Sciences humaines & sociales

  • Omerta, chasse aux sorcières et calomnie... Qui donc organise la censure par le silence, promeut de mauvais livres par la connivence idéologique, organise la désinformation par le discrédit ?Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans
    Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu'effondrait
    L'Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l'antiracisme que Paul Yonnet dénonçait dans
    Voyage au centre du malaise français (1993); l'impérialisme islamiste dont Samuel Huntington prophétisait la menace dans
    Le Choc des civilisations (1996); la psychanalyse que ridiculisait
    Le Livre noir de la psychanalyse (2005); le mythe d'un islam civilisateur de l'Occident que décomposait
    Aristote au mont Saint-Michel (2008) de Sylvain Gouguenheim.
    Michel Onfray raconte l'histoire de ce qu'Orwell, dans
    1984, nommait les " crimes par la pensée ".

  • L'affaire Rambla ou le fantôme de Ranucci Nouv.

    La reconstitution passionnante de l'affaire Ranucci. Avec elle, les débats houleux de l'erreur judiciaire et de la peine de mort. Trente ans plus tard, Jean Rambla, victime et témoin de l'affaire et du " pull-over rouge ", sera accusé de meurtres. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité.
    C'est l'une des plus grandes affaires criminelles du XXe siècle. Le 3 juin 1974, à Marseille, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère, Jean-Baptiste, puis retrouvée morte deux jours plus tard.
    Condamné à mort pour ce crime, Christian Ranucci sera guillotiné le 28 juillet 1976. Depuis, sa culpabilité a été remise en cause par l'écrivain Gilles Perrault dans son livre
    Le Pull-over rouge.
    Quarante ans plus tard, Jean-Baptiste Rambla a tué deux femmes. Il est devenu un criminel à son tour. Devant les psychiatres, il invoque le fantôme de Ranucci qui le hante et ceux qui, selon lui, ont " volé la vérité ". En revenant sur l'affaire Ranucci, appelée aussi l'affaire " du pull-over rouge ", Agnès Grossmann retrace la tragédie de la famille Rambla, anéantie par la perte et le chagrin, emportée sans ménagement dans la tourmente judiciaire et broyée par la machine médiatique.
    Ce récit humain, impressionnant, au plus près des faits et de la vérité, raconte aussi toute une époque, celle du débat passionné sur l'abolition de la peine de mort.

  • Face au jeu du tout polémique dominant l'espace du débat, Didier Pourquery oppose avec éloquence l'arme qu'est la nuance : elle casse les évidences, revendique l'ironie face à l'arrogance, remet en cause la violence, bouscule les dogmes et permet de rester indigné tout en étant lucide.Apprendre à débattre en écoutant soigneusement l'autre et en affinant ses propres arguments semble plus utile que de gagner au fight spectaculaire de "celui qui a toujours raison". Sortant d'un débat sur La Chaîne parlementaire, en janvier 2020, où il questionnait la compétence universelle de Greta Thunberg en matière de catastrophe planétaire, Didier Pourquery reçoit une volée de bois vert sur les réseaux sociaux. C'est une révélation. Face à des polémistes de plateau, dont il ne tient plus à utiliser les codes, il réalise que lui, cherche toujours à nuancer. C'est le point de départ d'une enquête sur ce que recouvrent cette passionnante notion et ses applications. Car d'Héraclite puis Montaigne jusqu'à Camus et Aron s'étend un espace où cohabitent réflexion et engagement, approfondissement et pensée ferme. Au moment où sur tous les écrans le débat tourne au catch, où le contexte politique semble pousser à l'affrontement incessant, où de nouvelles idéologies se bousculent, remplaçant les totalitarismes ou les reproduisant à leur façon... oui, nuancer semble essentiel pour sauver l'art de la conversation et l'héritage des Lumières.

  • Voici le seul ouvrage argumenté à défendre le point de vue de la philosophie "libérale' dans un climat intellectuel et social contemporain globalement défavorable, voire franchement hostile au progrès des sociétés industrielles avancées.
    Ce livre, plaidoyer en faveur d'une civilisation industrielle, aujourd'hui accusée de tous les maux, part en croisade contre les prophètes verts qui, au moment du premier confinement, annonçaient la mort du " monde d'avant ". Apôtres d'un évangile, souvent radical, de la régression préindustrielle, de l'écologie profonde, de la décroissance, du refus de la mondialisation, de l'imposition de modèles tribaux - les groupes de prophètes verts (de Pierre Rabhi à Greta Thunberg, en passant par Nicolas Hulot) sont nombreux et fragmentés en une multitude de chapelles qui adhèrent toutes au credo d'un retour à la nature. Mais comment refuser aux pays émergents qui y aspirent légitimement, les bénéfices du progrès technique et industriel ? Comment par ailleurs comprendre que les mêmes défenseurs du climat, applaudissant à l'interdiction des terrasses chauffées et à la réduction de la vitesse automobile à 80 km/heure, fassent fermer la centrale atomique de Fessenheim, infiniment plus économique en rejets de CO2 que ces mesurettes. Qu'il s'agisse de la nouvelle religion de Gaïa, ou des chiffons rouges - surpopulation, surconsommation, réchauffement climatique - qu'agitent ces nouveaux idéologues, les attaques se concentrent sur les bienfaits de la modernité, assimilés à du confort bourgeois, mais plus encore sur la contestation du principe même de modernité. Cet essai, incisif et informé, s'appuyant sur les discours des nouveaux prophètes, sur l'analyse de leurs sources, mêlant sciences économiques et philosophie politique permet de cartographier ce nouveau parti des antimodernes qui gagne dans l'opinion, de comprendre les ressorts de cette nouvelle illusion, et de défaire les raisons de l'utopie régressive qu'elle promeut.

  • " On ne saurait segmenter une société sur une base raciale sans condamner chaque groupe à s'enfermer dans sa couleur de peau, qui devient dès lors l'ultime frontière au coeur de la vie sociale. " L'essai sur le wokisme de l'année. La vision racialiste, qui pervertit l'idée même d'intégration et terrorise par ses exigences les médias et les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique, s'est échappée de l'université américaine il y a vingt ans. Et la voilà qui se répand au Canada, au Québec et maintenant en France. Elle déboulonne des statues, pulvérisant la conscience historique, elle interdit de parler d'un sujet si vous n'êtes pas héritier d'une culture, et vous somme de vous excuser " d'être blanc ", signe de culpabilité pour l'éternité. Le racialisme sépare et exclut, n'apporte pas de libertés quoi qu'en disent ses hérauts, et, plus dangereux, modélise une manière de penser le monde.

  • L'infantilisation est de tous les partis. Depuis des décennies, c'est elle qui nous dirige.Face à la pandémie, la France a, jusqu'à l'absurde, rivalisé d'imagination bureaucratique.
    " Pour notre Bien ", l'Etat nounou provoque une fièvre maternante, hygiéniste et centralisatrice.
    Elle révèle un mal préexistant : notre infantilisation croissante, de plus en plus consentie. Comme
    un chemin de servitude.
    L'infantilisation est un poison lent. A trop abandonner nos libertés, nous désapprenons la liberté. A la levée d'écrou, il nous faudra quitter les jupes en fer de
    Big Nanny. Avant qu'il ne soit trop tard.
    Infantilisation offre de penser ce phénomène et livre des anticorps précieux pour nous en arracher.

  • À l'ère Trump, un appel aux bonnes volontés plus actuel et plus nécessaire que jamais.
    Sur quel idéal s'est bâtie l'élection de Barack Obama ? De quel état d'esprit ce Président aux cultures et aux identités morcelées est-il le reflet ? La défense de quelles valeurs l'a-t-elle hissé au poste suprême ? Avec cette profession de foi politique largement teintée d'autobiographie, Obama livre la substance de ce qui a fait, et fera à jamais, les fondements de sa politique : empathie, réconciliation, ambition. Une lecture plus nécessaire que jamais, à présent qu'une partie de l'Amérique semble avoir tourné le dos aux résolutions des deux mandats d'Obama. L'heure du bilan a sonné, et ce document d'époque fournit le plus précieux document de travail.

  • Une année au coeur d'une prison américaine pour femmes, un récit saisissant qui a inspiré la série télévisée du même nom, déjà culte aux Etats-Unis.Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424. Le choc est brutal.
    De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit.
    Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines. Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer.

  • Une biographie vivante de la plus grande figure de l'Eglise catholique au temps de la Contre-Réforme.
    Né dans une famille d'ancienne noblesse savoyarde, François de Sales (1567-1622), personnalité majeure de l'Eglise catholique tant par son action au temps des guerres de Religion que par l'héritage qu'il a laissé, choisit très jeune sa voie. Ordonné en 1593, il est rétablit le catholicisme dans la région de Genève alors sous la coupe des protestants. Ordonné évêque de Genève en 1602, il siège en exil à Annecy. En 1610, il fonde avec Jeanne de Chantal l'Ordre de la Visitation, dont les visitent pauvres et malades. Personnalité charismatique, réputé pour sa douceur, redoutable argumentateur, humaniste et organisateur hors pair, il a laissé une oeuvre spirituelle considérable : Introduction à la vie dévote (1608), Traité de l'amour de Dieu (1615), et une correspondance importante. Canonisé dès 1665 (fêté le 24 janvier), docteur de l'Eglise (1877), il est l'auteur catholique le plus publié dans le monde.
    Patrick de Gmeline restitue avec son talent de conteur cette vie riche et foisonnante. Une biographie illustrée par une centaine de documents, le portrait d'un homme profondément attachant dans une époque troublée.

  • Pour la première fois, François Raveau, le plus jeune résistant déporté de France, témoigne et raconte aussi "l'après". Une voix singulière et lucide. Celle d'un homme exceptionnel devenu psychiatre, ethnologue... qui ne cesse de s'interroger sur l'Histoire.
    François Raveau a onze ans quand la guerre éclate. Très précoce intellectuellement, l'école ne lui convient pas. Dès 1940, il est engagé avec ses parents, protestants, dans des opérations de résistance, parfois meurtrières. En avril 1944, il est déporté à Neuengamme, puis Fallersleben et Wbbelin. Pour ce livre, il est retourné pour la première fois sur les lieux des camps et de sa résistance en Dordogne. Ce livre traite aussi de " l'après " : comment se passe le retour à la vie " normale ", pour autant qu'elle le soit ? Il se trouve que François Raveau a participé à nombre d'aventures, en France (du complot du Plan Bleu à Mai 1968), en Amérique Latine (chez des tribus reculées), en URSS ou en Asie. Il a soigné des rescapés des camps nazis et des camps d'Indochine. Il a été l'ami proche de Malraux, de Gracq, de Koestler, et le psychiatre de Sartre. Il dresse de ces derniers des portraits savoureux.

  • "Dans le comté d'Utah, presque tout le monde a entendu parler des fils Lafferty en raison des meurtres atroces."
    Utah. Une petite ville plantée dans le sillage de Salt Lake City, le fief de l'Église mormone. Le 24 juillet 1984, Allen Lafferty, mormon pratiquant, rentre chez lui après sa journée de travail, dans la maison qu'il habite avec sa jeune épouse et leur bébé de quinze mois. Quand il pousse la porte, l'horreur l'attend : Brenda et sa petite fille ont été sauvagement égorgées. En un instant, Allen est convaincu qu'il connaît les coupables. Et pour cause, ce sont ses frères.
    À la barre des mois plus tard, Ron et Dan Lafferty ne nieront pas les faits. Pas plus qu'ils n'exprimeront le moindre remords. Les deux Lafferty sont des prophètes, Dieu parle à travers eux, il leur chuchote ses ordres. Pour eux, l'État n'existe pas. L'école ? Une machination. La médecine ? Un charlatanisme. Ron et Dan Lafferty ont quitté le giron des mormons pour embrasser une foi chrétienne radicale, dont l'un des piliers n'est autre que la polygamie. Et Brenda Lafferty avait commis l'erreur d'y être opposée...
    Revenant sur les grandes heures de la fondation de la religion mormone et l'épineux dossier des sectes transfuges qu'elle a fait naître dans ses rangs, le maître de la narrative non fiction interroge les ressorts du fanatisme religieux et exhume l'une des affaires criminelles les plus retentissantes de l'histoire américaine des dernières décennies.

  • Une histoire de la guerre froide par une sélection d'articles et d'analyses "à chaud" de L'Express, de 1953 à 1991.A peine la paix signée sur les décombres du IIIe Reich, l'alliance contre-nature du totalitarisme soviétique et des démocraties occidentales - alliance de circonstance contre la folie nazie - est brisée et la méfiance, puis l'affrontement, lui succèdent ; pendant près d'un demi-siècle, le moonde subit ainsi une période inédite où, du fait de l'entrée dans l'ère atomique, l'humanité va vivre au bord du gouffre sans qu'à aucun moment les deux blocs ne se livrent à un conflit militaire direct. Drôle de guerre où l'on se bat par tous les moyens et sur tous les fronts (Corée, Vietnam, Angola...), mais jamais face à face. Drôle de victoire, enfin, qui tombe, quasi inespérée pour un Occident qui s'était habitué à la perspective d'un antagonisme durable.
    Fondé en 1953, donc au moment où la guerre froide est déjà enclenchée,
    L'Express choisit résolument de s'inscrire dans le camp atlantiste et joue un rôle important dans la presse française.
    La Guerre froide rassemble les articles représentatifs, souvent "à chaud", de ce moment d'histoire contemporaine, où l'on trouve les signatures prestigieuses de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Raymond Aron, Michel Bosquet, Jean-Marie Domenach, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Michèle Manceaux, Jacques Derogy, Olivier Todd, Jean-François Revel et l'illustrateur Tim pour quelques dessins.
    Jean-Michel Demetz, grand reporter et ancien rédacteur-en-chef adjoint de
    L'Express, replace chaque article dans son contexte.


  • Le recueil des éditoriaux d'un des plus talentueux chroniqueurs du paysage médiatique. Une rétrospective pleine de verve assortie d'un verdict sans appel.

    " Entre les Français et les politiques, la rupture est consommée. Peut-être définitivement. Et c'est en grande partie à cause de ces deux-là : Nicolas Sarkozy et François Hollande, présidents successifs aux personnalités si différentes et aux échecs si ressemblants...
    Pendant dix ans, rédiger l'éditorial de L'Express m'a permis de jauger les espoirs déçus, les réformes inabouties et les renoncements funestes. Même s'il y eut aussi du volontarisme, des audaces et des moments de courage, c'est l'impression d'un vaste gâchis qui saisit les citoyens. Sarkozy-Hollande: deux hommes d'Etat, deux politiciens endurcis, deux destins avortés, le côté pile et le côté face de la médaille de l'échec... " Christophe Barbier

  • Elles sont environ cinquante aujourd'hui en France : cités gangrenées par la drogue, l'islamisation, la violence. Etat des lieux et aveu d'échec terrible, par un haut fonctionnaire issu de ces banlieues qui les a sillonnées pendant plus de quarante ans. Michel Aubouin témoigne de la réalité de ces zones devenues " de non-droit ". Comment en est-on arrivé là ?
    "Mon témoignage n'est pas seulement celui d'un haut fonctionnaire, au contact d'une réalité que beaucoup ignorent ; il est aussi celui d'un homme d'âge mûr qui se souvient de son enfance en HLM, des copains de jeu de son quartier, qui a vécu, depuis Dreux, le basculement politique de la France, qui franchi toutes les étapes d'une carrière exaltante sans jamais rompre avec ses origines, qui peut donc décrire le demi-siècle passé, celui d'une lente et inexorable dérive dont nous craignons l'issue."
    Michel Aubouin
    Historien de formation, Michel Aubouin, préfet, a quitté ses fonctions et son devoir de réserve.
    Les banlieues, il les connaît depuis quarante ans, il y a enseigné puis mené plusieurs missions pour le ministère de l'Intérieur. Il a vu, au cours du temps, comment certains quartiers sont devenus des zones de non-droit. En quatre décennies, Michel Aubouin a rencontré tous les acteurs et professionnels concernés : des architectes aux sociologues, des hommes politiques aux acteurs de la vie associative et aux hommes de foi, qu'ils soient prêtres ou imams. Il a croisé leurs expériences et leurs regards. Il a souvent proposé d'agir dans le sens du "vivre ensemble", sans être toujours entendu...
    Dans
    40 ans dans les cités, il raconte, à travers les grands événements auxquels ont été confrontés les Français, le fil continu d'une lente dérive et nous livre avec son regard un état des lieux de ces "quartiers" rongés par la drogue et la radicalisation.
    Une enquête à 360° au plus près des faits et de la réalité.
    Michel Aubouin constate mais ne renonce pas ; lui-même, enfant des cités, s'est issé là où personne ne l'attendait.
    Il veut encore croire aux bonnes volontés et à une prise de conscience salutaire.

  • " Parfois même vivre est un acte de courage. " Sénèque1944. Trois femmes enceintes. Trois bébés qui naissent à quelques semaines d'intervalle dans les plus épouvantables circonstances, en déportation. Ils pèsent moins de 1.5 kilos, leurs mères une trentaine, et sont orphelins de pères, tués par les nazis. Malgré le froid et la faim, femmes et enfants survivront.
    Soixante-dix ans plus tard, ces soeurs et frère de coeur racontent l'incroyable histoire de leurs mères qui défièrent la mort pour leur donner la vie.

  • La mère d'une jeune fille de 16 ans partie en Syrie en 2013 avec un djihadiste témoigne. Aujourd'hui elle aide les parents qui sont dans la même situation qu'elle à surmonter ce drame.
    Mercredi 5 juin 2013, la fille de Valérie de Boisrolin quitte de son plein gré dans l'après-midi, avec un sac rempli de vêtements et toute l'assurance de ses 16 ans, la maison de ses parents. Un dernier texto : " Je pars à Paris, Maman. Bisou, je t'aime. " Elle va rejoindre B. Depuis des mois, elle est sous son emprise, amoureuse, prête à croire toutes ses promesses. Certains signes auraient pu alerter Valérie. Sa fille changeait, mais les adolescents sont si souvent changeants... Un mois plus tard, la police la retrouve : en burqa. Elle fugue de nouveau. Pour ne plus revenir. A ce jour, elle est en Syrie, elle a eu un enfant. Valérie a pu cependant renouer un fragile dialogue. Malgré la confiance et l'amour, l'éducation donnée et les valeurs transmises, " l'inconcevable est arrivé ". Sa fille était équilibrée, et les raisons qui l'ont poussée à partir restent en grande partie une énigme.
    Comment survivre ? Valérie met son énergie au service de parents qui vivent le même cauchemar.

  • Enlevé par Al-Qaïda au Maghreb islamique et retenu pendant plus de trois ans comme otage dans le désert, Serge Lazarevic raconte son calvaire et sa renaissance24 novembre 2011, Mali, au pied des monts Hombori. Deux Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, étudie l'implantation d'une cimenterie. Au terme de leur journée de travail, ils retournent dans le petit hôtel où ils ont pris pension. En pleine nuit, des hommes en armes pénètrent dans leurs chambres et les traînent de force vers un pick-up qui s'enfoncent dans la nuit en direction du nord. Serge Lazarevic n'est pas inquiet : il n'est ni journaliste, ni salarié d'un grand groupe, quelle valeur pourrait-il avoir ? C'est l'affaire d'un ou deux jours, pense-t-il, le temps que les ravisseurs comprennent leur méprise... Trois années vont se passer avant qu'il retrouve la France. Entre-temps, Philippe Verdon aura été abattu d'une balle dans la tête et lui-même aura approché le dernier cercle de l'enfer.
    C'est cette histoire que lui-même et son ami Renaud Blondel racontent, mais aussi une autre, celle qu'il a vécu dans "l'autre désert", celui de son difficile retour. Libéré le 9 décembre 2014, l'ex-otage affronte les souffrances post-traumatiques, les aberrations de l'administration française et la découverte qu'il a été confondu avec un homonyme peu recommandable... L'ensemble forme un récit dur, poignant, mais rempli d'espoir.

  • Un panorama des idées les plus farfelues et les plus dangereuses émises depuis que l'homme est capable de penser.

    On n'a jamais marché sur la Lune. Les expéditions Apollo sont des montages mensongers de la Nasa, tournés en studio. L'étude des photos publiées le prouve !
    Hitler en Antarctique. Au moment de la chute de Berlin, Hitler a pu s'enfuir en sous-marin et rejoindre l'Antarctique, où il a fondé un nouveau Reich en un lieu encore jamais découvert.
    Jeanne d'Arc était un homme. Elle a bien trompé son monde, mais, heureusement, des historiens plus malins que les autres ont percé à jour la stratégie de la Pucelle, devenue grâce à leur sagacité le Puceau.
    Trois affirmations parmi d'autres défendues avec passion par des centaines, voire des milliers d'individus. Le monde dans lequel nous emmènent les théories folles de l'Histoire est bien étrange, construit à l'envers du nôtre par une liberté de pensée mal comprise. Tantôt stupéfiant, tantôt hilarant, il est souvent aussi inquiétant, tant le pouvoir de nuisance de ses penseurs apparaît inversement proportionnel à la crédibilité de leurs arguments.
    Parmi les thèmes abordés : le créationnisme, l'Evangile selon John Smith, les chiffres magiques de la Grande Pyramide, les Illuminati, l'Atlantide, le clonage du Christ, la caméra à explorer le temps, la fin du monde selon les Mayas, les crânes de cristal...

  • Cook hurle dans la radio : Attention derrière ! Messerschmitt à six heures ! Mais, ni Peter ni Michael ne semblent l'entendre. Ils continuent à foncer imperturbablement sur les Stukas. Juillet 1940, la Bataille de France vient d'être perdue, et les forces allemandes occupent la majeure partie de l'Europe occidentale. Pour que la victoire du Reich soit complète, un seul bastion reste à réduire, l'Angleterre qui refuse de capituler. C'est par la voie des airs que le premier assaut sera lancé, préludant, en principe, à un débarquement. Dès les premiers jours du mois de juillet, la Luftwaffe, usant de son écrasante supériorité numérique, part à l'attaque des îles Britanniques, s'efforçant, à la fois de détruire les installations vitales du pays, et d'éliminer la Royal Air Force. Mais celle-ci, à force d'obstination et d'héroïsme, résiste à tous les assauts. Soutenue par toute une population, elle tiendra jusqu'au bout, elle tiendra cent vingt jours de bombardements terrifiants et de combats incessants. Et le miracle se produit, qui va changer radicalement le cours de la Deuxième Guerre mondiale.

  • La 8e compagnie du capitaine Ralph Dewey, appartenant à la 1re armée américaine, est stationnée dans l'épaisse forêt ardennaise. Le premier lieutenant Wildbaker, aux allures aristocrates, le sergent tankiste Blumfeld, le polono-américain Radomsko, le noir Lafleur et le caporal O'Connor, géant irlandais au goût prononcé pour le whisky, s'ennuient. Chacun rêve d'aller fêter Noël aux U.S.A. Leur secteur est calme. Trop calme. Thierry Liotard, correspondant de guerre, envoyé couvrir le front américain des Ardennes, pense, lui aussi, qu'il perd son temps. Il regrette son amie Vic, rencontrée à la Libération de Paris, et le climat des bars parisiens à la mode. Dans le bureau d'Otto Skorzeny, l'Oberleutnant Metzler écoute attentivement les dernières instructions concernant sa mission : saboter les arrières des lignes ennemies en s'infiltrant, accompagné d'un petit groupe de commandos revêtus de l'uniforme américain. Brusquement, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1944, à 5 h 30 du matin, un grondement formidable ébranle le sol : des Panzers, suivis de fantassins, surgissent de la forêt. La bataille des Ardennes vient de commencer. Sans relâche, durant des jours, au-delà des limites humaines, la 8e compagnie du capitaine Dewey va se battre. Pour la première fois de sa carrière, au coude à coude avec ces hommes pittoresques et braves, Thierry est contraint de participer au combat. Il est confronté avec la mort. Il découvre la peur, le danger de chaque seconde, le courage du soldat, l'exaltation de la bataille. Le rendez-vous à Bastogne fait de lui un homme conscient du prix de la vie, de ses responsabilités et de son amour profond pour Vic. Une grande fresque d'une époque terrible et passionnée.

  • C'est au moment où ils veulent affirmer leur paternité que le constat s'impose : les pères sont une espèce en voie de disparition. Comment la société réagit-elle à cette évolution, en particulier sur les plans politique et juridique, car la vraie question est peut-être : quelle autorité l'Etat conservera-t-il lorsque le père qui la symbolisait aura disparu ?
    " Mon père est mort je n'avais pas trois ans et je n'ai pas vu grandir mes trois enfants. Cela m'autorise-t-il à parler du père ? Cela me permet sûrement de parler de l'absence de père. Les orphelins de père ne manquent pas, ceux qui réfléchissent aux conséquences du manque créé par l'absence non plus. Le sujet nourrit un nombre d'oeuvres considérable. Mon propos est d'ailleurs de m'appuyer sur ce travail de témoignages et de réflexions autour d'une question de plus en plus d'actualité : et si le père disparaissait ? " Marc Mangin
    Décimés par les guerres de la première moitié du xxe siècle, désacralisés par le mouvement féministe des années 60 et 70, les pères seraient devenus interchangeables, réduits à une " figure ", une " fonction ", quand bien même, depuis des décennies, les professionnels mettent en garde contre leur exclusion, leur disparition.
    Les mutations économiques et sociales des cinquante dernières années dessinent un monde où l'homme ne sera bientôt plus qu'une marchandise comme une autre. La disparition des pères préfigure celle des mères. Nous n'avons jamais été aussi près du
    Meilleur des mondes que décrivait Aldous Huxley.

  • Un document choc, adapté au cinéma par Pierre Godeau, sous le titre Éperdument. " On pourra toujours dire et penser que nous n'aurions pas dû. Mais depuis quand l'amour se commande-t-il ? Toutes les bonnes raisons que nous avions l'un et l'autre d'arrêter ne nous ont jamais séparés. Rien n'y a fait. Et ça m'a coûté tout ce qui jusque-là était ma vie. "
    Début 2011, Florent Gonçalvès, directeur modèle de la prison de Versailles, était arrêté pour avoir entretenu une liaison avec l'une de ses détenues, et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agissait de la jeune femme qui avait servi d'" appât " dans l'affaire du gang des barbares. Les médias se déchaînèrent, les colonnes des journaux s'emplirent d'accusations et d'insinuations : l'homme bénéficiait d'un " système ", la fille l'avait " manipulé ". Or tout était faux : chassé de l'administration pénitentiaire, lâché par sa famille, poursuivi en justice, Florent Gonçalvès avait tout perdu, y compris son honneur, pour la plus inexcusable et la plus belle des fautes : l'amour d'une femme... Aujourd'hui, Florent Gonçalvès a décidé de rétablir la réalité des faits en livrant dans ce témoignage, qui paraîtra au moment où s'ouvrira son procès, sa part de vérité.

  • Déporté à la fin de la guerre, Lev croupit dans un camp du Goulag. Svetlana, l'amour de sa vie, est à Moscou. Pendant dix ans, de 1945 à 1955, grâce à toutes sortes de complicités, ils vont échanger une correspondance amoureuse inouïe, qui forme la trame de ce récit. Une ode à l'amour qui déplace les montagnes, magistralement orchestrée par le grand historien de l'ère soviétique Orlando Figes.
    En 2007, à Moscou, Orlando Figes découvre dans les locaux de l'association Mémorial, qui défend la mémoire des victimes de Staline, trois malles dont le contenu le laisse pantois. C'est un couple de Moscovites âgés, Lev et Svetlana Mishchenko, qui les ont confiées à l'association. A l'intérieur se trouve l'intégralité de la correspondance amoureuse qu'ils ont échangée clandestinement dix ans durant, grâce à toutes sortes de complicités, pendant que Lev était prisonnier du Goulag et que Svetlana l'attendait à Moscou. C'est cette incroyable histoire que raconte, avec le talent qu'on lui connaît, Orlando Figes. Au coeur de ce récit se trouve, bien sûr, l'énorme correspondance (plus de deux mille lettres) de Lev et Sveta, véritable roman épistolaire chargé d'une émotion rare, puisqu'en définitive c'est leur passion qui permettra à ces amants du Goulag de tenir bon et de se retrouver enfin, lorsque Lev sera libéré après la mort de Staline. Lev sera réhabilité sous Khrouchtchev, ils se marieront, auront des enfants et connaîtront une vie paisible. Aujourd'hui, Lev est toujours en vie, mais est hélas atteint de la maladie d'Alzheimer. Quant à Svetlana, elle est décédée peu de temps après la découverte de leur histoire par Figes.

  • Les Mosuo sont l'une des dernières sociétés matriarcales au monde. En 2006, le journaliste argentin Ricardo Coler a séjourné parmi eux pendant plusieurs mois. Il souhaitait voir de ses propres yeux le fonctionnement d'une communauté dans laquelle les femmes ont le pouvoir, où l'homme et la femme ne vivent jamais en couple. Une société dans laquelle les enfants ne savent pas ce qu'est un père. Une société aux antipodes de la nôtre et qui, pourtant, semble fonctionner parfaitement.
    Un témoignage captivant qui bouscule les idées préconçues sur le féminin et le masculin.

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