Arthaud

  • « Parti pour m'échapper du monde, j'ai fini, au contraire, par en trouver un autre. »
    Huit mille kilomètres au fil des Alpes et des Apennins, cette colonne vertébrale de l'Europe. Paolo Rumiz nous embarque pour un voyage au long cours... De la baie de Kvarner en Croatie jusqu'au Capo Sud italien, il chevauche les deux grands ensembles montagneux de l'Europe, passant par les Balkans, la France, la Suisse et bien sûr l'Italie.
    Parti de la mer, il arrive à la mer. Son récit navigue sur les cols et sommets dont les flancs plongent dans les ondes. Rumiz, devenu capitaine, nous élève vers ces montagnes qui naviguent. Il nous fait découvrir des vallées sans électricité, des gares de chemin de fer habitées par des mouflons, des bornes routières de légende, des bivouacs sous la pluie au fond de cavernes ; et puis des curés braconniers, des gardiens de refuge, des chanteurs à la recherche de leurs racines.

  • Wild

    Cheryl Strayed

    Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de

  • «Les vainqueurs des guerres modernes ont la mémoire courte, pour ne pas dire ossifiée. Faite d'arcs de triomphe, d'ossuaires glacés, de levers du drapeau, de trompettes, tambours et commémorations. Les vaincus, souvent obligés par l'histoire de commémorer leurs morts dans un silence craintif ou de remâcher un sentiment de culpabilité, conservent au contraire un souvenir intime et tenace.»
    Parti sur les traces de son grand-père, officier triestin engagé durant la Grande Guerre sous le drapeau austro-hongrois, Paolo Rumiz nous entraîne vers le front de l'Est, ces terres glacées de Galicie, où coulèrent les premières rivières de sang de ce conflit meurtrier. C'est là, aux frontières de l'Ukraine et de la Pologne, qu'il recueille les témoignages des disparus. Allemands, Autrichiens, Italiens et Russes y murmurent la même langue, celle du sacrifice et de la mort brutale.
    Du silence des plaines enneigées aux bruissements des cimetières de Galicie couverts de myrtilles, Paolo Rumiz livre un récit bouleversant, plein de compassion qui nous appelle avec un siècle de distance à décréter un armistice entre vainqueurs et vaincus.

  • « Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.»
    De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne.
    Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu'au Piémont italien.
    Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, d'une quête de la mémoire millénaire d'une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d'une vie vécue dans et par la nature.

  • «Cela, le jardin ne le sait pas. De but en blanc, tous les soins cesseront. La nature redeviendra l'unique force en présence, le dialogue entre l'homme et le paysage, exprimé dans le jardin, cet art éphémère entre tous, s'interrompra.»

    Une passion, un chef-d'oeuvre, un jardin en Toscane. Pia Pera y a consacré son temps et son amour. Mais une maladie incurable l'emporte à petit feu et ses forces la quittent. Face à la dégradation de son corps, contrainte peu à peu à l'immobilité d'une plante, le jardin - ce lieu où se manifeste la vie et où se succèdent les «résurrections» - devient son havre de paix et son ultime refuge. En le contemplant, elle tisse un nouveau lien avec la nature et offre une réflexion sensible et émouvante face à la mort.

  • « Je débute dans la carrière de voyageur. Quand je parle de destination inconnue, je ne pense pas à la Nouvelle-Zélande, ni à la Mandchourie, encore moins à la Terre de Feu. J'ai bien conscience de mes limites. Je sais que pour durer, il faut démarrer en douceur. Le Luxembourg contenterait mon désir d'exotisme. »Benjamin Lechevalier rêve d'ailleurs. Lorsque se présente l'occasion de quitter sa mère et son île natale d'Oléron, il n'hésite pas une seconde. Il « monte » à Paris, promu au poste de « chargé de l'accroissement du rayonnement extérieur de la Cité de l'Air du temps ». Une chance unique de parcourir le monde et ses contrées lointaines. Hélas entre séminaires d'entreprises et congrès internationaux, Lechevalier enchaîne déconvenues et bévues à un rythme effréné. Ballotté de trains en bus et de chambres d'hôtels minables en salles de réunion sans âme, il ne découvre des voyages que le charme très discret des sous-préfectures et pour seuls frissons ceux de la climatisation déréglée des halls d'aéroports. Doux champion de la gaffe, Lechevalier traîne ses ambitions déçues et ses amours bancales en se cognant, non sans humour, à l'exotisme ensorceleur de voyages très inattendus !

  • Après trente ans d'une carrière diplomatique sédentaire sans gloire ni démérite, alors que son corps a gagné en embonpoint et que sa pression artérielle commence à lui jouer des tours, Pierre Tonneau, proche de la soixantaine, cède à l'appel du large et quitte une vie sans relief à Paris pour occuper le poste de consul général à Kyoto au Japon. Célibataire endurci, il tombe sous le charme d'une bibliothécaire souriante qu'il épouse. Après quelques années de bonheur, le tsunami de 2011 les pousse à quitter le Japon.
    Sur les conseils de Kimiko, sa femme, Tonneau postule pour Calcutta, la plus délirante métropole indienne. Ce choix fatal va bouleverser son existence et l'Inde déverser sur lui le fracas de son exubérance. S'ensuit une cascade d'aventures calamiteuses ou rocambolesques, auxquelles le couple Tonneau aura bien du mal à résister.
    Nourri d'expériences vécues, l'humour british de Sébastien Ortiz célèbre Calcutta, héroïne de ce roman délicieusement décalé.

  • La Havane que vous découvrirez au fil de ces pages est celle que j'ai connue, celle de mes aventures, mais aussi celle de mes lectures, de mes écrivains de prédilection et de mes fantômes - des fantômes que j'ai choisis, ou de ceux qui m'ont choisie. C'est La Havane de ma mère, et en l'absence de ma mère, La Havane est devenue ma mère, une mère lointaine et à jamais regrettée. C'est La Havane bagarreuse et bambollera (tapageuse) de mon père. La Havane particulièrement fervente et joyeuse de ma grand-mère. La Havane de ma génération, née - année fatidique - en 1959. La Havane de la pénurie et du désarroi, la ville de la fête et celle des sévices. La ville des évasions, des rencontres et des retrouvailles provoquées. La ville bordée par la mer, tour à tour d'or ou d'argent, [...]. La ville des infortunes, des persécutions, des crimes passés sous silence, des vols quotidiens que l'on commet pour survivre. La ville des grands amours et des orageuses déceptions, des passions, de la douleur, du souvenir, de l'oubli. [...] J'ai recréé les mystères de cette ville, ceux qui m'ont séduite, en les mêlant à des êtres et des situations de fiction, nés de l'imaginaire populaire ou de ma propre invention.

  • Quitter les gratte-ciel new-yorkais pour un trek fabuleux au coeur de la jungle péruvienne.... en claquant la porte de son bureau de rédacteur en chef de revues de voyage, Mark Adams veut réaliser son rêve : partir sur les traces des découvreurs du Machu

  • « Pour commencer, j'entrepris de fabriquer un sextant, indispensable si je voulais pouvoir suivre ma progression à l'aide du soleil et des étoiles. Quelques cercles métalliques, un vieux télescope de boy-scout (acheté un shilling), une lame de scie et un couteau de table en acier inoxydable firent parfaitement l'affaire. »
    Traverser le Pacifique - le plus grand océan du monde - sur une coque de noix non pontée ? Aucun marin digne de ce nom ne s'y risquerait. Pourtant, c'est ce qu'a réussi au début des années 1930 un émigrant letton sans le sou ne connaissant rien à la navigation à voile. Parti en toute illégalité de la côte est australienne à bord d'un petit dériveur conçu pour naviguer en eaux abritées, Fred Rebell atteint un an plus tard les États-Unis. Injustement méconnue, cette aventure de 13 000 kilomètres, ponctuée de péripéties à peine croyables, mérite une place à part dans l'histoire maritime. Parfaite illustration de l'exemple à surtout ne pas suivre, ce récit n'en est que plus captivant.

  • « Longtemps, j'ai ignoré la tragédie qui s'abattit au printemps 1944 sur la Ciociaria, ma région d'origine en Italie, ces innombrables exactions perpétrées par les "Libérateurs", les troupes coloniales françaises, à l'encontre de la population civile : les viols des femmes, hommes, garçons ou fillettes, devant leurs proches. Par l'outrage sexuel, les soldats français ont martelé la défaite et l'humiliation dans la chair des Italiens. Longtemps, j'ai ignoré l'enfer qu'avaient enduré durant neuf mois les familles de cette terre, entre mer et montagne, dont je viens. J'avais entendu mes grands-parents, mes parents évoquer les années de guerre, les fascistes et les Allemands, la faim et la malaria, la vie en France après. Mais jamais un mot sur les violences commises là-bas par le contingent français... À l'été 2015, j'ai voulu ouvrir le linceul de l'oubli, lever le voile de la honte, partir sur les traces des "Marocchinate", ces milliers de femmes italiennes violées en 1944 par des soldats du Corps expéditionnaire français, et oubliées. »

  • « La première fois que j'ai posé le pied sur le sol dénudé des Territoires du Nord-Ouest, je ne savais pas ce que j'allais trouver. Alors que je déambulais dans le hameau de Tuktoyaktuk, j'arrivais devant un étonnant bateau en bois, à ses pieds une sépulture où un nom était inscrit, Father Robert Le Meur 1920-1985. Ma curiosité était piquée... Un Breton enterré à Tuktoyaktuk, il fallait que j'en sache plus.
    Très vite, je me retrouvai embarquée dans le sillage de ce jeune prêtre qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avait quitté sa Bretagne natale pour s'engager jusqu'aux confins de l'Arctique auprès des Inuits. Ce pionnier, dur avec lui-même, va se mesurer à une nature impitoyable sans jamais renoncer à ses engagements. Et parce qu'en Arctique on n'a pas d'autre choix que "d'être ce que l'on est", ceux dont il partageait la vie le nommeront Oqayuyualuk, "l'homme qui parle juste".
    Luttant lorsqu'il le fallait, espérant toujours et ne renonçant jamais, son existence est un magnifique hommage à tous ceux qui défendent avec humilité et détermination les peuples les plus isolés de notre planète. »

  • Barberine s'entraînait déjà dans le liquide amniotique. C'est dire si sa détermination à devenir ballerine était entière. Mais la discipline est militaire. Le parcours, semé d'embuches. Sans compter qu'à tout moment, le gène du sein lourd menace.
    Et voilà que ses seins, Dextre et Sinistre, prennent voix. Un chant choral se met en place. C'est leur récit contre celui de Barberine.
    Parcours initiatique de la danse classique à la danse post-moderne de Bruxelles à New York, fable anatomique, critique de la raison mammaire, manifeste à trois voix, le roman questionne notre rapport au corps féminin et la place qui lui est donnée dans la société occidentale. Après pareil voyage au nord, au sud, à l'est et à l'ouest de notre anatomie, il est fort à parier que vous ne regarderez plus jamais un sein comme avant. Car si l'esprit parfois prend des détours, chair ne saurait mentir.

  • Dès la découverte de l'Amazonie, une malédiction semble frapper ceux qui s'y aventurent.
    Francisco de Orellana meurt lors de l'expédition qu'il monte pour donner à Charles Quint ce territoire inconnu, peuplé d'étranges tribus, dont celle des Amazones qui n'existent que dans l'esprit enfiévré de son scribe... Le second, Lope de Aguirre, habité par une sourde haine contre la Couronne espagnole, sera exécuté pour avoir proclamé l'indépendance du Pérou alors qu'il dérivait sur l'Amazone. Enfin, Walter Raleigh, pirate anglais, fondateur du mythe de l'Eldorado, aura la tête tranchée pour l'avoir " inventé "...
    Les explorations récentes furent tout aussi dramatiques : celle de Percy Fawcett, explorateur anglais, disparu en 1925, " précurseur " indirect d'Indiana Jones, ou du Français Raymond Maufrais, qui périt en 1950 lors d'une traversée en solitaire dans l'Enfer vert... Si le nom de ces aventuriers est aujourd'hui oublié, leurs aventures ont marqué l'apogée d'un mythe qui a alimenté la littérature populaire : celui de la forêt vierge dévorant ceux qui osent la violer...

  • « En ces splendides jours d'été, comment imaginer qu'au-delà de l'horizon si bleu et calme, les flots sont souillés d'huile et de sang, les avions piquent et explosent, les corps noircis de mazout dérivent jusqu'aux plages paradisiaques pour y finir rongés par les crabes ?... »Friedrich Kessler a vingt-quatre ans lorsqu'il débarque au Japon en 1941, nommé à l'ambassade du Reich. Sa carrière de diplomate lui a évité d'être enrôlé dans l'armée. Amateur de jazz et des récits des Mille et Une Nuits, Kessler a voulu partir le plus loin possible... Les femmes s'intéressent à ce rêveur ; que ce soit la robuste Helma, épouse délaissée de l'ambassadeur, ou la jolie Hiltraud que ses collègues surnomment l'« infirmière SS ». Mais les combats se rapprochent : Berlin, où vit la soeur de Friedrich, est déjà sous les bombes, Tokyo va brûler à son tour lors des grands raids américains du printemps 1945.Portrait tragique d'une civilisation menée au désastre par le fanatisme de ses dirigeants, voyage initiatique d'un Occidental épris d'art et de philosophie, Un été au Kansai donne la parole aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale, et nous interroge sur la possibilité du bonheur et du progrès dans un monde au bord de l'apocalypse.

  • Louis est magnifiquement oisif. Sa vie est aussi calme qu'un lac sans vent. Jusqu'au jour où son père, juste avant de mourir, lui lègue un étrange objet : l'Ubiq. Un boîtier qui se porte sur l'avant-bras et qui, sur la pression d'un simple bouton, peut le transporter ailleurs, le dédoubler, le faire jouir du don d'ubiquité. D'abord craintif, intimidé, Louis se rend compte, contre toute attente, que l'appareil fonctionne.
    Sauf que cet appareil, que nous rêverions tous de posséder, tombe entre les mains d'un homme qui ne sait déjà pas quoi faire de sa propre vie. Alors, en vivre deux, on imagine son embarras.
    À moins que l'Ubiq ne soit l'occasion pour Louis de commencer une vie qu'il n'avait jamais osé imaginer, tout en restant un époux modèle. Qui sait alors jusqu'où l'Ubiq pourra l'entraîner !

  • En 1923, Honoré d'Estienne d'Orves n'est pas encore un emblème de la Résistance, un nom qui ornera les rues de France après la Libération. C'est un jeune homme qui vient de prendre le large, de quitter Paris, sa famille, son milieu. Le monde s'ouvre à lui, avec ses hommes et ses richesses. Embarqué sur la Jeanne, il découvre au gré des escales le Moyen- Orient, la Chine, l'Afrique noire. Mais aussi Hawaï et Hollywood. « Rien que la terre », aurait dit Paul Morand. Son tempérament méditerranéen, volubile et enthousiaste le conduit à se passionner pour tous les pays où il pose le pied, leur population, leur art, leur religion ; partout, l'enseigne de vaisseau d'Estienne d'Orves multiplie les visites, les rencontres ? les frasques aussi. Il est à l'âge des grandes questions et des grandes passions. Il a l'insouciance de sa jeunesse et une bienveillance issue de son éducation. Ses carnets de voyages, inédits, vivants, intrigants de bout en bout, révèlent un être inattendu : une nature insatiable et généreuse, qui fera merveille en 1940, quand la France connaîtra des heures dramatiques. Pour l'heure, Honoré d'Estienne d'Orves « ne songe qu'à vivre ».

    Couverture : Création Studio Flammarion. Archives personnelles d'Honoré d'Estienne d'Orves. Photographies conservées par les archives du Service historique de la Défense.

  • Changer de vie ! A 25 ans, Virgile Charlot, jeune diplômé d'une école de commerce a dit non. Non aux vrombissements lumineux de la société post moderne, non à une vie bâtie à crédit, avec voiture et appartement digne des photos de magazines. En 2010, il décide de couper les ponts et de vivre ses rêves nomades. Son défi ? Traverser l'Afrique du Nord au Sud, en solitaire, à vélo soit plus de 22 000 kilomètres sur des pistes défoncées entre déserts et forêts tropicales. Cette aventure de calibre olympique, nous entraîne dans la quête vertigineuse d'un retour aux sources, loin des écrans plasma, du carbon free, de la 3G et l'Internet.
    Pour Virgile, le salut passe par l'exil, la course au vent, les repas de larves, de thermites, de singe et de porc-épic et d'eaux limpides puisées aux ruisseaux.
    On le retrouve sous la neige en Espagne, accueilli en plein désert par des militaires Mauritaniens, englué dans la boue de la forêt tropicale congolaise, piégé par les sables au Tchad ou engagé dans une conversation métaphysique avec des religieux du Cameroun.
    Son récit rabote notre vernis d'homocyber du XXIe siècle et raisonne comme l'appel à une liberté perdue sous le poids de l'enracinement et de la raison.

  • « Nous étions comme tous nos semblables, toujours nourris par le rêve, à la recherche d'un trésor inaccessible ou d'une île inabordable. Les contours flous et vibrants de l'île et de l'oasis se confondaient dans les brumes de nos désirs. » Aux XVIIIe et XIXe siècles, une mystérieuse île au trésor située dans un lac en plein désert libyque a été convoitée par de nombreux voyageurs, scientifiques et aventuriers qui marchaient sur les pas d'Alexandre le Grand. Certains l'ont vue de loin, mais aucun n'a pu l'aborder. Alain Blottière, séduit par leur quête, part sur leurs traces à la recherche de ces rivages perdus. Odyssée merveilleuse et cocasse à la fois, Mon île au trésor est le récit des expéditions organisées vers cet improbable lieu rêvé, entre l'oasis de Jaghbub et celle de Siwa...

  • Elle côtoie les champs de canne à sucre, les cactus, bananiers, caféiers et la coca, longe les déserts comme les régions côtières, et résiste encore à trois mille mètres d´altitude. La vigne est désormais cultivée dans des contrées aux conditions naturelles extrêmes.
    De la Thaïlande à Cuba, de la Patagonie au Japon, deux vieux amis sexagénaires parcourent le globe à la découverte des vignobles les plus invraisemblables. Ils nous livrent dans ce Tour du monde épicurien des vins insolites le récit d´une odyssée picaresque, ponctuée d´aventures parfois loufoques, souvent cocasses, aux antipodes d´un récit savant et doctoral. Fervents amateurs de vin, mais aussi de cigares et de gastronomie fine, les auteurs nous présentent, au-delà d´un simple exposé de leurs voyages, une véritable philosophie d´existence.

  • « Les paillettes font rêver les petites filles et je n'en suis plus une. Je voulais quitter Abbeville. Fait. Devenir Plus Belle Femme de France. Fait. Rencontrer mon Aga Khan. Essaye encore... »
    Pour échapper à sa cité HLM des Pâquerettes, Morgane Bellamy se présente au concours de la Plus Belle Femme de France. Déterminée et maline, elle n'hésite pas à tendre des pièges à ses concurrentes pour les éliminer les unes après les autres et remporter le titre.
    Sous la férule de La Baronne, personnage haut en couleur, ancienne reine de beauté gouvernant sans partage le business des miss, Morgane enchaîne inaugurations, salons du mariage et foires agricoles. Mais aussi plateaux télé, radios, réceptions. Trouvera-t-elle, après avoir rompu avec son provincial Quentin, dans tous les hommes qui inévitablement la courtisent, de l'animateur télé au chanteur de rap, l'âme soeur avec qui convoler hors du commun ? Ou retournera-t-elle à ses chères études de lettres en méditant le beau vers de La Fontaine « Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire » ?
    Un parcours facétieux du rêve à la réalité pour une comédie humaine pleine de rebondissements !

  • « Ma conception du voyage est modelée par un sens particulièrement intense du temps qui passe. » Au tournant du siècle dernier, Donald Richie, écrivain et journaliste américain, parcourt l'Orient, de l'Égypte au Japon, son pays d'adoption, en passant par le Bhoutan, la Birmanie, la Thaïlande, la Mongolie, la Chine, la Corée, Yap la mystérieuse... Il voyage à la recherche des paradis fragiles qu'offrent encore ces pays - paradis d'autant plus fuyants qu'ils sont menacés par le développement du tourisme. Sous le regard acéré et rêveur de Richie, villes, temples, plages, forêts, dieux, musiciens et danseurs se colorent d'une dimension élégiaque, ironique et poignante, qui fait de ces Paradis éphémères un guide unique, subtil, dans une Asie en éternelle mutation.
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  • « Garde tes songes », les cartons protégeant depuis plus de cent ans tableaux, lettres et photos portaient tous la même devise, la devise d'un rêveur acharné, d'un peintre-voyageur fou d'Orient, Georges Gasté. En découvrant l'oeuvre et le destin tragique

  • Il n'y a pas de grande île, les îles sont petites. Entourées d'eau de toutes parts, les îles sont à la taille de l'homme. L'homme est à la taille des îles. Nous sommes tous des Robinsons. Nous rêvons d'îles dont on ferait un paradis. Sans imaginer que l'on risque d'en faire un enfer. Qu'emporterons-nous sur l'île ? Alain Hervé nous emmène dans les îles de toute sa vie, tout autour du monde, de Chausey à la Polynésie, de Madère aux San Blas, d'Éléphantine à Manhattan - oui Manhattan est une île -, de Venise à la Russie, de Nantucket aux Galápagos, d'Écosse au Chili, du Japon à la Suède et encore et encore... Il raconte leurs arbres, leurs hommes, leurs instants, leurs vents, leurs bateaux, leurs marées, leur vie... jusqu'à leur donner une dimension philosophique sensible.Désertes ou hérissées de buildings, tropicales ou glaciales, volcaniques ou sacrées. Ce que Dieu a fait de mieux sur la planète Terre, ce sont les îles. Partons pour les îles.

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