

  • L'homme qui a changé la vision du monde 1831. Charles Darwin, 22 ans, tout juste diplômé de Cambridge, est un passionné de la nature. Sur la recommandation de son professeur d'université, il embarque comme naturaliste à bord du Beagle, un navire de Sa Majesté lancé dans une mission scientifique de plusieurs années autour du globe. Débute alors une relation turbulente avec le commandant Fitz Roy qui partage son goût pour les sciences et les découvertes, mais moins ses idées humanistes... Au cours de son voyage, Darwin sera constamment émerveillé par la beauté de la nature et sa diversité. Élevé dans la plus pure tradition chrétienne, il verra sa foi mise à l'épreuve par ses différentes observations. Pourquoi Dieu a-t-il créé et détruit autant d'espèces ?Christian Clot et Fabio Bono entament un diptyque consacré à Darwin et à son périple scientifique à bord du Beagle. Voyage durant lequel il posera les bases de sa célèbre Théorie de l'évolution qui ébranlera les convictions religieuses de l'époque.

  • L'homme qui a changé la vision du monde1858. Retiré dans sa paisible maison de Down, Charles Darwin est maintenant persuadé que l'idée de sélection naturelle a régi l'évolution des espèces. Seulement voilà, le professeur Alfred Russel Wallace s'apprête à publier un article qui, s'il va moins loin que lui, arrive aux mêmes conclusions. Une publication retentissante qui réduirait à néant les efforts de Darwin ! Pour autant, le savant estime que le monde n'est pas encore prêt d'entendre ses découvertes. Pour le comprendre, il va falloir revenir à la fin de son voyage à bord du Beagle.

  • Depuis l'enfance, Bernd Heinrich court dans la nature et observe les animaux. Devenu un zoologiste reconnu, il rassemble tout ce que le règne animal lui a appris et se lance un défi impossible, gagner une course de 100 kilomètres. Mais pour lui, il n'y a rien d'impossible si l'on sait partir à la poursuite de son antilope, c'est-à-dire de ses rêves. Running the antilope, le best-seller de Bernd Heinrich, enfin traduit en français.
    Depuis son enfance dans les forêts du Nord de l'Allemagne jusqu'aux laboratoires des grandes universités américaines, Bernd Heinrich a étudié avec passion le règne animal. Pour le plaisir de la connaissance, pour l'amour de la nature... et pour la joie de la course.
    Car ces bêtes, petites ou grandes, à poil, à plume ou à élytres, ont toutes quelque chose à nous apprendre : les oiseaux migrateurs gèrent parfaitement leur nutrition avant leurs grands voyages ;
    le dromadaire est une mine d'astuces pour survivre à la chaleur ; la cicindèle a besoin de muscles chauds pour atteindre sa vitesse de pointe... Mais
    Homo sapiens a un petit truc en plus. Pour chasser l'antilope en l'épuisant à la course, nos lointains ancêtres ont appris à anticiper, à rêver même. Nous avons tous notre " antilope ", dit Bernd Heinrich, un but lointain, une proie qu'on rêve de faire nôtre. À 42 ans, il part à la poursuite de son antilope : il veut gagner une course d'endurance, le 100 kilomètres de Chicago.
    Bernd Heinrich détient toujours le record du monde de sa catégorie sur cette distance.
    Traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.
    Illustrations de Bernd Heinrich.

  • Une partie de l'ADN humain est constituée de vestiges de gènes transmis par des virus. Le monde du vivant est une immense orgie collective, et l'homme, une chimère génétique.Les microbes sont partout : sur nos mains, dans nos veines... et jusque dans nos gènes. Cette découverte renverse les certitudes érigées par le darwinisme.
    Virus et bactéries sont nos très nombreux (et parfois encombrants) locataires, entre lesquels les interactions (et les luttes fratricides) sont constantes. Les êtres vivants échangent des gènes par la reproduction, mais aussi en les combinant avec ceux des virus et des bactéries. Aujourd'hui, on sait qu'une partie de l'ADN humain est constituée de vestiges de gènes transmis par des virus. Le monde du vivant est une immense orgie collective, et l'homme, une chimère génétique.
    Ces micro-organismes sont aussi nos voisins, copropriétaires de la planète : quand nous modifions nos écosystèmes, nous ouvrons la porte à de nouveaux virus et bactéries, pas toujours amicaux. Nos modes de vie - la mondialisation en tête - peuvent déclencher des guerres de voisinage meurtrières, dont le nom nous fait frémir : les épidémies. Cette peur, héritée des ravages de la peste au Moyen-Âge, puis réveillée ces dernières années par le SRAS, Ebola, H1N1 et le Covid-19, n'a rien d'un fantasme. Le monde microscopique, mouvant et imprévisible, nous réserve bien des surprises ! C'est cet univers de l'invisible, qui nous entoure et vit en nous, que le professeur Didier Raoult nous propose de découvrir.

  • À l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise.
    En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : " Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? " ; " Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude " ; " La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard " ; " La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime ", etc.
    Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !
    Thomas C. Durand est docteur en biologie végétale. Il a écrit quelques romans et pièces de théâtre, et a créé une chaîne très suivie sur YouTube, La Tronche en Biais. Il a déjà publié au Seuil un essai remarqué, L'Ironie de l'évolution (" Science Ouverte", 2018), qui a obtenu le prix La Science se livre 2019.

  • Cet ouvrage issu d'une recherche participative croisant les réflexions entre chercheurs et acteurs associatifs de divers secteurs (culture, défense des droits, éducation populaire, social...) propose un ensemble d'analyses originales pour penser l'avenir du monde associatif.

    Deux scénarios contrastés sont ainsi envisagés. L'un pointe les limites qui entravent son action ou peuvent l'affaiblir (la néo-philanthropie, la marchandisation, la managérialisation...). Le second relève les dynamiques à approfondir ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations (travail sur leur fonctionnement interne, synergies au sein de l'économie sociale et solidaire, approches par le commun, coconstruction de l'action publique...).

    Ici, nulle naïveté ou idéalisation des associations mais le constat de l'importance des mouvements citoyens pour éviter l'isolement et le désarroi qui font le lit de l'autoritarisme et menacent la démocratie. La défense de celle-ci passe en effet par la multiplication des espaces de délibération et d'action. Cet ouvrage se veut avant tout un outil à mobiliser pour alimenter les débats en leur sein.


    Pourquoi ce livre ? - Interviews croisées de deux co-coordinateurs de l'ouvrage : Jean-Louis Laville et Patrica Coler

  • "Volonté de puissance" : voici l'un des plus célèbres concepts de l'histoire des idées, l'emblème par excellence de la philosophie de Nietzsche. Pourtant, cette notion reste problématique, ambiguë et objet d'interprétations contradictoires. Le présent ouvrage permet d'approcher au plus près cette clé de voûte d'une pensée majeure. L'auteur retrace d'abord l'histoire de ce concept au fil de l'oeuvre de Nietzsche. Analyse savante et parcours érudit à travers une oeuvre foisonnante, c'est aussi une véritable leçon de pédagogie philosophique. Il se penche aussi avec une grande originalité sur l'influence des sciences naturelles sur la pensée de Nietzsche. On y découvre comment celui-ci, perçu comme un nihiliste, était avant tout avide de confronter sa pensée aux réalités concrètes du vivant.

    Wolfgang Müller-Lauter (1924-2001) est l'un des plus grands spécialistes de la pensée de Nietzsche. Il a participé à l'élaboration de l'édition Colli Montinari, édition de référence des textes de Nietzsche, et a cofondé la plus importante revue internationale centralisant la recherche nietzschéenne : les Nietzsche-Studien.Il est également l'auteur d'ouvrages consacrés à Heidegger, à Dostoïevski ainsi que d'articles portant sur Kant, Fichte, Schopenhauer ou encore le nihilisme et l'athéisme.

  • L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine. À la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain. Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.

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    On vous découvre une maladie, vous avez plus de chance de guérir si votre généraliste se montre optimiste ou empathique. C'est le fameux « effet placebo ». Ce phénomène étrange de guérison sans médicament, qui opère lorsqu'un autre prend le temps de s'intéresser à notre personne. C'est la raison du succès des psychothérapies, de l'homéopathie et des autres médecines « alternatives ». Mais d'où vient l'effet placebo ? Est-il propre à l'espèce humaine ?

    D'autres facteurs, dont on ose rarement parler, influencent fortement notre santé, tels que le niveau d'études, le rang dans la société, l'environnement alimentaire et social. Ainsi, le fait d'être entouré par sa famille, ses amis, ou d'avoir un animal de compagnie augmente considérablement l'espérance de vie. Pour la première fois, un livre révèle les interactions profondes entre santé et relations sociales. Des liens que la médecine feint d'ignorer, préférant le recours systématique au médicament qui s'attaque rarement à l'origine du problème. Mais quel docteur oserait prescrire « organisez une soirée avec vos voisins » ou « revendez votre téléviseur » ?

    Plus la médecine moderne s'éloigne des patients et oublie cette attention à l'autre pourtant à l'origine de la pratique médicale, plus elle perd son pouvoir de guérir.

    Un livre à conseiller à votre médecin !

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