Presses de la Cité (réédition numérique FeniXX)

  • Cook hurle dans la radio : Attention derrière ! Messerschmitt à six heures ! Mais, ni Peter ni Michael ne semblent l'entendre. Ils continuent à foncer imperturbablement sur les Stukas. Juillet 1940, la Bataille de France vient d'être perdue, et les forces allemandes occupent la majeure partie de l'Europe occidentale. Pour que la victoire du Reich soit complète, un seul bastion reste à réduire, l'Angleterre qui refuse de capituler. C'est par la voie des airs que le premier assaut sera lancé, préludant, en principe, à un débarquement. Dès les premiers jours du mois de juillet, la Luftwaffe, usant de son écrasante supériorité numérique, part à l'attaque des îles Britanniques, s'efforçant, à la fois de détruire les installations vitales du pays, et d'éliminer la Royal Air Force. Mais celle-ci, à force d'obstination et d'héroïsme, résiste à tous les assauts. Soutenue par toute une population, elle tiendra jusqu'au bout, elle tiendra cent vingt jours de bombardements terrifiants et de combats incessants. Et le miracle se produit, qui va changer radicalement le cours de la Deuxième Guerre mondiale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La D.Z. approche : un terrain plat encadré de collines. Le H 34 s'immobilise juste au centre, à presque deux mètres du sol. Les muscles jouent, l'entraînement intensif, une fois de plus, fait ses preuves. Comme dans un ballet soigneusement orchestré, les Commandos sautent l'un derrière l'autre, à deux secondes d'intervalle... Le capitaine Meyer est déjà à dix mètres, suivi par Conrad et son radio, lourdement chargé du SCR 300. C'est à cet instant précis que miaulent les premières balles rebelles ! Opération à la Gada d'Aflou, en plein djebel Amour, le 27 février 1957. Les Commandos Parachutistes de l'Air, créés quelques mois auparavant sur l'impulsion du général de Maricourt, commencent leur épopée. Les cinq Commandos de parachutistes-aviateurs, uniques en leur genre, héritiers des Groupes d'Infanterie de l'Air de 1940, vont combattre durant tout le conflit algérien et dans tous les secteurs, seuls ou en soutien des troupes les plus éprouvées. Bigeard leur lancera, à l'issue d'une opération commune : - Vous avez de la gueule ! Vous ressemblez aux miens ! Sous le commandement de François Coulet, ambassadeur de France devenu lieutenant-colonel de parachutistes, les Commandos Paras de l'Air écriront leur histoire en lettres de sang sur le sable des djebels. Sautant en parachute, mais le plus souvent héliportés dans cette forme de combat voulue par leur initiateur, les volontaires des Commandos de l'Air un peu en marge se feront très vite respecter grâce à leur courage et à leurs résultats. Lorsqu'ils descendront les Champs-Elysées, le 14 juillet 1957, arborant sur leur poitrine l'aigle d'argent à la fière devise « Sicut Aquila », les Parisiens, médusés par le bloc compact de ces combattants d'élite, resteront un moment silencieux avant d'éclater en vivats. Six ans de lutte, de sacrifices, de sang et de gloire : ce sont ces pages méconnues de l'Armée de l'Air que ce livre retrace, sans rien inventer, sans rien cacher.

  • La D.Z. approche : un terrain plat encadré de collines. Le H 34 s'immobilise juste au centre, à presque deux mètres du sol. Les muscles jouent, l'entraînement intensif, une fois de plus, fait ses preuves. Comme dans un ballet soigneusement orchestré, les Commandos sautent l'un derrière l'autre, à deux secondes d'intervalle... Le capitaine Meyer est déjà à dix mètres, suivi par Conrad et son radio, lourdement chargé du SCR 300. C'est à cet instant précis que miaulent les premières balles rebelles ! Opération à la Gada d'Aflou, en plein djebel Amour, le 27 février 1957. Les Commandos Parachutistes de l'Air, créés quelques mois auparavant sur l'impulsion du général de Maricourt, commencent leur épopée. Les cinq Commandos de parachutistes-aviateurs, uniques en leur genre, héritiers des Groupes d'Infanterie de l'Air de 1940, vont combattre durant tout le conflit algérien et dans tous les secteurs, seuls ou en soutien des troupes les plus éprouvées. Bigeard leur lancera, à l'issue d'une opération commune : - Vous avez de la gueule ! Vous ressemblez aux miens ! Sous le commandement de François Coulet, ambassadeur de France devenu lieutenant-colonel de parachutistes, les Commandos Paras de l'Air écriront leur histoire en lettres de sang sur le sable des djebels. Sautant en parachute, mais le plus souvent héliportés dans cette forme de combat voulue par leur initiateur, les volontaires des Commandos de l'Air un peu en marge se feront très vite respecter grâce à leur courage et à leurs résultats. Lorsqu'ils descendront les Champs-Elysées, le 14 juillet 1957, arborant sur leur poitrine l'aigle d'argent à la fière devise « Sicut Aquila », les Parisiens, médusés par le bloc compact de ces combattants d'élite, resteront un moment silencieux avant d'éclater en vivats. Six ans de lutte, de sacrifices, de sang et de gloire : ce sont ces pages méconnues de l'Armée de l'Air que ce livre retrace, sans rien inventer, sans rien cacher.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 4 mars 1946 : « Sèches, brutales, les rafales d'une arme automatique éclatent tout près. » « C'est Oudinot. Les Viets sont devant nous. Pour une prise de contact avec l'Indochine, nous sommes gâtés, ricane Bianchi à l'intention de son sous-officier adjoint qui vient aux ordres en courbant le dos. » Janvier 1946 : quelques centaines de parachutistes reprennent à leur compte la devise des Bataillons du Ciel : « Qui ose gagne. » Tous volontaires pour l'Indochine, ils viennent des différentes unités d'élite de l'armée française, soucieux de la grandeur nationale, à la recherche de l'aventure, fous de gloire et d'orgueil viril. Ils adoptent le béret rouge et seront, avec fierté, les S.A.S. d'Indochine. Aptes à toutes les missions, ils devront lutter durement contre le Viêt-minh, du nord au sud du pays. Ils créent les unités autochtones, encadrent les partisans, forment des commandos. Ces paras à bérets rouges qui deviendront, en 1948, les Parachutistes coloniaux, forment une caste à part : les S.A.S. d'Indochine. Quarante ans après, le gouvernement français décide de rapatrier 25 000 corps. Mais certains des S.A.S. resteront là où ils sont tombés, enterrés à l'écart des pistes. D'autres ont disparu dans l'eau jaune des rachs, dans la nuit sanglante de Nam Dinh ou dans les marais de Cochinchine. Ce livre est une histoire d'hommes, une histoire de Paras.

  • En 1953, le général Navarre prend le commandement en Indochine. Au nord, il doit essayer de contenir les divisions vietminh qui s'apprêtent à déferler sur Hanoi. Ce sera Diên Biên Phu. Après l'armistice de Pan Mun Jon, le célèbre Bataillon français de Corée, qui s'est couvert de gloire contre les Chinois, arrive à Saigon pour être transformé en régiment et constituer l'ossature d'un nouveau groupement mobile, le G.M. 100. Ce récit retrace l'histoire, dramatique et peu connue, de cette unité, depuis sa formation et son engagement sur les hauts plateaux, au début de 1954, dans le cadre de l'opération "Atlante". Ensuite, lorsque le Vietminh déclenche son offensive depuis le nord, le G.M. 100 est envoyé d'urgence vers Kontum pour l'endiguer. À Plei Rinh, le commandement a l'occasion d'emporter la victoire. La saisira-t-il ? Après de durs combats, alors que Diên Biên Phu succombe et occupe la Une de tous les journaux, le G.M. 100 continue de tenir le camp retranché d'An Khé, pour empêcher l'ennemi de déferler sur l'ensemble des hauts plateaux puis vers le sud. C'est alors, en juin 1954, un mois et demi après la chute de Diên Biên Phu, qu'arrive l'ordre d'abandonner An Khé, pour se replier sur Pleiku par la route 19 venue en force et verrouillée par les bataillons vietminh. Tout est en place pour la tragédie. Le 17 juillet 1954, trois jours avant la signature du cessez-le-feu à Genève, les compagnies du 1er Bataillon de Corée luttent encore et se sacrifient au sud de Pleiku.

  • 4 mars 1946 : « Sèches, brutales, les rafales d'une arme automatique éclatent tout près. » « C'est Oudinot. Les Viets sont devant nous. Pour une prise de contact avec l'Indochine, nous sommes gâtés, ricane Bianchi à l'intention de son sous-officier adjoint qui vient aux ordres en courbant le dos. » Janvier 1946 : quelques centaines de parachutistes reprennent à leur compte la devise des Bataillons du Ciel : « Qui ose gagne. » Tous volontaires pour l'Indochine, ils viennent des différentes unités d'élite de l'armée française, soucieux de la grandeur nationale, à la recherche de l'aventure, fous de gloire et d'orgueil viril. Ils adoptent le béret rouge et seront, avec fierté, les S.A.S. d'Indochine. Aptes à toutes les missions, ils devront lutter durement contre le Viêt-minh, du nord au sud du pays. Ils créent les unités autochtones, encadrent les partisans, forment des commandos. Ces paras à bérets rouges qui deviendront, en 1948, les Parachutistes coloniaux, forment une caste à part : les S.A.S. d'Indochine. Quarante ans après, le gouvernement français décide de rapatrier 25 000 corps. Mais certains des S.A.S. resteront là où ils sont tombés, enterrés à l'écart des pistes. D'autres ont disparu dans l'eau jaune des rachs, dans la nuit sanglante de Nam Dinh ou dans les marais de Cochinchine. Ce livre est une histoire d'hommes, une histoire de Paras.

  • En 1953, le général Navarre prend le commandement en Indochine. Au nord, il doit essayer de contenir les divisions vietminh qui s'apprêtent à déferler sur Hanoi. Ce sera Diên Biên Phu. Après l'armistice de Pan Mun Jon, le célèbre Bataillon français de Corée, qui s'est couvert de gloire contre les Chinois, arrive à Saigon pour être transformé en régiment et constituer l'ossature d'un nouveau groupement mobile, le G.M. 100. Ce récit retrace l'histoire, dramatique et peu connue, de cette unité, depuis sa formation et son engagement sur les hauts plateaux, au début de 1954, dans le cadre de l'opération "Atlante". Ensuite, lorsque le Vietminh déclenche son offensive depuis le nord, le G.M. 100 est envoyé d'urgence vers Kontum pour l'endiguer. À Plei Rinh, le commandement a l'occasion d'emporter la victoire. La saisira-t-il ? Après de durs combats, alors que Diên Biên Phu succombe et occupe la Une de tous les journaux, le G.M. 100 continue de tenir le camp retranché d'An Khé, pour empêcher l'ennemi de déferler sur l'ensemble des hauts plateaux puis vers le sud. C'est alors, en juin 1954, un mois et demi après la chute de Diên Biên Phu, qu'arrive l'ordre d'abandonner An Khé, pour se replier sur Pleiku par la route 19 venue en force et verrouillée par les bataillons vietminh. Tout est en place pour la tragédie. Le 17 juillet 1954, trois jours avant la signature du cessez-le-feu à Genève, les compagnies du 1er Bataillon de Corée luttent encore et se sacrifient au sud de Pleiku.

  • « Le bataillon des condamnés n'aura ni insigne ni fanion ; ses soldats devront gagner avec leur sang et discrètement une "réhabilitation" problématique. » En octobre 1948, des « bagnards », menottes aux mains, certains chaussés des sabots de l'Administration pénitentiaire, sont dirigés vers le camp de Fréjus pour y constituer une unité destinée à l'Indochine. Ce sont des détenus politiques français. Engagé dans des conditions difficiles au Cambodge puis au Sud Annam, le BILOM - Bataillon d'Infanterie Légère d'Outre-Mer - y sera usé, dispersé, décimé. Après une longue enquête, l'auteur a retrouvé des rescapés de cette troupe hors du commun qu'il avait rencontrée sur le terrain en Extrême-Orient. Il retrace d'une plume émouvante les cheminements incroyables de ces « soldats d'infortune ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ces vaillants escorteurs à croix de Lorraine ont eu la joie d'être présents le jour J, et de faire flotter le pavillon français. Pendant les plus dures années de la guerre, seuls navires français à participer à la décisive Bataille de l'Atlantique aux côtés d'une Angleterre presque abandonnée de tous, ils ont briqué l'océan. Armées, dès 1941, par des équipages purement français, les premières corvettes cédées par la Royal Navy aux jeunes forces navales libres, furent tout de suite jetées au plus fort de la bataille des convois, vitale pour la survie des alliés. Sans discontinuer, de 1941 à 1944, ces bâtiments de 1 200 tonnes, sommairement armés et équipés, mais fortement marins, ont assuré, au fil de trois années de lutte contre le danger sous-marin, aérien et de surface, l'escorte des lents et lourds convois à destination de la Grande-Bretagne. Il y eut des pertes cruelles, celles du Mimosa, de l'Alysse, de la Combattante, mais aussi des temps forts comme la double victoire de l'Aconit, coulant, dans la même journée, deux U-Boote. Ce fut une période dramatique, où le courage et l'héroïsme quotidien ne s'accompagnèrent, que rarement, de récompenses. Mais le sacrifice de tant d'hommes n'aura pas été vain. Il aura permis aux générations futures, de retrouver le bien le plus précieux : la liberté. Un document passionnant.

  • Le 17 octobre 1944, la Marine japonaise s'apprête à déclencher le plan Sho Go, le plus grand coup de poker militaire de l'histoire. 1 800 avions et 91 navires vont recevoir l'ordre de se ruer sur les escadres américaines qui s'avancent dans le Pacifique en direction de l'île de Leyte, au coeur des Philippines, pour y soutenir le débarquement des troupes de choc de MacArthur. [...] Le point de non-retour vers la plus grande bataille navale et aéronavale de l'histoire est franchi. Pour la première fois, un historien français, utilisant les dernières découvertes des archives, nous donne, dans le détail, le récit de la bataille de Leyte, suite de combats sans merci, où s'affrontent porte-avions et avions basés à terre, croiseurs, destroyers, sous-marins, escorteurs et vingt et un bâtiments de ligne, dans la plus grande et la dernière bataille de cuirassés de l'histoire.

  • Giap a promis à ses troupes qu'elles entreraient à Hanoï pour le Têt, le nouvel an vietnamien. Mais le général De Lattre arrive en Indochine, relève le défi et prend délibérément l'offensive.

  • De Bruxelles, où ils se constituent, aux collines de Poméranie, où les derniers survivants trouveront la mort, l'épopée de la légion Wallonie et de son chef, Léon Degrelle.

  • A travers les déchirements d'un officier saint-cyrien, partagé entre ses devoirs de mari et de père et les exigences de son honneur de soldat, c'est toute une époque foisonnante et terrible que l'auteur fait revivre d'une plume rapide, incisive, lyrique. De la poche de Saint-Valery-en-Caux aux derniers combats de chars, des camps de prisonniers aux chemins de la Résistance, des salons de Vichy aux misérables cabanes des maquis F.T.P. de Grenoble, Pierre Sergent nous entraîne, à travers une rigoureuse reconstitution historique, à la recherche des « Voies de l'Honneur ».

  • L'action de ce roman se situe en Indochine en 1946. Ebrard, rescapé des bagnes japonais, revenu libérer un pays auquel tout l'attache, Rouzic, issu des maquis bretons, et Ferlac, lieutenant de cavalerie, partent combattre aux portes de la Chine...

  • Histoire des tourments et des humiliations d'un officier de tradition en 1940, Les voies de l'honneur laissaient le commandant Moissac, ses camarades et sa famille dans le tourbillon dramatique des années 1943. La revanche commence à la Libération. Dans le Sud-Ouest, les passions se déchaînent, le commandant Moissac rejoint la Ière Armée et retrouve sa vraie famille : l'Armée. Mais c'est en Indochine, en 1945, loin des miasmes politiques de la métropole, qu'il retrouvera l'esprit et l'âme de ses véritables frères d'armes. Les hommes et les femmes qui l'accompagnent au cours de cette passionnante aventure sont tous des patriotes, mais leur attachement à leur pays ne les conduit pas sur les mêmes voies. Chacun cependant a conscience de suivre celle de l'Honneur.

  • Un album illustré de 200 photos sur la Légion étrangère en Algérie.

  • Juin 1947, devant les ruines du Hackenwald, un gros ouvrage de la ligne Maginot, une plaque de bronze est dévoilée à la mémoire du chef de bataillon Champilou qui, commandant du fort en 39-40, a refusé de livrer l'ouvrage aux Allemands comme il en avait reçu l'ordre. Il s'est fait sauter avec armes et munitions. Sept ans plus tard, les discours officiels reflètent-ils la vérité ? Septembre 1939, la drôle de guerre dans les galeries souterraines du Hackenwald, révèle un univers impitoyable. Entre les officiers originaires du Midi et les Lorrains, le torchon brûle ; entre les anciens de 14-18 et les jeunes officiers, la tension monte. Lorsque les premiers Stukas passent à l'attaque, en juin 1940, le commandant Champilou se fait porter malade. L'est-il vraiment ? Le 30 juin, par ordre du général Weygand, la ligne Maginot doit être livrée intacte au vainqueur. Au Hackenwald, Champilou semble disposé à obéir, mais ne masque-t-il pas ses véritables intentions ? Le 2 juillet, l'ouvrage est détruit à l'explosif. Qui a préparé le sabotage ? Comment vont réagir les Allemands ? Orages sur la ligne Maginot est le récit d'une suite de malentendus poussés au paroxysme, entre les combattants que la guerre condamne à vivre ensemble dans un monde clos.

  • Le 9 avril 1940, les chasseurs de montagne allemands et autrichiens du général Dietl, embarqués à bord de dix destroyers, débarquent à Narvik, une des villes les plus septentrionales de Norvège, bien au-delà du cercle polaire. La seule victoire française au cours de la terrible année 1940.

  • Je ne me suis jamais senti aussi isolé dans cette armée, trancha Moissac. À force de mépriser ses chefs au point de leur mentir, de Gaulle leur a brisé l'échine. Nous sommes méprisables ! Devenu général, André Moissac, le héros des deux premiers tomes de la saga de Pierre Sergent, Les voies de l'honneur, est, dans ce volume, au coeur du drame algérien. Officier de tradition, soldat d'élite fait prisonnier à Diên Biên Phu, il vit le déchirement de l'armée française, avec d'autant plus d'intensité, que trois de ses enfants y sont directement impliqués. Sa conception du métier militaire lui interdit de basculer dans l'opposition violente au général de Gaulle, mais sa conception de l'honneur lui fait comprendre et défendre ses camarades révoltés. De cette histoire tragique, des hommes et des femmes sortent brisés. Le grand roman tant attendu de Pierre Sergent sur la guerre d'Algérie.

  • En 1942, s'engage l'une des plus étonnantes parties de poker de l'Histoire. Après le reflux de l'Armée rouge sous la ruée de la Wehrmacht, qui atteignit les abords de Mourmansk, Churchill décide d'aider l'U.R.S.S. Les premiers convois appareillent. À la vue des avions et des blindés, d'origine anglo-américaine, qui surgissent dans les steppes glacées, les Allemands organisent la riposte pour couler les convois de Mourmansk. Des aérodromes norvégiens, décollent des raids massifs de Ju.88 et de He.111. Des fjords glacés, autrefois silencieux, appareillent des meutes de U.Boote et des bâtiments de ligne, menace formidable qui contraint les Alliés à grouper des escadres cuirassées, des porte-avions, et toujours plus de sous-marins, d'escorteurs et d'avions, pour protéger les précieux convois. C'est cette escalade étonnante dans les mers les plus dures du globe, que raconte J.-J. Antier. Les convois de Mourmansk et d'Arkhangelsk, ce sont des centaines de milliers de marins et d'aviateurs engagés dans la plus inhumaine des guerres. Torpillages des sous-marins, bombardements en piqué des avions, attaques « au peigne d'or » des hydravions torpilleurs, duels massifs des cuirassés (ainsi fut coulé le « Scharnhorst »), attaques des contre-torpilleurs et des destroyers, se succèdent, avec, en arrière-plan, l'océan glacial Arctique où périrent des dizaines de milliers d'hommes, aucun naufragé ne pouvant y survivre immergé plus de quelques minutes. C'est, en grande partie, grâce aux convois de Mourmansk, que l'U.R.S.S. a pu éviter l'occupation allemande et le monde libre une paix séparée germano-soviétique qui eût changé l'histoire du globe. À travers une suite ininterrompue de batailles navales et aériennes, cette grande épopée des hommes dans la brume, la neige et la glace, ou dans la terrible clarté qui les rendait si vulnérables, ajoute, à l'affrontement des armes, un côté tragique qu'on ne retrouve sur aucun théâtre maritime classique, et qui fait de ce livre un document bouleversant.

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