Entreprise, économie & droit

  • Retrouver la confiance en l'économie Nouv.

    « Dans cette période d'incertitudes lourdes, jamais notre besoin de confiance n'a été aussi fort. Mon objectif avec ce livre est de dire pourquoi nous devons et comment nous pourrions retrouver confiance en l'économie. L'économie doit être au service des hommes et contribuer à notre bien-être, à nos projets, à la justice sociale et à l'exigence environnementale. Oui, on peut encore agir et avancer dans la France et l'Europe d'aujourd'hui. Notre pays a plus d'atouts qu'il ne le croit. » F. V. G. François Villeroy de Galhau est gouverneur de la Banque de France.

  • Le  futur de la monnaie Nouv.

    La monnaie traditionnelle est-elle vouée à disparaître ? Les innovations en matière monétaire nous donnent le vertige : diversification des moyens de paiement avec les applications sur Internet et le mobile, apparition des monnaies digitales comme la libra ou de crypto-actifs comme le bitcoin, banalisation des monnaies locales... Comment s'y retrouver entre toutes ces monnaies ? Qu'est-ce qui différencie les monnaies digitales des monnaies électroniques ? Quid des monnaies de banque centrale ? Au-delà des aspects technologiques, quel est le rôle fondamental de la monnaie ? Celui-ci est-il menacé lorsque des acteurs privés cherchent à développer leur propre monnaie ? Ce livre veut démontrer que la monnaie est un bien public et que l'accès à la monnaie est une dimension fondamentale de la dignité humaine. À ce titre, la monnaie joue un rôle important tant pour les équilibres géopolitiques que pour le verdissement de la finance et la transition écologique des territoires. Ce livre y répond et nous explique pourquoi et comment. « Ce livre est d'abord d'utilité publique. En soulevant le voile de complexité qui obscurcit trop souvent les questions monétaires, les auteurs permettent aux citoyens de se les approprier. » Benoît Coeuré Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Nanterre et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Natacha Valla est économiste, doyenne de l'École du management et de l'innovation à Sciences Po, après avoir travaillé à la Banque centrale européenne. Elle a été membre du Conseil d'analyse économique (CAE) et du conseil scientifique de l'ACPR. Benoît Coeuré est un ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne (2012-2019). Il est depuis 2020 chef du pôle innovation de la Banque des règlements internationaux (BRI), où il travaille notamment sur les enjeux de la monnaie numérique. 

  • La destruction créatrice est le processus par lequel de nouvelles innovations viennent constamment rendre les technologies et activités existantes obsolètes. C'est le processus par lequel les emplois nouvellement créés viennent sans cesse remplacer les emplois existants. Ce livre invite le lecteur à repenser l'histoire et les énigmes de la croissance à travers le prisme de la destruction créatrice et à remettre en cause nombre d'idées reçues. Pourquoi les révolutions technologiques et l'automatisation créent plus d'emplois qu'elles n'en détruisent. Pourquoi concurrence et politique industrielle ne sont pas antinomiques. Pourquoi l'impôt n'est pas le seul moyen de rendre la croissance plus juste. Pourquoi la croissance n'est pas correctement mesurée. Pourquoi la stagnation séculaire n'est pas une fatalité. Pourquoi l'industrialisation n'est pas une étape indispensable dans le processus de développement. Pourquoi la taxe carbone n'est pas l'unique levier d'une croissance plus verte. Pourquoi, avec des politiques publiques appropriées, la destruction créatrice ne nuit pas à la santé et au bonheur. Pourquoi l'innovation a besoin du marché, de l'État, mais également d'une intervention active de la société civile. Le Pouvoir de la destruction créatrice est à la fois une exploration des ressorts de la prospérité économique et un guide pour penser l'avenir du capitalisme. Philippe Aghion est professeur au Collège de France, où il dirige la chaire Institutions, Innovation et Croissance, ainsi qu'à la London School of Economics et à l'Insead. Céline Antonin est économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques, maître de conférences à Sciences Po Paris et chercheuse associée au Collège de France. Simon Bunel est administrateur de l'Insee, économiste à la Banque de France et chercheur associé au Collège de France. 

  • Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n'existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde. N'avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d'entreprendre et de l'innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ? Joëlle Toledano montre dans ce livre comment les GAFA arrivent à s'extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s'appuyant sur l'efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l'initiative. La transformation numérique est rapide, bouleverse les chaînes de valeur. Les intérêts de court terme sont souvent opposés à ceux de long terme, d'où les difficultés à définir l'intérêt général. Donnons-nous les moyens de fabriquer les institutions du XXIe siècle au service du bien commun ! Joëlle Toledano, économiste, est reconnue en Europe comme une spécialiste de la régulation des marchés. Elle a été membre du collège de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP, 2005-2011) et a occupé des fonctions importantes dans de grands groupes français. Aujourd'hui, professeure émérite associée à la chaire « Gouvernance et régulation » à Dauphine, elle est au « board » de plusieurs jeunes pousses du numérique. 

  • La révolution du solaire ; l'écologie, du fétiche à la réalité Nouv.

    Nous vivons une révolution sans précédent mais qui en a conscience?? Bientôt l'homme disposera, grâce au soleil, d'une ressource énergétique quasi inépuisable et presque gratuite. La révolution du solaire est en marche. Pourtant, et ce livre le montre amplement, elle risque de produire ses effets partout sauf en France. Au-delà d'un discours de façade, tout est en effet mis en oeuvre pour que rien ne change dans notre pays. Désireuse de poursuivre à n'importe quel prix l'aventure nucléaire, EDF contribue largement au statu quo. En outre, une certaine conception de l'écologie, rétrograde, est devenue l'alliée inattendue de la filière atomique. Ce livre est un plaidoyer raisonné pour un autre futur. L'humanité est en passe de devenir la régulatrice de son environnement. En dépassant le vieux conflit entre écologie et économie, une nouvelle voie se dessine. C'est un changement de civilisation qui s'annonce. Yves Jacquin Depeyre est économiste et chef d'entreprise. Dans une forêt qu'il a reboisée, il a créé des centrales solaires, dont il assure lui-même l'exploitation. Il est également l'auteur de La Réconciliation fiscale. 

  • Les lauréats du Prix du meilleur jeune économiste livrent dans cet ouvrage leur perception, leur compréhension, leurs analyses et leurs propositions de ce que pourrait ou devrait être l'avenir du monde. Ils répondent aux questions fondamentales que se posent aujourd'hui les économistes et les principaux dirigeants. Les inégalités qui se creusent depuis la fin du siècle dernier sont-elles encore tolérables ? L'État social a-t-il encore un avenir ? La mondialisation est-elle vraiment la cause de tous les maux ? L'Europe reste-t-elle un espace économique pertinent ? La science économique s'ouvre-t-elle enfin aux autres disciplines ? Chaque auteur exprime dans cet ouvrage son parcours, sa vision de la société et les actions qu'il propose d'entreprendre pour agir face aux dérèglements auxquels le monde doit faire face. Créé en 2000 par le Cercle des économistes et le journal Le Monde, le Prix du meilleur jeune économiste est décerné chaque année à un économiste de moins de 40 ans, sélectionné en raison de la reconnaissance de son expertise et de sa participation active au débat public et économique. Philippe Aghion, Yann Algan, Agnès Bénassy-Quéré, Antoine Bozio, André Cartapanis, Jean-Marie Chevalier, Hippolyte d'Albis, Esther Duflo, Emmanuel Farhi, Xavier Gabaix, Pierre-Olivier Gourinchas, Pierre-Cyrille Hautcoeur, Elyès Jouini, Camille Landais, Augustin Landier, Jean-Hervé Lorenzi, David Martimort, Philippe Martin, Isabelle Mejean, Thomas Piketty, Thomas Philippon, Emmanuel Saez, Stefanie Stantcheva, David Thesmar, Étienne Wasmer, Gabriel Zucman

  • « L'austérité salariale, depuis quarante ans, façonne nos économies. Au point de départ, il y a eu l'idéologie libérale et la volonté d'accroître les revenus du capital. Mais, aujourd'hui, l'enjeu est beaucoup plus vaste : depuis la crise de 2008, l'austérité salariale a favorisé des politiques économiques fortement expansionnistes, avec une inflation faible et des taux d'intérêt bas, qui maintiennent la solvabilité des États malgré un endettement public très élevé. Or, aux États-Unis, en France, en Italie, partout en Europe, les partis populistes ont fait campagne précisément sur la sortie de l'austérité salariale et la hausse du pouvoir d'achat. » P. A. Il faut se rendre à l'évidence : l'austérité salariale est une menace pour les démocraties. Mais comment en sortir alors qu'elle est devenue une pièce centrale de l'équilibre économique ? Patrick Artus analyse ici les conséquences de ce qu'il appelle la « aponisation » des économies, explore les conditions de sortie de l'austérité salariale et prend position dans le débat qui fait rage outre-Atlantique sur les taux d'intérêt bas et la nécessité ou non de les remonter. Un débat dont l'issue dessinera les vingt prochaines années... Patrick Artus est professeur associé à l'École d'économie de Paris et chef économiste de Natixis. 

  • Le libéralisme peut-il résister aux impérialismes ? Peut-il nous éclairer dans le conflit opposant tradition et progrès ? Doit-on fixer des limites à l'individualisme ? Le conservatisme est-il un piège ? Le populisme, une issue incontournable ? Christian Saint-Étienne montre dans ce livre pourquoi le libéralisme stratège est le seul système politique permettant à un État, qui se veut juste et efficace, de lutter contre le chaos du monde. Le seul à même de mener une action publique cohérente tout en préservant les capacités de souveraineté de la nation. Il faut s'armer pour mettre en oeuvre un modèle de croissance durable et retrouver notre indépendance dans la défense, la santé, l'agroalimentaire, la finance et le numérique. Pour entrer dans un monde meilleur. Christian Saint-Étienne est professeur titulaire de la chaire d'économie au Conservatoire national des arts et métiers. Récompensé par de multiples prix pour ses travaux académiques, il travaille notamment sur le fonctionnement des États, l'organisation politique de l'Europe et le conflit entre la Chine et les États-Unis pour la domination mondiale. 

  • L'industrie financière a rendu la spéculation accessible à tous, comptant sur la « sagesse des foules » pour réguler les marchés. Mais cette sagesse n'est pas toujours au rendez-vous : de la folie des tulipes en Hollande en 1637 à la crise des subprimes de 2008, les exemples sont nombreux de bulles spéculatives qui éclatent ! La passionnante histoire de la spéculation, relatée ici, n'est pas avare de surprises. Parmi elles, la plus paradoxale est que la spéculation financière peut aussi bien être bénéfique que néfaste. À petite dose, elle améliore le partage des risques dans l'économie et contribue au financement des innovations. À forte dose, elle provoque des crises financières très coûteuses pour la société. De même que l'on limite la vitesse sur les routes pour éviter les accidents, il faut limiter la spéculation financière, et pour cela il faut la taxer. À la suite de la crise des subprimes, qui a provoqué une récession mondiale, la Commission européenne avait projeté de mettre en place une taxe sur certaines transactions financières jugées spéculatives. Mais il est très difficile de distinguer les transactions spéculatives de celles qui ne le sont pas. Les auteurs proposent ici une solution applicable à toutes les transactions ; elle aurait un impact très faible sur la vie quotidienne, mais frapperait lourdement les transactions les plus spéculatrices. Le remède aux excès de la spéculation financière existe. Il reste à l'appliquer... de toute urgence. Ivar Ekeland, mathématicien et économiste, a présidé l'université Paris-Dauphine et dirigé le Pacific Institute of Mathematical Sciences de Vancouver. Jean-Charles Rochet, professeur d'économie à l'Université de Genève, est chercheur associé à la Toulouse School of Economics et professeur invité au MIT. 

  • Le temps est le grand absent de la théorie économique. Telle est la thèse de ce livre qui dénonce l'impuissance des économistes à proposer des remèdes adéquats face à l'instabilité actuelle ou, tout simplement, à saisir l'économie dans sa réalité, toujours singulière et mouvante. Renvoyant dos à dos néoclassiques et kéneysiens, s'opposant à l'idée que le retour à l'équilibre est la fin de l'histoire, les auteurs soulignent que les phénomènes économiques sont faits d'incertitude et d'irréversibilité. Ils montrent que le regard sur les acteurs économiques se trouve radicalement modifié par la prise en compte du temps : l'entrepreneur, initiateur de ruptures, redevient un arbitre entre le court et le long terme ; la monnaie et le crédit sont vus comme des ponts indispensables vers le futur ; les pouvoirs publics sont appelés à renouer avec leurs fonctions de régulation. Les économies de marché se voient ainsi dotées d'une nouvelle capacité de résilience qui réside principalement dans cette maîtrise - décisive - des horloges multiples. Jean-Luc Gaffard est professeur émérite à l'université Côte d'Azur, chercheur à l'OFCE-Sciences Po et à Skema Business School, et membre honoraire de l'Institut universitaire de France. Mario Amendola est professeur émérite à l'Université de Rome La Sapienza. Francesco Saraceno est chercheur senior à l'OFCE-Sciences Po, professeur à Sciences Po et à la LUISS Guido Carli de Rome. 

  • Derrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains. Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens. Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile. Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou... une véritable bombe à retardement. Kako Nubukpo est économiste, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l'Université de Lomé (Togo), chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et membre du conseil scientifique de l'Agence française de développement (AFD). Il a été ministre chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques au Togo (2013-2015).

  • Le capitalisme a pour centre nerveux la finance, dont la raison d'être est de faire de l'argent avec l'argent. Régulièrement secoué par des crises, il fait peser une menace d'instabilité sur nos sociétés. Surtout, ce capitalisme est responsable de l'explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, ruptures majeures qui mettent en danger la survie des générations futures. L'enjeu de ce livre est de montrer que l'on peut « civiliser le capitalisme ». En réintégrant l'économie dans les rapports sociaux et en restaurant les biens communs, on peut remettre le capitalisme sur le sentier d'une croissance inclusive et soutenable. Ce livre pose les bases conceptuelles de cette transformation, qui passe par la démocratie participative, afin d'articuler justice sociale et écologie politique. Un livre fondamental pour penser autrement et à long terme les rapports entre finance, croissance et climat. Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Nanterre et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Avec les contributions de : Michel Aglietta (université Paris-Nanterre et CEPII), Luc Arrondel (Paris School of Economics), Gilles Dufrénot (université Aix-Marseille), Étienne Espagne (Agence française de développement), Anne Faivre (Caisse des dépôts et consignations), Yann Guy (université Rennes-II), André Masson (Paris School of Economics), William Oman (université Paris-I), Renaud du Tertre (université Paris-Diderot). 

  • L'accroissement du poids de la finance par rapport à l'économie réelle change profondément le fonctionnement des économies et accroît fortement le risque de crise. Alors que, dans le passé, c'étaient les chocs de l'économie réelle qui influençaient la sphère financière, ce sont aujourd'hui les chocs financiers qui conduisent au dérèglement de l'économie réelle et du système monétaire international. Si la menace d'une nouvelle crise de très grande ampleur se précise, elle n'est pourtant pas inéluctable. Ce livre propose des solutions concrètes pour discipliner la finance, éviter la répétition des crises et favoriser le passage à une véritable finance de long terme. Patrick Artus est professeur associé à l'École d'économie de Paris et chef économiste de Natixis. 

  • La crise financière a ébranlé nos sociétés et choqué les non-initiés qui se sont sentis dépassés par une technicité qui les laissait sans défense. Sauvées par les banques centrales, les banques ont retrouvé leur équilibre. Pendant que l'attention se focalisait sur la réglementation financière, les gouvernements ont continué à vivre au-delà de leurs moyens. Depuis 2008, la dette souveraine est passée de 30 à 63 billions de dollars. La politique monétaire alternative des banques centrales a quadruplé leurs bilans et réduit les taux d'intérêt à zéro, ou même plus bas, au détriment des épargnants. Le déni des gouvernements entraîne un risque de tsunami financier. Les gouvernements auront-ils le courage d'agir maintenant ? ou est-il déjà trop tard ? Ce sont ces questions essentielles qu'explore ce livre qui montre qu'il ne faut plus rien attendre des banques centrales, tant elles sont devenues juge et partie. Georges Ugeux est un spécialiste de la finance internationale qu'il enseigne à la Columbia University School of Law. Il a assumé pendant sept ans les fonctions de vice-président du New York Stock Exchange, puis a fondé Galileo Global Advisors, une société spécialisée dans le conseil international. 

  • Comment réduire les inégalités ? Comment faire pour que le travail soit mieux reconnu et rémunéré ? Philippe Askenazy nous le démontre dans ce livre : le partage actuel des richesses est loin d'être naturel ; il résulte de l'explosion des rentes et de leur captation par les acteurs les mieux dotés du jeu économique. Dans cette course à la rente, nous dit-il, le monde du travail est le grand perdant : tandis que de nombreux travailleurs alimentent les rentes capitalistiques par un surcroît de productivité, ils sont stigmatisés comme improductifs et leurs rémunérations stagnent. En proposant une nouvelle description du couple capital-travail, en invitant à remobiliser le monde du travail, et notamment les salariés mal rémunérés, Philippe Askenazy montre qu'il existe une alternative sociale-démocrate au néolibéralisme au-delà de la redistribution. Et à l'heure où les démocraties sont menacées par les populismes et le risque de dérive autoritaire, réhabiliter ceux qui portent la croissance par leurs efforts est tout simplement un impératif de survie. Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS-CMH et professeur à l'École normale supérieure-PSL. Auteur de nombreux ouvrages sur l'économie et le travail, il est l'un des initiateurs des Économistes atterrés. 

  • « Dans ce nouveau livre, je vais tenter, sur une dizaine de sujets choisis dans le domaine économique et financier, simples ou complexes, mais qui tous intéressent notre société, de donner une idée de l'écart qui sépare les conceptions qu'on se fait souvent des choses de leur réalité sous-jacente. Quand, en 2007-2008, est survenue la crise financière la plus grave et la plus dévastatrice que nous ayons connue avec son cortège de récessions et de chômage, on s'est aperçu que les "préjugés" sur lesquels on vivait n'avaient guère décelé les enchaînements - souvent très simples - qui expliquaient les fractures et les bouleversements ultérieurs. "Pourquoi tout cela ? Comment a-t-on pu laisser faire ?" La question est simple, pourtant elle n'a toujours pas trouvé de réponses satisfaisantes. Ce livre tente - à travers quelques sujets qui intéressent chacun de nous - de répondre à cette question, en revisitant certaines idées reçues trop hâtivement comme des vérités. » J. de L. Jacques de Larosière a fait toute sa carrière au sommet des institutions financières : il a d'abord dirigé le Fonds monétaire international (1978-1987), avant de devenir gouverneur de la Banque de France (1987-1993), puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (1993-1998). Il est conseiller auprès du président de BNP-Paribas. Il est aussi membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il a notamment publié 50 ans de crises financières et Les lames de fond se rapprochent aux éditions Odile Jacob. 

  • Face à un Occident atteint d'une forme de fatigue démocratique, la Chine poursuit résolument sa marche vers la superpuissance. Ce défi chinois, aujourd'hui économique et géopolitique, sera aussi à terme idéologique et culturel. Rivalité pour la suprématie mondiale, visions politiques incompatibles, choc des cultures : les relations entre la Chine et l'Occident seront-elles dominées par l'affrontement ? Cet essai poursuit un double objectif : décrypter les ambitions planétaires de la Chine et esquisser les contours d'un dialogue sino-occidental ouvert mais exigeant, sans angélisme ni diabolisation. Hors du champ politique, il existe en effet des domaines dans lesquels un dialogue approfondi entre l'Occident et la Chine permettrait de faire émerger les valeurs communes sur lesquelles fonder des coopérations ambitieuses et rendre ainsi plus habitable ce monde instable, miné par les inégalités et menacé par la montée des nationalismes. Un ouvrage essentiel pour mieux se préparer aux profonds bouleversements entraînés par l'irruption de la Chine dans un ordre mondial qu'elle entend remodeler. Claude Meyer, conseiller au centre Asie de l'IFRI, enseigne l'économie et les relations internationales à Sciences Po. Docteur en économie, diplômé en philosophie, sociologie et études asiatiques, il a notamment publié Chine ou Japon : quel leader pour l'Asie ?, Presses de Sciences Po, 2010 et La Chine, banquier du monde, Fayard, 2014 (colauréat du prix Turgot 2015). 

  • Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d'une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ? S'appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une oeuvre immense, mais il fut aussi pleinement homme d'action et homme d'État. De cette lecture réfléchie de son oeuvre que pouvons-nous tirer ? D'abord, un scepticisme salutaire concernant l'usage des mathématiques et des statistiques en économie. Ensuite, Keynes dénonça très tôt les méfaits du capitalisme et d'une fausse rationalité, destructrice de l'ordre social. Rebâtir avec lui, c'est admettre qu'il n'y a pas de solution purement économique aux problèmes de société et que la science économique n'aurait jamais dû cesser d'être, dès la fin du XIXe siècle, une économie politique. Pointant les aspects révolutionnaires mais aussi les zones d'ombre d'une oeuvre foisonnante, Paul Jorion restitue ce qui nous la rend tellement stimulante pour penser notre époque. Paul Jorion est anthropologue et sociologue de formation. Il s'est fait connaître du grand public par La Crise du capitalisme américain (2007), livre où il annonçait la crise des subprimes. Il occupe la chaire Stewardship of Finance à la Vrije Universiteit Brussel. Chroniqueur pour le journal Le Monde et, en Belgique, pour L'Écho et Trends-Tendances, il tient un blog qui fait référence en matière de finance. 

  • Toute expansion porte en elle la tentation du repli. Toute mondialisation accouche de son mouvement contraire, la démondialisation. Philippe Moreau Defarges nous propose avec ce livre une histoire du monde, de sa conquête par les hommes, des flux et reflux de leurs avancées. Trois mondialisations-démondialisations se sont succédé depuis les grandes découvertes à la Renaissance. La dernière, qui a débuté à la fin du XXe siècle, opère actuellement un retournement spectaculaire dont la politique de Donald Trump est sans doute le symptôme le plus évident. Après avoir dressé un panorama de ces trois mondialisations et des réactions de rejet qu'elles ont suscitées - fermeture des empires, idéologies défensives... -, Philippe Moreau Defarges s'interroge : la démondialisation est-elle porteuse d'un avenir pour l'humanité ? Faut-il renoncer au magnifique moteur qu'est l'idée de progrès ? Écrit d'une plume nerveuse, parcourant les « fleuves boueux de l'histoire », ce livre explore une thématique fondamentale de notre humanité et de son devenir. Ancien diplomate, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI), Philippe Moreau Defarges a enseigné à Sciences Po (Paris) et codirigé le rapport RAMSES (IFRI). Il est l'auteur d'ouvrages d'histoire des relations internationales et de géopolitique qui ont été de grands succès de librairie. 

  • Jamais la concurrence n'a semblé aussi vive. Les magasins de quartier ne doivent-ils pas lutter chaque jour contre les achats en ligne livrés à domicile ? Avec l'innovation, la concurrence s'est même accélérée : des géants ont conquis la planète en des temps record et la dominent désormais. Amazon et Facebook évidemment, mais aussi Lego dans le secteur du jouet ou encore Ikea pour l'ameublement. Les phénomènes d'ubérisation et du « gagnant rafle tout » ne président-ils pas à la reconstitution de monopoles ? Ce livre démonte les rouages économiques qui intensifient la concurrence et l'érodent tout à la fois. Traquant les stratégies des entreprises, analysant les modèles théoriques qui les sous-tendent, François Lévêque nous livre ici le récit vrai de la concurrence à travers ses épisodes les plus épiques (duels Apple/Google, Coca-Cola/Pepsi). Avec une question : à qui profite la guerre économique ? à la société dans son ensemble ou à quelques entreprises ? François Lévêque est professeur d'économie à Mines-ParisTech où il enseigne l'économie industrielle et l'économie de l'énergie. Ses travaux de recherche portent sur la politique de la concurrence, la réglementation des industries de réseau et la transition énergétique. Il a enseigné l'antitrust à Berkeley et fondé un des tout premiers cabinets de conseil spécialisés dans ce domaine. 

  • La croissance économique n'a jamais été aussi faible depuis un siècle et demi que sur ces deux dernières décennies. Pourtant, chacun perçoit que la révolution numérique va totalement bouleverser la donne dans un avenir proche. Comme les précédentes révolutions technologiques, ces innovations peuvent constituer une fantastique opportunité de croissance à condition de nous y préparer. La croissance connaîtrait alors un bel avenir, nous permettant d'affronter plus sereinement les grands défis du XXIe siècle comme la soutenabilité environnementale de cette croissance, le vieillissement de la population, le désendettement ou la réduction des inégalités... En étudiant les trajectoires de nombreux pays sur les deux derniers siècles, cet ouvrage identifie les principaux ressorts de la croissance. Avec une attention toute particulière portée sur la France et l'Europe, il démontre la nécessité d'adapter notre régulation économique afin de bénéficier pleinement des fruits des changements technologiques en cours. Tout ce qu'il faut savoir pour comprendre les enjeux actuels du débat sur la croissance. Antonin Bergeaud est économiste à la Banque de France et expert de la productivité, de l'innovation et de la dynamique des entreprises. Gilbert Cette est économiste à la Banque de France, professeur associé à l'université d'Aix-Marseille, expert du marché du travail, de la croissance et de la productivité, et auteur de nombreux livres qui font référence sur le sujet. Rémy Lecat est économiste à la Banque de France et enseignant à l'université d'Aix-Marseille, expert de la productivité et de l'immobilier. Les positions exprimées dans ce livre ne reflètent pas nécessairement celles de la Banque de France ou de l'Eurosystème. 

  • Imaginons un instant que vous assistiez pour la première fois à une audience. Nul doute que vous seriez plus frappés par l'étrange spectacle qui se déroulerait sous vos yeux que par la discussion juridique. C'est que, avant d'être une faculté morale, juger est un événement. Avant qu'il y ait des lois, des juges, des palais de justice, il y avait, selon Antoine Garapon, un rituel. Ce livre s'attache donc à en dévoiler toutes les facettes, montrant par exemple comment l'espace de la salle d'audience est agencé pour culpabiliser et inhiber le prévenu, le soumettre à l'ordre judiciaire. Les juges peuvent-ils se passer de cette mise en scène pour bien juger ? C'est à cette question que s'attache ensuite la réflexion d'Antoine Garapon à travers, notamment, la comparaison des systèmes judiciaires français et américain, l'analyse de l'intrusion des médias dans le temps du procès, et le recours à certaines oeuvres d'Eschyle, de Freud et de Kafka. Si la philosophie du droit est une recherche du juste in abstracto, à travers l'idéal et la règle, ce livre montre que la quête du « bien juger » oblige à s'immerger in concreto dans l'expérience de l'acte de juger. Il n'existe donc pas de jugement « pur », car, en faisant quotidiennement l'expérience du mal, de la cruauté des hommes, de la résistance des faits, du caractère périssable de la cité politique, de la fragilité des preuves et de la forclusion de la vérité, la justice est aux prises avec la matière humaine brute. Ancien juge des enfants, Antoine Garapon, membre du comité de rédaction de la revue Esprit, dirige l'Institut des hautes études sur la justice. Il a déjà publié Le Gardien des promesses. Justice et démocratie (1996) aux Éditions Odile Jacob.

  • La solidarité

    Alain Supiot

    La solidarité n'est ni assurance ni assistance. Elle ne divise pas le monde entre ceux qui donneraient sans recevoir et ceux qui recevraient sans avoir rien à donner : tous contribuent selon leurs capacités et reçoivent selon leurs besoins. Le droit européen a récemment hissé la solidarité au rang de principe fondamental, à l'instar de la liberté, de l'égalité et de la justice. Dans le même temps, l'idéologie libérale en promeut le démantèlement méthodique, considérant qu'une « grande société » fondée sur l'ordre du Marché « n'a que faire de la "solidarité" » (F. Hayek). La question se pose donc de savoir si la solidarité est le témoin provisoire d'un ordre juridique condamné à disparaître ou bien l'un des ferments de sa recomposition. L'enquête conduite dans ce livre vise à y répondre. Elle commence par retracer l'histoire du concept de « solidarité », depuis son apparition en droit romain jusqu'à sa moderne diffusion en biologie, en sociologie et en droit social. Elle se poursuit en examinant cette notion d'origine européenne au prisme d'autres civilisations. Explorant les évolutions politiques et législatives les plus récentes, elle met enfin en évidence l'extrême actualité du principe de solidarité dans toutes les grandes régions du monde. Alain Supiot est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités ». Contributions de Gilbert Achcar, Mohammad Ali Amir-Moezzi, Anne Cheng, Roberto Fragale Filho, Xiang Feng, Jean-Pierre Laborde, Danouta Liberski-Bagnoud, Charles Malamoud, Mohamed Mahmoud Mohamed Salah, Pierre Musso, André Pichot, Michael J. Piore, Alain Rauwel, Jean-Noël Robert, Supriya Routh, Pierre Rodière et Alain Wijffels. 

  • Le développement ultrarapide des technologies numériques est porteur du meilleur comme du pire. Les dirigeants, hommes et femmes en situation de responsabilité dans les entreprises, auront à répondre de plus en plus fréquemment des conséquences de ce développement qui affecte toutes les dimensions de la vie humaine et jusqu'à notre rapport au monde. L'ambition est d'ouvrir un espace de questionnement et de réflexion pour gérer avec humanisme et pragmatisme les impacts de cette mutation numérique. Sont réunies dans ce livre les contributions organisées et articulées de dirigeants et d'universitaires aux parcours divers pour nourrir un dialogue qui mette en évidence ce que pensée et pratique se doivent mutuellement pour orienter et éclairer l'action dans un monde devenu un vaste écosystème dont nous avons les uns et les autres à prendre soin. Ce livre n'est un ouvrage ni de recettes ni d'expériences du passé, mais une recherche tournée vers les défis d'un futur déjà en grande partie présent. Il a été conçu par des optimistes vigilants pour qui le pire n'est jamais sûr tant que la lucidité et la bonne volonté prévalent. Il souhaite contribuer ainsi à la réflexion sur le développement responsable. ?Valérie Julien Grésin est docteur en philosophie et dirigeant fondateur du cabinet ASM Conseils à Lyon. Elle accompagne le développement des équipes dirigeantes dans des entreprises en contexte de transformation, qui s'engagent pour une performance responsable. Valérie Julien Grésin est également chargée d'enseignement en master philosophie et management à l'Université catholique de Lyon et intervenante à l'IAE, université Jean-Moulin-Lyon-III. ?Yves Michaud a enseigné la philosophie dans de nombreuses universités françaises et étrangères. Il a été le concepteur et le maître d'oeuvre à partir de 2000 de L'Université de tous les savoirs, un projet encyclopédique proposant un bilan des connaissances et de la culture actuelles, dont les textes ont été publiés aux éditions Odile Jacob. Ses domaines de travail sont la philosophie politique, l'esthétique, l'art contemporain et la philosophie de la culture. 

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