Sciences sociales / Société

  • Autodafés : l'art de détruire les livres

    Michel Onfray

    • Presses de la cité
    • 26 Août 2021

    Omerta, chasse aux sorcières et calomnie... Qui donc organise la censure par le silence, promeut de mauvais livres par la connivence idéologique, organise la désinformation par le discrédit ?Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans
    Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu'effondrait
    L'Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l'antiracisme que Paul Yonnet dénonçait dans
    Voyage au centre du malaise français (1993); l'impérialisme islamiste dont Samuel Huntington prophétisait la menace dans
    Le Choc des civilisations (1996); la psychanalyse que ridiculisait
    Le Livre noir de la psychanalyse (2005); le mythe d'un islam civilisateur de l'Occident que décomposait
    Aristote au mont Saint-Michel (2008) de Sylvain Gouguenheim.
    Michel Onfray raconte l'histoire de ce qu'Orwell, dans
    1984, nommait les " crimes par la pensée ".

  • Adieu la liberté

    Mathieu Slama

    • Presses de la cité
    • 20 Janvier 2022

    La crise du Covid-19 a révélé un nouveau totalitarisme " soft " fondé sur une idéologie du " safe ". Dans cet essai incisif, Mathieu Slama analyse les faits et les mots qui ont fait croître l'acceptation de la servitude chez un peuple pourtant réputé rebelle depuis la Révolution.
    Avec l'assentiment d'une majorité de Français, une société de l'ordre et de la surveillance s'est installée ; la démocratie est devenue management, le politique s'est effacé devant la sicence et les citoyens libres se sont transformés en population docile à discipliner.
    Une éclipse de la liberté préparée de longue date par des renoncements successifs, rendant inéluctable l'avènement, comme l'écrivait en 1977 Gilles Deleuze, de "ce néofascisme, qui est une entente mondiale pour la sécurité, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de microfascistes, chargés d'étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma".

  • Une enquête coup de poing : comment le monde du travail se laisse remodeler par la pensée diversitaire.
    La compagnie Lufthansa qui demande en juillet 2021 à ses personnels de bannir l'expression " mesdames et messieurs " afin de " choisir un discours qui s'adresse à tous ses passagers ". La société Disney qui assume une ségrégation dans ses personnels en créant trois groupes affinitaires (Latinos, Asiatiques et Noirs) et en invitant les Blancs à dresser la liste de leurs privilèges. La campagne de Louboutin à l'été 2021, portée par la militante antiraciste Assa Traoré, avec l'escarpin Free Walkie (995 euros) qui " exprime cette saison l'empathie et la solidarité ". Sous la pression de la société civile, l'entreprise privée ne se soucie plus uniquement de rentabilité. Elle s'est engagée dans la grande marche vers le bien, embrassant tous les combats de l'époque. Très présent aux États-Unis, ce mouvement gagne peu à peu l'Europe, au risque d'organiser une forme de privatisation de l'intérêt général. Paralysée par les injonctions contradictoires des différents ordres juridiques, intimidée par les décrets de la culture woke, soumise aux contradictions de consommateurs qui attendent d'elle des " messages ", l'entreprise s'engage pour le meilleur et pour le pire en politique.

  • Sauvons le débat

    Didier Pourquery

    • Presses de la cité
    • 4 Novembre 2021

    Face au jeu du tout polémique dominant l'espace du débat, Didier Pourquery oppose avec éloquence l'arme qu'est la nuance : elle casse les évidences, revendique l'ironie face à l'arrogance, remet en cause la violence, bouscule les dogmes et permet de rester indigné tout en étant lucide.Apprendre à débattre en écoutant soigneusement l'autre et en affinant ses propres arguments semble plus utile que de gagner au fight spectaculaire de "celui qui a toujours raison". Sortant d'un débat sur La Chaîne parlementaire, en janvier 2020, où il questionnait la compétence universelle de Greta Thunberg en matière de catastrophe planétaire, Didier Pourquery reçoit une volée de bois vert sur les réseaux sociaux. C'est une révélation. Face à des polémistes de plateau, dont il ne tient plus à utiliser les codes, il réalise que lui, cherche toujours à nuancer. C'est le point de départ d'une enquête sur ce que recouvrent cette passionnante notion et ses applications. Car d'Héraclite puis Montaigne jusqu'à Camus et Aron s'étend un espace où cohabitent réflexion et engagement, approfondissement et pensée ferme. Au moment où sur tous les écrans le débat tourne au catch, où le contexte politique semble pousser à l'affrontement incessant, où de nouvelles idéologies se bousculent, remplaçant les totalitarismes ou les reproduisant à leur façon... oui, nuancer semble essentiel pour sauver l'art de la conversation et l'héritage des Lumières.

  • " On ne saurait segmenter une société sur une base raciale sans condamner chaque groupe à s'enfermer dans sa couleur de peau, qui devient dès lors l'ultime frontière au coeur de la vie sociale. " L'essai sur le wokisme de l'année. La vision racialiste, qui pervertit l'idée même d'intégration et terrorise par ses exigences les médias et les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique, s'est échappée de l'université américaine il y a vingt ans. Et la voilà qui se répand au Canada, au Québec et maintenant en France. Elle déboulonne des statues, pulvérisant la conscience historique, elle interdit de parler d'un sujet si vous n'êtes pas héritier d'une culture, et vous somme de vous excuser " d'être blanc ", signe de culpabilité pour l'éternité. Le racialisme sépare et exclut, n'apporte pas de libertés quoi qu'en disent ses hérauts, et, plus dangereux, modélise une manière de penser le monde.

  • L'audace d'espérer

    Barack Obama

    • Presses de la cité
    • 11 Janvier 2018

    À l'ère Trump, un appel aux bonnes volontés plus actuel et plus nécessaire que jamais.
    Sur quel idéal s'est bâtie l'élection de Barack Obama ? De quel état d'esprit ce Président aux cultures et aux identités morcelées est-il le reflet ? La défense de quelles valeurs l'a-t-elle hissé au poste suprême ? Avec cette profession de foi politique largement teintée d'autobiographie, Obama livre la substance de ce qui a fait, et fera à jamais, les fondements de sa politique : empathie, réconciliation, ambition. Une lecture plus nécessaire que jamais, à présent qu'une partie de l'Amérique semble avoir tourné le dos aux résolutions des deux mandats d'Obama. L'heure du bilan a sonné, et ce document d'époque fournit le plus précieux document de travail.

  • Orange is the new black

    Piper Kerman

    • Presses de la cité
    • 9 Octobre 2014

    Une année au coeur d'une prison américaine pour femmes, un récit saisissant qui a inspiré la série télévisée du même nom, déjà culte aux Etats-Unis.Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424. Le choc est brutal.
    De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit.
    Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines. Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer.

  • Au nom des pères : de leur disparition à une société déshumanisée

    Marc Mangin

    • Presses de la cité
    • 15 Juin 2017

    C'est au moment où ils veulent affirmer leur paternité que le constat s'impose : les pères sont une espèce en voie de disparition. Comment la société réagit-elle à cette évolution, en particulier sur les plans politique et juridique, car la vraie question est peut-être : quelle autorité l'Etat conservera-t-il lorsque le père qui la symbolisait aura disparu ?
    " Mon père est mort je n'avais pas trois ans et je n'ai pas vu grandir mes trois enfants. Cela m'autorise-t-il à parler du père ? Cela me permet sûrement de parler de l'absence de père. Les orphelins de père ne manquent pas, ceux qui réfléchissent aux conséquences du manque créé par l'absence non plus. Le sujet nourrit un nombre d'oeuvres considérable. Mon propos est d'ailleurs de m'appuyer sur ce travail de témoignages et de réflexions autour d'une question de plus en plus d'actualité : et si le père disparaissait ? " Marc Mangin
    Décimés par les guerres de la première moitié du xxe siècle, désacralisés par le mouvement féministe des années 60 et 70, les pères seraient devenus interchangeables, réduits à une " figure ", une " fonction ", quand bien même, depuis des décennies, les professionnels mettent en garde contre leur exclusion, leur disparition.
    Les mutations économiques et sociales des cinquante dernières années dessinent un monde où l'homme ne sera bientôt plus qu'une marchandise comme une autre. La disparition des pères préfigure celle des mères. Nous n'avons jamais été aussi près du
    Meilleur des mondes que décrivait Aldous Huxley.

  • Embrigadée

    Boisrolin Valerie De

    • Presses de la cité
    • 3 Septembre 2015

    La mère d'une jeune fille de 16 ans partie en Syrie en 2013 avec un djihadiste témoigne. Aujourd'hui elle aide les parents qui sont dans la même situation qu'elle à surmonter ce drame.
    Mercredi 5 juin 2013, la fille de Valérie de Boisrolin quitte de son plein gré dans l'après-midi, avec un sac rempli de vêtements et toute l'assurance de ses 16 ans, la maison de ses parents. Un dernier texto : " Je pars à Paris, Maman. Bisou, je t'aime. " Elle va rejoindre B. Depuis des mois, elle est sous son emprise, amoureuse, prête à croire toutes ses promesses. Certains signes auraient pu alerter Valérie. Sa fille changeait, mais les adolescents sont si souvent changeants... Un mois plus tard, la police la retrouve : en burqa. Elle fugue de nouveau. Pour ne plus revenir. A ce jour, elle est en Syrie, elle a eu un enfant. Valérie a pu cependant renouer un fragile dialogue. Malgré la confiance et l'amour, l'éducation donnée et les valeurs transmises, " l'inconcevable est arrivé ". Sa fille était équilibrée, et les raisons qui l'ont poussée à partir restent en grande partie une énigme.
    Comment survivre ? Valérie met son énergie au service de parents qui vivent le même cauchemar.

  • D'un desert à l'autre

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    • Presses de la cité
    • 28 Avril 2016

    Enlevé par Al-Qaïda au Maghreb islamique et retenu pendant plus de trois ans comme otage dans le désert, Serge Lazarevic raconte son calvaire et sa renaissance24 novembre 2011, Mali, au pied des monts Hombori. Deux Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, étudie l'implantation d'une cimenterie. Au terme de leur journée de travail, ils retournent dans le petit hôtel où ils ont pris pension. En pleine nuit, des hommes en armes pénètrent dans leurs chambres et les traînent de force vers un pick-up qui s'enfoncent dans la nuit en direction du nord. Serge Lazarevic n'est pas inquiet : il n'est ni journaliste, ni salarié d'un grand groupe, quelle valeur pourrait-il avoir ? C'est l'affaire d'un ou deux jours, pense-t-il, le temps que les ravisseurs comprennent leur méprise... Trois années vont se passer avant qu'il retrouve la France. Entre-temps, Philippe Verdon aura été abattu d'une balle dans la tête et lui-même aura approché le dernier cercle de l'enfer.
    C'est cette histoire que lui-même et son ami Renaud Blondel racontent, mais aussi une autre, celle qu'il a vécu dans "l'autre désert", celui de son difficile retour. Libéré le 9 décembre 2014, l'ex-otage affronte les souffrances post-traumatiques, les aberrations de l'administration française et la découverte qu'il a été confondu avec un homonyme peu recommandable... L'ensemble forme un récit dur, poignant, mais rempli d'espoir.

  • On a acheté un zoo

    Benjamin Mee

    • Presses de la cité
    • 5 Avril 2012

    Quand monsieur tout le monde s'improvise propriétaire de zoo... " Et si on achetait un zoo ? " C'est l'idée folle qu'a eue en 2004 le Britannique Benjamin Mee, journaliste installé dans le sud de la France. Deux ans plus tard, il emménage avec toute sa famille dans le Dartmoor Wildlife Park, un zoo en faillite perdu dans la campagne anglaise. Parallèlement, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie : sa femme adorée, Katherine, est atteinte d'une tumeur au cerveau. Benjamin va devoir mener deux combats de front : donner une seconde vie à cet espace laissé à l'abandon, tout en prodiguant les soins nécessaires à sa femme rongée par la maladie. Mais, avant toute chose, il va falloir apprendre à cohabiter avec les bêtes sauvages... Une aventure humaine, narrée avec humour et candeur qui vous promet d'intenses émotions et ne manquera pas pour autant de vous faire rire !

  • Toute vie est un roman - mais quels sont les ressorts intimes de l'intrigue ? Selon David Brooks, trente ans de recherches scientifiques éclairent la question d'un jour nouveau : nous ne sommes ni des êtres rationnels, ni les jouets d'un inconscient de type freudien. Nous sommes avant tout des animaux sociaux, et cette réalité, inscrite au plus profond de nos êtres, dans nos cerveaux, explique notre façon d'évoluer dans l'existence. La science a enfin ouvert la boîte noire de notre esprit. Ses passionnantes découvertes, jusqu'ici confinées dans le cadre des publications savantes, bouleversent le champ de notre compréhension. Vulgarisateur de talent, David Brooks a su en tirer la trame d'une fiction : il nous livre, clés à l'appui, le récit de la vie de deux personnages, Erica et Harold, aussi différents qu'on peut l'être, qui finiront pourtant par bâtir ensemble leur vie et leur réussite. En décryptant leurs émotions, leurs intuitions, leurs désirs enfouis, ces lieux intimes où se forgent le caractère et la destinée, il brosse pour nous l'étonnant tableau de notre propre humanité.

  • La séduction ; comment les Français jouent au jeu de la vie

    Elaine Sciolino

    • Presses de la cité
    • 2 Février 2012

    Dans la veine d'Une année en Provence et de Sacrés Français !, Elaine Sciolino nous convie à un voyage au coeur du " French Way of Life ". La France : capitale mondiale du jeu de la séduction.
    La France, première destination touristique mondiale, exerce son pouvoir d'attraction sur la planète : vins, fromages, foie gras, parfums, haute couture et lingerie fine, tout évoque un " French way of life " où la quête - et le partage - du plaisir occupe une place essentielle. Pour nos détracteurs, ce " modèle français " qu'on présente comme si enviable n'est qu'une mascarade : la France est un vieux pays fatigué, à l'économie anémique, les Françaises sont des marie-couche-toi-là d'une indulgence coupable avec leurs hommes, lesquels se réduisent à une bande de beaufs en rut - n'a-t-on pas vu l'un de nos plus éminents représentants accusé de viol et sortant menotté du commissariat comme dans une mauvaise série télé ? La vérité est plus complexe et plus intéressante, explique Elaine Sciolino au terme de cette enquête au cours de laquelle elle a interrogé une vaste gamme de figures de la culture, de l'art mais aussi de la politique et de l'économie. C'est moins la quête du plaisir pour le plaisir qui occupe une place centrale dans notre culture et nos relations sociales que l'art et la manière d'y parvenir, à savoir le jeu de la séduction.

  • Sans les honneurs de la guerre

    Alain Denis

    • Presses de la cité (réédition numérique fenixx)
    • 11 Décembre 2015

    Fabrice, jeune officier de marine, est le commandant du Tapageur, un escorteur côtier de la Surveillance maritime en Algérie, entre la fin de l'année 1960 et l'été 1962. C'est la difficile période qui précède l'indépendance, avec son cortège d'hésitations, de contradictions et de troubles. Entre Julie, l'Oranaise, fille de colons implantés en Algérie depuis plus d'un siècle, et Fabrice le françaoui, s'instaure une relation amoureuse d'une intensité particulière qui représente l'image, réfléchie dans le miroir des événements, de la liaison passionnelle entre la France et l'Algérie. Julie, pasionaria discrète mais active, prend le parti de l'OAS. Fabrice, légaliste et lucide, tente d'agir avec honnêteté et impartialité au milieu d'embûches politiques, hiérarchiques, et surtout morales. La similitude entre ces deux êtres humains que les événements rapprochent, et ces deux pays que la guerre sépare, ira jusqu'à son terme, c'est-à-dire jusqu'au drame.

  • Je serai elle : mon odyssée transsexuelle

    Dullak

    • Presses de la cité (réédition numérique fenixx)
    • 18 Avril 2019

    Regardez ces deux visages.
    A gauche, un homme en négatif.
    A droite, une femme en positif.
    Eh bien, il s'agit d'une seule et même personne, car Sylvain Dullak médecin est devenu Sylviane Dullak femme-médecin ! Ce récit extraordinaire, au sens d'Edgar Poe, est aussi la tragédie d'un être qui souffre, désespère et cherche par tous les moyens à sortir de la prison de ce corps d'homme dans lequel il est enfermé. Car Sylvain est une femme avec un corps d'homme qui veut devenir ce qu'il a toujours été : ELLE...
    Beaucoup d'entre nous peuvent avoir sur ce sujet tabou de la transsexualité, comme sur celui de l'inceste, une réaction de rejet. Ce ne peut être le cas avec ce récit exemplaire, sincère, écrit non seulement par l'acteur de cette grande mutation, mais aussi par le médecin et psychologue spectateur, qui regarde de haut l'expérience qu'il est en train de vivre.

    Récit haletant de la nausée d'une femme née homme, description hallucinante d'une auto-opération, saut dans l'inconnu, naissance d'une femme sur les dépouilles d'un corps masculin rejeté. Vous suivrez de part en part ce voyage au bout de la nuit vers une nouvelle naissance, une sorte d'étrange résurrection...
    Ce livre choc est un ouvrage profondément humain et destiné à tous ceux qui veulent approfondir notre condition. N'oublions pas que la médecine d'aujourd'hui nous enseigne que tout être possède à la fois des hormones mâles et femelles, et que, par conséquent, l'autre existe toujours en chacun de nous.

  • Les Allées du bois de Boulogne

    Paulette/d

    • Presses de la cité (réédition numérique fenixx)
    • 18 Décembre 2015

    Nuit et jour, un flot ininterrompu de circulation fait, du bois de Boulogne, l'un des endroits les plus fréquentés de la capitale. L'amour tarifé y a, plus qu'ailleurs, des accents pathétiques, violents, souvent étonnants, parfois drôles. Paulette D., une des doyennes du Bois, respectée comme telle par toutes les autres filles, raconte, sans aucune pudeur, trente ans de métier. Trente ans de trottoir, plus de trente-mille passes, ça laisse des souvenirs... Ainsi, saviez-vous que, jusqu'en 1965, les filles non fichées étaient conduites, après leur arrestation, dans une maison de redressement tenue par des religieuses, à Saint-Lazare ? Saviez-vous que, dans les années soixante, les filles pouvaient comptabiliser leurs peines de prison et les grouper, au jour de leur choix, pour un seul séjour derrière les barreaux ? Aviez-vous entendu parler des violences consécutives à l'arrivée des travestis au Bois, lors de leur conquête des meilleurs emplacements ? Saviez-vous, enfin, ce que peut être la journée d'une prostituée, ce qu'on lui demande et ce qu'elle gagne ?

  • Sale fille ; omerta sur un viol collectif

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    • Presses de la cité
    • 12 Septembre 2013

    Victime d'un viol collectif, une adolescente calabraise se bat contre l'omerta.Victime d'un viol collectif, une adolescente calabraise se bat contre l'omerta. A 13 ans, Anna Maria, qui vit dans un village reculé du sud de l'Italie, n'est encore qu'une enfant. Pour la première fois, elle est amoureuse. Malheureusement, son petit ami n'a rien d'un prince charmant. Lorsqu'il lui propose une promenade en rase campagne, l'adolescente ne se doute pas qu'il s'apprête à la livrer à trois hommes du village. Traumatisée, Anna Maria se confie à un prêtre. Celui-ci, préférant éviter le scandale mettant en cause des bons pères de famille du village, choisit de se taire. Et c'est ainsi que, pendant trois ans, la jeune fille subit des violences sexuelles. Jusqu'à ce que l'un de ses tortionnaires menace de s'en prendre à sa soeur cadette et qu'Anna Maria trouve le courage de briser la loi du silence.

  • Dans mon corps

    Kristian Gidlund

    • Presses de la cité
    • 27 Février 2014

    En évoquant avec pudeur et courage sa maladie, le jeune Kristian Gidlund livre un récit universel qui nous invite à cueillir le jour. Une lecture essentielle. En mars 2011, Kristian Gidlund, 27 ans, entame sa première chimiothérapie pour soigner le cancer de l'estomac qu'on lui a récemment diagnostiqué. Au même moment, il commence à écrire un blog qu'il nomme " Dans mon corps ". Il y raconte son quotidien bousculé par la maladie mais aussi les émotions qui le traversent : son combat, ses questionnements, ses peurs, sa volonté de venir à bout du mal qui le ronge. Six mois plus tard, son traitement est un succès et il semble guéri. Mais en août 2012, le cancer revient et se révèle incurable. Kristian ajoute alors une deuxième partie au titre de son blog : " le voyage vers la fin de la vie et le début de tout ". Il se remet à écrire. De ce blog, suivi par près de 7 millions de Suédois, Kristian a décidé de faire un livre.

  • Avant de vous dire adieu

    Susan Spencer-Wendel

    • Presses de la cité
    • 14 Août 2014

    " Je ne marche plus. Je suis incapable de supporter mon propre poids. Je ne pourrai plus jamais bouger la langue assez efficacement pour dire clairement " je t'aime ". Je suis en train de mourir, rapidement et sûrement. Mais je suis encore là. Et je veux donner envie aux gens de rire, de pleurer, de serrer leurs enfants contre eux, de plaisanter avec leurs amis en se disant : dieu que c'est bon d'être en vie ! "
    En juin 2011, Susan Spencer-Wendell reçoit un diagnostic terrible : atteinte de la maladie de Charcot elle n'a, au mieux, que quelques années à vivre. Progressivement, les nerfs qui lui permettent de bouger ses muscles seront détruits, elle se trouvera paralysée et connaîtra une mort lente et terrible, par asphyxie. Face au pronostic d'un avenir auquel elle ne peut rien changer, Susan aurait pu se laisser aller au désespoir. Mais cette journaliste, mère de trois enfants est animée d'un esprit et d'un courage indomptables. Pour elle et les siens, cette mort annoncée sera un véritable parcours initiatique, un hymne paradoxal à la joie de vivre et au bonheur. Du Yukon - elle veut voir une aurore boréale - à Budapest - où elle a vécu les deux premières années de son mariage -, de la Californie - où elle retrouvera sa mère biologique - à Chypre - lieu de naissance de son père qu'elle n'a jamais connu -, Susan fera le tour du monde, à la recherche de ses racines et de son âme. Avec le peu de forces qui lui reste, elle tiendra la chronique de cette quête imprégnée de gratitude et d'amour.

  • Heureux comme un Français en France

    Yves Deloison

    • Presses de la cité
    • 11 Février 2016

    Une France entreprenante, innovante, efficace... telle est la réalité décrite dans ce livre d'enquête, chiffres et témoignages à l'appuiLes Français adorent se faire mal, et pour leur plaire, les médias en rajoutent sur tous leurs prétendus défauts et échecs. Yves Deloison a recherché quelle était la réalité sous les clichés, et a trouvé un pays... heureux ! " Des routes impeccables, des trains rapides et confortables, une médecine qui marche, un art de vivre fabuleux, une capitale propre..." C'est un éditorialiste anglais du
    New York Times qui le dit. Des noms ? des lieux ? Les petites histoires et les anecdotes fourmillent, dans ce livre, en illustration des compliments venus d'ailleurs. Il y a les entreprises qui embauchent, les laboratoires qui déposent des brevets, les paysans qui exportent... " La France, morte ? s'étonne Xavier Niel (créateur de Free). Il y a peu de pays où il se passe tant de choses !" Les chiffres parlent : la France est non seulement la 1ère destination touristique dans le monde, mais aussi le 4e investisseur économique mondial à l'étranger, le 5e exportateur, la 6e puissance scientifique mondiale en termes de publications et de dépenses, la 4e puissance agricole....
    Questionnés par les sondeurs, les Français répondent à 80% qu'il sont "heureux dans la vie". Cela va sans dire, mais c'est tout de même bien agréable à lire et à relire.

  • Regarde le trader tomber

    Boris Picano-Nacci

    • Presses de la cité
    • 13 Octobre 2016

    Histoire d'un trader flamboyant qui en l'espace d'une journée, le 10 octobre 2008, juste après la faillite de Lehman Brothers, va connaître le destin des anges déchus. Récit halluciné de l'une des affaires financières les plus "krachs" de ces vingt dernières années. 751 millions d'euros envolés en moins d'une semaine. Un anti "Loup de Wall Street". La vie privé et l'économie mondiale se font écho dans cette perte de repère, cette descente aux enfers
    "Mais alors, pourquoi n'avez-vous pas arrêté, pourquoi avoir continué ?
    - Je n'ai d'abord pas bien compris sa question. Et puis après, j'ai compris. Il pensait que mon activité, c'est-à-dire la gestion d'un portefeuille de trading pour compte propre, c'était comme le casino. Il pensait que j'étais assis à mon poste comme on est assis à une table de black jack ou de baccara et que je pouvais prendre mes jetons, m'envoyer un dernier whisky, prendre mon cheval et quitter la ville quand j'en avais envie. [...] J'ai mis du temps à prendre conscience que beaucoup de gens pensaient que j'étais pris par la fièvre du jeu. Mais je n'avais pas la fièvre du jeu. J'essayais de garder mon sang-froid. En fait, j'étais plutôt sur un circuit automobile, dans un bolide lancé à trois cents kilomètres-heure... mais dans le mauvais sens. "
    Histoire d'un trader flamboyant qui en l'espace d'une journée va connaître le destin des anges déchus. Récit halluciné de l'une des affaires financières les plus "krachs" de ces vingt dernières années. 751 millions d'euros envolés en moins d'une semaine. Le cauchemar du front-office. Vendredi noir, donc, en ce 10 octobre 2008, où un opérateur de marché trop fougueux signe l'incroyable déroute d'une grande banque française et le début de son propre déclin. Car la faillite de Lehman Brothers, le krach des marchés actions et ce qui deviendra l'une des plus grosses pertes de trading de tous les temps ne sont pas une fin en soi. C'est au contraire le moment où le récit comme la réalité basculent en terre inconnue. La vie privé et l'économie mondiale se font écho dans cette perte de repères, cette descente aux enfers, la première entraînée par la froide mécanique judiciaire, la seconde par la finance mondiale en surchauffe. Dans cette chronique d'une débâcle annoncée, entre autofiction et fable morale, Boris Picano-Nacci brosse la fin d'un monde aliéné tout en se livrant à une introspection à vif, sans fard, émouvante d'honnêteté.
    Economie mondiale qui s'affole, système bancaire survolté, amours perdues et amitiés retrouvées, tout ici va très vite, très haut, un peu comme un algorithme financier où se croiseraient l'avidité et la misère, le courage et la vanité.
    Un document à l'écriture nerveuse : un anti
    Loup de Wall Street, paradoxal écho de la vie et des marchés financiers. On suit les événements minute par minute comme si on était dans la tête de l'auteur, les chiffres catastrophiques défilent, et on voit le vertige dans lequel il nous entraîne, depuis le début de la chute jusqu'à la garde à vue, où il tente de rester optimiste et de faire toujours bonne figure. On sent surtout la douleur de voir qu'il emmène sa famille dans son naufrage. Jusqu'à la chute finale, le départ de sa femme.

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