Langue française

  • " Le portrait d'une femme admirable. " Mona Ozouf, Le Nouvel Observateur

    Édith Thomas, chartiste, historienne et romancière, fut un être entier, épris de vérité et d'une liberté abrupte et revendiquée. Est-ce pour cela que l'Histoire ne lui a pas rendu justice ?

    Résistante de la première heure, elle rejoint la rédaction des
    Lettres françaises et le CNE après la mort de Jacques Decour. Elle en est "
    la cheville ouvrière, celle qui assurait toutes les liaisons indispensables ", écrit Claude Morgan. Dans le même temps, elle s'inscrit au PCF clandestin. Six ans plus tard, en pleine affaire Tito, elle est l'une des premières à en claquer la porte.

    1952 : Paulhan publie sa
    /> Lettre aux directeurs de la Résistance. Édith Thomas, elle, rédige
    Le Témoin compromis. Elle y analyse au plus près son cheminement politique et existentiel au cours de la décennie écoulée. Qu'en était-il de la Résistance ? Qu'en est-il du communisme ? Qu'est-ce qui l'a menée à cette partition brutale avec ses " camarades ", alors que son adhésion au Parti avait tant signifié pour elle ?

    Les Éditions Viviane Hamy font reparaître son
    Jeu d'échecs, publié en 1970, quelques mois avant sa mort. La critique pointe alors la lucidité extrême de ce roman autobiographique qui "
    propose [...]
    des éléments nouveaux à l'examen du paradoxe de la femme d'aujourd'hui. Il faudra s'y référer à l'avenir ".

    Il était donc essentiel de rééditer ces Mémoires afin de mieux appréhender, soixante-dix ans après les faits, le rôle majeur que cette femme hors normes joua dans la Résistance intellectuelle et les années de l'immédiat après-guerre.

  • " Un texte bouillonnant de fureur contenue, livrant le procès d'un douloureux travail de remémoration.. " Madame Figaro

    André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. La guerre ne lui permet plus d'ignorer ses origines juives : en 1944, il porte l'étoile jaune. Après l'avènement du communisme, ce sont ses origines sociales qu'on ne lui pardonne pas. En 1956, il est déclaré " ennemi de la classe ouvrière ". Il choisit alors l'exil, s'installe en France... et devient l'un des spécialistes de Balzac.

    En 1997, il décide de retourner en Hongrie. Mais à chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en indifférence. C'est seulement de retour à Paris,
    /> chez lui, que l'émotion jaillit et engendre
    Le Perroquet de Budapest, le récit d'une enfance revisitée.

  • " Voilà un drôle de couple, débarrassé des liens familiaux. Pas une grand-mère et sa petite-fille, mais deux personnes qui sont ensemble très provisoirement et trouvent dans la certitude de l'éphémère un plaisir secret. Une émotion douce... Un moment délicieux. " Le Monde

    Une maison trop vide. Amé qui s'y est réfugiée pour oublier le temps et la vie. Et puis Malou, surgie tel un lutin. La vieille dame solitaire et la petite fille partent vers le sud, toujours plus près de la mer. L'une esquisse au fusain les portraits des personnes de rencontre, l'autre les fixe grâce à son Polaroïd. Deux femmes, l'une à l'aurore, l'autre au crépuscule de l'existence : un couple est créé, inattendu, émouvant, attachant. Amé et Malou nous donnent la main.

    Ce livre a reçu le Prix François Mauriac 1994.

  • " Celui qui l'a écrit était bien un maître "aristocrate et païen' pour donner autant de vraisemblance à cette assemblée londonienne qui jette avec ses habits sa vertu, se baignant dans le péché avec l'appétit et l'innocence de jeunes loups au plus fort du carnage. " Le Nouveau quotidien (Suisse)

    Dans le salon très mondain de Lady Helling, toute la gentry écoute le sulfureux colonel Boldman exposer avec complaisance ses théories et pratiques quant à l'usage de la fessée et du fouet appliqué à l'éducation des jeunes filles. À l'écart, l'hôtesse se prend à rêver de l'époque où le jeune et trop pauvre lieutenant Boldman ne pouvait prétendre l'épouser, elle, la richissime héritière des Robson.

    Quelque temps plus tard, le bel officier révélera à la très vertueuse lady sa véritable nature...

    En 1905, à la fin de sa vie, un dénommé Jean de Villiot, pseudonyme de Hughes Rebell, publie ce
    Fouet à Londres chez Charles Carrington, connu pour son catalogue sadomasochiste et ses publications d'Oscar Wilde parues sous le manteau. Sans conteste, le romancier écrivit ce livre – où l'hypocrisie et la perversité sont le lot de tous – dans la jubilation et avec une distance qui force le rire

  • L'Évadé réussit ce tour de force d'offrir une parodie du roman d'aventures, du roman sentimental et du roman exotique.

    "
    L'Évadé, le feuilleton des aventures calédoniennes de Rochefort, est un texte venu d'ailleurs, de cette fin du XIXe siècle où l'on raconte des histoires comme si on coloriait des images : c'est naïf, insolite, plein d'intrigues et de rebondissements, d'exotisme et de bons " sauvages " – bien qu'ils soient anthropophages ! C'est
    Tintin chez les Canaques. Rochefort, roublard, mélange les fils avec un malin plaisir. On est sous le charme d'Armande et des palétuviers. Et Danclade-Rochefort, encore auréolé de sa légende, mousquetaire sans roi, nous mène par le bout du nez jusqu'à son évasion finalement réussie... grâce aux Canaques. "

    André Rollin,
    Le Canard enchaîné.

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